» DICTIORîIVAIRE HISTORIQUE Bl MU CONTENANT La description circonstanciée de Places, Rues, Quais, Promenades, Monumens et Édifices publics, de ses Etablissemens en tout genre» de ses Institutions scientifiques et littéraires, de ses Curiosités, etc.; des détails sur les attribu lions des différens Fonctionnaires publics, et sur toutes les Professions industrielles, depuis leur origine jusqu'à nos jours ; l'histoire de toutes les Corporations civiles et religieuses , des Mœurs et usages de Paris à toutes les éj^ques , etc. , etc. Orné de 43 vues des Monumeiu de Paris, de 4 plans de cette ville, le premier i5o aus avant J.-C, le second «n laaS, le troisième en 1^89, et le dernier de nos jours. Pau Antont BÉRAIJD et P. DUFEY. TOME I. CHEZ J.-N. BARBA, COVl BE5 FOHTAIKES, N" 7. 1828. ■ Digitized by Google AVANT-PROPOS. « Paris est de toutes les ▼illes de France, et peut-^tre de l'Europe, celle qui a eu le plus dliistorieQii. Cependant ce ne fat qu^àu seU zième siècle que parut le premier ouvrage sur cette capitale* En lâSa, le libraire CorroMt fit imprimer sa Fleur des antiquités^ singuUtri" tés et eav^Ueofes da la plus noUe et trionv^ phanté vSle.ei cité de Paris ^ capitale du royau- sne^ de. France. *v \j\ . ^ { - r- Dwisle même siàele oîn petit ditèr aussi parmi les historiens de Paris-, l'Étoile qui , dans son journal , ne manque jaimÉià de»' ren- dre compte des changemens arrivés dans Pa- ris, et d'en indiquer les causes. Pasquier vint après hii V se» recherches sur la France, te- cherche^ que d'ailleurs il pouvait faire plus IJ AVANT-PROPOS. facilement qu'aucun autre, en exploitant Je greffe de la chambre des comptes, lui ont mé- rité l'estime et la reconnaissance des savans. En 16051 y Pierre Bonfons , Parisien , contrô- leur au grenier à sel de Pontoise, publia les Fastes f Antiquités et choses les plus remarqua- bles de Paris, * Cinq ans après parut un ouvrage bien plus remarquable ; c'est le Théâtres de Antiquités de Paris j du savant fondateur de la bibliothè- que de Saint-Germain-des-Prës, le père Du- breul, qui a porté le flambeau d'une sage dis- cussion et d'une critique judicieuse sur les monumens les plus intëressans de la capitale. En 1G40, Malingre, historiographe du roi , donna une nouvelle édition de cet important ouvrage avec des rectifications et des aug- mentations. Sous Louis XIV, la créalior^de l'académie des inscriptions , rétablissement d'un cabinet des médailles, et le dépôtdes estampes, don- nèrent à Paris des historiens, des graveurs et des antiquaires. Tous les monumens furent interrogés; bientôt on eut sur des médailles toutes \es époques intéressantes de la monar- chie. Les médailles nécessitèrent les com- mentaires; de là naquit une foule de disser- tations pleinesd'inlérêt et d'érudition. ATANT-*PROPO0( 0] Sauvai protitadeces utiles travaux; en 1670^ il commetMja d'ëcrire ses Aniiquilés de Pans, lesquelles ne furent imprimëes qu'en 1724* Avant cette ëpoque, en l 'joB^ Delamarreavah pubiië [son Traité de la Police y ou l'on trouve huit plans de Paris^ marquant ses divers ao* croîssemens depuis Jules Gësar jusqu'en 1705. De 1 7 1 1 à 1719^ Fëlibien, bénédi^^tui^ écrivit son histoire dé Paris , que continua dom Lo^ bineau; ouvrage immense oii l'éruditlonabon-^ de, mais oîi le goût et la saine critique sont trop souvent blessas, et qui est à-peu^près il^ lisible pour les gens dn monde, £n 1775, Jaillot, habile géographe* fit im- primer ses R echerclies critiques y historiques et Éopàgraphiçues sur là ville de Paris; Jaillot est entré dans les plus grands détails , et son tra- vail est un de ceux que les archéologues coti* sultent le plus volontiers* Avant lut, Pigaiiiol de la Force, après avoir publié une descrip- tion de la France, en i5 volumes in«i3, fivait donné la description de Paris en i.o volumes, que Ton a réduits à deux. Cet ouvrage estes^ timé, et mérite de rètre. Nous n'avons point parlé de Germain firice èt de Lemaire ; çes deux historiens sont trop minutieux et trop crédules. Germain Brice i|^e9l||ependant pas sans mérite 5 il présente Digitized by Google IV ÀVANT-PKOPOS. avec exactitude les diverses beautés des édi- fices de la capitale. Saint-Foix recueillit tous les matériaux que ses prédécesseurs avaient entassés dans leurs ouvrages. Dirigé par le goût, et retenu par un sain esprit de eritique, il fit un choix, et donna non Thistoirede Paris, mais desEssais. Il obtint le f lus grand succès, et plut à toutes les classes de lecteurs ; mais il faut je lire plu- tôt pour s'amuser que pour s'instruire. Son style, oîi l'on trouve quelquefois de la no- blesse et de la chaleur, est toujours ingé- nieux, vif et piquant ; on doit cependant lui reprocher de finir souvent par des pointes et desjeuxde mots. Ce n'est pas de ce style léger (|ue PabbéLebœuf, (|ue nous avons oublié de citer, a écrit son Histoire du diocèse de Paris , mine abondante oh Saint - Foix. a puisé ses principaux traits. Parmi les noms que nous venons de citer, on doit honorablement placer ceux de Hur- taut et de Magny^qui, en 1779, publièrent un Dictionnaire dont le style est lourd et incor- rect, mais oii Ton remarque une riche collec- tion de tous les monumens et de toutes les origines. / C'est sur le plan de cet ouvrage qu^ le n6- tre aéle tracé. Nous n'avons pu lui emprun- Digitized by Google ÀVAjrT-PROP06* y I ter que peu d'arlîcies, et l'on conçoit que ie$ changemens arrivés depuis quarante anei ont exigë^ dans les articles mêmes quinoi|S pnt servis 9 une foule d'additions et. de rejctifica- tiens. C'est donc un ouvrage entièrement neuf que nous olTrons au public. Bans la liste nombreuse des auteurs qui de uos jours ont fouillë les antiquités de 1^ car pitale, un seul semble avoir marqué sa place dans les bibliothèques. Il nous est d'autant moins difficile de rendre hommage à l'esti- mable travail de M. Dulaure, que son ouvra*- ge et le nôtre diffèrent totalement sous le tri- pie rapport du but, de la forme et de l'exécu- tion. Il s'est plus spécialement attaché à la partie historique^ et nous à celle des sciences^ des arts et du commerce. On se plaignait avec raison de Cinexactitu- de de ces livres de tous les formats, qui, sous, des titr^ plus ou moins imposans , promet- taient au lecteur des documens qu'il y chet-« chait en vain; on sentait gxînéralement le be- soin d'un ouvrage peu volumineux qui. put » satisfaire également aux méditations des phi- losophes et à l'instruction des citoyens et des étranger^. Nous nous sommes proposé, ce double but d'utilité. Mous avons acquis l'heureuse certitude que Digitized by Google Vi ATAITT-PROPOS. riustoire de Paris pouvait être traitée sous la Foritled'un Dictionnaire. Chaque monument, chaque établissement civil ou religieux exige une description spéciale, depuis^ son origine jusqu'à nos jours. L'ordre chronologique est le seul convenable au récit des faits; mais les édifices publics appartiennent a l'histoire des arts, et doivent être l'objet d'un travail parti- culier,*sans les isoler cependant des faits qui ont déterminé leur origine ou dont ils sont devenus le théâtre. Paris a été la patrie naturelle et adoptive de tous les hommes dont s'honore la France, et le lieu qu'ils habitaient est presque toujours ignoré. Nous nous sommes attachés, dans la «description des rues de la capitale, k indiquer les hommes célèbres ou fameux qui les ont habitées. Il en est qu'il nous a suffi de nom-* mer; nous avons donné quelques détails bio*» graphiques sur les autres. Nousavons eu sou*^ vent occasion de faire d.es rapprochemens pi- quants .t^ntre le passé et le présent, et nous tjKjliiii tfen «voir négligé aucune. Les dé* ^ * ^ts publio, les cabinets de plusieurs savans nous QOk^ié Ouverts, et de précieuses décou*- . l'éMÉlii IMlSliCcompeiïsé *»os efforts. Le Dictionnaire Historique de Paris ne se tMMefwà uitesiln|>led€^ri^ des loca-* Digitized by Google AVANT-PaOPOS. vij lilésj il ludique 1 origine et les attributions de toutes les ibnctions publiques , des établisse- mens relatifs aux sciences^ aux arts, aux let- tres , des corporations civiles et religieuses , et de toutes les professions indastrielles. Pour rendre les recherches plus faciles , quant aux articles qu'il importe le plus sou- vent de connaître, les rues, carrefours, im- passes, etc. , etc. , ont été réunis dans le même, volume et classés dans un ordre alphabétique particulier. Cet ouvrage était commencé depuis long-^ temps; mais les nombreux changemens que Pai'is a sabis depuis quelques années , nous ont forcés de mois en mois d'en retarder la publica- tion. Tel article était fini , qui exigeait une rec- tification y tel autre , dont Tobjet s'était renouvelé ou anéanti , devait être entièrement refait. Enfin , le plan des travaux de la capitale semblant être, du moins pour le moment , définitivement ar- rêté, nous avons pu livrer notre Dictionnaire à l'impression^ en ayant le soin , toutefois , de pla- cer à la fin de l'ouvrage les additions et les rectifications nécessaires. Sans doute nous avons fait quelques omissions. Celles dont nous nous sommes aperçus ou qu'on nous a indiquées depuis notre première édition, ont été réunies dans un premier Supplément. Nous avons consacré un deuxième Supplément Digitized by Google I VUJ AVAKT-PROPOS. aux changemens survenus dans Paris pendant la réimpression de cet ouvrage , depuis Tannée 1837 jusqu'au i*' février 1828. 11 est placé à la lin du Dictionnaire. Quant aux légères erreurs que nous aurions pu commettre , nous prions nos lecteui^s de nous les pardonner -, elles étaient presque inévitables dans un si long travail. Digitized by Google INTRODUCTION. Nous nWoDs pas ie dessein de tracer ici le tableau des événennens politiques dont Paris a été le théâtre. Ces faits se trouvent chez tous nos historiens; et s*il est vrai de dire que lliistoire de la capitale est, à peu de <^ose près y celle de la France, on doit comprendre que ce n'est pas dans une simple introduction que nous au- rions pu traiter cette importante matière avec TenchaC» nement et les développemens nécessaires. Nous avons dû nous contenter de dissénniner dans notre ouvrage les principaux souvenirs historiques qui se rattachent aux monumens ou aux diverses localités de Paris; peut- être est-ce ainsi seulement qu*on peut et qu'on doit les présenter pour bien les graver dans la mémoire. Nous nous contenterons de rappeler, dans cette in- troduction , les accrpissemens successifs qu'a reçus Pa* ris, et d'offrir une lapide esquisse des divers change- mens qu'ont subis ses modes, ses usages et ses mœurs. Paris, autrefois chef-lieu du gouvernement de Tlle- de-France, est aujourd'hui celui du département de la Seine. Cette capitale s'étend sur les deux rives de oe fleuve; son enceinte est d'ik-peu-prés huit lieues. Située au 20* deg. de long., et au 48^ deg. 5o rain. lo sec. de Ifit. septentrionale , elle est à 91 lieues S. £. de Lon- dres, io3 S. O. d'Amsterdam, 60 S. O. de Bruxelles » Digitized by Google X INTROD0CTfOIf. luo N. O. (le Lyon, foo G. de Strasbourg, i^-j N. O. de Marseille, 3i5 N. O. de Rome, iGo N. O. de Turin, 36i N. O. de Naples , a5o N. O. de Vienne , a6o N. E. de Madrid , aaS S. O. de Copenhague , 38o S. O. de Stockholm, 5oo N. O. de Constantiiiople, 546 S. O. de Saint-Péterebourg , 600 S. O. de Moscou, etc. On ignore son origine aussi bien que Tétymologiede son premier nom , Lutèce, Quelques auteurs ont pensé que ce nom venait d'un prince gaulois nommé Tmcus , ou du mot latin lutum , qui signifie de la boue^ à cause de la situation de la ville au milieu des marais; mais cette éijmologie n'a rien de bien vraisemblable, et l'on pent croire que le mot Leutida , Leucotaeie , IM- tèce, est dérivé dn celtique. Quant au mot Paris , il vient , sans aucun doute , des peuples dont cette ville était la capitale, et que César, Julien, Strabon, Pto- lomée y Ammieu-Marcellin , désignent sous le nom de ParisU, Le comte de Gaylus pense, avec plusieurs au- tres étymologistes , que les ParisU s'étaient appelés ainsi parce qu'ils avaient été long-temps sous la domi- nation des prêtres du temple d'Isis , situé , à ce que Ton croit communément, à bsy près de. Yaugirard. Mab ce n'est point par la seule inspection du nom de Paris, ou par sa décomposition arbitrdRre , qu on pourrait parvenir à découvrir sa véritable origine ; il faudrait y joindre ses rapports avec la situation de cette ville, avec ses armoiries ^ avec la divinité paienne qui en était regardée comme la patrone, tous ces objets étant or* dinai rement réunis chez les anciens. Paris n'était qu'un bourg, oppidum^ petite ville, peu connu du temps de Jules César. Son enceinte ne «'étendait pas encore au-delà de la Cité , et elle était Oigitized by iliniOMJCTiJfti xi renfermée entre les deux bras de la Seine.» Set maisons , Mitief deboisetde l«m, étaienlbaM; rondes 6l' mal ' (Oonslniiles* Cësar en fit la conquête par les armes de son lieute-^ Labienus , cinquante-six ans lyant J.-C. Quel(pies antenrs prëtendenft qiie le wnqaeur des Gaules rein. Quse caput est regni, qaa; grandia g«niiliia rertmi , '.tt £dueal) «tdOdrUesiitik tolîua «rlnsf : ' - ' ; : jj» Coi, qMnifisTeff«tô|i findoceatorlM ;^ : B Nblloa ia orba Iocim 2 quomam laoe umfiorîs ji Reddebat pains «t tams pingnando kitosaoK^' j» Apnim Pariai pteoere Lotetia i^n^ept» . / Vert Pin 11^, Phflfppê-A^^ste fit eMmeneer une nouvelle enceinte qui fut acheve'c en 1211. Cette clôture, beaucoup plus étendue que le« précédentes, ipettait les lx>urgs dont nous avons parl^ en dtat de 'tSèàf^ aux ncttrsions firéqitentes des Iformffidd et des Anglais. Du côte' du septentrion , cette clôture commençait ftjgf^esaoasdeSaint-Germain^'Auxierrois^ vis^^via dfoit oit es€ an^rdliui le Louvre, et traversait le tm^ rain qui forme à présent les rues Saint-Honore, Coijuil^ lere, des Deux-Ecus, Montmartre, Montorgueil, Saint- Dettis, Bottrg4'Abbe\ Saint-Martm, Sainte*Aniie$ elk f«tifermait te bourg de Saint-6.erniàin-l'Auxerrois,iine partie du Bourg-VAbbe, le Beau-Bourg et le Bourg- Thiboust qui devait son nom à Guiilaume-Thiboust , prévôt des marchands. Cette enceinte traversait Pen- 'Agoit 011 nyiÉs voyons inaiatenaiit la caseMie de TAve- Maria, et finissait au pont Marie. Du côté du midi, ^cUc commençait à l'endroit oii est le pont de la Tour- '^elle, passais derrière Sainte-Geneviëre, l'église Saint- I 9lW INTRODUCTlOlf. ptliîs detbcattx-Wti. Gîtte muraille cUit flanquée, d'espace en espace, de fortes tours. On en distinguait quatre principales : la tour de JNcsIè et la tour de Bais ou du ùmnd-Prevétf gardaient le bas de la rivière ; la tour de la ToumeUe et la tour de Barbeau en défendaient le haut. 11 ne faut pas croire cependant que cette enceinte , qai paraît considérable, fut eolièrèment remplie de maisons. On j voyait de grands clos ensemencé et des places vagues : on les désignait ordinairement par le nom de CuUurej de la se sont formées les dénomina- tions deQiÙMêre-SiUnte-Caiherine, Çukwa-SaiM-Ger^ mûfy etc. Iliilippe-Auguste fit construire plusieurs égli* ses, élever la grosse tour du Louvre et le Chàteau-du?. Bois qui en était proche. •Le commerce que faisait Paris, principalement avec les YÎUes du Nord, amena la sixième époque des accrois* semens de la capitale; ces accroissemens s'étendirent plus au nord qu'au midi. On avait construit, pour faci- liter le commerce , des maisons qui £)rmèr^t des fau- bourgs, et, pour les garantir des incursions des Anglais, on les entoura defossà et de muraille8.'Ce8t k-peu«pr%«i au règne de Charles V qu'il faut rapporter cette qua- trième clôture. Elle fut commencée vers 1 567, et ne fut achevée qu'en i383, sous Charles YI. L'ancienne mu^ raille aboutissait entre le port Saint-Pftul et le pont Marie ; la nouvelle fut reculée jusqu'au terrain de lA'r- senal; elle continuait le long des portes Saint- Antoine et Saint-J>eiii|i|,de la porte Saint-Denis, elle longeait la rue Bourbon-'Vbeneuve , traversait les rues du Petit- Carreau et Montmartre, la place des Victoires, l'hôtel Digitized by Google urmoDUcnoir. tr de Toulouse, le jardin du Palais-Rojal , la rue Saint Honore, près de Vancien hospice des Quinze- Vingts, ' et allait fiflb au hoid de la rivière, au bout de la rue Saint-Nîcaîse. Du o6të du midi^ on creusa des fonéi a«' pied des murs de rancienne clôture , et les faubourgs ffui étaient au-delà furent ruines, afin d'empêcher lei eonemis de s'eariicliir de leurs dépouilles. Fàris ne ^agrandit «pie fort peu «ras Charles VOf et Louis XII son successeur, tous deux occupes par les ^ guerres. d'Italie. Ainsi, on peut rapporter la septième époque de ses aocrassemens au règne de François l*'.- Ce monarque fit abattre et rebttir le XjOUfvè avec plue de régularité' ; par ses ordres, on releva les hôtels des ^Ursins, de Bourgogne, d'Artois, de Flandres, de Fe'«- camp eft aujfci^, qui tombaient en ruine. Un grand Bombre de .toiyelles rues^ £icilitèrent , par ses soins , la communication entre la yille et les faubourgs. Gn^ rozet, qui vivait sous François I«», commence ainsi, dans sa Fleur des jinUquiiés de Paris, la description de cette ville : u Cette ville est de unze portes . • n Avec gros murs, qui n*est pas peu de cbose^ i> Profonds fosaez tout à l'entour s*es4eodent, n Oa maintes eaux de toutes pars se readenl^ ' » Lequel enclos sept lieues lors oontient, » Gomiiie le bravot tout eonunan le mainlieot: » Puis, aprèsv font €im| grands ponla, m But dassas l*eao, aoflsj pour passer et repasser » Depuis U villa U^Boble cttrf, » De la Qtë en l'oniversilë, etc., etc. w Charles IX enferma dans l'enceinte des nouvelles « murailles le château des Tuileries,, que Catherine de If ëji^ AWt fiût Aem, Ce prince' ttitt la première Digitized by Google %yi INTROOVCTIOlff. pMB aux fondemens de la Porte-Neupe, appelée finie de la Conférmm sous Henri lY . Cest au règne de Henri lY que Ton fixe A hnîtième époque des accroissemens de Paris. Ce prince fit faire 4e grands ctongemens au quartier Saint- Antoine 9 par ^ orÂ^ea^ on acheva le Pont<^Neuf , et il donna au pre'sident de Harlay la partie occidentale de Me du Palais pour y construire des maisons , en se reservant aeulcBient: quelques censi 11 avait le projet d'embellir le Marais 9 en j ocmsirutsant une place, et en donnant à chacune des rues de ce quartier le* nom dé Vune des psovinces du royaume, ce. qui fut exécuté en partie acms Louis XUl. Ce dernier monarque suspendit les travaux par ariét du' conseil du i5 jauTier i658; niais maigre cette défense et quelques autres ëdits qui n'eu-* reut que peu d'effet, la ville s'agrandissait toujours; et c'est au long règne de Louis XIV qu'il iaut ûxer la oeuTième époque de ses accroissemens. Louis XIV donna, le a6 avril 1672, deslettres* patentes, par lesquelles il ordonna que de nouvelles bornes seraient plantées à Textrénité des faubourgs; et pour en fix^r Uis limites, ce prince fit défense de bâtir au-delà. Une iioivv^Ile -y^ile «paifi* alors aTëlever sur les rjiines de l'ancienne; la clôture de ^Université fut dé- molie $ on joignit la ville aux feubourgs. Le^Pont-au- Change, celuf de k Tournée et^ le Pont -Rouge (depuis pont des Tuileries ou Pont-Royal), qui n'e'taient que de bois, furent construits en pierre. Sur l'emplace- ment des petites portes .Sttntiftenis et Saint-Martin, on érigea dn Mgnifiquea vSm^ triomphe. JU'hotel des , Invalides, TObservatoire , le Louvre, des pompes, des ♦ 4]j^%isJi»Rj;dés de liaisons , des places , et plusieurs autres i Oigitized by INTRODUCTIOlf. ' XTlj édifices publics et particuliers, forent consUmits ou • achevas sovs ce règne. Les divers «ocroissemieiis qae avait aîovtÀ à la ville de Paris sur la fin du règne de Louis XIV, et pendant la minorité de Louis XV, forcèrent d'en régler dernouvean les Itmites. Louis XY, devenu anajeur, ren- dit nne déclaration dont voici le précis : -« La ville de Paris doit être bornée k ce qui est » renfermé d'arbres depuis l'Arsenal jusqu'à la porte » âainl-Honotë, et de là ^ en suivant le ùmé, jUSqvL'k 9 la rivière; et de Vàutre o6té de la rivière, en avivait » Talignement du rempart désigné dans un plan, depuis n la rivière jusqu'à la rue de Vaugirai-d; et de là, en ■» suivant le rempart, jusqu'à la rue d'Enfer ou il ântt; a de là, enaiiant kbngde lamedelaBourbe^àoôté » àa monàsvère de IVxrt^Royal ( ledit monastère éUnt M hors de l'enceinte) 5 et de là, allant aboutir à la rue • Saint-Jacques, et en partie, par une petite rue qiit • est attenante des Capucins, allant gagner leiioule- 9 yard qui est derrière le Val^de^^râce ; et dudit boule* »vard, en suivant la rue des Bourguignons, et en » prenant à gauche au bas de ladite rue , suivant la me » die l^Ounine jusqu'à la me flfouffeurd $ et de cette r ue^ «entrant dans lairicUleirueSatniJacques, autremeiit • dite la rue Censièrej et suivant cette dernitue dans » toute sa longueur, jusqu'à la rue Saint-Victor, autre* » tuent nommée la rue du Jmàat^Jh^j et delà , seôtofant le Jardit^Rieg^l, jusqu'au boUkfaid qtli » aboutit à la rivière. » Malgré cette déclaration , en 1 76a , sous la deuxième prëv^ de Caniui de FontnCarrë, seigneur de Viarines, «k établit un mntvean ixmlèvattf au ^dkilt 'ef àu « b. Digitized by Google j^yjjj INTRODUCTION. midi de Paris. Cette nouTelIe enceinte ifëtendit autour de la partie de la ville qui est sur la rive gauche de U Seine, commençant a la barrière de Grenelle, au quin- conce des Invalides, et se terminant à la barrière de» Gobelins. Afin quolcsfaubourgsnea^c'tendisscTii s davantage, Louis XV défendit, par une déclaration du 1 6 mai 1 766, dcconstruircaucunbàtiment,enquelqueniaiiii re ctsous quelque prétexte que ce kt, au-nlela des maisons cons- truites à rextrcmitedechaquerue des faubourgs, du cote de la campagne, de proche en proche, soit quecesmaisons se trouvassent sur les paroisses des faubourgs, soit sur celles de la campagne. Par la même ordonnance, U fut aussi défendu d'ouvrir de nouvelles rues dans les fau- bourgs j il était expressément ordonnë que celles qui y étaient ouvertes, et qui avaient moins de trente pieds de largeur, fussent toutes portées à cette largeur de trente pieds, k mcsure que les propriétaires des terrains vou^ draient bâtir ou reconstruire dessus, ou simplement les dore de maçonnerie. Nous rapporterons la onâèmc epo([ue des accroisse- mens de Paris au règne de Louis XVL Sous ce règne , on commença de construire le quartier de la Chaussée- d'Antinj la Ferme-Genërale fit el^^ver l'enceinte actuelle de paris, et la plupart des bàtimens qui ornent les bar- rières. ( yoye»9 dans le Dictionnaire, Mursd'enceinle.) Nous placerons la douzième époque sous le règne de Napoléon. Celle-ci est sans contredit la plus remar- quable de toutes. Paris fut plufi embelli en vingt ans de guerre qu'il ne le fut jadis en un demi-siècle de paix. La compte- bilité de la viUe fut éclairée par des examens qui pro- Oigitized by INTRODUCTIOM. XÎX miireiit à la capitale de nouTslles ressources, et arec eltes les moyens de multiplier les entreprises utiles à sa prnspr'rito' et à sa splendeur. Tandis que le Musée s'enrichissait de chefs-d'œuvre enlevés peuples vaincus, de yastes greniers d'abondance s'élevaient sur remplacement de TArsenal ; on ouvrait au commerce des vins un magnifique entrepôt sur le quai Saint-Ber- nard^ des ponts, des quais nouveaux, multipliaient les communications $ et quatre-vingts fontaines al* laient porter leurs eaux dans les divers quartiers • de la capitale; de vastes marches assainissaient la ville, facilitaient les communications entre les marchands et les consommateurs, et délivraient notre odorat et nos regards de ces vendeurs subalternes de comestibles qui jadis encombraient les places et les rues. On continuait les constructions immenses du Louvre, celles de la place du Carrousel ; et la colonne de la place Vendôme, Tare de triomphe de l'Etoile, la Bourse, attestaient et nos victoires et notre opulence ! Le plan trace' sous Napoléon pour l'embellissement de Paris a été heureusement suivi depuis le retour des Bourbons; il a même reçu d'importantes amëlioratioBS. Oest djjnc au règne de Louis XVIII que jious fixerions la trei^ème et dernière, époque des accroissemens de Paris. Nous devons ici rentre hommage à la sage adminis- tration de M. de Chabrol, dont les soins actifs et cons- tans n'ont eu pour but que la prospérité de la ville et le hieu-étre de ses habita ns. Des rues nouvelles ont étd perces ; le canal Saint-Martin s'achève; les construc- tions du nouveau quartier Poissonnière et du quartier neuf des Champs-Eljsées avancej^t avec rapidité. Ces Digitized by Google XK IHTROOUCTlOir. deux quartiers , sur lesquels iiuus n'avons peut-circ pas asses doimé de doUiis dans notre Dictionnaire, doivent fixer rattendon de tous les hahitans de la capitale. Nous Uson^snr ce sujet, dans les troisième et quatrième livraisons des Annales des Arts, et spécialement de ^ Ar^ chUeotim, publiées par M. Monin^ et dont M. Aiexan» dre Le Noir est un des principaux rëdacteiurs, deux fort bons articles qv complètent tout ce que nous au- rions à dire à cet e'gard. Nous croyons pouvoir les cm- prun/tor aux AnnéUes, et les placer ici. tt Le nouyeau quartier Poissonnière s'étend, du nerd- » est au sîid-oueat , depuis la rue du Chemin-de-Pantin » jusqu'à la rue du Faubourg-Poissoimicre, et il occu- » pera , outre rancienicnclos des Lazaristes, une grande » partie des terrains vagues 4|ui jse trouvent entre le n haut de la rue du FaubourgfSaintMartîn et k liant de )> la rue du Faubourg-Saiiit-Denis. La grande rue , qui » se continue en ligne droite avec celle du Chemin-de- » Pantin , a, depuis le point ou elle commence, dans la n rue du Faubourg--Saint-Martin, jusqu'à celui oii elle » aboutit dans celle du Faubourg«Poissonnière, un peu .V an-dessus de la .caserne, et vis-à-vis de la rue de Bellc- j* fond, i,55o mètres de longueur; le projet est de la ■» conduire jusqu'à la rue de JUonikohn, cia dile se ter- « minerait un peu plus bas que la rue de la Rocliette; j> elle aurait alors , en y comprenant la rue du Chemin- » de^antin, qui se continue avec elle en Ugne dtoile , M jusqu'arentrëeducanalSaintpMartîndanslesmursde «Paris, 1,700 mètres de longueur, plus d'une demi- j» lieue. Sa largeur est de 19 mètres 5o centimètres; de » diaqne côté, elle sera garnie d'un large trottoir^ le » long de sa chanssffe , qui est entièrement pavde, rè- % Digitized by Google IHTRODUCTION. XM » gn»il^ délit nngs d'arbres qui promettent tous «n M prompt accroissement. Ainsi vuila que Ton introduit, » dans ce nouveau quartier, Tusage salutaire , dès long^ «temps adopté dans preeqpie toute k Hdiluide, de Implanter defr aybtes devant les teaisouB des^ gtwàe» »rues. » Outre oe^tte grande rue dont nous venons de pat- »lflr, ilj^eii allia encore denx anrtie»qiiîtrtiYer8ert>iit » \ sant de la place pour circuler autour, y élever un » très4>eau temple, et Ton sait qu'il n'existe dans tout » l'ancien quartier Poissonnière que Teglise Saint-Yin- » cent-de-Pàule , située dans la rue Montholon. Cette » église est digne tout au plus d'un pauvre village. On » fera donc bien de la remplacer par une nouvelle, plus » digne de cette riche partie de la capitale ; espérons » qu'elle en sera digne. • » Outre les nu s principales dont nous avons parle', » ce nouveau quartier sera coupé par dix autres, dont 3» trois conduiront à une promenade qui, selon le projet,^ » sera établie au-delà de Faquéduc, dans les champs qui » se trouvent entre la rue du FauLourg-Saint-Denis et 4» celle qui conduira à la barrière Poi^nnière. Il y aura » dans ce quartier un carrefour assez é^ndu, iosfaé par Digitized by iimoovcTtoir. uiil » la rencontre de la me dont nous venons de parler avec » la principale et deux autres, dont Tune traversera » transversalement la cour des Magasins, et iia aboutir » à celle du Faubour-Saint-Denis. » Cette cotr des Magasins sera probablement desti- » ne'Au commerce du détail : elle sera traversée dans » sa longueur par une rue qui conduira de celle de Chabrol à celle des rues du second ordi>e dont nous » avons parle, et qui suit au nord la diieetiim de l'a- » que'duc. » Ce qui nous a surtout frappe dans le projet de ce » nouveau quartier, c'est qu'aucun bâtiment ne 'pourra » être élëvë suv la rue principale et sur les trois secon^ » daires, sans que les plans, les coupes et les élévations j» en soient preaiahlement règles par un architecte. » Voici le second article concernant le quartier neuf des Champs-Elysées. « Le terrain sur.lequel est construit ce nouveau quar^ » tier. est compris entre l'allée des Veuves, l'avenue » d'Antin, et le Cours-la-Keinei il forme une espècede » triangle, dont la base est l'avenue d'Antin, et dont le » sommet approche de la pompe Chaillot. Les deux ji> grands cotes régnent l'un sur le (^ours-la-Reine , Tau- » tre sur l'allée des Veuves. Les angles qu'ils forment » avec la base sont coupés l'un par la grande étoile des » Champs-Elysées au point où- l'avenue d'Antin prend » naissance; l'autre l'est, de la même manière par la » demi-lune qui termine cette avenue, en sorte qu'ils » présentent en dehors une forme concave. Ce terrain » n'était propre ni au jardinage nia la culture des grands » végétaux. • j» Le nouveau quartier qu'on y bâtit est perce par ;^xiv urrEODOCTion. »4mix rues j runc porte le nom de Jean-Goujon et l'au- » m owt GdBttniiM k gnads &ms, parce qa'il a » fellu creuser, pour les établir, sur un fond solide, et » «nsuite lea ékver an - dessus du niveaiL dit sol : elles V BOttt ^tièrement pavées. * " » La rue Jeas-Gou jon , qui prend naissance sar FaM* »nue d'Antin, se dirige vers le sommet du triangle; 9 elle le coupe en deux autres triangles presque égaux , » et aboutit un peu au-dessus de la pompe k idvu Sa » longueur est de plus de trois oents^toises. » La rue Bayard conduit de l'allée des Veuves au 3» G)ur6-la-Keine, et coupe la lue Jean-4jroujon un peu » obliquement^ eUe a an moins cent cinquante toises de » longueur : oe&deûx mes. ont Fune et l'autre quarante- » cinq pieds de largeur. » Au pomt où elles se coupent se trouve, sur les » quatre angles qu'elles forment entre elles, la place ^circulaire du nouyeau quartier. • »Au milieu de cette place on a'coostruit une feintai- » ne, dont le bassin circulaire a six toises de diamètre. » La Tasque jaiUiasante aura six pieds de hauteur, » yingt-un de largeur. Au milieu , s^élenriera un piédestal » orné de troph^ et de tètes de lion qui fêteront de »reau. Ce piédestal sera surmonté de trois figures re- » piésentant les lettres, les arts et la guerre, et élevant » sur un pavois le buste de Erançois I^. ,» L'cUvation du socle et du piédestal sera de vingt- » neuf pieds, et les figures en auront dix. » On n'exigera pas que les âévatioiis des maisons » construites sur la place soient sur un plan iinifenne$ » mais il faudra que toutes soient précédées d'un jardin Oigitized by INTBODUCTIOII UT » dos pov me grille , en sorte qse cette phce, parSufe» » ment; régulière pour ceux qui regarderont à terre , » pourra ne pasTétre pour ceux qui porteront les jeux » sur les étages sapArieiire. » NoQS temmerona ce que nonssmatà » dire sur le nouveau quartier par quelques re'flexions » sur Tedifice connu àMoret sou&le nom de la maison du » Cette maison a tft^ construite sous le règne de Aon» » çois I**", probablement par ses ordres, car tout y an- » nonce le temps et les insignes de ce monarque restau- » nitenr des arts en- France; les deliria de ce monument^ Jtdëgradë par le temps», ont ^H^amen^àParispoury » serrir à la conslruclBon-d*un des Mtimens du nouveau » quartier. 3» Déjà une partie de ces débris ont été rëonis et ré* «toblis comme ils étaient àMoret, avec autant de goftt • que d'intelligence, par M. Bret. Us forment sur le » Cours-la-Reine la façade d*un bâtiment qui s'élève au • ONn de la me Bayard. Cette £içade présente déjà un » premier conaiposé de tiois arcades- de l'ancien cfafttean; » elles s^élèffent sur on sonliassenient {une solidité re* »marquable. «L'entrée du bâtiment , dans lequ^ ces de'bris jouent » «n rôle si important et doivent présenter un si grand » int^t , ne sera pés placée snr le Gours-la-Reine , mais » bien à la face oppose'e; celle-ci sera comme l'autre » décorée d'une porte qui dépendait aussi des ruines de » la inaison de Françoia I*'. n On accédera ii cette partie par un perron de cona- » truction neuve, dont le style sera en harmonie avec » les formes de l'ancien monument. Quant aux faces Oi XXyi iKTliODUCTlON. » htériBUtdif elles seront entièrement neuTes, seulement « on y adaptera des bas-reliefe du temps... etc., etc. » Peut-être pourrait-on se plaindre de eette foule de constructions entreprises dans l'intérieur de la ville , et qui ùmt disparaître des jardins ou des espaces de terrain utiles à la circulation de Fair; mais elles ont l'avantage d'aider à relargisscment des rues , avantage doublement important 9 puisqu'il oflre, sous le rapport de la salu- brité, une compensation à peu près suffisante , et qu'en outre il est utile.au commerce et à la s^retif des liabitans. Quant k la construction des nouveaux quartiers qui s'élèvent aujL extrcmité« de la capitale, on la blâme- rait, selon nous, li tort; en se peupUnt , ils débarrasse- ront le centre de la ville d'une population trop nom- breuse, et alors on pourra librement ouvrir dans les ' vieux quartiers de la ville des communications et des àgrandissemens que r^lame la salubrité publique. On peut voir déjà que la population tend à se porter vers les extre'mite's de la ville. I^e commerce, long- temps concentre' dans quelques rues , suit le mou vcnicnt de la population; et le Palais-Royal même, ce brillant rendezrvous de toutes les industries et de tous les plai- sii'S, commence a être abandonne' pour les boulevards. On verra dans. le rapport.de M. de Chabrol.(tome 2, page lôi) quels beureux projets ont été' conçus pour rembellissement de la capitale. Sa salubrité n'a pas moins excite la sollicitude de l'administration départe- mentale. Les miasmes qui jadis infectaient Paris dnpt presqiie totalement disparu. On a éloigné du centre de la ville ceux' dont le commerce a pour objet les os et les autres de'bris d'animaux. Les mnîrasins oU CCS débris sont déposés exUalaient une borribic puanteur. Presque INTRODUCTION. XXYlj toutes les foules de chapeUers, lisons-nous dans le rap* du conseil de salubrité^ annëe i8aa, ëtwent placées dans des rues populeuses, et la bue'e qui s*elcve conti- nuellemeut des cuves , s'ëcliappant par les croisées , remplissait ces rues d'une yapeur épaisse et fade qui avait le double incanTénient d'incommoder les honmies et d'effrayer les chevaux. Aucune foule me s'e'tablita pre'seiit sur la voie publique ni dans des cours trop resserrées. Les fondoirs de suif, d'une odeur nauséaiwnde et malsaine, ont débarrassé rintérieur de la yille. On ne néglige aucune mesure pour assainir, pendant les grandes chaleurs, les rues , les puits, les chantiers , leur empilage de bois» etc. On a pris toutes les précautions possibles sur les tanneries» corrojeries, fabriques de noir d'ivoire, teintureries,- TÎnaigreries, fabriques de savon, raffineries, fours àpotencs, fabriques de pro- duits chimiques, fabriques d'épuration d'huile , fonde-, ries de suif d'os, £dl>riques de carton, deyemis, ami- donneries, fours k plâtre, Êibriques de bleu de Prusse, etc. En gênerai, on remarque aussi maintenant parmi le peuple, ajoute judicieusement le même rapport, plus de propreté et par conséquent un plus grand ïmom d'arriyer à être propre. Cela tient sûrtoutà ce qu'il de- vient de jour en jour moins ignorant. Il existe une ana- logie nécessaire entre le perfectionnement des facultés intellectuelles et celui des iacultés phjsiques, et l'ins- truction n'améliore pas moins l'homme, matériel que l'honmie moral. La population de Paris , en j comprenant les étran** gers, est de huit à neuf cent mille habitans. Le nombre des décès s'élève, année omimune, k 24,000, celui des naissances à 26 ou 27,000. lin 16x2^ il est mort ii56 Digitized by Google JUSmi IMTlODUCnLV. personnes de la petite-verolc; en 1821, 11 3; en 1820, 4» aeulemenft. D^oii naît cette augmentation? l'usage de la wicne flfl^-il'ittaîiu AdTÛ? doîMft enaocmer la feoais* saaee d'un, fanartrâme religieux aussi ftniesfie ait oonhevr (pi'à la gloire de Ja patrie ? — La syphilis , ce honteux Aaau,. poursuivie sans oesse avec la plua louable comme MMP Ms myages. Parts, comme nous l'avons de'ja dit, a environ huit lisue» de tour, en y oompraïaiit le» âaboitiigs; On jr «Ktrexpsr 57 bairîèics » et» Ton y compte plua de 1 180 nie»,.i'30 impama, i58 passages, 38 carrefours, 70 places, 23 boulevards, 54 quais, 3 îles, 16 ponts, 80 fontaines, 1 5 marchés, 6 halles, 1 grenier de réserve, &al»ttoiin,»aa faoqpîc6»et hApîtai», lô établissemens peur les- indigeas et plus de 3o,ooo niai«>na. Ce dé- nombrement n'est maintenant qu'approximatif, car depui&qu'il a été fait, le nombre des rues, des places, desinamis de Bsiite'est aogmevtë. GMe Tille est' le che^lieQ-d'oiie ontâ* snprènie de justice, à laquelle ressortissent les départcmens de l'Yonne, de la Seine, de Seine-et-Oise, de Seine-et- Marne, d'Eue •et-Loir 5 de TAube et de la Manie. Ceatanssile sîëge dHnie oonr de' ^ssation'et^dfaiie cour des comptes pour toute la France, d'un tri-' b«nal de première inslanoe, d' un tribunal de corn- mem, d'une dhambre et-coneeil de commerce et d'une • bourse. Elle est divisée en douze arrondisscm^s, à la tête de chacun desqueb sont un maire et deux adjoints. U y a un juge de paix par arrondisseinent. J.e trésor vojal, la caisse d^BOBorUssemêiit, U ban^e, radminis- tniliett deiinonnaies , des salmes , du timbre, des doua- Oigitized by ^ IITTRODUCTIOII. ^^IX nés, de rcnregistrement et des domaines /d^oontri- butions indirectes, des eenx et IbrèU, de la Ifrterîe^ du MosNle-Piete , y sont établis, ainsi que tous les minis- tères. Ceât le sicge du gouvernement : la ckambfe des pairs .et icelie «des^députes 4es d^partemens j tiennent leurs sessions. La police est cctnfide à un préfet ayant sous ses or- dres 43 commissairés de police , 24 officiers de paix y ma tribunal de police, nn oorps de pompiers, t8eo gen- dburmes il pieds, 600 gendannes k-dieval , et une cImmi- hre d'arrêt. So^ooo homnies dé garde natimiale aident encore au maintirndu bou ordre. préfecture civile est exercée par un pviffiit ajint ' auprès de lui un 'Conseil gààéal dn df^aitanent «t un conseil géméràl pour les hopitanx. Ce dernier prend le titre d'Administration dqs hôpitaux et hos- pices 4:iiùls^ secours à domicile et er^umê ^ikatubjvtéi* Xlette adi^inistraftion , l'une des plus importantes de k eapîtale, se eompose d'un consèil général, qui dirigi tous ces établissemens, et d'une commission aUoiiuistra- tive. Les fonctions administratives sont partagées eatie les membres de la commimion, lesquels sont surmllés par les membres du conseil général, spécialement dési- gnés pour chaque partie de radiniiiistration. Acet effet, on a Ibrmé cijiq divisions principales : io hospice^ hêpt- mamesj if^êecourtàdomioikj 5* comptabilité générale. Tous les individus qui ne sont pas assez malades pour être admis d'urgence dans Vbôpital le plus Toisin de leursdoBudies, sont obligés de se prlfaenter au bureau ceitral d'admission qui les examine et leur donne , s'il y a lieu , un bulletin d'admission ppur l'hôpital ou l'on XXX INTRODUCTION. traite 1^ maladie dont ils sont atta<{uës. Tous les îndi*- gensqui se présentent poor être places dans les hospi- ces sont aussi examiné par les . médecins da bureau central. Il existe un traitement externe etcfhli au bu- reau central pour les enians attaques de la teigiu; : ce traitement a lieu tous les mardi , jeudi et samedi , de- puis neuf heures jusqu'à midi. 0^ donne également des bandages aux persoTines nuinirs crun t'crlilit at d'indi- gence des bureaux de charité, les lundi et vendredi, de neuf heures à midi. Le bureau placé parvis Notre- Dame est ouyert tous les jours depuis neuf heures jus- qu'à quatre. A cette ui gaiii.^aUon ge'nerale se rattaclie, pour chaque hôpital^ une organisation particulière (yajre^ leurs noms dans le Dictionnaire) . Lf'archévécbé de Paris a^ur suf&agans les évêchés de Versailles, de Meaux , d'Amiens, d'Arras, de Cam- bray,de Soissons, de Troyes et d'Orh-ans. On compte dans cette ville 2 basiliques, 12 églises paroissiales, a5 succursales, 5 séminaires , 18 maisons de filles reli- gieuses , 2 temj^es protestans , 3 de luthériens, 3 syna- gogues. Elle renferme en outre les archives du royaume, 10 bibliothèques publiques, 5 collèges, 22 académies et sociétés savantes , un musée' de peinture et de sculp- ture, 1 musée d'histoire naturelle , 12 théâtres, etc. Parmi ses étabiissemens d'instruction , il faut citer le coUége de France , l'institut , l'école de droit , l'école de médecine , l'école de pharmacie , l'école polytechni- que, l'école de minéralogie, l'ëcole des ponts et chaus- sées ; et parmi les monumens les plus remarquables, le palais des Tuileries, le Louvre, l'arc de triomphe de l'E^e, ceux des portes Saint-Denis et Saisit-Martin, Oigitized by mTBODircTiOH. xxxi la nouvelle église de la Madeleine , la colonne de la place Vendôme, le Garde-Meuble, le Pàlais-Royal , la nouyelle Bourse, Teglise de Notre-Dame, Thotei des Monnaîes, l'hôtel des Invalides , le Palais-de-Justice, l'Ecole de Médecine, le Luxembourg, l'église Saint- Sulpice , rObservatoire , le Val-de-Grâce , l'église &ûa- te-G eneriève, dite Panth^n, etc., i^c. La situation de Pàris est aussi avantageuse qu'agréa* blc. Elle occupe en gi aiide partie une vaste plaine que domine au midi une cUaîne de collines assez élevées ob sont situes les faubourgs Saint-Jact^iies, «Saint-Mar- cel et Saint- Victor, et au nord les hauteurs de Mont- martre, de Belleville, la butte Saint-Chaumont, etc. La Seine la partage en deux parties k-p( u-près égales. La Seine, la Marne, l'Yonne, l'Aisne, TOise, et quelques autres rivières qui communiquent à celles-ci par les ca- naux de Briare, d'Orléans et de Picardie, favorisent son commerce intérieur et ses approvisioauemcQS, dont la consommation est imqiense. Ses environs, peuples à plus de dix lieues k la ronde de châteaux et de maisons de plaisance, sont délicieux : Montmorency, Ville-d*A- vray, Meudon, Marly, Fontenai-aux-Roses, etc., n'ont d autre tort, aux jeux des plus ardens admirateurs des paysages pittoresques, que de n'être pas situes sous le ciel chaud et brillant de Tltalie. Asile beureux des sciences et des beaux-arts, séjour de tous les talens, centre de la civilisation européenne , Paris est la ville de l'univers oii chacun peut se procu- rer le plus aisément tout ce qui peut flatter l^prit et les sens. Le savant, le littérateur, le pliilosophe, l'artiste, y trouvent tous les secours que réclament leurs travaux ; et pour eeliii qui ne veut que poursuivre le plaisir^ nul % I IMjâf INTRODUCTION. ■KyfenA'aâëombliëdeleluTeadre. Maitil sefeut pM croire cependant que les plaisirs de la capitale soient seulement le partage du hçhe« Il est dans cette Albèues des Cenps modernes des j^isîis pour tims les verenus^ pcmr iDérité l'anniiadverskni dHm peuple dont [ized by Google XUTÎ izrrmoDUcfiON. flon lvie éSMDé et aoa ambiiion £iUie «Taient âihùté la substance. Le peuple ne serait-il donc qu'un animal fiaiçonnë au joug à coups de bAton et de fouet, et qui doit toujours lécher la main de son maître, qu'elle lui xeliise ou non sa curée î Laisses au moins la plainte k celui qui souffre. Le Louis XIV qui ayait fiiit choix de Chamillart et de Villeroi pour organiser et commander ses armées, qui envoyait Villars dans les CeVeunes , au lieu de le laisser a Tannée d'Allemagne, n'était plus le grand roi qu'entouraient Turenne, Coudé, Luxembourg et l.ouvois; le Louis XIV du Père Le Tellier n'était plus le Louis XIV de Colbert^ il ne méritait donc plus la même admiration ni le même amour. Comme homme ou comme roi, qu'importe que Von rejette ses &utes sur son grand ftge ! le peuple est toujours jeune, et ne doit point souffrir de la vieillesse des rois. Des institu- tions seules peuvei^ nous mettre k l'abri des erreurs de l*âge^ et voilà ce que ces F^ffisiens, si légers, ont eu les premiers la gloire de demander au trône. Quant à Louis XV, dira-t-ou que le règne de Pompa- ^dour et celui de Du Barry n'aient pas assez justifié les «ris joyeux qui escortèrent le cercueilroyal ? Vrédénc me justifie*t*il pas lui-même ce peuple qu'il accuse, lorsqu*il ajoute : « Tant que les souverains porteront des chaînes théo- logiqnes} tant que ceux qui ne sont f^jés que pour prier ponr le peuple lui commanderont , la vérité, op- primée par les tyrans des esprits, n'éclairera jamais les peuples y les sages ne penseront qu'en silence, et la plus absurde des superstitions dominera dans Fempire des Veldies. Vos pnèties ont nsoqpe unè autorité qui b^ i^ijui^cd by iHTBOiifrcTioir. ïiXTq lance celle du mmnin, et votre rai ofote rien eniie* prendre contre un corps aussi puissant; et, s'il n'j prend garde, ils lui feront perdre la couronne » Les Parisiens (nous ne parlons ici , Inen entendu, que de ceux qui sont doués de quelques lumières, et qui peuvent prendre place dans le corps social ; car la po- pulace ne doit pas être soumise à la question qui nous occupe; elle est la même dans tous les pays }, les Pari- siens ne tenaient pas un autre langage. 11$ disaient beaucoup de bien de Louis XVI a son avènement au ttônej ils le pensaient. Ce ne sont pas eux, ni nul autre peuple de la France, qui ont arrache le sceptre au mal- heureux époux d'Antoinette, c^est la force des cboses; ce sont huit siècles 8'une attente toujours flattée, tou- jours trompée; huit siècles écoules presque tout entiers au bénéfice du trône ; huit siècles d'un despotisme peu cruel , mais à la fois diiapidateur et avide. Ne remon- tons qu'à trois cents ans. François I*', Henri II, Char- les IX, Henri IIÏ, Loius XIII par Richelieu, Louis XIV, Louis XV, ruinèrent la ibrtune publique \ ils attentè- rent k la yie morale de IjBurssuJets. L^urssujetsn^ayaient- ils pas quelques droits de se plaindre? Henri IV seul voulut véritablement le bonheur du peuple; d'infàmes courtisans , quelques fauteurs de la ligue se rejouirent de sa mort 9 les Parisiens, ainsi que toute la France, lui donnèrent des larmes : ils avaient plçuré à celle de JLouis Xll. . . Louis XVI monta sur le trône à une époque où le plus ferme caractère n'aurait pu lutter contre Tentrai- nement des choses. Depuis long-temps toutétait préparé pour les érénemens dont Paris allait devenir le theà- tre. Le fîruit était m\a\ il devait tomber^ il tomba. Ceux 1 i^iyui^ud by Google iHTROmrCTlOll. ^jont feoaé qu'au lo août, un monaitpie à -clkeral aurait pu ressaisir sa couronne, n'ont jamais compris la révolution. Qu'on gémisse sur ces années à la fois si impo- •ifltel^et fiitenribl^ cpi'on déploredes excès que les par- tàtm du despotisme opposent arec une odieuse obstina- tion aux amis de la liberté', comme si la liberté même ji'en avait pas ete la première victime : mais qu'on ne dise fU que le caractère incotistant des Parisiens a pu mo- difier m lien ou en mal telle ou telle circonstance; le caractère de cette portion d'habilans que nous voulons jeule reconnaître , et qui forme la majorité , resta tou- jours le méme^ ils demandèrent toujours des lois et non îrence des ^ënemens tint h. la dîff<^ren- ce-des partis; les fédères du 14 juillet n'étaient pas les assassins du :2 septembre. ^ Au reste sons se pnitendons pas justifier les Pari- •siens sur tous les débuts qu'on leur reproche; nous re- marquerons seulement que , depuis la révolution , leur caractère a beaucoup changé. La sévérité des circons- . tances y des événemens prodigieux, des droits conquis et méconnus à défendre , ont fiiit prendre à leur esprit une gravite, une solidité' de principes qu'on aurait vai- nement cbercbce autrefois, a moins de monlcr jusqu'à ^elques sommités delà magistrature, de la littérature ou des sdences. La cour ne donne plus comme autre* ibis le ton à la ville. toraqM le grand Loais hrAla d'un tendr» amoury deriot CjXhèn «t loat suivit la oonr; QmA il le fit d^^, ardent à la prière, TMwtiitiadiH manaota ao« l»nfviaire. épk. da gnmd Frédéric am P. de Pr«»M. Les temps sont changés. Des institutions à protéger iHThODUCTlOR. X.1UX oa a obtenir ont tncé^ plusqne junais, «ne ligne de démarcation entre la haute sociëtë de la ville et la oowr ^ ^la seule aristocratie que l'on veuille maintenant re- oonni^tre en Fiance est celle des richesses. Le& intécéu conuoercianx et politiques , en occupant tooa les esprits^ eu ont change la direction. Le temps n'est plus oà le malin Parisien , à son réveil , cherchait dans son journal l'anecdote scandaleuse delà veille ^ maintenant le bud- îet et les discusaionades chambies occupent pendant âx mois les feuilles quotidiennes des deux partis, ét pen- dant les six autres mois, messieurs les rédacteurs rem* plissent leurs colonnes d'injures, de menaces qu'ils se raiyoîent poliment chaque matin, de oonaidwations sur la session cfui vient de finir, et de suppositions à propos de celle qui doit lui succéder. Les feuilles purement lit- téraires même sont force'es de prendre la couleur de tel OU tel parti. L'aspect de la société est dcmc devenu, cooft- me npus l'avons déjà dit , plus grave et plus sévère } les femmes , ne pouvant s'opposer à cette révolution des mœurs., se sont mises à la tête du mouvement , et il n'en est pas «ne, ayant quelque idée du pouvoir que son - aexe peut exercer dans les cercles de la capitale , qui voulû^ servir encore du caquetage des Caillettes d'au- trefois. Le Parisien, il est vrai, a perdu en grâces ce qu'il a gagné en raison : mab, en&nt sous Tancieu régi- me, il s'est ^t homme depuis le jour oh il es8«|ra.de marcher sans lisières. ' ' ♦ Cependant Paris est toujours le séjour du luxe en tout genre. Une moitié de i!univers est tributaire de ses modes. Il serait très-long et très-fastidieux de dé- crire toutes les révolutions qu'ont éprouvées les modes ainsi que les usages parisiens^ nous dèHons nous cont^n- si iRimoDUcnoir. ter de citer sur cette matière quelques-uns des prÎDci- paux faits. Cesl Charlemagne qui promulgua les premières lois ■omptiiaîrei, pour régler le prix des étoffes et rhabiUe- ment convenable aux particuliers selon leur ^tat. La confusion que le luxe avait introduite dans la société ût paraître ces lois nécessaires. Piusieun de nos rois les remirent en Yipienr, en les modifiant selon le temps oii ils vivaient; et cependant qu'était le luxe de ces temps reculés avec celui qui rè- gne de nos jours, même dans les classes moyennes de la sodétél * - Voici nn compte die la maison du roi en 1 202 , par lequel on peut comparer les dépense s de cette époque avec celles d'aujourd'hui. L'habillement 'complet d'un page co&tait 107 sous; celui d'une dame du palais, 8 livres; celui des femmes qui étaient au-dessous d'elle, 3 livres et demi ; celui des chambrières, 58 sous; la robe d'écarlate qu'eut Philippe-Auguste à Pâques, 16 livres et dead ; une robe fourrée de vair qu'il eut à la Tous- saint, 8 livres; ses tuniques, i5 sous chacune; la toile pour les chemises des plus hautes James, un sou 8 de- niers l'aune , etc. ^ En 1394» Philippe4e-Bel, une loi somptuaire fixa le nonnbre des robes qu'on.pouvait se donner tous les ans, le prix qu'on pouvait y mettre , et défendit aux bourgeois les chars, les torches, les fourrures. La même loi fixa la quantité de mets qu'on pouvait servir sur les tables; au souper, qui e'tait alors'le grand repas, deux mets et un potage au lard; au dîner un mets et un en- tremets ; jamais plus de quatre plats les jours de jeûne, ni plus de trois^ autres jours. Les rois eux - mêmes i^iyui^ud by Google , à IlVTKODVOTIOir. xU notaient pas autrement servis. Charlemagne avait vécu de Ja sorte. Ea ADgleterre des moines portèrent leurs plaintes k Henri II contre leur abLé qui les réduisait k dix plats. « On ne m'en sert que trois, re'pondit-il ; mal- heur à votre abbé, s'il vous en permet plus que la so- briété n'en accorde à Totre roi.» Le 17 décembre i485, Charles VIII rendit à Mdnn une ordonnance sur la refonnation habits. On s*y soumit pendant quelque temps ; mais elle fut bientôt oubliée , comme l'avaient été celles qni Tavaient pré- cédée. « Gmime la chose publique de notre royaume, j est-il dit, soit fort endommagée à l'occasion des grands frais et dépenses que plusieurs de nostre rojaume Sont en habillement trop pompeux et trop somptueux, non.oonfeoables à leur estât; parquoy et aussi que tels abus sont déplaisans k Dieu nostre Créateur , lut ja pieça par nos prédécesseurs deffendu et prohibé de porter vétemens et habillemens de drap d'or^ d'argent et de soje, dont grand d^ordre s'en est ensuiyjr, et grief^e feule a nostre peuple , et plus pouroit estre si prompte provision n'y. estoit donnée ; » SçÀVOiR FAISONS, que Nous désirant mettre ses choses en b6n ordre , et fiiire garder les bonnes ordon- nances de nos dits progénitenrs, et eu snr ce l'advts des princes de nostre sang, et gens de nostre grand conseil, avons , par édit perpétuel , deHendu e( prohibé , def- iendons et prohibons généralement k tous nos sujets, que doresnayant ib n'ajent a pwter aucuns draps d'or, d'argent et de soye en robes ou doublures , à peine de perdre lesdits haitiiilemens et de s'amender arbitraire- ment enyiers nous , sauf et réservé lesdits nobles yivans ncdblement i nais et ^traits d'«ncienne noblesse, non ilij inmoDUCTioif. faisant chose dérogeant à iceile, ausqueU nous avoiif permis et permettons qu'ils se puissent yestir et habil- ler de drap de sojre , sorus la modifiGatîon cy^prës dé* claree; c'est à savoir que les chevaliers tenans deux mil livres de rente par an, pourront porter tous draps de soje de quelque sorte qu'ils soient, et les escujers ayant semblablement deux mil Uyres de revenu cha- cun an, drap d? damas, satin figure; mais non point veloux tant cramoisy qu'autre figure, à la peine que dessus. » Un autre reglemevt plus remarquftble, intittilë- sur la modestie des habits^ fut rendu par Charles IX , soixante-seize ans après celui que nous ve- nons de citer. JNous allons le rapporter en entier ; il donnera, mieux que nous ne pourrions le£ûr%une id^ des modes de ce temps-la. DCT10II. XlH) ne pomrrcmt doresnavant seyeidr el-fl%abiller d'aucun drap ettoillf d'or ou d'argent, user de pourfdleurcs, bro- deries , passemeus , fi*aDges, tortils , cannetilles , reca- meures , reioux ou soje , barrées d'or ou d'argent , soit en robes, saycs, pourpoincts, chausses ou autres habîl- lemens en q^uclquc sorte ou manirrn que ce soit; ce que nous leur avons inhibe' et dolfeudu , inhibons et deffendoDS, et ce sur peine de mille escus d'amende « applicable moitié' à Nous , et l'autre aux paurres du lieu. Deilendons en outre à nosdits sujets , «soient hom- mes ou femmes , ou leurs-en&ns , d'user ès-habillemens ^ qu'ib porteront , soit qu'ils soient de soje, passemeM, franges, tortils ou caniietillcs, bordsou bandes de quel- que soyc que ce soit, dont leurs habillemens, ou partie d'iceux, puissent estre couverts ou enrichis, si ce n'eft seulement un bord de veloux ou de soje de la largeur d'un doigt, ou pour le plus, deux ])ords, clienettes ou arrière-poincts au bord de leurs habiilemens \ et ce sur peine de deux cens Uyres parisis d'amende pour oha- ' cnne fois , moitié applicable aux pàuvres , et l'autre an dénonciateur, sans aucune remission. » Permettons aux dames et dempiselles de maison , résident aux champs et hors iv>s villes , s'^iabiller de robes et cottes de draps de soyc de toutes couleurs^ selon leur estât et qualité' , pourveu, toutesfois que ce soit sans aucun enrichissement. j» Eft iquant a celles qui sont à la suite de nostue dite speur, et dés princesses et dames , elles pourront porter les habiilemens qu'elles ont de présent, de quelque soye ou façon qu'ils soient enrichis , et ce jusqu'à un ' an prochainement venant , a commencer du premier xliv mmoDucTiON. jour de juillet prochain , et lors seulement ^'elles se- ront k notre suite , et non ailleurs, et sans que pendant ledit temps leur soit loisible fiiire aucuns nouveaux habiilcmt ns , d'autre sorte et façon que ceux qu'avons nermis aux dames et damoiseiles qui résident hors nos Tilles : ce ^e nous leur avons inhibë et defFendu , inbibons et defifendons , sur les mêmes peines que dessus. » £t en semblable aux yeufves^ Tusage de toutes aqyei, hormis de sarge et camelot de soye , taffetas , damas, satin et veloux plein : quant à celles de maison demeurans aux. champs et hors uos villes, sans aucun enrichissement , ny autre bord que celui qui sera mis pour arrester la cousture. » Deffendoos en outre a tous seigneurs , gentils- hommes, et autres personnes de quelque qualité qu'ils soient, de ne faire porter à leurs pages aucuns draps desoje, broderies, bandes.de veloux, n'autres enri- chissemens de soje, soit en pourpoincts, chausses, sayes, manteaux, collets, n'autres habillemens , encore que ce fussent les nostres, ceux de nosdits frères et sœurs, et des princes , pribcesses et ducs. » Et quant aux prësidens, maistres des requestres , et conseillers de nq^ cours souveraines , et grand con- . seil , gens de nos comptes , et tous autres officiers et mi- Bistres de notre justice (si ce n'est quan^ auxdits mais- très des requêtes, ceux qui smnt à notre suite), et g(^neralement tous autres nos officiers , sujets , habitans et residans ès-villes de nostre royaume , et pais de nosire obâssance, ne pourront porter ès-dites villes, ÎBoye ès-bonnets, souliers et foureaux d'espees; nj sem- blablement aucuns habillemens de soie , si ce nest. iNTRODueTioif. xlr fpxDl aaz hommes pourpomcts et sayes^ et les fedune» et filles , devant de cottes,- manchons et donblnres de manches de leurs robes, et toutesfois sans aucun enri- chissement. 9 Ne pourront aussi lesdites femmes porter dorures à la teste , de quelque sorte qu'elles soient , sinon la première année qu'elles seront mariées. Et seront les chaisnes , carcans et bracelets (qu'elles porteront^ sans aucun émail', et ce sur peine de deux cents livres pa- risis d'amende pour chacune fois'} laquelle avons dès à présent donnée aux pauvres, et l'autre au dénonciateur, sans que nos juges la puissent modérer. » Deffendous aussi , sur pareille peine , aux thrëso» ^iers de France , généraux de nos finances , nos notai- res, secrétaires, officiers comptables et autres, nos officiers quelqu'ils soient , l'usage de nos finances, no- taires et secrétaires, ceux qui seront à nostre suite tant seulement j tous lesquels toutesfois ne pourront user d'aucuns enrichissemjens en leurs habits, sc3on que dessus est dit. » £t pour le regard des artisans, gens de mestier,' serviteurs et laquais , ayons deffendu Tusage de toute soye, en quelques habité qu'ils puissent porter ; et mes- me en doublure de chausses , sur peine , quant auxdits aiiians et gens de mestier, de cinquante livres tournois dfamende , applicable aux pauvres^ et pour le* regard des sei:viteurs et laquais , de prison et confiscation ^5) prisent le large haut-de- dhausàe à la Suisse; les jeunes gens imaginèrent leg irotuses \, espèce de haut-de-chausse court et relevé, qui ne descendait qu a la moitié des cuisses , et que l'on couvrait d'une deoii-juppe : de. sorte que sous les règnes Digitized by Googic 1 INTRODUCTION. xUs de Henri II , de François 11 , de Charles IX , de lien- ri III et de Henri IV , excepté le petit manteau qno n'ont point les coarenrs du roi, on était yêtu précisé* ment comme ils le sont aujourd'hui ; d'autant plus que l'on portait de petites toques, sur le retroussis desquelles on £ûsait hroder ses armoiries. A l'armée , on enfonçait ces toques dans la tête; à la cour et à la ville , on les mettait sur l'oreille droite ; l'oreille gauche , à laquelle on attachait une perle en poire , restait découverte. Sous le règne de Charles YI et jusqu'au règne de Françob , les femmes portèrent sur la téte un haut bonnet en forme de pain de sucre, auquelVattachâit un voile de différente grandeur, selon le rang et la qualité'. Sous Henri II , ce haut bonnet devint un petit chapeau avec une plume. Sous Henri IV etLoiiis XUI , elles se coiffèrent d'un Konnet connu aujourdliui sons le nom de bonnet a la Marie-Stiiart. Du temps de Louis XIV, elles portèrent tour-à-tour des bonnets en dentelles for- mant sur le front une espèce de diadème à longs tujaux» et la coifiîire dite coiffluk a la Ninon , que recouvrait un voile. Sous François II ( i^^js Saint-Foix ) , les hommes trouvèrent qu'un gros ventre donnait un air de majesté; et les femmes im ci aèrent aussitôt qu'il en était de même de la partie postérieure. %l\ avait de gros ven- tres et de gros derrières postiches : cette ridicule mode dura trois ou quatre ans. . A cette époque , les femmes prirent un iôup , espèise de masque qui ne venajt que jusqu'à la bouche. A cette mode succédèrent les mouches. On portait encore le loup dans les premières années du règne de Louis XIV; les mouches furent plus long-temps en &veur , puifr» t d Digitized by Google 1 . INTHODUCTiON. qu'on a pu les voir encore peu d'annëes ayant la i«to- lution. Lorsque les Francs se fixèrent dans les Gaules, ils la trouyèrent l>arbue. Les Romains y avaient introduit cette 'mode, et elle se maintint parmi les clercs , c'est- hr dire, parmi ceux qui savaient lire. Les Francs ne por- taient que la moustache. Charlemagne , devenu empe- reur des Romains, mit en honneur la barbe romaine. Sous Louis-le-Jeune, les mentons unis reyinrent à la mode. A la fin du onzième siècle et au commencement du douzième, les hommes se mirent à porter de longs cheveux, ce qu'ils ne faisaient pas auparavant. Cet usa- ge parut alors si oppose' à la raison, que les ëyéques s'é« levèrent contre cette nouveautë; ils crurent ne pas trop laire que d'employer, pour la reprimer, toutes les cen- sures de l'Eglise. Un concile (en 1096) ordonna que ceux qui porteraient de longs cheveux ^ seraient exclus de l'Eglise pendant leur vie, et qu'on ne prierait pas Dieu pour eux après leur mort. En 1 io/|, Scrlon, evêf[ue de Séez, prêchant à Carantan devant Henri 1»^, roi d'An« gleterre, et toute sa cour, parla avec tant de véhémence contre cet usage, que Henri et ses courtisana se firent tous couper les cheveux au même instant. François ramena la barbe longue. « Ce roi, dit Pasquier, ayant^ëte' Urtuitement ble^' à la téte d'un tison par le capitaine LdTges, sieur de Mon tgommeri, les médecins lurent d'avis de le tondre, n II laissa cioî- tre sa barbe pour regagner d un cote ce qu'il perdait de Vautre. « Auparavant, ajoute Pasquier, chacun portait longue cheveluré et iarbe rase; maintenant chacun est tondu, et porte longue barlie. » Un débiteur, dans quelques occasions, hypothéquait k Digitized by Google IHTROfrtJCTïON. ^ sa barbe, et s'engageait à l'ahandonner à ses crëaacien s'il ne payait pas au jour ttanjuë. On conçoit dàsémml qae ksplos fortes idées de défibouueur attachaient sen- • les^uclque valeur à une garantie de cette nature; dé- pouille de l'ornement viril qu'il avait engage' , le débi- ttia infidèle était livré, par ce Êût même, au mépris public : aujourd'hui les cr^uciers envoient leurs déhi- tears en prison f au bout de cinq ans passe's k Sainte- Pélagie, le plus elionté des banqueroutiers frauduleux rentre dans la société sans que rien accuse son infamie ; personne n'est censé le connaître que ceux qu'il a volés) et s'il donne de hems dîners et des soirées brillantes , il est visite' par les pins fi^rands seigneurs du royaume. Les ecclésiastiques étaient ceux qui attachaient lepl^ grand, pria k iear bar^. François h* qui voulait tiret de l'argentdn clèrgé, imagina d'obtenir du pape un bref qui ordonnait à tous les ecclésiastiques de se faire couper la barbe ^ s'ils n'aimaient mieux se dispenser de .cette loi eii dimnant une certainè somme. Ils la payèreait voloil- tiers. Cependant ce bref étrange contribua k fiiire dimi* nuer l'usage des longues barbes; on obligea dans la suite ceux qui voulaient occuper les premières places de la tMsglabvture^ Il se la faire raser. En 1536, Fiai»^ çois Olivier nepua «atser an parlenient, connie maître des requêtes, qu'à la charge de faire couper sa longue barbe. Plusieurs magistrats subalternes laeonservèrent j qfuèlquea ecclésiastiques la portaient eneore soos la nn^ BOrlté 4e todis XIV . Du temps de Henri IV, quoiqu'il ne portât pas la barbe longue, la mode ne ta il pas uiiilbrm^ pour les baj^bes courtes. Sôus Louis Xlli , les barbes arrondies par lei'cMth el tértninéea èn ^ntè Affèwt en grràde I jîj ' INTRODUCTION. logae, a^ec la chevelure tombant sur l'épaule gaucbe* et tondue sur Foi^e droite ; 'ce pouvait être pour la commodité dv porter le Laudrier. On vit ensuite les barJbes eu feuilles d'artichaud. Sous Louis XIV, on ne porta plus que les moustaches. Cette mode cessa sons la règne suivant, {f^ojez^ dans le Dictionnaure ,i Sarie^ Perruquiers. ) A la fin du 16* siècle, les dragées devinrent tellem^t à la mode , que chacun avait son dragier ; on s'en pré» sentait les uns aux autres, comme on fait aujourd'hui du tabac. Le duc de Guise Henri-le-Balafre avait son dragier à la main lorsqu'il fut assassine à Blois par or- dre de Henri III. On en servait sur toutes les bonnes ta- bles. Les ëcorces de citron et les oranges eurent ensuite leur tour. Sous Louis XIII, parce que ce prince aimait le pain d'epice, tout le monde en portait dans sa poche ; on s*en offrait mutuellement; on en vendait dans tous les lieux 011 il 7 avait des assemblées soit de plaisir, soit de dévotion. Après vinrent le the' , le cafe , le chocolat; Les vulnéraires suisses , pris comme le the' , eurent leur temps. Plus tard on fit un usage immodéré des parfums. On en mit sur les habits , sur les gants , sur les perru- ques. On plaçait aux cannes des pommes d'ivoirè creu- sées, perce'es de petits trous, et qu'on remplissait d'o- deur. Alors ces odeurs ne fraisaient de mal à personne; c^était la mode : elles ont causédepuis des .maux dè tète et des vapeurs. Ensuite est venu l'usage de Peau de la reine de Uongncj il devint si commun qu'il n'y avait presque ^sonne qui n'eut son flacon. Mais l'usage qui l'a emporté mr tous les autres est celui dur tabac. ^ tabac ne ikit connu en France que dans les, corn* ™nc«iaens du siècle. En peu de temps son usage iHTRODUcnoir. litf devint assez commun. On ne se contenta pas de le mâ- cher, de le fumer , on le réduisit en poudre pour le prendre par le nez. On mit d'abord cette poudre dans de petites bottes faites en forme de poire ou de poivriè- re; le tabac s'échappait par un petit tron; on en for- mait deux petits monceaux sur le dos de la main , et on les portait Tun après l'autre à chaque narine. Dans les commencemens, l'usage du tabac en poudre parut si bisarre , que l'on crut qu'il ne convenait qu'a des soldats ou à des gens de la lie du peuple. Cependant, l'imagi- nation se fit peu k peu à cet usager les gens comme il &ut s'y accontumèrôit. On £ibriqua pour eu^ de riches boites, avec une smrte de petit fourniment qui ne prenait dans la boîte qu'autant de poudre qu'il en fallait pour chaque narine ; la poudre était toujours placée sur le dos de la main. La répugnance qu'on avait eue d'abord ^ntlevi^, chacun se piqua d'avohr du tabac en poudre et d'en user; mais les perspnnes riches et délicates eu- rent de la peine k s'habituer à l'odeur de cette plante. On y mit différentes odeurs} Cet u$age iîat abandonné k son tour. Alors, loin d'être honteux depretadfe du tabac, chacun s'en fit une espèce de bienséance. En avoir le nez barbouillé» la cravatte et les jabots marqués et couverts, n'eut plus rien de choquant } l'on porla des râpe» 4'^<^ longueur démesurée; plusieursle prirent a pleines mains, non-seulement dans les tabatières , mais jusque dans leurs poches» De nos jours ^ on ne pousse plus à cet ex- cès Tarno^r du tabac.Beaucoup de personnes 9 surtout parmi les femmes, l'ont abandonné. La plus ridicule de toutes les modes que le caprice put imaginer fut celle du panier. Cette bisarre machine qui, pendant quelque temps, resta, dans des proportions Wgitized by Google lir INTAOSOCTIOH. amez raisonnables , avait reçu le nom de panier- à c«^U5e dé saibrme et 4e ^ matière q[H'oni J employa d'aboi4; Elle avait été importée d'Angleterre ep France au com- mencement du 18* siècle. Hommes et femmes Tadop tè- feutj les antiques vertugadinsïxkvcïii convertis jen maa- neipiiiis ; et bientôt une modique ampleur parvint à Ufi énorme étalalge dont l'incommodité égalait le ridicule* Le panter devint une marque de distinction, de rang oy& d'opulence, riiacun, àl'envi, en accrut les dimensions j en étendit tellement cps vastes cerceaux qu'une femme ne pouvait plus passer de front dans plusieurs rues de la capitale. En peu de temps , toutes les dames se trou-r vèrent plantées jusqu'à la ceinture dai^s de larges maur nequins. Cette mode se maintint beaucoup pluade temp^ qu'aiMmne autre, mdgr^ ses inoonimpdités. Cependant peu à peu on diminua la circonférence des cercles pour la cliambre et pour les courses à pied. On en débarrassa tout-à-lail le Tbéâtre lfraneais^ maïs ce îal ime entreprise difficile d'accoutumer les femmes, et même une partie des liommes, à croire que, sans un grand panier, Andromaque, Cornélie, Agrippine, Roxa- ne, Alzire, pussent ^paraitre avec quelque dignité sur h scîlne, jet qu'à l'Opéra , Junon et Armide ne fussent pas do francbes grisettes. Il fallut persuader des actri- ces, disputer contre les spectateurs, écrire, parler, faire rougir l'ignorance etle mauvais goût, intéresser l'amour- propre.. Racine, Boilcau, madame deSévigne, et toute la cour, alldient tous les joui-s yoirCinna en perrqquecai^ rëe, en culottes de velours et en cliapeauj il était en- core plus ridicule de TOÎr uneCléopâtre en cbignon re- tapéf et étalant sur un panier six «unes d'étoife à fleurs lOttges luocliées; Quelques zélés restaurateurs dn m» Digitized by I1IT110DI7CTI0N. Iv lume l'emportèrent enfin. Sans doute ils auraient dvise montrer egaliement sévères k Tegard de bien d'auties parties de l'ajustement tbeâtral ; Le Kain nous fait sourire quand nous le voyons dans Gcngis-Kan avec .nne espèce de casque de dragon sur la tête , charge de plumes comme un cheyal de parade, et couvert d'un petit manteau de satin; et de nos jours nous avons vu Van- bovc, refusant un pantalon couleur de chair oii il ne pou- vait mettre, disait-il, ni son mouchoir ni sa boite, jouer le rôle d'Adam de la Mort d'Ahel avec une culotte à boucles de jarretières en diamans, et des souliers à bou- cles. La gloire de rctahlir le costume dans toute sa se'- vérite était réservée à Talma, éclaire' par les chefs- d'œuvre de notre grand David. Mais enfin c'était déjà beaucoup, sous ranci^ Wginie , d'avoir senti la néces- site de cette réforme, et la suppression du panier en était un heureux commencement. Les paniers lurent donc bannis du théâtre, au moins dans les pièces dont les personnages tétaient étrangers k FEurope. Us se maintinrent quelt£ue temps encore à TOpéra seulement dans les ballets. Cet appareil , sans lequel nulle femnlie de distinctioii ne pouvait paraître, était un fâcheux obstacle au be- soin de n'être pas toujours si distingue'es. Les hommes, de leur coté , avaient totalement abandonné ces larges éventaib qu^ formaient les basques de leurs babûs. Quelques femmes dipiinuèrent le volume de leurs pa« niers; on tiouva un moyen proportionnel entre I cUt de cérémonie et la bienséance de simple considéraHon. C'est ce dernier nom que portaient x:ertains petits ac- coudoirs ou paniers ti'onqués qui ne passaient pas les hanches, mais qui les rendaient seulement trois ou qua- 1 • IHTRODUCTIOH. ' trc fois plus grosses que la nature ne les donne dans ses plus fortes dimensions. Avec une considération on pouvait aUer partout ou le respect notait pas exigible; et sans doute on la supprimait tout-à-niit dans les oc- casions quin'appclaientqu'unedoucefamaiarite. Quand le panier fut proscrit, le sort des modes prépara, dans la ,Goif!ure des Françaises , un très-grand moyen de le suppléer pour marquer les distinctions du cérémonial. Ces dames élevèrent sur leur tête des pjramides de che- veux d'une telle hauteur siëre, mais que le chant et la simplicité de ces tèinps- là semblaient rendre pathétique; ils chantaient les mi- racles des saints, leur martyre, et certaines fables, auxquelles la créance du peuple donnait le nom de Tisionset d'apparitions. Ces pèlerins allaient par trou- pes, et ils s'arrêtaient dans les rues et dans les places publiques , (41 ils chantaient, le bourdon à la main, le chapeau et le mantelet charge de coquilles et d'images peintes de diverses couleurs. Ce spectacle plut à quel- ques bourgeois de Paris j et l'on se détermina a acheter un lieu propre à élever un thcâtre oii l'on représente- rait ces Mjstieres les jours de £ête (Hist. du Théâtre- Français.). Le 4 décembre 1403, Charles VI permit aux Con-* frères de la Passion de laire des repre'sentations en pu- blicj et ceux-ci élabUrcnt leur théâtre k l'hôpital 4e la Trinitë. Jje ^pectade établi par les Confrères se ^utint sous les règnes suivans , et il se forma d'autres troupes. On vit paraître les Enf ans-Sans-Souci ^àont le chef pre« nait le titre 4e PrifiiQÇ ilcs Sots oi| .de la SoUfse , et les defti de la Baiodm* En i55g, sous François , la maison de la Trinité e'tant devenue d.e nouveau un hôpital, les Confrères de la Pam)ii allèrent s!étal>lir à Thotel de Flandres. Cet iiôtel fut demoH en i545 ; ils achetèrent alors une vaste portion de l'hôtel de Bourgogne , rue Maucon- ^l^.et y fitenf construire un théâtre qu'occupèrent après m^x 1^ r^j^ipy^ duxoii et, depuis^ laComedie- ludime jusqu'au 1763. iils pbtinixait la permission d'y Digitized by Google INTRODUCTiOff. Ux rêpiëseftter le 17 noyeiabiie iS^S^fWS il leur fut kU* iTendu alors ie jaae^ aacQn Mjstère de la PmiiM|. Yoîci dp ([ucllç façon était çoustruit le théâtre des Confrères. « Il était, sur le deyant, de la même forme f ue ceu^ d'aujourd'hui , mais le fond éuit dil'ierent; plusiettia échalauds qu'on nommait établies le remplissaient : le pli^s clc\c ropro'sciitait le paradis, celui de dessous l'endroit ie plus éloigné du lieu ou la scène se passait » le u*0Jsiè*me en descendant, le palais d'Hérodç, la maison de Pilale, etc.; ainsi des autres jusqu'au der- nier, suivant \c MjbLère qu'on reprcVenlait. Sur loscôtc's 4e ce mcmc iheàtre étaient des espèces de gradins, en jonoe de chaise , sur lesquels les a/cteurs s'asseyaient lorsqu'il;» 'aTaicnt joué leur scène ou qii'ils attendaient leur tour à pji lci-; et jamais ils ne disparaissaient aux j^cu X de& spectateurs qu'ils n'eussent achevé leurs role§; Ainsi lorsque le Mystère commençait, les spectateurs royaient tous ceux qui deyaient j jouer; les auteureni les acteurs n'y entcudaient pas plus de fiuessc , et les derniers étaient censés a bseus lorsqu'ils étaient as^ A l'endroit oi^ IVm pjace à présent une trappe pour descendre 'Sous le th^tre , l'enfer était représenté par la gueule d'un dragon qui s'ouvrait et se fermait lors- que les diahles en sortaient ou jr rentraient. Une es^ècp de niche, avec des rideaux dev«nt,ibrmait unecbaa»- bre , et ce^te diàmbre servait à cacher aux spectateurs certains détails qu'on ne pouvait leur présenter, tels que Taccouchemcnt de Ste.«Anne, de la Vierge, etc. (/^. Histoire du Théâtre-Français , Traite de la Pol. ^ etc.) » Peu de temps après l'établissement des Confrères de la Passion, parut celui des Basochiens {VtjUfem da^is le IX INTRODUCTIOH. Dictioniiaîre, l'art. Basoche.) Ceux-ci reprâent^eutdes Moralités ou des Farces où la satire la plus licencieuse attaquait sans ménagement les mœurs et les personnes. Les clercs de la Basoche ne jouaient ordinairement que trois fois l'annëe : le jeudi qui précédait ou suivait la fête des rois , le jour de la cërëmonîe du mai dans la cour du palais, et la troisième fois quelques jours après la montre générale (i), sans compter les diverses épo- ques des réjouissances pttblinfrëres de la Passion , représentaient leurs Soties ou Sottises sur des e'chafauds en place publique. Gctait ordinairement a la Halle que ces repr^entations* avaient lieu. Ils se réunirent dans la spite aux Confrères de la Passion. Le prince des sots ou de la sottise , qui exerça dans les commencemens une sorte de juridiction sans appel sur les vicéS et les sottises de la cour et de la ville, portait pour coiffure un capuchon garni de longues oreilles d'àne. Il taisait tous les ans une entrée à Paris,- suivi de tous ses sujets. Celui qui était charge des dé- tails de cette entrée et des jeux représentés par les Enfans-Sans-Souci , était la seconde personne de. la Principauté de la Sottise^ et prenait le titre de Mère ou Maire Sotte. (1) On appelait ainsi une esptce de revue g«-nerale des Baso- cliiens (]ue fuisait lou3 les aosy au coiumencemeol de juillet ^ le roi de la Basoche. Digitized by iXTaODUCTiOH. l{| Pour donner une idée du langage des Eufans-Sans- Souci^ nous allons rapporter Cri ou annoiice d'une Sottise représentée à la Halle en i5i i • . LA TENEUR DU CRI. Sots lunatiques, sots ëtoardis, sots sages^ Sot^de villes 9 aota de chAteaax de village y Soto rasaolés» «ots niaia , aots sabUls , Sots amoaretuL) sots priv^^ sots stavages. Sols vieux, Donveanx, et sots de loates %esy Sots barbares, ëtraoges et geatils y . Sots faisoanàblss, sots pervers, sots rëtiCi, Votre Prinoe , saôs nnlles intervalles , Le Blardi-Gras jouera ses jeux aux halbf • Soties dameseCsotlesr damoiselies y Sottes vieilles , soties- jeoDes et nouvelles , Tontes sottes asnuuitle masculin ^ Sottes hardies, couardes, laides et b^es'^ Sottes Iris^ues, sottes douces et rebelles, Sottes qui veulent avoir leur picotin , Sottes trottantes sur pave , sar cliemin , Sottes rouges, maigres, grosses et pAles, Le Mardi-Gras jouera le Prince aux halles* Sots ivrognes , aidtant les bons loppins , Sots qui aiment jeux , tavernes , (^bats , Tous sots jaloux, sots gardant les patins (l), i Sots qui faites aux dames les choux gras, ^ Amenez-y sots lavës et sots sales } Le Blardî-Oras jouera le Prince aux balles* JÊÊhû Sot^ néoioxïà toutes ses sottes ^ N'y faillez pas v venir bigottes , Car en secret faites de bonnes cbierea^^ * • * « '' ' ' " ' ■ ' 1 I ■ I (t) 9cts qui gardeai lewrs, fenunet. , Ixij INTRODUCTION. • . Sotlet gaies, dëiimtes, augnoltesy Soan qaî élin rax bomttes luiiiliéres » IfoDirer vous finit doaCM fli oordialet; Le Mardi-Gras jooera le Priooe aux halles* Fait etdonoë bavaat vin à pleins pois , • P*r le Prince des Sot» et ses sàppôts. Ce morcean , dont nous avons rectifie l'orthographe, est un des moins grossiers de toutes les Sottises des £n- fiin»Sans6ouci. Cette société , qui aTail dans lar me Darnetal (maintenant rue Grcneta) une maison nppclee Maison des Sots attendans , exista jusqu'en i6o5. Nous avons dit qu'en i548, le parlement deïendit aux G>nfrères de la Pasmôn du )oiiev des MÊfsièrés sur leur the'âtre de l'hâte! de Bourgogne. Ils reprf^sentèrent donc des sujets prolanes jusqu'en i588 qu'ils louèrent leur privilège e( leur hotcl à une t]x>upe de comédiens. * Peu de temps après leur etablisseyâent à l'hôtel , plu- sieurs poètes ayaient essaye' de donner aux Parisiens un spectacle plus régulier, en s'inspirant de la ti^agédie et de la comédie grecque et latine. En iSSa parurent deux trage'die's d'Etienne Jodelle, la CUojtâtre captipe et Didon se sacrifiant , et une comédie , Eugène ou la Rencontre, pièces fort ridicules sans doute , mais qui, à leur apparition , firent et devaient faire UneseÉsation prodigieuse. On yit pàfaftré, à peu d'âiïYk^èi^de dis* la Médée de Jean de la Perusc^ YJgamemnon de Charles Toutain; la Tresorièrej la Mort de César de Jacques Grevin 5 la SophoHiét dè Mellin de Saint- Gdaisj/fli Sultane de Botfnjn; PJgammhoH de Le Dbebat % îës OmpituA , fAUttatidre de Jae^Jûèf de la Taille 3 r Achille de Filleul j la Reconnue de Rémy à Digitized by Google iXTRODUcTiOfr. Ixiij Belleau ; k Braire de Baif ^ ia Poreie, PHif^jte , U Comélîe d« Garniei*; etc. , etc. Il se forma plusieurs troupes d'acteurs ; une d'elles vint, en 1^4^ s'établir à riiôtel de Clunj,ruc des Ma- ihurins} mais elle n*Jr resta qtfiià instant. Après pliC« siedTS tentatives inutiles, nne autre troupe parviùt enfin , en i588 , a forcer, comme nous l'avons déjà dit, les G)nir€res de la Passion de leur louer i'iiolel deBour- gogne. ... En iSgô, des comédiens de province ootinrent Id permission d'elablir un thealre a la foire St. -Germain , et dy jouer pendant le temps de la foire, maigre' les reclamatioDs des com^iens de l'hôtel de Bourgogne. En 1600, ^tarissement du théâtre do ïilarais. « Les accroissertiens' de la title de Paris , dit Chapuzeau (Tlieatrc-rrançais, liv. lll) , donnèrent occahion à une troupe de cotntfdieus (mais avec le consentement de celle qui représentait k Thotel de Bourgogne) d'e'lever un théâtre dans une maison nommée Vhôtel d'Argent , au quartier du Marais du Temple. Cette troupe s'jr est maintenue jusqu'en 1675 , etc. » A cette dernière ëpoque , la troupe du Matais aban- donna son théâtre; et une ordonnance royale ayant ié" cide' qu'il n'y aurait plus que deux troupes de come'- diens k Paris, elle sé réunit à celle du Palais>Royal , qui venait de perdre Molière. Les deux troupes tietk firent plus qu^une , sous le titré de Troupe Ju wî j elle alla s'établir dans le jeu de paume de la rue de Saine, presqu'en face de la rue Guënegaud. £lle subsista jus- qu'au 31 dctobre 1680 què la troupe de l'hôtel de Bourgogne y fut reunie. Telle est à peu près Tidce générale que l'on peut Digitized by Google bdv ISTAOOUCTION. prendre des divers e'tablissemens qui ont précède' et détermine celui du Théâtre- Français. Pour les autres ^po^es de son histoire et pour ce qui concerne les au- tres thëfttres, on peut Toir dans le Dictionniare les ar- ticles Hiéâtre-Français , Odéon, Académie rcyale de Musique , Opéra-Buffa^ Opéra- Comique ^ etc. , etc. Les salles de spectacle, à Tëpoque où nous commen- çÂmes a avoir un spectade permanent, étaient bien loin de ressembler k celles de nos jours. Le théâtre du Marais, cntr*autres, e'tait construit, comme tous ceux qu'on élevait à la même époque , dans un jeu de pau- me qui formait un carré long ; à l'une des extrémités ^élevait une estrade destinée à figurer le proscenium des anciens. Trois ou quatre cliàssis de toile peinte dans le fond , quelques bandes de papier Lieu au plancher , pour imiter le ciel , telle était la décoration habituelle qui serrait aussi bien pour un palais que pour une pri* son , pour une foret que pour un jardin. Quand ou voulait faire connaître au spectateur que le lieu de la scène allait changer , on levait ou l'on tirait une tapis- serie, et cela se faisait jusqu'à dix ou douze fois dans la même pièce. Aux murailles du jeu de paume e'taient appujés deux ou trois rangs de galeries en charpentes, disposées de manière que la moitié des spectateurs ne voyaient les acteurs que de coté, et que ceux qui oc- cupaient les premières loges , les loges du fond qui étaient considérées comme les meilleures places, étaient si loin.de la scène , qu'ils pouvaient à peine ^tinguer et entendre les acteurs. €ie fut SUT des théâtres à peu près pareils que se jouè- rent encore long-temps après les cheiis-d'œuvre de Cor- neille , et que la plupart des pièces de JQLacine et de Digitized by • * iNTRODUCTlOlr. • \xt Molière furent représentées. On ne construisit des thëâ* très plus commodes qu'à la fin .du 17* siècle {Fajrex ' dans le Dictionnaire, pour les salles de spectacle au i8* siècle, et pour celics qui oui lite construites depuis, les articles ci-dessus désignes). Ayant la révolution , il n'y avait que trois théâtres à Paris. On en compte k fM^sent doute ; et ils sont à peu près pleins tous les soirs. La marquise de Lambert di- sait, en parlant des spectacles : « On j reçoit de grandes leçons de vertu., et Von en rapporte l'impression du vice. » En gënéralisant ainsi une pensée, on la rend fausse. On peut dire que certaines représentations théâtrales sont dangereuses pour les jeunes personnes dn sexe , puisqu'elles leur o£&ent des tableaux que doi- vent ignorer leur innocence^ remarquons cependant que le public repousse avec indignation les traits qui . pourraient trop eVidenunent outrager la décence; et, au surplus, les jeunes personnes, nous ne dirons pas de la haute , mais de la bonne société de Paris , sont sans contredit tout aussi sages, tout aussi réservées, et beaucoup mieux élevées que les filles de nos petites villes de province , qui ne vont jamais ou bien rare^ ment au spectacle. Une mère doit bien plus redouter un roman qu'une comédie. Quant aux hommes faits, de quel danger est pour eux Je théâtre dans l'état de société ok nous vivons ? Ils y apportent des vices , des passions qu'ib voient représenter; c'est là tout : car nous avouerons franchement que le Castigat ridendo mores de Santeuii nous a toujours paru tout aussi peu prouvé que la pensée de madame de Lambert. Ce qui nous semble incontestable, -c'est que le théâtre , tel qu'il est constitue de nos jours , peut e Digitized by Google iXt^ IMTAODUCTlOlf. et doit adoucir les moears; il aide à rinsCmctkHi du peuple 5 et j'aime beaucoup mieux voir un iKmnéte ar- iisan au spectacle qu'au cabaret. M. de Sartine disait iouyept : « Pendant les trois semaines où il n'y a point de spectacles, je suis obligé de doubler la garde. » ISous allons maintenant considérer Paris louflle lap» port indu&triei et commercial. Les Parisiens , avant l'entrée des Romains dans les Gaules, fiûsaient déjà par eau un cominerce asses co»* siderable. Leur ville avait dësjon le même symbole qu'elle possède encore aujourd'hui. Ce vaisseau était ce- lui d'\^, ^ était une des principales divinités des Pansiens, et qui leur a même donné son iMMn, si nous en croyons quelques étymologistes. Les images dlsis lurent souvent accompagnées d'un vaisseau. Ce vaisseau est celui des constellations placées au midi de la Vierge oH de riâs d'Er,atliosthène> et qui se lève touiours avec elle. Ces circonstances astronomiques ou cette mdon ^'aspect entre Isis et son vaisseau, firent dire à ceux qui voyaient les images de la déesse , qu'elle avait inventé la navigation, qu'elle disposait en arbitre souveraine (les vents et des orages. C^ lui attribua Tinventioli des .yoiles et la construction du premier vaisseau , c'est-k- dire, du Vaisseau Céleste ou du vaisseau Argo. Voilà Vorigine du culte que les^Égypti^s rendaient au vais- seau d'Isis , et depuis long - temps le culte égyptien avait passé dans le nord de l'Europe, ^/^o;-. Dupuis^ Op. 4es Cultes, p. 276 eisiui^). •Dans ces régions encore barbares le symbole d'Isis n'était pas coniiu seulement des Pàrisiens. Nous lisons dans Tacite {Descrip. de La Germanie) : Pars Shevorum et Isidi sacrijkat. Unde causa et origo peœgnno sa^ro. i^iyui^ud by Google mTHODUCTiOX. IXVÎj pmum tomperiy nisi Ccgrand homme Digitized by Google ISlÎT HTRODUCTIOV. ne ût pas sans doute tout le bien qu'il voulait faire. Ainsi , il ne put abolir les douanes qui séparaient les diyrâes provinces et qui en &isaient comme autant d'ëtats e'trangers l'un à l'autre. Cette gloire était re'ser- vëe à M. Necker. Mais par quels émineus services Col- bert n'a-t-il pas mérite la reconnaissance de la patrie ? « 11^ fit refluer sur notre sol , dit M. G. Dupin , ces sources de richesse et de prospérité qui semblaient cou- ler exclusivement en d'autres contrées et pour d'autres peuples. Les succès les plus brillans xoccmipensèrent ses soins et passèrent ses espérances. Non-seulement notre industrie ne fut plus obligée de mendier k l'é- tranger les produits grossiers qui manquaient naguère à ses arts imparfaits j bientôt des produits également remarquables par la commodité de leur usage, par Felé-^ gance de leurs couleurs ^ conquirent à la France le luxe des autres peuples. Alors les cliefs-d'œuvres de nos fa- briques , portés sur toutes les mers aux nations les plus lointaines , leur apprirent qu'un peuple moderne avait su reproduire l'élégance des arts d'Athènes et l'indiis- trie commerçante de Carthage et d'Alexandrie, etc. {DU.mCons,desArUetMét.)^ On peut voir aussi ce que nous avons dit dans le Die? tionnaire , article Mmtjfactwti , sur cette époque bril- lante. Ce vif éclat s'éteignit après la mort de Colbert. La révocation de Tédit de Nantes , en i685, porta iin coup btal au commerce; il s'en est long-temps ressenti. « Près de cinquante mille familles, eu trois ans de temps, sortirent (ilu royaiune, et furent suivies par d'autres. Elles allèrent porter che» les étrangers les arts, les numufacturcs, la richesse. Presque tout le 'nord de Oigitized by lîlTRODUCTiON. IxXV rAl}emagne, pays encore agtasie et demië d'indoBtrie; reçut une nonrelle &o& de ces mnltitiides ttttnsplan* tees. Elles peuplèrent des villes entières. Les étoffes^ les galons , les chapeaux , les bas, qu'on achetait aupa- n?ant de la Franoe, lurent ^dbriquA par eux. Un fiiuliourg entier de Londres iut peuplé d'ouniersfinin- çais en soin ; d'autres y portèrent l'art de donner la per- fection aux cristaux , qui jàki alors perdu eu France.... Ainsi la France perdit environ dnq cent mille habi- tanSy une quantité prodigieuse d*espècetf; et surtout des arts dont ses ennemis s'enrichirent. (Volt., Siècle de Louis XIV. ) » £n 1G64 ou avait formé une rompe guie des Indes oc* ddentales et celle des Grandes-Indes. La perte du Canada entraîna là ruine de la première. La seconde fut supprimée en 1769. Il fut prouve alors qu'elle ne s'était jamais soutenue qu'aux dépens du trésor royal; et qu'elle disait le*commerce'à perte. H ne resta aux l^àliçais dans cette partie du monde, comme le dit Volt^ure , que le regret d'avoir dépensé pendant plus de quarante ans des sommes immenses pour entretenir une GCHnpagnie-qui ne fit jamais le moindre profit, qui ne paya jamais rien aux actionnaires et li ses créanciers du produit de sou commerce, qui, dans son administra- tion indienne, ne subsista que d\in secret brigandage, et qui ne ftit soutenue que par une partie de la ferme du tabac que le roi lui avait accordée. Sous la régence, le plus absurde système financier qui eût pu être présenté à la soif de l'or, répandit sur la nation un esprit de vertige; les véritables sources de la prospérité publique , l'industrie et le commerce, (nreu^ abandouuées, cl l'antre de la rue Quincampoix 4 Digitized by Google Imyj introduction. devint le centre de toutes les espérances et de tous les calcnls. Law avait d'abord proposé son projet au parle- ment d'ÉooSse qui le rejeta. Il vint en France , et si,' fit écouter du duc d'Orléans. L'opinion de Law était qu'en France, ainsi qu'en Ecosse, l'industrie languissait àiute d'argent pour la mettre en activité : il proposa d*éta* blir une ban^e qui pourrait ânetfre du papier jusqu'à concurrence de la valeur de toutes les terres du pays. On adopta en partie ce projet extravagant de banque et d'agiotage, et la ruine d'un grand nombre de fit- milles en fut la suite. (Voyez ce que nous disons k ce sujet dans le Dictionnaire , articles Sjstème de Law, rue QuincampoiXy etc.) Pendant tout le long règne de Louis XV l'industrie et le oonunerce sommeillèrent. Cependant, sous ce rè- gne , il se forma une société dont les travaux ont donne' naissance à d'iicurenses méditations, et ont rendu dans la suite les plus grands services. . Elle rechercha les causes qui peuvent multiplier4es richesses d'une nation, et Ton vit paraître un système complet sur la formation et la distribution de ces ri- chesses. Les économistes , qui furent tant ridiculisés à Pépoque oii ils commencèrent d'écrire^ aperçurent que les richesses quelconques sortaient d'une source unique, la* terre; mais, comme toutes les sectes, ils étendirent trop les conséquences de leur sjstème ; ils se complu- rent trop dans d'oiseuses spéculations; leur théorie né- gligeait trop le commerce et les manufiictures , bien plus occupée qu'elle était des produits que de la ma- nière de les mettre en œuvre. Cependant on doit aux économistes une science nouvelle qui, rendue bien plus féconde dans ses conséquences, bien plus utile dans la Digitized by GoogI HTTBOOVCTIOR. IxilV^ pratique , et prenant le trxivail pour base , a rendu les plus grands services à l'industrie française. Avec cette nouvelle théorie d'économie politique, on aurait peu Lesoin du travail des administrateurs, et Famottr éner- gique de la liberté', le dcveloppement de l'industrie &iideraient la prospérité' publi(jue. « Pour élever un » état du dermer degré de barbirie au plus haut de- » gré d'opulence , » a dit Adam Smith , l'illustre auteur des Recherches sur la nature et la cause des richesses des nations^ « il ne faut guère que trois choses ; la » paix , des taxes modere'es , et une administration to- » lérable de la iustipe. Tout le reH» est amené par le 3» cours naturel des choses. Les gouverueméns qui for- » cent ce cours naturel, qui précipitent dans d'autres M canaux les choses destinées à le suivre , ou qui s'ef- » farcentd'arréterlesprogrèsdelasociétéàoertainespé^ » riôdesdesonaTancement,agissent contre le Tceu 41e }a 9 jiature, et, pour soutenir leurs plans arbitraires, ils sont « réduits à devenir oppresseurs et tyranniques. » Sous Louis XVI, Turgot, qui fiiisait partie de la secte des économisées^ animé par l'amour du bien pu- blic, demanda et obtint pour tous lesartisans la liberté de l'industrie , de ce droit que chacun, au nom de la nature, a de disposer à son gré, sans nuire k autrui, de toutes ses Surultés. Cest de la liberté absolue, du concours de tous les talens et de tous les travaux , que s'e'lèvent les progrès des sciences, des arts, dans tous les genres. Le gouvernement n'a rien ici à commander ni à défendre; il n'a qu'à protéger chaque citoyen dans l'exercice de sa liberté, contre tous les actes de l'injus- tice et de la violence. Les corporations et les privilè- ges exclusifs ne s'étaient perpétués qu'à l'aide de cet Ixxtiiî iHnoDVcnoH. esprit de cupiditc? et de domination qui tend sans cesse k tout envahir. (P^. Perreau , Ei. de Lég) Biais la foule d'intérêts personnels que froissa Tor- ^DMianoe «{«'aTait sollicitée Turgot , s^arma contre lui. Six monaprës , l'oidonnance fîit raptK)rtee, et le grand citoyen qui ne voulait que le bien de sa patrie , dut quitter le ministère. Il Êdlttt la rërolation ponlr amcher Tindustrie an yaag du pirivil^. il fallut la re'volution pour affranchir notre indus- trie de la plupart des thbuts qu'elle payait à l'é- irattger. Cest k Vepoque de la première exposition des pro- duits de nos manufactures qu'il faut placer la nouvelle ^e de rindustrie française et du commerce de Paris. • Les rasonrcM de la Firance paraissaient épuisées par les désastres et les gnerres terriUes de la révolution^ Fitt nous fermait les mers de TAsie et de rAmériquc. • Le geiûe français triompha de tous les obstacles , et la ^trie regagna bien pins qu'elle n'avait perdu. * La "Mite et ie morcellement deshiens de la noi^lesse et du cierge avait multiplie les propriétaires de terres : comme d'ailleurs une partie de ces domaines partage's CDiiinstait «n parcs, en capitaineries de chasse , la cul- ture avait feit de nouvelles acquisitions. L'effet de la veitte de ces domaines (comme le dît un Anglais lui- même, M. Malthus, dans son Essai sur le principe de pojpulaiim) avait été de donner la plus heureuse impul- sion à Vagricnlttte , et par conséquenft k Tindustrie. Des écoles des arts et métiers furent instituées; à Paris s'éleva un conservatoire des arts et meiieis qui ofifrit à l'industrie nn musée riche des productions de i^iyui^ud by Google IHTKODVCTlOir. IsiîlL tous les arts, et traçant l'iiistoire de leurs progrès. Les mécam^ues , en procurant une éconoime de iiiaiii-d'€eoyTe,oOBfiidéral)le« a|otttèreftt à la qimtiiâ des tiflsiis. Le tissage du coton èt la filature firent d'immenses progrès. La France fut délivrée deTimpot qu'elle payait aux maîtres de l'Inde. Le Ûociis continental même provoqua le giaiid de Finventiioii» Lorsqpie le cabinet de SaintJames , dans une ordonnance du 1 1 novembre i8og, prononça l'in- terdiction de tous les ports, en assujettissant les Làti- mens des puissances neutres ^ amies et même alliées de l'Angleterre , à être visiti^ par ses droiseurs, conduits dans les ports britanniques, et tmé^ k nne imposition arbitraire, Napoléon, oblige' d'opposer de just(^ repré- sailles, à cette étrange législation , rendit le décret du novembre de la même annëé, lequ^ ordonnait la ^ saisie et la confiscation des bâtimëns qui ^ après «voir touché en Angleterre, entreraient d#ns les ports de france. De ces mesures, provoquées par les lois hritai^ niques y résulta la presque absolue cessation des rabio- tions maritimes. Biais oàoTS naquirent ausR mille re» sources pour rempUoer ks objets dont nous man- quions. Uu ministre citoyen , M. François de Neufdi&tean^ *avait conçu la noble idée de rassurer la patrie, en ex^ (Misant ^ ses jeux les trésors de toutes nos industries^ Manufacturiers, artistes, savaiis, s'empressèrent de se- conder les vues patriotiques du ministre, et la plus heureuse émulation produisit les plus brillans résultats. Cette première exposition des produits de l'industrie fraiii^aise eut lieu peiulaiil h's jours complémentaires de l'an 6 (179Ô). On construisit au Champs- de -Mars Digitized by Google Ixxy ' IRTBODUCTIOH. soixante arcades ou portiques disposas en un parall^o- gramme ou carré long autour d'une place, au centre de laquelle s'élevait le temple de l'Industrie. Là , pour la première fois, les Français purrat admirer le tableau de toutes leurs richesses industrielles. « Partout les arts ass{j( ic's aux lumières, dit le juri de 1798 , se déga- gent de cette honteuse routine qui est le caractère de resclavage. L'émulation la plus brûlante embrase tou- tes les tôtes des artistes , et le gouyeraement n'a qu% vouloir pour porter les arts au degré oîi s'est placée la grande nation parmi les peuples de r£urope. » Trois ans après, en i8ei, sous le ministère de M. Chaptal , la ^seconde exposition eut lieu dans la grandc^ourdu Ix)uvre; la troisième exposition, en 1802, même emplacement ; la quatrième , en septembre 1806» sur la place de l'hôtel des Invalides; la cinquième, en 1 8 rg , dans les salles du Louvre ; la sixième, en 1 8a5, même emplacenipnt (1). Ces deux dernières ont été les plus belles j elles ont attesté les progrès immenses de notre industrie^ on al pu y faire la comparaison victo- rieuse de nos produits sur les produits étrangers. ^ » Quel laps de temps put donc suffire à tant de tra- vaux dit M. C. Dupin, dans son discours sur les /vro- grès de rindustrie française depuis le dix-neuvième siècle» tt Sont-ils Tensonble de vingt peuples divers travaillant ayec ardeur pendant plusieurs gën^tions? Non, je n'ai voulu parler que des travaux d'un seul. (i) Dans le Dicliunnaire, à l'ariicle Exposition des produits de l'industrie ^ j*ai commis, sur la daie de la seconde de ces expositions cl sur leur nombre, une légère erreur 4ue ce passage de riotroduclioQ recliiie. Oigitized by IlfTRÔUUCTlON. Ixxxi peuple et d'une seule gëneralîon ^ et la france et vingt ans d'effi>rts ont produit tous ces mîracleB. Nôtre cœur se remplit d'une juste fierté k la vue de ces non* breusos coïKjuètcs faites par le ge'nie , l'activité, le cou- rage et la persévérance de nos plus habiles concitoyens. Ce n'est plus du nunas de qiielques me'tiers obscurs ip» se compose l'industrie d'un peuple tel que le notre. Cette industrie embrasse aujourd'hui l'applicatiuii de toutes les sciences et de tous les beaux-arts aux procé- dé qui peuvent nous donner les objets que réclament le besoin , le bien-être, le plaisir et la dignité de l'exi»» tcnce d'une nation grande et policée. » Parmi les causes premières de 1 étonnante impulsion qu'a reçue depuis vingt ans l'industrie fiançaise , il fiiut placer Tadmirabie institutioii de l'école Polytechnique. Sous la directicm des Monge, des Lagrange , des La- place, des Prony , des Chaptal , des Fourcroy , des Ber- thollet, des Uassenirats, les élèves allèrent dans tous les ateliers puiser des oonnaissances pratiques pour les* quelles ils donnaient en échange une savante théorie. Cet échange de lumières re'pandit l'instruction dans toutes les classes, rectifia le goût des artistçs, et ftymy d'excellens chefs d'ateliers. Les arts s'étendirent et s^â* Bs^liGrèrent, et c^est par leurs progrès successifs qu'après (le si cruelles catastrophes notre France a pu réparer ses pertes^. • Il est encore, sur les causes de oatte pvo^rite de mire industrie , deii considérations importantes que présente avec beaucoup de talent, dans Siis Annales de C Industrie, M* JUe jNormund, savant aussi estimable que modeste , que je me suis plu à citer plusieurs £chs dans le Dlictionnaire. / IXXIJ ihTKODUCTlOIl I > « Autrefois , dit-il « un manu&ctnrier ëtait souvent nne espèce- d'entrepreneur, un riche capitaliste, qui trouvait que le genre d'industrie le plus beau était celui qui plaçait ses fonds au plus haut intérêt. 11 lisait k peine des ëtats de situal|ion qu'on lui envoyait , et ne se rappelait que tel ëtablissement portait son 90m que le jour ou il donnait quittance au chef de la manu- facture. » Aujourd'hui le manuÊsieturier conçoit son plan, rezëcute , calcule les chances du succès, ses pertes et Éon gain , choisit ses ouvriers , ses machines , les essaie, les perfectionne , e'tablit ses del)ouchës , et sait enfin jouir de ses bénéfices en s'entourant de la considération que donne le mërite Utile et la richesse bien aèquise. Tels sont les Temaux, les Odiot, les Delessert, les Ravrio, les Gros-Davilliers , etc., etc. Aujourd'hui le noble ue dédaigne pas de parcourir la carrière du plé- béien. Il seraità souhaiter que ce bel exemple fut gë- nâralement suivi. » Ceux qui ont suivi la marche de l'industrie , ont dû s'apercevoir qu'autrefois elle semblait être plutôt con- sacrée au luxe qu'aux besoins du peuple , et devoir sar tis&lre la vanité plutôt que les usages ou les goftts or- dinaires de la société. On confectionnait de fort belles choses, et on aurait pu dire aux labricans, en parodiant un mot célèbre : Vous les faites riches, ne pouvant les fidre commides. U n^ultait de ce système fort mal en- tendu que le riche n'avait qu'une triste jouissance, celle de la magnificence, et que le peuple était privé du bien-être et des douceurs les plus désirables 4e la vie. » Qttuid on s*aperçut que les étrangers «uivaîent le INTRODUCTIOIY. Ixilii} système inTerse, que k rëvolulion aTait introduit chez totftes lesdasàes le goAt da luxe,' et ayait deniul à beaucoup d'entre elles les moyens de le satisfaire; quand on vit des connaisseurs là où Ton avait coutume de yoir des ignorans, on commença â s'écarta de ce système , et tout en encourageant l'élégance des formes et l'éclat, on parvint à fabriquer tous les objets qui ajoutent aux douceurs domestiques, et qui sont d'un usage courant et habituel. » La nouyelle l^islation, en détruisant les entraves de l'ancienne, a donné dustries a nécessité la formation de nouveaux établisse- mens. Paris était autrefois le principal marché de tou- tes ses manu&ctures, et sa propre consommation était le grand objet de tout le commerce qui s^y fidsait. Au- jourd'hui il donne plus qu'il ne reçoit; il a pris rang parmi les villes les plus commerçantes de l'univers. Nous ne pouvons mieux terminer cette Introduction Digitized by Google hixiy ' IBTRODUCTIOR. que pu ce beau pamge de madame de Staël {Consi- dérations swUféxAakmfrimçaùe, tom. i, p. a85). . Si l'on s'ëtonne que la France a tant de i««mwef encore maigre ses revers ; si , maigre la perte de» colo-' nie» le commeroe ^ert ouTert de nouveUes routes; a les irogrës de Vagricultore xmt inamcevables. . c'est aux décrets de VA«emblëe Cwirtituairte qu il fout l'attribuer; la France de l'ancien régime aurait «uc- • eombë à la millième partie des maux que la Franco Bonyelle a supporlà. La divirio» des propriété par la vente des biens du clergd, a retiKS de la muère une très-nombreuse dasse de la société. C'est k la suppre*- lion d« maîtrises , des jurandes, de toutes les gènes imposées à l'indastrie, qu'il faut attribuer l'accroisse- ment d. s manuftctuwa, et revi»*»^»"' T»| niontré de toutes parts. Enfin uue iiati<^ depuu long- tonpa attachée à U glèbe, est sortie, pour ainsi dire, de Imsous t»sne; et l'on s'étonne encore, maigre les fléaux de U discorde civile, de tout ce qu'U y a de ta- lens, de richesses et d'émulation dans ^ y^P^*^ déUvie de la triple chaîne d une égli«i mtoWrantc, ■ d'une noblesse «odaU, et d'une autorité royale san* limitM. • A. BÉRAUD. Digitized by Googl » • lyui^ud by Google Digttized by Google i^iyui^ud by Google r DICTIONNAIRE^ DE PARIS. A Abattoirs, chaque boucher avait autrefois tes étab^es et sa tuerie. Cet nombrccuL fojrcrs de miasmes insalubres n'exis- tent phis. Cinq abattoirs ont lité éievH hwn d€ l'enceinte in- térieure de Ja capitale. Ils se composent devastttf bmgvds, de Jogenens pour les pr^ostfs de raimnrâmitton ; reirfer- • ment plnsieiirs bergeries et boureries. Cet utBes étiblistemena pnt ëlë^nstniîti en 1810 et 181 1 , sons la direetion 4e dMrene nrcbitectesj Tab^ttoir de Grenelle par- M. Gifort, ÏBehn de MMl- Montant par M. Happe, celui 'de Montmartre par M; Peiterin, eefaii du Roole par M. PetH-Badd, celui de Vil- lejuàf par M. Leloir. ^ ■ ABBAYE. On appelait ainsi le lieu où des religieux de Vun ou de l'autre sexe vivaient en coramunautd sous la direction d'un abbé ou d'une abbesse. On distinguait deux e<îpèces d'ab- • ' baye; l'une, régulière, avait pour supérieur un abht- 0x1 une ^ abbesse du même ordre, assujettis aux règles du monastère; , l'autre, commandataire , avait pour supérieur, avec le litre g d*abbéy un ecclésiastique séculier, sans autorité spirituelle sur les moines, et, dont la manse était s^arée. Les principales ab*^ I ' bà jes de Paris et des environs étaient ceUet d« Montmartre , de Notre-Dame-de-Footel, ou rAbbajre-aux-Bok, réàniedepnifl «ti prieuré déBon^ecunri, fimbourg St.- Antoine; Panteraont^ fiittboQiy St.-Geml«i; les deux abbajee -de PDrt-Royel-desw Ghflnps et rue de la -Benrbe, SâinWAntfine/ Saint-Dénis , I I Digitized byi^^oogle a ABR Saintc-Gcncviè\'c-du-Mont , Saint-Gcrmain-d es-Pres , Saint- Victor, Valde-Grâc«, Chelles, etc. Voyez ces divers noms. ABBAYE (prison de F), rue Ste. -Marguerite-, n* sa^faub. St.-Gcmui». Le pilori de l'ancienne abbaye St.-GeniiUB eiis-' lait encore en cet endroit en iSsa. Il fut •remplacé par une bar- rière des Scrgens , à lagncUa succéda une prison destinée an militaires 9 et spécialetnçnt «uitGardet-Fraiisaiies. Daof le cours de la rérolutiun , cette prismi , où l' t lettres patentes "ont été enregistrées en paflimcnt le 5 septembre i664* ' ' Une autre ordonnance âvt thème prince^éclarcle dtiél , «ans nulle eiception, crime de lèse-majesté) le roi s'întel*ditle droit de faire grate aux coupables. (Ordonnance de 1670.) Ainsi soits le même règne, sous l'empire de la même législation, celui que les mœurs, pins puissantes que les lois, obligent,. sous peine d*itre d(fshonord, de défendre en combat singulier son honnetir, celui des siens, indignement outrage^, est puni de mort j et re- lui qui fait profession d'enseigner à se battre en duel, reçoit le prix réservé au défenseur des lois el de son pays.. Ainsi pour avoir exercé pendant vingt ans tue profession ^oîns bonora- bloqne lucrative 9 nn spadassin pouvait &ârcher4'égal de Fa- bcrt et de Jean Bart. Les cours de juntice iehaiefU sévèrement la main A Pexéèu- tion des ordoniTance). La moindre atteinte aux privil^es dck maîtres enCtit d'armes était punie d'amendes , de peines cor- porelles. La salle ou la cbandire oh. U délinquant 'avait indue- ment donné ou paru donner des leçons, devait rester murée pendinl sis mdis. Les chefs des hôtelleries ou autres établisse-* Digitized by Google mens publics , <|ai n'avraient pttt dénoncë le àiùi kà procureur du roi , étaient frappés d*interdiction. Louis XV montra la même bienveillance pour MM. de l'académie d*an»cs. Je n'en citerai qu'nu cxfiuple. Le sieur Dollonncau de la Rajre , uiaitre en fait d'armes ^ privilégié de S. A. R. le duc de Bourgogne, avait, en vertu d'un brevet sp.é€ial de M. le comte de la Vauguyon, ouvert une salie d'armes. Il avait , comme ses nobles confrères , adopte ^l'enseigne d'usage : un bras colossal, armé d'une lougue épéc , annonçait l'entrée de la salle.  peine a-t-il commencé ses le- fon»ftpCvn arrêt de la prévoté de Tholul, du i a décembre 1769, ordonna « cpie dans le jour de la signiAcation;^^ ladite sentence, il scca tenu de fermer in salle cpi'il. tient oi^rer te-, et d'a)>attre les braa et enseigne ]par loi i^ftuséa^ au litUM4t son donûcilcf sinoi^ permet aux maîtres en fait d*«fine4 4jMj|lsâdémie»4n rei4efiiLirQ abettre lesdiu liras et: tmÊÈgf^ am frais et d<^ens dadit BaUon-. M»; lui défend de ëeidor à iTaspenûr .dn bceret par. toi oblinit • 4eM. le cMte.de la Yaug^jon le 6uÊotA i658. » Celte sentehce aMéon^rmëepa»airtètâiy;rand-conseil du 25 aoftt lyQo -, et 1^ monsieur DallMloeaft aiTan pour protecteur et pour élève un des hérHiers du trône. Faut- il s'étonner si dopais un maître du l'académie d'armes , etc. , a fait, dans un gros in-4'' , l'apologie de rcscrimc, qu'il veut bien appeler une science , et de ce qu'il daigne .^çombattrç les afgumcns de J.tJ^. Roussçau contre- le duel? Notre jurisprudence n'autorise pas les duels , mais les çxcuse cpiftnd il y a lojanté et bonne foi de la part de# combattans^ C'était le seul moyen de ne pas confbndrc rerrjBor et le crime , Pimpulsion d*un préjugé et rassa«sinAt.ileDiarqnoBS seulement «vec donleuv qne ce foneHe pr^og^ a 9 dans ces temps de pan » repris son ancienne influence. ACADEMIE DE GHIRUROIE. Nous avons substitué le mot <$cole au mot académiot €t nous avons bien £ût f mais il jr a tr^fe ansy.on disait également acadânie d'armes , de jeux et de cbin nirgie. Celle-ci, éminemment utile» éminemment bonorablei n*a été instituée qu'en 17S1 . Ses fondateurs soBt|favécli4l et La Peyronnie, premier chirurgien du roi. La première séance académique eut lieu le 3i décembre 1 75l . Le projet de règUmcot y fui lu , amsi qu'une lettre de M. do 6 ACA Maurqpas, qvi annonçait l'approbation du roi, puis une déclara tionoù l'on reconnaît le bon esprit et le style de M. Dagvesseav. IVaalrfet édita et déclarations ont complëtë ToiganÎMitioD de cet ntile établissement. La Pejronnie avait fondé un prix annnel ; facadémie des inscriptions dëtennina le modèle de la médaille , qui est du prix de cinq cents francs. La Peyronnie a légné en outre nn Ibnds néc^aire ponr les jetons de présènce de qua- rante membres, et les émolumens d'un secrétaire perpétuel. icoLS DK cmauRGii.) ACADÉMIE DE DANSE, établie par Louis XIV en 1661 , par lettres patentes cnregistre'cs au parlement de Paris en 1662. Le nombre dos acaclcTuiciens e'tait fixé à treize j ils avaient le droit, pour eux et leurs cnfans , d'enseigner sans lettres de maî- trise; celui de commit timus{\) comme les. officiers commcnçaux de la maison du roi 5 étaient exempts de taille, de guet, de garde, de tutelle. Ils s'assemblaient une fois par mois, et chaque samedi 4cux d'entre eux donnaient leçons" aux autres maîtres. Chaque candidat devait, avant tout, danser devant tt)utc Tacadémic, où il né pouvait être reçu qn'lk la pluralité des suffrages. Le droit de Meption était de iBo fràncs pour nn fils de maître, et de 3oo pour lis antres. L'aoïdémie de danse étât indépendante dé Ta-* cadémie de mmsique. AÇADÉBUE DiteRmnhE. Un &ussairé afÉit contreikii U signature du roi Cliarles IX; telle lut U causé dè rétablisse- ment de cette académie, tous li protection du chancelier de ni/^tal. Les acadàntciens prirent le titre d» Hialtret-jurés- écrivains-experts-vérificatenrs d*écrllbr«s contestées en justice. Les lettres patentes d'érection sont du mots \fc novembre 1570, et ont éi6 confirmées par d'autres , dont les plus récentes da- tent du 3 décembre 1727. L'opinion des experts écrivains n'est point considérée conuna preuve y wt^U comme une simple présomption. Les tribunaux désignent eux-mémés , parmi les mattret écrivains , ceux qp'il» chargent de la vérification des écritures Contestées. ACADÉMIE inÊQDITATlON. On donne indistinctement ce titre aux étabUssemensilestinés i enseigner à mBnter à che- ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ y— (1) l>rwt di dédiiNr fct iuridictiom oïdinaiMs. Digitized by Google ACA 7 raK L*art T^Urinaire, d^une utilit<< plus grande , n'a ët^ bien connu vn*A légalement constitnë que de nos jours, (f. ai.- roRT. ) Suivant Guy Allard, la première ëcola d'equilalion, en France, a été e'tablié par Pluvinet, qui le premier enseigna les principes de son art à Louis Xlll. P^. écoLE d'équitation. ACADÉMIE DES DEUX SCIENCES ( la poésie et la musi- que), fondée sous Charles IX. Les lettres patentes ne furonL présentées à l'enregistrement parlementaire i\uc le 4 décembre 1670. Il paraît que cet enregistrement ne fol point accordé. Les musiciens jouissaient d'une telle considération sous Henri 11 , que ce prince avait donné, en i556, à Lambert, joueur de vio- lon , à l'occasion de son mariage avec une demoiselle , c'est-à- dire une fille noble, la seigneurie de Ganat ea Auvergne, qui dépendait du domaine rojral. Le parlement refusa formellement d'enrcpislrer les lettres patentes. ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES LETTRES Ce titre indique assez l'objet de son inslitulion; c'est encore une création de Colbert. Elle fut d'abord établie en i665, sons le nom d'académie des inscriptions et médailles, appelée la petite académie. Elle était spécialement chargée de rédiger les inscriptions d«s monumens publics, de déterminer les le- Grand, lora de aoa wfymr à Paria, «Miita à «ne stfance. de racadtfmie dta eciencea, fit tqscrire Mu non aur le xegiatre de» acadâmciena honondret , et peu avant aa mert , U ordonna qu'il « serait diitribaë à ekaqoe ajeadémieien une, médaille d'or aiveo* soin portrait. ( V* wstitot.) ACAI^MÎE FRANÇAISE. Le cardinal de liobeliett la crëa en 1655 par lettres patentai enregistrées an parlement en 1657. Elle était (couuuc elle l'est encore), composée de quarante- membres. Le cardinal de Richelieu s'en déclara le protecteur j -, le roi ne prit ce titre qu'après la mort du ministre. L'académie commença de travailler au dictionnaire en i65c)^ elle termina, aon premier travail en 1694* 1718, elle en a donné une se- conde édition corri|;ée. Dès son origine, Tâc^démie française diatribua tous les ans , aHemativement , un prîjt d'éloquence et un prix de poésie, ils consiataient l'un etj^tftce^en- une mé- daille d'or de U valMur de six cents Uvaea, qktm apoi:^depuia » long-tenq» à doace eeni». Le prix^Tébquence avaîl été fondé f9Ê Jetn-Lonis Gum, sieur de Babac, ^lont les lettres , qeToi» ne Ut plps 9 coDtiibttirent cependant à ftôre aoqnérir k la prose* firançaîie de la noblette et du nombre. Trois académiciens fijreni- d'abord les frais du prix de poésie. Après leur mort , l'acadâme pourvut eUe-même à cette dépense jusqu'à ce que François .de- Glermont, évêque 'le Noyon, l'un do ses membres, eut fondé' ce prix à perpétuité par un placcnieiiL de trois mille livres, sur l'hôtel -de -ville de Paris. Olivier l*atru fut le premier f^ui prononça uu discours de remerciaient le iour de sa ré- ^ Digitized by Google -Ji ACA ^ ception, et cet usage a etc observe' rleputs. institut.) ACADÉMIE DE PEINTURE ET DE SCULPTURE. Elle dai « M €lÎ0iBe à la rtralité , «wrcot tondalwe» exîitaifc «otce l«f paatrcs'ct leal^teiin ;.r ■« .• •/ Celte leqalte'doima lien k de kiig;ues (^roctfdures entre l«si partim. /Vainement on eia^a de les rppproeher. Drcharaioiiy pour mettre nn teme 4 eetiUteenlîoiie, imagina de vtfuiiirle» peiiiUm en aetfdâaie. Il en rédigea le» règlemens qui fiment ensoite soumis au chancelier Seguier, et définitivement arrêtés. Les hMtres patentes furent bientôt obtenues. Les académiciens, consentirent à partager avec les maîtres peintres les soins de- l'enseignement , mais non pas de les associer aux privilèges d'a- cadémicien. De là plusieurs scissions, plusieurs rapprochcmens, enfin rupture sans reionr. De nouvelles lettres patentes du a^décembre i£6îy.aecofldirent à Tacadémie le privilège exclue sif de l'enseignement des principes de> peinture et de sculptur e^ Comment un homme dVti^auMi aëld pour leaaitf , aussi tfolair^ ipw Colbevtf ii'u-141 pat centi que la concurrence seule pou-r vût en hàler et perISectîoiiBer les progrès? Les rcglemem d» Digitized by Google «lo ACA * «MMllet depoit le aS attèl jotqn'fti» i**. octobvt. Dit prix «viit ; m Umûéà. OA«iit qat IL deCftjlai'TOit Smaéi tmquatfMM » prix de defrâii Dw rekiîont hettonlilei tt «tîltf t'Aûcaitfi». blitt «Mre r«câddtaûe dc0l.«L«c à Amm et oellede Paris, Ces dcwE ëliMiweiaiittt est été rtlmU cb seul corpe 1676. r L'éMk de peintnre établie am Gobeliiii it*éteît eiipsidërtf« ^ue cemme vne iaocartale de Tacad^ie Vojale. ' Les seals professeurs de l'académie royale exposaient leurs ^ ouvrages au Louvre j ceux de racadc'mic de Saint-Luc nV- * taicnt cxpose'l qu4)t, tous les deux ans , à l'h6tel Jabac y n^e de la 1 Verrerie, > Cet usage ^ du moins pour les professeurs de l'académie de Pàrîs , n a eessé qu*à Tépoque de la révolatioa. Depuis , le droit de profhnre e€i ouvrages dlOBS les eipofitions selennelles n'a plus élé* If JN|«iWge d'une corporation ^ mtèa celui d» talent. Cttc rwMriiiiottlÉpécâala wgle l\iiiliiii|tiB t le pUc teuses et funestes pour l'art , des procès intentés aux peintres et sculpteurs du roi , qui , pour se garantir des poursuites dos maîtres peintres de Paris, Hon^ent aiie au|re corperatio^ pri>^égiëe. La communauté des maîtres sculpteurs de Paris avait él^, réunie k celle des peintres au commeiioeincnt du 17* sièele. I Enfant du igéuie M- de la liberté , Us beailMrts laagoisseflt sêB» le joug das priviUiipet* I t Digitized by Google ACA ' Il tcstable supériorité « uous le devons à une méthode d'enseigne- ment plus éclairée, à de plus nobles cncouragemcns. Le talent •eul marque le rang des maîtres et des élèves. L'ambitieuse médiocntë a pu conserver ses prétentions , mais il n'y a de suc- cès durables que cent ({ui Mml mériUs. iooLB sPÉaALS ou BEAUl-ARTS. ) ACADÉMIE ROYALE DE MUSIQUE, appelée simplweBt dans rorigtne aceidémie dtmusùjue. Jfui-Antoine Baïf «itaya le premier d'iqppliqatr k nmifoe à des paroles françaises , al établit dana M uaiiim via «oaÂAHM de linMiqna. LaraiGlMfw las IXf «Marisapar mtrerpabmtaSf al i^an décUûrala prolaetattr al la pranaiar aoditaor* Hawi in aoeorda à cal étabUssemaiit ima protactioii taiita particalièra ; maïs lai luœetiaar» de ttaif fcraol naalBS iMeravx qna kô . M%iiMC) graAar , poêla al mvsî- ck% imagim «a wmtm plan dfoffmitfaiioii. Snhrant faqpfft àm lanips, ïk^àmaim k lan dliiiliitiiiseï la tifcfa de cenft^ria , eeaîMel «eaMsie de Ste^éoîle* Ce titre ne fît pas fortune , ^ dcpnîs la 19 septembre iSSg jusqu'en iSSg, on ne cite au* cun poëme français mis en musique. Enfin l'abbé Perrin bazarda une pastorale que Lambert, orga- niste de St. -Honoré, mit en musique; elle fut successivement représentée à lisi et à Vinccnnes devant le roi. Des lettres pa- * tentes du ?.8 juin ifî6() accordèrent à l'abbé Perrin et à Lambert le privilège de faire chanter en public, à Paris et dans toute la France, des mèccs de théâtre mises en musique ; ils s'asiociè* rcQtlenjjrijwde^urdaae,mécànicieD. Ils ouvrirenleBeii^ ▼eUb sail«4it |til aàlpatuiie de la tue ACaame 9 att mùk «le mm t&fi ^ymrii^yuiiti» rapw^Hiitatiaft del'opéirâ de/^ mw. "U miiqpàê de Seprdeao <^yUfc«|(^faaae ftssecidh «1 s'qn|Nffea^ U Classe. \ , - l/at^d^aiia, pîqod de ea preâîdé, fit tMnsttrar le pvmilé^ klÀjJÛky ilers anrmtaadoU drla Msîqtte dn rdL Las lellraa patente» de«ura 1672, enregistrées an parlement le 27 yAn suivant, pcuTent éli% considérées comme le premier docii-* mént féglem<0litaire de l'Opéra. Une des clauses portait formel- lement que les genlilsliommes ctdemoiselles pourraient chanter aux pièces et représentations de ladite académie royale de musique^ sans que pour cela ils fus»ei|t tcti>é^ déroger aum Digitized by Google 12 ACA titres de noblesse et k leurs privilèges, droks, cliar^s et im- munitds. Cette cUuse n'a rien qui doive e'tonaer. A cette épo^ que le roi et les plus grands seigneurs figuraient dans les ballet», sur le théâtre de Versailles. Mais bientôt après, par un scan- daleux abus de pouvoir, il fut permis à ua séducteur puissant de soustraire à la plus sainte f à la plus légitime des «ntoritës | h Tautoritd paternelle^ iê victime de ses séductions, en la fai~ sont inscrire sur le registre de Tacadémie royale de musique^^ et , par une contradiction iBc^cevable , la puissance sacer-> dotale frappait d'excommunication celui qui récitait les vers de Molière , deCorneille et de Racine ; et cette excommunica- tion n'atteignait point celui qui chantait les vers de (^uiuault et la musique de Luili ! ' * LuUi, devenu seul directei\r privilégié de T Académie royale de musique, transféra son théâtre da jeu de paume de la ruo^ Masarine au jeu de paume du Bel-Air, à l'extrémité cle la rue de Vaugirard, près le palais du Luxembourg* 11 en fit l'ouver- ture le iS novembre 167a par 1» représentation des Fêtes de V Amour et Dacchus. • Molière mourut le 17 février 167%)^ La salle du Palais- Royal , où jouaient sa troupe et celle des Italiens depuis 1661, fut donnée à Lulli , qui en jouit jusqu'à sa mort ( 7 mars 1687 )i . - . , ' ' Francine, son gendre et son successeur, hérita de son pri-^ vilége j mais en 17 12 ses créanciers s'en emparèrent , et Gui-» net, leur syndic, administra l'Opéra jusqu'en 1724' Ce specta- cle devait alors Soo,ooo fr. Le roi le fit administrer en son nokn, et nonuna Destouches directeur , et madame Bcrthelin caissière. Nouveau changement en 1750. Le privilège fut ac- cordé k Gruer, qui en fiit dépossédé l'année suivante; mais s'il perdit son privilège pour avoir permis des indécences dans un dîner qu'il avait donné à trois actrices et i quelques mu- siciens au magasin de la rue St.-Nicaise , son successeur Lecomte, sous-fermier des aides de Paris, éprouva la même disgrâce pour avoir refusé une double gratification à la de- moiselle Mariette, danseuse singulièrement protégée par lo prince de Carignau. Il fut mis en retraite par le ministre de hi maison du roi le x" avril 17S5. ACA i5 A Leconitc succéda immédiatement Lonis-Armand- Eugène do Thurct , ancien capitaine au régiment de Picardie, et (|ui, onze ans après, dc^manda et obtint sa retraite avec une pension viagère de 10,000 fr. Son successeur, François Ber- ger, ancien receveur gdnéral des finances, géra trois ans et greva l'Ope'ra d'tino délie de 4^0, 000 fr. On essaya une régie sous la direction de Rébcl et Francnnir ; elle ne put tenir que quelques mois , et le privilège fut rétabli et concédé à M. Detresfontaine, qui, tout en s'engagcant à payer les dettes de ses prédécesseurs , comptait sur les reve- nus de rOpéra pour arranger sesjproprcs alTaircs. Sa direr- tiou ne dura pas long-temps. • Tout annonçait la ruine et la chute complète do ce sper- tacVc. l^e gouvernement du roi ne vit point d*autre parti à prendre, pour s'en débarrasser honorablement que d'en char- ger le corps municipal de Paris , et un arrêt du conseil du 26 août J749 en remit Tadministration à ces magistrats sous la seule contHtion d'en rendre compte au ministre de la mai- son du roi. Le bureau de la ville, à la tête duquel était alors M. de Bernage, prévôt des marchands , prit possession de la salle de spectacle, de ses dépendances et du magasin de la rue St. - Nicaise. Ce mode d'administration se maintint jusqu*à Pâques 1767. L'Opéra fut alors afifermépour trente ans à MM. Ri^bel et Francœur, qui en étaient inspecteurs; mais après dix ans, ils demandèrent et obtinrent la résiliation du marché. • Deux autres traités furent conclus avec MM. Trial, Lebrc- ton, Joliveau et Dauvergne, mais leur exécution fut de courte durée. Le corps de la ville en reprit Tadministration et nom- ma successivement pour directeurs MM. Trial, Lebretoni, Joliveau, Dauvergne, etc. ."^ v M. Rébel étant mort le 7 novembre 1775, MM. Ldjreton, Dauvergne et Joliveau continuèrent d'administrer ce spec- tacle , le premier comme administrateur général , les deux autres comme directeurs. Pendant le cours de Tannée théâtrale expirée à Pâques 1776, le bureau de la ville obtint d'être débarrassé de Tad- ministration de l'Opéra. Le roi nomma une commission qui ■4 ACA i^DOmiença à gérer an cmmntsceBMBt de la nouvelle année Ibéâtrale. Xf . BeiiMl Ibt nommé directeur général ; le corps de la ville reftli propriétaire du privilège. Cette nouvelle gestion ne dura pas long-temps. Un arrêt du conseil dVtat du roi du 18 octobre 1777 accorda la con- cession de l'entreprise pour douze années à M. de Visme, à compter du i*' avril 1778 « avec tous les droits qu'avait le bureau de la ville. M. de Visme quitta l'administration de FOpéra à Pâques 17H0. M. BertoA reprit le direction et mourut le 14 n^ei mi van t. Il eut poor fuccesseurs MM. Daurer|pe i 4^ ^ caissier fut assujetti à un cautionnement, et la régie du spectacle confiée à un comité nommé par le roi. Ce spectacle était encore établi au Palais-Royal dans la nouvelle salle construite après l'incendie du 6 avril 1763. Toute la salle avait été consumée avant qu'on pût y apporter dn secours; le Pakis-Royal &ii menacé d'une entière destruc- lion* Cet événement aurait dû faire sentir la nécessité de construire k nowelle salle dans un absolu isolement, et on mnil en l'imprudence de la faire sur le même emplacement. Cette seconde telle avait été ouverte ie pS janvier 1770. 1/ Aeiddmie royale de Musique, commenta alors à donner tmis fois |»ar semaÎM des représentations sur k théAtre des Tuileries. Le spectack se composait de concerts et de £rsi|p- mens d*opéira* L'admiaîstcation obtînt do roi k permission de joTier des opéras en un acte sur k tkéètre des Menus^ Plaisirs , rue Bergère. ■ L'ouverture eut lieu le i4 août de la même année par kZ>e- vin du village , et Mirtil et l^coris^ pastorale en un acte. On continna d'y jouer jusqu'à ce que la nouvelle salle constnute près de la porte ^t.-Martin eut «âté achevée* Digitized by Google àCA ' i5 La première représentation fut donnée gratis le i4 octobre même année , en réjouissance de la naissance du Dauphin ; on joua pour la première fois Adèle de Ponthicu, opéra en trois actes, parole* de M. de St.-Marc, musique de M. Piccini. Celte salle n*ctait encore que provisoire : on avait projeté d'en construire une permanente aux Tuileries , dans la cour des princes. Ce projet n'a point été exécuté. . • Le roi avait fondé un prix annuel pour le meilleur poème d'opéra. On remarqua qu'en 1788, des seiee ouvrages envoyés au concours, aucun ne fut jugé digne d'être admis. On n'a représenté, dans le cours des deux années 1787 et 1788, que deux nouveautés. Celait tinc par années ces exemple^ ne font pas rares , même aujourd'hui. * ♦ -sr • *« * En 1791 l'Académie royale de Musique fut appelécOpéra. C'est le nom que le public n'a cessé de lui donner. Mademoi- selle Montansier, ancienne directrice du théâtre de Versailles , arait fait construire en 1793, sur les dessins de l'architecte Louis, une vaste salle ruo de Richelieu. L'Opéra y fut transféré l'année suivante. L'ouverture eut lieu le 25 juillet 1794. Pendant le cours de la révolution, ce spectacle a été administré, comme les autres théâtres, par les principaux sujets réunis en société. # ^^y^ a. . Un décret impérial du 8 août 1807 fixa l'organisation des théâtres de Paris , et en limita le nombre. Un autre décret du premier novembre même année détermina le règlement de l'Opéra , qui prit le titre d'Académie impériale de Musi- que. L'établissement fut administré pour le compte du gou- vernement. Le directeur, les employés d'administration étaient nommés par l'empereuc sur la présentation de sou premier chambellan. ' ^'-^ ' ' ' En i8i4 ce spectacle reprit sa qualification de royal ; il est régi par un directeur sous les ordres immédiats de l'in- tendant des Menus-Plaisirs , qui représente dans cette partie le ministre de la maison du roi. La salle de la rue de Richelieu a été fermée depuis l'assassi- ' nat du duc de Berry, le i5 février i8ao. Les représentations ultérieures ont eu lieu provisoirement au théâtre Favart. Une nouvelle salle plus vaste , plus belle * m Digitized by Google t6 ACT que toutes celles qui avaient ete destinées à ce spectacle , a été construite avec une étonnante rapidité sur fancien em- placement de l'hôtel de Choiseul, rae Lepclleticr. Le nouvel édifice, qui n'est encore que prorboire, a coùié à IVtat div- hmt cent mille francs. On en vante arec raîfon iordon- nance et le bon goilt. La'preniîire reprëientation eut iâai» le 16 août 1821. ROYALE POUR LA NOBLESSE. Viaiile rue dv Temple; fondée en i656 par le cardinal de RichelieOf qui donna d'abord vingt-dens môle Uvrei pour cet tftablîatenent. Vingt jeane$ gentilthommes devaient y être logés, et noufria pendant denx années*. Ils devaient y recevoir des leçon» de stra»' tégie, dettathématiques, dlttstoire^ On pouvait j admettre des pensionnaires ; mais ils devaient être noUet* Cette tnititn- tien n*eut qu'une existence peu durable. ACCOUCHEMENT (école d»), rue de la Bourbe, à rhospice de la maternité. Cette école est destinée aux fenunes. Chaque d<^artcment envoie tous les ans des élèves qui doivent être âgées de dix-huit ans au moins et de trente-cinq ans au plus. La pen- sion est de six cents francs, à la charge des départemens qui les ont envoyées. Elles reçoivent en arrivant les livres néces- saires à leur instructiony ci trois francs par mois pour leur blan» ehiisage. £Ues aont nourries , logées , etc. aux frais de l'école* Elles suUavent un eiamen à la fm de Tannée 9 devant un jurj de dnmrgiens et df médccina 9 efrl'on donne atK pins instruites des priE qui consistent en médailles d*or, d'aigent Jou en livres. Les cours' d'aeeoncliemens avaient Ueu^antrefeis à l'école de ^irurgie, qu'on appelait .St«-Xiêmev et clans le quartier de la Cité. Cet art si utile s'est beaucoup perfintionné , et Ton est au- • jourd'hui plus sévère sur les conditions d'admission. Il.£uife re- marquer que les graves inconvéniens résultant de la faiblesse physique des sages-femmes en général , ont décidé depuis quel- | ques années la plupart des femmes à ne se servir que de chirur- f gicns-accoucheurs. I ACTEURS, ACTRICES. On appelle ainsi celui ou celle qui remplit un rôle dans les représentations théâtrales. On a créé de nos jours le mot tragédien, pour désigner ceux qui ne jouent que la tragédie. Us prennent tous le ti^e ^ artistes^ titre légitimé Digitized by Google ADO 17 ptr Icfr^talens de quelques-uns d'entre eus. La rérolution • ren^ m% couédîtiis le droit de citd. On a oéaqprlt ei|6ii qutl était ilbii moins odieux que ridicule de flëtrir un art enclwtitciirf d^MMÎ^M de la plus belle portion de notre gloire ^ et qui , de- puis le grand siècle de la littérature )«sqa'i nos jonrt , Mt les dtfUeet de la France. «Peut-on, i^^rlait Voltaire, attacher de la honte à bien dire ce qu'il j a eu tant de gloire à bien frire!» Sa ▼ois s^t hïï enCiBpi^. HoW était toembre dellnstitnt. KcaHt, Dmral ont été comédiens. Facsonnê, de nos jonrs, n*aiiratt un orgueil asses sot pour attacher an nom de Talma nne réproba- tion fanatique. Redevenus citoyens , les comédiens ont recon-^ quis leur propre estime, et dans les deux sexes, beaucoup d'entre eux méritent , par leur conduite, Tcstime qu'on n'aurait^ accordée autrefois qu'à leurs talcns. ' " ADORATION DU SAINT- SACREMENT. Les religieuses de la Conception, obligées , par l'effet des guerres civiles , de quittter Rambervilliers , diocèse de Tool, se réfugièrent d'a- bord à i'abbajre de Montmartre en 1640. Une dame leur don na nne Raison d'hospice iSt.-Maureides-Fossd8; mais les guer- ;^is civiles les contrai^p^rent encore de chercher unrasile dans ^^«ritaiéme, d'abord rue da Bac, et ensuite rue Pérou. Leur cotemunauté, fondée en i654 par Anne d'Autriche, ^fijt tras^féréè, en 1669, rue Cassette. Elle fut supprimée en i 7^ ,.eCIe couvent a iié coqrerti en une maison particulière. On a4tre conirent du même ordre èzistait rue St.-Louis au MÉwis^ CTdlait aupasavaBït l'hfttel da Turenne que la duchesse d'AiguilKm^ avait échangé, an 1684 1 cardinal de Boiiyi|n^eiSntre la chàtelenie de Pontoise, et' qu'elle donna '^à'^lltepiligieuses. Le couvent et l'église furent bâtis dans ^ cours de la même année, sur l'emplacement de l'hôlcl que Turenne avait habile. Ce couvent fîit supprimé en 1790. L'église est aujourd'hui la troisième succursale de la paroisse St.-Méry. ADRESSES personnelles d'indication (bureau d'). Avant la révolution, il n'y en avait qu'un seul à Paris. 11 servait, comme ceux qui sont établis de nos |ours, à procurer la loc»* tioB det,mais6ns§ appartemens, chambres garnies, hoati- quatv 9 ▼tnte ét l'achat de toute» sortes de btena, mai> i8 . sidérable à Paris. AFFICHE, placard imprime ou manuscrit que l'on colle sur la muraille et dans les lieux les plus fréquentés , pour don- ner avis au public d'un objet sur lequel on veut appeler son attention. Les affiches doivent être maintenant timbrées, et, mtàçré les frais du fisc, elles n'ont jamais été aussi multi- pliëes» Rien n'est négligé pour pn^ner' la curiosité des p«i^ sanspar là singulaeilié des- caractères typegrtpbiqoes | fuelqpies^ unes sont mène emées'de dessins IjtliogKi^ës. AFFICHES (Peliles*), le pluà voluainen^ et le pins vëridi- q[ee de nos |onma«. 9oQ fonul ert în^. Les Velites-Affi^ dies paraissent tons les jours. Cest lé répertoire obligi^ ét mwt les gens ûttMtifêt, I«e«r urifine èÊàe de duns sièdes.' Théophraste RêHaudot p^ être censuiéré f enniie four Bon^ dateur ; il fit paraître une ftnîlle dl^annenoee sens le titre de Bureau d* Adresse ; mais elle cessa à répoqoe de sa mort, ar* rivee en i655, et fut reprise en 1716. Les Petites - Affiches que l'on public maintenant sont la continuation de la feuille de Renaudofc et Rondct, du moins cptant au genre. Elles paraissent tous les jours, en un cahier grand in-8<».On n'y insère pUis d'articles littéraires. Le bureau d^abonnemcnt et de rédaction es^àTanoien b^tcj des Fermett tue de Gcenelle St.-Uonoré. Digitized by Google AFFICHEURS. Le nombre en avuk été fixé à quarante par Tarrct de règlement du Conseil du roi, du i3 septembre 1722. Les a&cheurs devaient savoir lire et écrire , et être prësen- tét per let tjndic et adjoint dks libraires et imprimeurs au htfoAtXÈMDt'^fgimiink de pelioe, et admis par lui sur les con- ttlMMt dn ptecureur du rm an ChAtelet. Xreit jonn aprè» leur réceplÎM», ik devaient fiiise'eiiEe^trer , par le ^dic dtalii^aint ttkiÊifimmiÊté^ty^vt nom et leur domicile linv le linm^kuU 'wtommêM »- al Cvratk mime dtfelpflMi m «an^MÎn dtr hm qoMiârr. Hipe.aficàe pUcëé jkjm jf^ iê^ k iMàifp|.oà 3t deÊumnjÊmt^ MJin»til ùmwfm'ét Umr pnfMioBl Oa pontaitat wm Iw UUl «m médaille, «v I» ^Mlk «M fiaiît wt-^^MM". Imr étani dé^^ tqoa peint 8e pnnitsea corporeUe, de wmtÊ mtmÊÊJmfÊÊbm bdh autoriâée,les aeCet deFantecifé ifiiijllifi caeijpplairetde chaque affiche qui ktir avait été confiée, %arent d^osés k la chambre des libraires eC, imprimeurs de Paris. Ces affiches devaient être signées par eui. Il leur était exprcssânent défendu d'apposer aucune affiche profane sur les murs des iëtablisftemens religieux. Le nombre des afficheurs est limité ai^urd'hui comme autrefois ; ib sont tenus de porter la knd> me médaille , maif ila ne déjcndent ^e de U préfoa^e de IpeKce. • ^0MHT (religieuses de StMv} Elles étaient plus connues golkJa Mtt de FÙhifdthS ilence ou de la Trappe. Elle» sni* vjpK k wk^ d* Cittm; fiUat tMUiblirent d'aboaè m Neii*. loiktaiit 4 h^lîkr VMmmiim makdrwia de fik.-«>T» Ikn. Sfti70o , elkf «Mb«it, nM 4» l'IaMitfe, naiidM coi«i«Bfav ilkit Iwasl lillw ngeakat mi ptBMaHMt^ mii2i4m k»fQpprim««B t^SS, ^e* que à laquelle beaucoup ^étabtiMemenji religiens éprouvèrent le même sort» La plupart n'avaient pas reçu d'autorisation Jégale, et avaient contracté des dettes considérables. AGEBiT , mandataire d'une corporation. U j avait au- trefois à Paria des agens généraux du cierge , un agent de# dt l'univcrsit^é qui les représentait pour l'ad- Àt canK qui pMtttkîfiiliit rayutpriiatioo de ténia un penMOiuial. > etc., etc. ' Digitized by Google 30 AGN AGENT DE CHANGE. L'edit royal du mois d'août lyoS, qn» conslitue ceux de Paris en litre d'officiers, les qualifiait de comcillcrs du coi, agons de change , banque, commerce, finance, etc. Leur rcmisu était fixée k cinquante toU par mille livres pour les cfieti aégociés , et à demi pour cent pour Vw varchandiaes. L4Rir nombre éUitfisë à garante; ils liaient en ném temps agens de cbange et courtiers. Lenr nombre s'est accru arec les besoins Jn i;pnimerce. Cette profeiMMni a été libve pendant 4a prennire pëfiode de la rérolut^. Ils ont» ëttf râabtis loasqne le gouremement . a pris «ne forme plus régulière. Lourt a|tE31>utioiy jont déterminte par leCo- it de commerce et par des règlement spëdanx» Ils se réunis- saient chaque jour la bourse, rue Vtrienne , où est main- tenant la trésorerie nationale; la bourse s'ourrait alors à dix heures du matin et fermait à une heure. Leur bureau était établi au Palais de Justice, cour du Mai. f^. bourse. AGNAN (cliapcHc Saint-). Cette chapelle, anciennement ' située rue Chanoinesse , n" aa , quartier do la Citd, avait oie b&tiepar Etienne de Garlande, chancelier de France. Sa fon- dation datait du dousièmc siècle. Elle ne s'ouvrait nu public 4pie le* 17 Bovumbrcy jour de Saint - Agnan. Elle a été dé- truite «iT 1795^ AGNÈS (la communauté de Sainte-)» établie au moisjd'aoÀt i6789.ne fut autorisée qn*au.mois de mars i683. Elle se eouq>o- sait de plusieurs filles Je bonne eanduUe^ et de hens exem- ptes^ qui se chargeaient d'inêtruire les pauvres filles de la pa- resser ^de leur apprendre un métier. Aux termes des slatuts elles devraient rester dana VéUX séculier , et la communauté ne ponrait étroeonrertie en maison de profiessîon religieuse. Biles étaient sous la dnrectioV spéciale du curé de St.-Kustacbe. Colbert les dota de cinq cents fr. de rente. Jaillot, dans ses recherches liistoriqucs , atteste que les sœurs de Ste— Agnès sHmposaicnt des privations volontaires pour four^^ir aux besoins de leurs pauvres élèves , et que , pendant la famine de 1709 , elles vendirent leur contrat de 5oo liv. de rente, leur unique propriété , pour subrCBir aux besoins des paurres'fillesfu'elles instruisaient. Elles rcocvvent aussi des.pensiotinaires qui oc- cupaient un locaLséparé de delm où jes.extarnts étaient ad- « Digitized by Google AGR 11 mises. Une pareille institution honorait à la fois la religion et • l'humanitt^ Les sœurs de la communauté de Sainte -Agnès nVtaicnt pas lices par des vœux perpétuels ; elles eurent pour âistitutrice. et pour première supérieure la sceur Anne P«t- ilMIl^^Mi imiifiiî en 1758, à Tâgo de quatre-vin^t-huit 911t. Leur maison était rue Plâtrière 9 depuis appelée J . Rout- f eau , vis*à-Tii la rae Verdelet } on i kàliior cet emplace» ment plnaieim matioiis particnlièrei. ' AGRÉÉS a« tritpnal de commerce* Leort fimctioDs lont lef mAmet qo» cettet des andeiu procwenn «iis.coiisiib« Ht représentent les parties dans tontes lec cauaes j Us ont Ad dtaUis par on ddcret impérial. Leur nombre est ddlermind ) Oa sottt nomm^ p|r le trilNuud.da.«ommevce, auprès duquel Us excercent. F'ojr* tmbukal ni coMviaci. AGRÉGÉS (dostenrs) de la facuJtc des arts, institue's par Louis XV le 3 mai 1766, au nombre de soixante, et divisés en trois classes , vingt pour la philosophie, vingt pour la rhéto- rique et vingt pour les études élémentaires. Ces places ne devaient être données qu'au concours • U;s candidats devaient être maîtrcs-ès-arts j c'était parmi eux que l'on choisissent- l^s professeurs. Lear traitement annuel n'était qiie de aoo ^vres^ mais ilsji^^cevaient une augmentation, quand ils renv- ' |Aâ(aient un professeur fi>rçé de suspendre^ ses cours pour cause légitime, yojr, umivirsité. AGRÉG^SU docteurs.) 46 laÂcuUd do droit. Us ^ent les seuls* qui;.e&iMnt iè droltde y rny des leçons particuliè- res, dc^ pr^^eJn^s litres et de le^fmésciiler auiL eianensé ^qf. VHiTiasirÉf iftcoLi nstnaoïT. , * AGRÉMINIST^S^ On appelait ainsi .les ouvners qui labri* épiaient oes Ugèin%SNi4a(cs. moins âëgantes que biaarFes , dont- nos aîeales |i^|sraicnt leurs robes, leurs falbalas, Icivs * engageantes , leurs fontanges, etc. On en formait des ai- grettes, des pompons, des bouquets pour la coifiure, des brassclets. On faisait entrer dans la confection de ces coli- fîahets., qu'on nomma dans l'origine soucis de hanneton , les perles, la soie, l'or et l'argot. D'autres noms ont rempla* ce dans les vocabulaires de la mode celui d'agréministes. AGRIGULIURE (sociétés d'). GeUe de £aris. n*cst. point Digitized by Google 22 âOR une institution nouvelle; clic fut autorisée par arrêt ducon- •eil d'ctat du roi, du mars 1761. Elle se divisait en quatre bureaux pour la généralité' de Paris; ces bureaux étaient ^li^iiif à Meanx, Beaurais, Sens et Paris. Ce dernier était composé de diMept menibrcs et d'un iécrtUàrt perpétuel } U§ «MocUfs éuient nombreux. Mais «Ue ccm d'exister de (ait pendant pfau doTingtfaantfci, et 0e liai point d'oMttnbléo. M. Berlin deSonvigny» intendant do Paris, k HtaUi£ ^ ello foprit flof fâmcm le ai avril 1765, à VhM, da llntctadoBcé, dt tint uno aiiamJblée pobliqw le 5o aam 1786 3 il y ent vm diitribntioiiaotanoUo do prix. Set instractiDns, rédigées me soin, furent dont la suite pvUitfot et irdj^andnoe dans le rotaofft de la généralité. 11 paraissait cha<{ue trimmtro Vft eaUor do ses mémoires. Un arrêt du conseil du 5o mai 1788 en fit le point central de correspondance des autres sociétés de ce genr^ établies en France , et lui donna un nouveau règlement en ^5 articles. Elle tenait aof lëances dans une des salles de rb6tei-de- ville. Elle se compooait de quarante associés résidans, cent vingt aiêociëi oovroipondans en France, et d'un nombre illimi> U dVtrangers. Le prtfvM dot -niarcbands , le premier et le foeond ëdiovin, le procnreur du rèi de la vUle, l'intendam da la gifeié^afité do Pari», la pféMdeût de l'assemblée provînt ciala de nio-de-Fk>ance , deax membres do 11 commission in- tarmédiaifo do cotte assomMëe, «t las de«t ptwcuroort-sjfiidîcs proTÎnciaax, dtaiont mamiwrïï da ceths socMlé. Elle étak pré» sidée par un dircieteiir in viet^dlroctenr j elle IWiH im agent général et un secrétaire perpétuel. Elle prenait des vacances au i^ptembre jusqu'li la St. -Martin, et aux grandes fttes. Les membres prësens re» ccvaicnt des jetons. Chaque année, le dernier jeudi du mois, elle distribuait des prix, un programme et une médaille d or anx cnliivateurs qui avaient fait une heureuse application des procédés et amtflioratioiis qu'elle avait indiqués. Suspendue pondaftt quelque temps au commencement de U PévoluUon, iHïtte utile institntion fat rétablie. Elle reçut , comme tontes Us iasiitntions pabliques , une organisation monnXte sous le goavamomont impérial. Vn décret du ^ Ane- Digitized by Google AGU 25 lidor an XII fixa le nombre des membres résidans à soixan- te, les associés en France à vingt, et les associés étrangers au racme nombre; le nombre des corrcspondans fut illimi- té. Placée sous la surveillance du ministre de l'intérieur , elle fut spécialement chargée de tout ce qui est relatif à l'amé- lioration des produits agricoles. Elle correspond sous le cou- vert du ministre de l'intérieun. Son président est élu pour un an ; les deux vice^présidens, le sécretairc perpétuel, le vice-se- crétaire, le trésorier, sont élus pour trois ans, et rééligibles. Elle fait auprès du ministre de l'intérieur les fonctions de commission consultative Elle s'assemble chaque mercredi à l'hôtel-de-ville ; les préfets qui se trouvent à Paris peuvent assister aux séances. Tout membre résidant, qui aura été plus d'une année sans assister aux séances , sera censé démis- sionnaire, à moins que la société n'ait rendu à cet égard une décision formelle ; la même exclusion est applicable à tout associé correspondant qui aurait passé plus d'une année sans correspondre avec la société. Cet établissement a été maintenu depuis i8i4, et ses attri- butions sont les mêmes. AIGUILLETIERS , ouvriers qui fabriquent les lacets et aiguillettes dont le bout est ferré. Ils formaient jadis une communauté distincte, mais qui fut réunie, en 1764, aux é- pingliers et aléniers ; chaque maître avait le droit de vendre ou fabriquer les ouvrages de ces diverses professions. AIGUILLIER , ÉPINGLIER. On fabrique maintenant à Paris des épingles et des aiguilles en tout genre ; autrefois celte fabrication se bornait aux grandes aiguilles à broder et aux métiers à bas. Le brevet coûtait 5o liv., la maîtrise 700 liv.j le nombre des maîtres était limité; mais ceux qui pou- vaient payer la maîtrise 1200 liv. , étaient reçus sans beau- coup de difficulté. Maintenant c'est le talent qui d'un ou- vrier fâit un maître. AGCESSEAU (marché d'), rue delà Madeleine, troisiè- me arrondissement , quartier de la place Vendôme. Il doit son nom et son origine à J. A. d'Aguesseau , conseiller hono- lairo au parlement. Etabli, en , entre les rues de Su- rénc et du Faubourg-St. -Honoré , il fut transféré, le 2 juillet Digitized by Google H AME 1^46» daa» le licii occupe cnewe meinleiiaBt. Le ph^ prîëtaire de ee temiiit Mol de Luritux, eroeel wm eon» •eil,' le ioiit U Hserre d'un fiiart dam Je piirU^. U «mit dani. rerigmcL ^ fis Aeax de bovclieit et quelques btreqvet poor le» bovlangen, finitiert e( poisgen- nien. AMBIGU-GOMIQUE (aiéâtreder),0*erfoiid. , Q. de Tem- ple. Audinot , qui en fut le premier directeur, y faisait repré- senter de petites comédies que jouaient des enfans. Uinscrip- tion de la toile l'indiquait assez : Sicut infantes audi nos. On y représente maintenant des mélodrames , des comédies et des vaudevilles. La modeste inscription n'existe plus. L'ancienne toile a été remplacée par un véritable tableau de perspective. Ce théâtre, qui est l'un des plus fréquentés du boulevard, après ftToir été long-temps administré par feu Corse ^ était rentré sous radminislretion de M. Audinetfils, qui vient de céder la nei* tié de la propriété à M. Minctte-rFrenconi. AMBROISE (église Sainte), mes Popincènrt et de Saint- Avtrotse. Jean de Popincoaii^peeiiiier préiident au parlement de Paris sons Charles YI » possédait dans cet endroit vne mai^ son deptaîsence^lies calvinistes i^semUirent sur ce teecain pe«r y fidre la Cèneet leur prêche. Le connétable drMejBtaw* renejr s'y rendtti la tête d'une troupe consi&érabki et fit tout hràler. Les calvinistes, lui donnèiwit, depuis cette eiqpéditionf le sobriquet de capitaine Brùlebanes» M. de Rhodes y rénnh en i(>5() les Aiinonciades du St. -Esprit. Ce fut pour ces reli- gieuses que fut bâtie l'égUse nommée depuis Saint-Ambroise. Les Annonciades furent sécularisées en 1782. Le couvent fut occupé par une manufacture de cordes , de lacets et de spartc- rie. L'église a été conservée , et c'est aujourd'hui une succur-^ sale de la paroisse Sainte-Mai^erite. AMENDE. On appelle ainsi une peine pécnniaire prononcée pour contravention aux lob et règlemens de police , p a nomme grand-amiral de France le duc d'AngouIèmc. . \. AMIRAUTE (tribunal de V). Le grand-amiral e.n était le chef. Les ofliciers de ce siège étaient pourvus par le roi , sous la /lomiuatiou du grand- amiral. Cette juridiction supc'ricure prononçait par appel sur les sentences des juges particuliers établis dans les villes maritimes. Suivant la nouvelle organisa- tion judiciaire, ces attributions ont été dévolues aux tribunaux de commerce , et l'appel est déféré aux cours Supérieures, conmie dans les autres causes purement civiles. .** • • AMORTISSEMENT (caisse d'), rue et maison de l'Ora- toire , 4" arrond. , Q. St.-Honoré. ^§1 établissement appartient au nouveau sj^stèmc d'administration financière. Elle est en même temps caisse de consignation de dépôt judiciaire. Comme caisse d'amortissement, sou objet est d'éteindre la dette publi- que au mojrcn des allocations de fonds qui sont spécialement affectés à ce service. Une commission composée d'un pair de France , deux membres de la chambre des députés , etc. , en surveille les opérations. ^ ANASTASE (Hospitalières de Sainte-), ou Filles-Saint- Gervais. C'était un hôpital fondé en 1 1 7 1 par Guérin Masson et Harcher son fiU , qui consacrèrent à cette institution charitable leur propre maison , rue de la Tixeranderie , près du cimetière Soiul-Jcau. Pdus le i4" siccic, Foulques II, cvcquc de Paris, «6 AlVD confia radministralion de cet hôpital à quatre religieuses. En 1608 , Pierre de Gondi , oncle d\i cardinal de Retz , les fit rem- placer par quatorze religieuses de l'ordre de Saint-Augustin. Ces religieuses , dont le nombre s'était de beaucoup augmenté , quittèrent leur hôpital de Saint-Gervais , et vinrent s'établir en t656 à rhôtcl d'O, rue VieilleJu-Temple, qu elles avaient ache- té Tannée précédente, L*ancie«.faôpital Saint-Gcrrais et la chtt* pèlle furent détruits en i658, et convertis en boutiques tu pro- fit dts Hospitalières. Elles furent supprimées en Ct en i8t8, riiôlel d'O a é^éémuM. Sur le terrain qu'il octoupait , on m 'ÊâpttmÙLfimaj^mà^ n Mt «péelalenHint 4estin<$ àfkfllfk^ eninMectne. U «It étM jitèf rb^ >Mti|iUj>8i>IM^HCS ( égHte Saint-}. Une pMbif 4e «Kraite d^p«n^rato de l'abbaye de Sami>Gennain-des^-PrÀ avait été iMIfUMêm'hi notttenb enceinte 4e Fada , ordonnée par flii- lippe-AngiifAi Xrnet:«ilc«la!don«*4lM àiDO tuiet^tre l'nbbë de Saint-4&ermain-dc«-Fréi «t ll'^iïilûéF 4a Vains.'One tentcnce arbitrale du mois de janvier 1210 décida que la juri4itflion spi- rituelle appartiendrait à l'évêque de Pans, mais que l'Ab^dtf Saint-Germain pourrait faire bâtir dans les lieux compris dân« la nouvelle enceinte, une ou deux paroisses dont les cures se- raient à sa nomination , et grevées , en faveur de l'abbaye, d'une rente annuelle et perpétuelle de trente sois. Jaloux d'acquérir «m droit de patronage daitflia ville, Tabbé de Saint-Gcrmam se ' #ë hâta de faire bâtir l'église de Saint-André et celles de Saint - 136nie et de Saint-Danûeli. Elle» ftirent achevées en 1 2 1 2. L'ab- fnje à }oui de ce patronage {us^'en i345, qu'il fut, pàlr tran- •lidion,eédéàl'iinivei^ité. ' ^Vé^&tt de Saint»ilndréfiit 1)/Ltie 4ur un emplacémenfc oà Itf^ iii^tait , depuis le 6* sM^, un oratoire Mtat ritfttodMi|n db iM^t Miftflou JndioL fi^-. 'Ot r^iid^poiilt éuifbrnë de tableattï^cints|>a? RésioiAfmi- »^n et nîaïc pèr«. dn^'àiiârquait au^dâM» é9 roeuvi'e i^^é-i êtSSkm de Haut Aildr^, en marbre? encadré dans là bbisé^!^; Cfdtalt un présent de M . Arouct , frère de VoltàTré. ; ^ ^ * Jm chapelle de la famille de Thou rcnrermaii tts jKomirteîls Digitized by Google • ANN 17 dcnner itût firc èt VbêtKtàoé FraiigbitmAii(;«tè êt TW«, «pi ««I la tête trsMM à LjoB «Tcc Gni^4ilart , «a f64Âw Citte église renCMmialt «Mi hn tamÙMmn. M quelquM Imé*. ■let «tfilbr«t« «Btre mHtm d« prériJent 6(%iiierv 4'Japdvé Dtt«< chesne *lii»torien ; du gravew Nanteml, éa fpirkncl HoAdwil de U Mette , du jurisconsulte C. Dumoulin , et de Ld>attetrK« Elle a été démolie depuis la ^t^'olution , et l'espace q«l'aH« occu- pait forme aujourd'hui la place Saint-Andrë. ANNE ( chapelle de Sainte-) , faubourg Montmartre , bâtie sur l'emplacement d'une maison appartenante à Roland Debnre, confiseur. L'abbesse de Montmartre l'autorisa , le 19 mars i665, à la faire construire avec un logement pour Ic'chapelain. Klle fut inaugurée le 27 juillet 1667, sous le titre de Sainte-Anne , et donna son nom à la longue rue qui sépare le faubourg Pois- sotinière du faubourg Montmartre, et que )Usqa*alors on app»^ lait chaussée de ia NoureUe-FraDce. Cette chapelle a étééiû»^ Jit Ml conunenccmenfdtt «règne de Louis XV . ' ANGLAIS (séminaire), rue des Postes, ta* al'ron., Q. de rObservatoire. Il fut fondé par Louis XIY, sur la demande Ae plHiietorl iteelrfMtU^é eagleMi éeiÀn et {rlandab, «jbiMwil Tcnns ebcrchcr'nn «itf en Frwce k la suite du roi laci|lUM «ta ifiB4«€e iéniilmiKtnlfÉ'ttlritf ^*ea 1687, «ont Tinvoca- tiea de iMinr Gi<%eîi)è4ei<;rljbd. €e^ nliitoa d^etrdilt àà c«M^ 'd«è Ifitedawr lUe firt auj^rinMle en 17^1 et MùoWê depât CTest tinr a^ empleceneBt M l>Éti« une màivftit ASQÊkWm (tes relig|lits); iW éMw^i^ftés, Q. Afi Oiri48e»¥itagtB arrond.Ces religieuses , venues d*AngU%ehre en i6i5, aVtàblircnt successivement à Cambrai, ptfis-cll t^Sîs, à Paris, au faubourg Saint-Germain ; peu éê temps après, an féid>ourg Saint-Jacques; ensuite rue des Anglâi^os^ ofl elles reMènmt jusqu'en 1792, époque de la suppressiort dc %clté C(Mnrauaauté. Elles suivaient la rèple de saint Benoit. ' ANGLAISES, ou Augusdues des Fossés-Saint-Victar chAnoinesscs régulières) , rue de Charenton , 8' arrond. Q. St Antoine. J^e» lettres patentes f nrcgistrées le 5o août t6^ , les £)igitized by Google M ANG antorisèrent à «*tfl«Uir dans l«t finiboiir|^ de ParitI EUei ache-^ tireiit quelques propriétés particulières me dè Ckarenton, en 1657. Bf de Gond^,' archeréque de Paris, n'autorisa leur éta- blissement qu'à condition qu'elles ne recevraient que des filles nées de père et mère anglais. Toutefois leur abbesse, MarieTrcs- durai , obtint en i655 des lettres patentes qui autorisèrent sa communauté à recevoir des filles françaises et d'autres ctats al- liés de la France, mais en maintenant la condition imposée par l'archevêque de Paru^ de n'avoir pas plus de dix françaises pro- fesses. M. Jailiot, dans ses recherches , &it remarquer que U maison qD*eIles avaient achetée, el snr feniplacenient de laquelle elles avaient ùit hâtir leur couvent, arait appartenu au poète Baïf, qui j avait étlhli au 16* siède' une académie de ' mttsiq[ue; hesceau de TOpéra. Charles IX et Henri III assistèrent soIh vent anu concerts qu'y donnait BaîH Sa maison était aussi le lieu d'assemblée d'une société de savans , qa*on peut regarder €9mmtt l'origine de l'aeadânie firtnçsise. Le couvent des Filles-Anglaises, qu^on nommait Notre-Dame. de*8iop, fut supprimé en 179a , et remplacé par les maisons n** a5 et a5. Rendu à son ancienne destination depuis quel- ques années, il se trouve occupé par les Dames^ Bénédictin nes-anglaises. ANJOU (quai d'), ilc St.-Louis, 9* arrond. , de la pointe de i'Uc au quai Bourbon ; construit de i6i4 à 1646. La partie occi- dentale fut nommée quai d'Alcnçon jusqu'en 1 780. Tout le quai prit le seul nom d*An)0u, auquel on substitua, en 1793, celui de l'Union. Le quai a repris le nom d* Anjou depuis iÔi5. L'é* difice le plus remarquable est l'ancien hôtel Primodan. ANNONCIADES CÉLB6T£S (les) ou FiUes^BlmÊes\ rue Cullure-Ste«-€atherioe, n* 99, 8^ arrondissement , qieitier du Harais. Ce couvent avait été ^mdé en 1^96 par la marquise de Yemeuil, Fune déi msiitresses de Henri IV. La ceinture et le >B«>v^«n Ueu que les Annonoades portaient, les avaient lait surnomme» FiÛe^i^/eii0^. Supprimé en 1790, ce couirent est aufourd*hmiiuo maison de roulage. ANNONCUBES du St.-Esprit. C'est aujourdliui IVglisc St.-ABibroise, succursale de la paroisse Sic. -Marguerite. Elle Digitized by Google ANT ag est situëc rues de Popincourt et de St.-Ambroisc , 8* arrond. , Q. Popincourt. Elle a été bâtie en 1659. ♦ ^ ANNONCIADES (Bénédictines), couvent npuvcilcmcnt îtis- tituc' passage St. -Pierre, 9" arrond., Q. de l'Arsenal. ; i- ANTIN ( fontaine d') , carrefour Gaillon , entre les rues Port- Malion et de la Michodière, Q. Feydeau, 2" arrond. Construite en 1712 : file se compose d'une décoration d'ordre dorique, et d'un attique plutôt chargé qu'orné de sculpture. On a rétabli sur une table de marbre l'ancienne inscription : . \^ ' > i,' ' - Hcx loquilur, cadil è Saxo JcmSy omcn amemut: ^ . > t?— Imslar M/ute, o Gves I oi/utia sponte Jlucnim ' ' Nous lerons remarquer, une fois pour toutes , que les inscrip- tions de nos fontaines sont en latin , que peu de gens compren- nent , et que le non» de ces monumens n'est pas même indiqué ni dani l'une ni dans l'autre langue : aussi plusieurs fontaines ont- * elles reçu de tradition populaire de^oms absolument différens de ceuï que leur ont assignés les actes publics et les livres des historiens. La fontaine dont nous parlons n'est connue dans le quartier que sous le nom du carrefour où clic est située. ANTIQUAIRES (société royale des), ainsi appelée depuis 1814. Elle portait auparavant le nom d'Académie Celtique. Elle 9C compose d'un président, d'un secrétaire-général , d'un archi- viste et d'un trésorier, et d'un nombre d'associés illimité rési- » dens et correspondans. Son objet est la recherche des anciens monumens de la France : elle tient ses séances aux Petits-Augus- tins, les 9, 19 et 29 de chaque mois, à sept heures du soir. ANTOINE (boulevart St.-). Il commence à la rue St.-Antoine, et finit au boulevard des Filles-du-Calvaire. On commença à y faire des plantations d'arbres en 1668. Ces plantations, qui oci cupent un espace de l^oo toises , ne furent achevées qu'en 1761 . ANTOINE (hôpital St.-), rue du Faubourg-Saint-Antoine, , n** 206 et 208, 8* arrond. , Q. des Quinze- Vingts. Cet hôpital ' était autrefois l'abbaye St.-Antoine, fondée en 1 198 pour des filles repenties. Louis VIII, fils de Philippe- Auguste, voulant ^ « signaler par un monument pieux la joie que lui causa la nais- sauce d'un fils ( St. Louis ) , fonda cette église , donna aux re- ligieuses environ quinze arpens de terrain , et y ajouta la pro- priété de deux cent soixante-dix arpens situés entre Paris el • 3o AMT Yincenncs. Ce fut sur une partie de ce terrain qu*ont été bâties les maisons du faubourg St.-Aiitoine. L'abbesse prenait le titre de djEuaic du faubourg St. -Antoine , et jouissait de tous les pri- vil(^ges attachés à cette seigneurie On avait conservé rancienn* duipelle ext^rieorc, sous rinvoc^tioD de saint Pierre. L'église m'm 'été ackevée qué Ma Im règne ^ saint Lonis. De noorelies Copstfodiena et les oriMBiiçns du sanctuaire ont é^é exécutés On rtaua^^ttiÊ à^tâm. d'une des perte» de dtere, on te* bleau.qit*en «tait eii.«Ma de ftîre repeindre « et e« Im» dnqnel en lisait eette singnfiire inêcriplion i-m L'an i^Sf^ pei^ la per- 'flMMÎep da HIC. lis f^Mi des nMfcbend» et ^hevîns 4e It ville 4s l^aris^ ftit mwojé un neinm<^ Pienre de Mansian«| vat^ tre des œuvres de la ville , pour abattre Téglise de céans , di» sant par eux, avoir affaire de pierres pour ladite ville. Mais si- tôt que ledit de Mansiaux frappe les premiers coups de niaiv teau sur l'un des piliers au portail de ladite église , ledit de Mansiaux ^t embrasé du feu de saint Antoine. » Devant le ta- bleau était suspendu l'os du bras qui avait frappé le saint édi- fice. Cette abbaje fut supprimée en 1790, et est devenue, comme nous l'avons dit, l'hôpital St. -Antoine. Les malades y sont reçus conuœ à i'Hôtel-Dieii^ Lcnomhrjesdes lit6 est de a5e* ANTOINE (abbajreSt.-). Voyez aftpiTAb ST.-pjàMTOing. , 4tKT0IN£ (ffuibourg St.-), est compris dans la mairie è». 9* eimd. Aer'^lKaj^die la barfiere F^pniiie à ceUe de Vin- .cenofit H BreeiS|iiîe àit^MSàitfmÊm wm^M teboyssy^de la |te«et a« beedeverd de «1 non., dce iMi^^ ti Jk9f70iNR(pimd«b Bo«i»St;^)t JBe ftit njMarwwinf ypr lis de le grande place de t« Bastille. ° ANTOINJE (place de L'ifi&pitAl ^.-)- ««t siUn^e cniece de l'hôpital de ce nom. ANTOINE (le port St.-), faisait partie des murs de clôture sous Charles V et Charles. YI j entre les rues Jeaii-Bcausir* et des Tournelles. Ce fut près de cette porU, en i56ô, que Mar- cel , prëvUdcs rtj/^T.rhanèê^ filt tB^d!un coup d#j|eehe d'armes |Mir KwlUrd. £lle lîilfeeeastraàè» CMMà des M» de later Digitized by Google « w f taMi Mmni U , pdbg r edwgiifcj cttlt fcHe^ MéTm êi trjoaiplM, siujgA^tf d^lr rtatnt 4n A«lôaie. On j f— iryiMt o jW|M de f calp«M de4Mi G Tous les actes postérieurs les confondent avec les épiciers} il est certain qu'ils ne formaient qu'un même ^ corps, et ils ont été presque toujours en procès jusqu'à Tépoque de la rdvolution. En i5i4, les apothicaires avaient obtoui daa lettres patentes qm leur conféraient i« droit de nommer des gardes , sans y appeler les épiciers ^ et , au méh d'août d« même année, le prévôt des marchands fit défense de se pré- valoir des lettres patentes da roi. £n 1^54, i^it pl«t 4*im ïièeJ» da débats , il imt arrêté, par forme de trantaotion^ qjmt 1^ pÊtâm^9t droits honorifiques devaient ^jtra partagé et aài^ tarnatift^f imiis les poélantient n« forait fua iipairfwu, B m ytait da a^lme de tontef les profintiona wrr— itijin daii^ téjfki^mlihiÊâUê diven.eMfadea wmnkndê de UcapMb. NiiV ne pouvait pf9 .refa MUre apothicaÎM qeTafrèa un a^^rèntissaçe àéifuÂre.mMj9Mmfr^ér,mg été dix an» garçon^ Le hrwt^iWÉliiStf.lMrfc etlaqtfihnae 6000. AajoMd'lMii Ica^ apdâitoaÎBat est prit la ddnoivûiialnB de phtfflaaiM»» et tim aiMi ^ila aHUt appelé daAs .lea.aataa f administratâeB eqa^oeu^ppl*. l^axeccice de leur profession. Eu changeant dr %»<>pt beaucoup aggrandi leurs attributions, et tie». neressMUile moins à un apothicaire dif temps de Moliày i|ii'ui^ pharmacien de nos jours. " ' n^. APOTOICAIRES ( maisons et jardins des ) , rue de l'Arbat lètrc , n<». 5, quartier de l'Observatoire , la* arr. Nicolas Houel^ marchand épicier et apothicaire, avait obtenu en 1576 1^ permission d'établir un. hôpital pQur un certain nombre (Sén- fans oi-pheUns , fui sentent iu$tnù$s.dan» is ^iété mL ému» Its iwtmi ; êtpmtt^r piépmw ,^fmmÊir ti mimimhir&r gfw>- 5a • APP tu^timnt tMfis êoms d» mé^emmènM mmèdts etemita- èles àmx*pmmt»s iantmt^ de la rilh de Parit* Cet iHibliHc- mentfUaatropi^e « snbïpliuieiirt rnnUtioiif .j[^o^. hAmtak DIS wf9AM^OEê).hé jardin, fondtf ctaoqut par NîcoIm Houel, éÊM^àtfûné à la culture des pliâtes mtfdiciiMiles ^ indigènes et jaBOtÊsgtè$ff-ha propriété du jardin fat adjugée à la comniunau> té aes apotblcaircs , par arrêt dn conseil Ju 7 septembre 1624. La maiscm qui en dépend fut achetée le 2 décembre 1626. - Cet utile (-taMlssemcnt a reçu de grandes améliorations ; le» plantes y sont classées suivant la méthode de Tournefort. Il est ouvert tous les jours, le dimanche excepté. C'est une dé* pcndance de l'école de pharmacie. * APPA1UX£URS. On appelait ainsi les bedeaux qni portaient , Ut,m9^c devant le veMpr de Tuniversité de P«riS|^ «t le^lmis- ' ' sicrs des furidiciions ece| AQDE;pUCS. En creusant^ fc^àemens da numnmfH^ était sur U place Louis XV , mt découirrtt en 1765 «lei tnyauc d!un aqueduc qui copnmensait sur les luotaurt de Ghaîllot. de Gaylu* eoe4|||ii||U dêaenptio^ dans le second Toln«e d# son recueil ^anti^tés , pag. SyS, etc. Des fiMiittw fiùtes ^ Falaie^oyal en if 81 > onJL fiûf décourrir un bassin de cons - traction romaine v O&«abontissait l*aquedue de ChaiUot.-Un au- tre bassin fut découvert dans le même jardin àlaaiêmeépoque j il occupait l'espace des bâtimcns et du jardin , depuis le café de Foy jusqu'au passage de Radziwill. L'aqueduc St.-Gcrvais reçoit les eaux des hauteurs de Ro- malnviUe et de Mc^nil- Montant , qui , re'unies dans un réservoir du village du Pré-St.-Gervais , sont dirigées par des tuyaux de plomb aux fontaines de St.-Lasare, des Innocens, du Pon- ccau, de la Reine, cle. Sa construction date du siècle • tons le règne de Philippe^iiguste. . ' . îi r » ^ C'est i la même ^oqae qn« fut construit Faqntduc de Ifel- " WviUci. n reçoit m eaux des hauteun de BeUeviUe, d'ail elles sont dirigées jusqu'à Pabliaye St.lfar|îo4es-Chtinps, et alinun» tentl^^taines de ce quartier. * ^ * Marie de Médicb, régente, etLoubXIII, posèMnt la première pierre deUaspiaduc d'Arcueil, le i5 juillet i6i5. Il ne fi}t aclie^ * véqu'mi 1634* Voyez Arcueil dans le Dictionnaire des environs décris. • . DigitizecTby Google ARC 55 Les pompes du pont liotre-Dame et delà Samaritaine furent établies pour alimenter quelques autres fontaines. ARBALÉTRIERS, ARQUEBUSIERS ou ARCHERS DE YIIiLE. Une confrérie d'arbalétriers se réunissait depuis 1od|k- temps ma St.-Denis , pris la Porte-âux-Peintras» hors de Ten- ceinte de Philippe Auguste. Elle artil son nd^ son eomtéia^ hle et j»es maîtres. Cliarles YI les «atorisa à s'exercer et à contribuer à la défense de la yille ; il fat ordonné, par lettres patentes de ce prinœ du ii août 14^0 , que soixante des plus habiles formeraient une compagnie; qu'ils s'habilleraient et s'armeraient à leurs frais ; qu'ils seraient exempts de payer le quatrième du vin , les impôts de guerre , les tailles, subsides , gabelle , guet et arrière-guet. La paje journalière du capitaine était de cinq sols ^ sans compter la dépense de bouche pour l'homme et le cheval. Le chef des arbalétriers substitua à son titre de roi celui de grafid- maître il habitait, aux iS® et i6« siècles, un hôtel rue de GrencUe St«-Houoré y presqu'en fa- ce de l'Hôtcl-des-Fermes. Les archers, au nombre de cent vingt, avaient une même origine} une mime orgMÎsation, et jouissaient des mêmes pri-' Tiléges. Les arquebusiers remontent an règne de Louis-le*Gros ; le nombre des cheraliers de l'arquebuse fut fixé par St. Louis à cent quatre-ringts. Ce nombre fut porté k deux cents en 1569. Leurs fonctions « leurs privilèges étaient les mêmes que ceu« des arbalétriers; ils se réunissaient d'abord, pour leurs exer- cice» , me des Francs-Bour|;eois au Marais. Leur denAère de- meure était rue de la Roquette, n^go. Ces compagnies , qui n'étaient qu'une association d'amuse- mens , s'étaient multipliées dans toute la France; elles n'ont réellement cessé d'exister qu'à IV^poque de la révolution. ARCADE ST. -JEAN EN GRÈVE. Ouverture cintrée pra- tiquée dans i'Uôtci-de-Ville pour le passage des voitures et 7* mnomà,^ Q. da Mont-^- Piété. L'intéricvr de ce rut» édifice « éké reetMé et diftribwé 9 par M. Célérîa, tfciUtecU,.peiir 7 recevoir le précieux d^t des arehiTef de UurnueCé Cet édifice arait été la demeure du connétable Olivier de CUston. Gbarles VI y fit assembler les principaux bourgeois de Paris en 1392, et leur fit publiquement remise de la peine qu'ils avaient encourue pour avoir pris part à une émeulepopulaire. Depuis cette époque, cet bôtel avait reçu le nom d'Hdteldes Grâces. Il appartint ensuite à la maison de Lorraine. François de Rohan,princede Soubise^l'achetaeniegy, et le fit reconstruire en entier, et tel qu'il existe encore. Les travaux furent exécutés en 1706, sur le» destins de Lemaire. Le fronton^ décoré des ami<ûries de la maison de Roban-Soubise^ était l'ouvrage de Le Lorrain». Le grand escalier a été peint par Bnmetti. Le» arduver de la Franco der«ient être tranafiârée» dans nn édifice encore pin» Taaie , enr k rive gauche de la Seine , k Tes-. trémilé N. £. do Champ-de-llars. La première pierre en a été posée le i5 aoAt iBia. Le» érénemen» nUériemv ont arrêté l'exé» cution do ce projet. ARCS DE TRIOMPHE. ^. usaiiits nv m^Hx, BiuuiitB 9X L*iTOILB, PLACX W GAMtOViKt, FORTES SAINT-DEMIS £T SUlfT» MARTIN. ARCUEIL (château d'eau d'). On appelle ainsi lo principal réservoir des eaux que conduit à Paris l'aqueduc d Arcueil , et que ce réservoir dtslnbue à son tour dans diilerem quartiers de Digitized by Google 36 ABM la capitale. Dans lo Dictionnaire des environs de Paris, nou$ donnons d'amples dctails sur l'aqueduc, ouvrage admirable qui honore la mémoire de Mario de Médicis. I^e château d'eau d'Arcueil est situe dans l'impasse Cn^sini, quartier de l'Observar toire, près de la maison marque'e n® 2. ARÈNES (clos des), entre les rues Neuve-Saint-Etieunc, des F©t«és-Saiiit-Vîctor et des Boulangers. C'est sur cet emplace- ment qu'avait été bâtie la maiism des Pères de la Doctrine«hr^ tienne. Quelques savans ont prétendu qu*il jr avait en cet»en- droit un cirque oà les Romains et les rois de la praimère race se donnaient le spectacle de combats de gladiateurs èi de bêtes firoees. 11 ».été nommé depuis clos Sainl-Victor. Suivant S&int- F^x, .Ckilperic P' y avait £iit bAtir un cirque , où Pépin s'amu- sait à faire eoniiattre dés t«nreaui^ contre des ovrs. ARIANE (place d'), à l'extrémité des rues de la Grande et de la Petitc-Truanderic. C'était là qu'était le fameux puits d'A- mour. Suivant une tradition populaire, une jeune fille, nommée Agnès Hellcbick, s'y noya par désespoir d'amour. Son père te- nait un rang distingué à la cour de Philippe- Auguste. Trois ans après, un jeune homme , désespère des rigueurs de sa mai- tresse , s'y précipita, mais sans se blesser. Sa bien aimée, tou~ cbée de tant d'amour, lui fit jeter une corde, en l'assurant qu'elle ne lui serait plus cruelle. En mémoire de cet événement, il fit refaire le puits k neuf. Sauvai assure qii*Tbonu»du*Louvre servait d'arsenal. Jean de Poissjr fiit nommé maître de ce çliâteau par Cbar^es y I , le aa février i5^. Plusieurs autres d^p^de munitions de ^rre ont Aé éublis k Vhhiel Saint-Paul t à U ^ur de BiUy, & celle du Temple, àlaToumelle. ... GVtait près du s^our de nos rois et de leur nombreuse cour« au milieu du quartier le plus populeux, que la ville de Paris avait établi son dép6t d*armes. Hugues Aubriot^prérM des mar- chands , avait amasse' dans le lieu appelé maintenant VArsenal^ une grande (juantité de maillets de plomb pour en armer au besoih les Parisiens contre les ennemis du roi. Mais en i582, une troupe de sf Possesseur de tout l'enclos , Henri II y fit construire de nou- veaux moulins à poudre et deux halles. Tout fut détruit par Tin- cendie du 28 janvier i5G2. Charles IX éleva de nouveaux bâti- mens qui , sous Louis XIII et Louis XIV, furent rcmplacds par • des édifices plus c'iegans et plus réguliers , d'après les dessins et sous la direction de Germain BofTrand. Micuard . a son retour d'Italie, peignit le beau salon du,grand-D^aitre de l'artilierieu On sentit enfin la nécessitlricls. * Digitized by Google 42 ASS Le public est admis dans les galeries d'expoêition les jeudis et dimanches , depuis dix heures jusqu'à quatre. ARTS ( société des amis des ), établie rue Bergère , a, ^« ar- rond. , Q. du faubourg Montmartre. Son but est Tencourage- ment des arts. Au moyen des souscriptions que s'imposent ses membres» elle achète des tableaux qu'elle £sit gruver. Ces ob- jets sont ensuite répartis par la voie du sort entre les souscrip- tcuri. Elle vient d'obtenir un emplacement dans les bâtimens du Louvre, pour l'exposition des .tableaux dont elle fidt l'ac^* sition , eTpour ses bureaux et ses réunions. La première exposition dans ce local a eu lieu en décembre 1821. ARTS ET MÉTIERS (bureau eomultatir des ). Il est com- posé de cinq membres résidens et de douce suppléons. 11 est établi près le ministère do l'intérieur. ARTS (faculté des). UNivERsixt:. ASSKMBLKES du clergé. Elles étaient fort en usage depuis FranÇjOis I*' ; mais les epotjues n*cn ont été déterminées que depuis i(x)(j. Ces assemblées se divisaient en grandes et en pe- tites. Les premières n'avaient lieu que tous les dix ans , les se- condes tous les cin^ ans. Ces assemblées, une ibis constituées , «liaient saluer le roi, qui, peu de'jours après, envoyait des commissaires pour demander le don gratuit. 11 n'avait jamais été refusé depuis Louis XllI; mais en 1788, le clergé, mécon- naissant sa position nouvelle, ne voulut encore accorder que le don gratuit aux vœux de. la nation qui lui demandait rimp6t territorial j et ce refus amena la convocation des états-géné- r«ux. n j avait en aussi des assemblées extraordinaires du clergé; telle lut celle de i6Sa, oik lut délibérée la lâmeuse déclaration sur les immunités de l'église gallicane. Les assemblées du clergé se tenaient dans le couvent des Grands- Augus t i n s . ASSEMBLÉE CONSTITUANTE. Les états-généraux, con- voqués en 1789, prirent, après la réunion des trois ordres, le titre d'assemblée nationale constituante. Elle quitta Versailles au commencement d'octobre 1789, et tint provisoirement ses Digitized by Google àSS 4^ ataifO à rArchevéché. La première séance eut lieu le 19 » jet de sa police d'assurance; et les assurances mutuelles , qui consistent en une rc'partition dos pertes survenues à un assure', et payable par les autres assurés au prorata des valeurs qui leu|r sont garanties. ASSURANCES ( compagnie royale d*), rue de Aicbclicu, a* arrond. , Q. Feydeau. gitized by Google 44 ACG ASSURANCES MUTUELLES, rue du Marché-St. -Honoré, ASSURANCES SUR LA VIE DES HOMMES, ^ai Vol- taire, i" arrond., Q. du faubourg Saint-Germain. Ccmpagnic française du Phénix, rue Neuve- des-Capucincs, i5. ASSURANCES MARITIMES , rue F( ydeau, 2« arrond. ASSURANCES CONTRE L'INCENDIE , rue de Seine, h6. tel de Larochefoucault, lo* arrond., Q. de la Monilaie. ASSURANCES SUR LA TIE DES CHEVAUX, me Tait- bout, a* arrond. , Q. de la Chaussée-d'Antin. ATHÉNÉE DE PARIS , rue de Valois , a , 2* arrond., Q. du Palais-Royal ; fondé en 17.84 par Pilate des Rosiers. Il ren- ferme une bibliothèque choisie , un salon de lecture. Les sous- cripteurs peuvent y suivre des cours de chimie, de langues étrangères, de littcraturo. 11 prit, à la fin de 1792, le nom de Lycée républicain. Laharpe y professa les leçons de litte'rature qu'il a publiées. Chenier y a donne un cours d'histoire et de littérature. Le prix de la souscription, qui dans l'origine était de 96 fr., est maintenant de lao. On ne peut souscrire pour moins d'une année. ATHÉNÉE DES ÉTRANGERS , fonde , il y a trente ans, par M. Lebrun, rue du Hasard Richelieu , dans la maison qu'a- rait habitée Favocat général Ségmer. On l'a ausit nommé Lycée des Étrangers et Lycée de Paris. 11 7 avait-, comme à TAthënée, des cours , des conférences , des lectures , et, à des époques asses rapprochées, des concerts et des biids. Cet établiMement n'existe plus depuis quelles années. AUGUSTINS (les Peths-)ou^a^5/«i» de la reine Margue- ritB^ rue des'l^etits-Augusfins, £aldM>urg Saint-Germain, 10* arrond., Q. de la Monnaie jfoudds en 161 5 par Marguerite de Va- lois, première femme de Henri IV. Ce fut pour acquitter un vœu qu'elle avait fait pendant son séjour au château d'Usson , où elle avait été renfermée , qu'elle fonda le couvent des Petits- Augus- tins , pour prier et remercier Dieu de son heureuse délivrance. Elle acheta une vaste maison contiguë à son palais du faubourg St. -Germain, pour y loger des Augustins déchaussés, et les dota Digitized by Google AUG 4S de six mille firmes de rente perpétuelle , avec prometie de le«r faire bâtir un couvent qu'elle voulut nommer couvent de Jacob. Elle fit d'abord construire la chapelle, dont la voûte, à pan coupe, parut alors d'un genre d'architecture absolument nou- veau. Mais , toujours inconstante dans ses affections, elle subs- titua aux Augu>tins déchausses ceux de la reforme de Bourges, sous le prétexte que les premiers ne pouvaient, d'après leurs Statuts, rien posséder en propre, et ne pouvaiedireiiiplir tes vues* pour chanter nuit et jour les louanges du Seigneur sur des airs qu'elle avait eUe-méme composes. Mais les réformés ne chau- lèrent pas plus que les déchaussés. Cependant les d<»tations «fu^elle avait acc<»rdées aux Petits-Augustins restaient sans effet, par la'donatio«]i universelle qu'elle avait ^te à L^nis XIII. La pieuse* libéralité des fidèles 7 pmrvut. Les fondemens de la noiuvene église furent jetés en 1617. La reine Amse d'Autricbe .en posa la première pierre le t5 mai de la même année. L'édi- fice, terminé m haut df deux ans , fut dédië sons rinvocation de saint'Nicolas de Toitntin. - Nicolas Mignard , l'un des premiers peintres de l'ancienne école française, mort eu 1668, ayait été inhumé dans cette église. Andrc-le-Boulanger, plus connu sous le nom de Petit Père Andréa était religieux de cette maison. Remarquons, pour l'honnear de l'humanitc et tination; et sons la directiôn de M. Alex; Lenoir, on y réunit tous les monumcns religieux qui pouvaient intéresser l'histoire . €t les arts. Ce couvent fut supprime en 1790. AUGUSTINS (les Grands-;, 1 1*- arrond. , Q. de l'Ecolc-dc Digitized by Google 46 AUG M^dceioe. Cm ermites , looi^-lcn^t sant âttk te, IbriiMmit A. la.fiB do 10* sMde dct coBgc«%«tions de tmite espèce. Us aJmitéfcé rtaiii c» un teol corpi que am» le pestifical d'A* lesandre IV en laSS^ iotu le titre dlSnDitct de St. Am;iif tio; ilf tVtafalireiit à Parie um» le règne de SLJLom» en ia56, près la porte Mantmert* y qu'ils quittèrent pour aller, près de /St.-yictor9 occuper no endroit plus vaste, appelé le Cliar-> donnet, qu'ils avaient acheté, au chapitre de Notre-Dame, lis occupèrent ensuite un autre terrain qu'ils achetèrent à l'ab- bé de St.-Victor ; mais, ce lieu étant trop solitaire et trop éloi- gné pour leurs quêtes , ils traitèrent avec les Pères de la Péni- tence de J.-C. , plus connus sous le nom de Frères-Sachets^ établis par St. Louis sur les bords de la Seine, et que leur pasTreté contcaignit à vendre leur couvent. Les Augustins t'en en^arèrent en 1295. Ce terrain occupait tout l'espace des rues dés Grands- Augustins , Danphine, Christine , le quai jus^'à l'hètel de la Monnaie. La grande porte eitérieure du conyent était sur le quai. C'est près de cette porte que fat inlumié Aaonl de BrieunCt conte d'£n, connétable de France » dé- capité à rh^tel de Hesles. Charles V fit rebâtir leur église en 1445. Elle ne fot aclieTée que aous le règne de son successeur, et la dédicace n'eut lieu •qu'en i4^. On j remarquait les tombeaux du poète' Brvnj Bellcau , de Fibrac et de l'illustre Philippe de Comines. La chapelle du St.-Esprit était très-oméej elle avait été cons- truite et dédiée en mémoire de l'institution de l'ordre du St.- Esprit par Henri III. La première cérémonie de cet ordre j fut célébrée le i«» janvier i^yg. C'était aussi dans cette même chapelle que se réunissait la confrérie des pénitens , nommés Blancs-Battus , fondée aussi par Henri 111 , en mars lâÔS» et composée des favoris de ce prince et des premiers seigneurs de sa cour. Les deux salles affectées à l'ordre du St. -Esprit ont été ter-h minées en tySS. Les Augustins prenaient le titre de chapelains du roi. Henri III 7 reçut Tordre de Im jarretière le dernier fi^ ▼rier »585. Citait à cette ^Use que se rendait la procession du 32 mars 9 établie en mémoire de la réduction de Paris sons Henr ri IV , à pareil jour , i $94 ; ce Alt là aussi que Louis XIII fut Digitized by Google ffceoàmi rtt, etlfuie de MéétÔÊ déclarée réistùU. La ckinlirc des yacatioiu j ttot det audiences pendant l'exil du parlement en 17JO. L'aMonblée det étaU-gtfnérans ht onrerte dans ce oenvent le 37 octobre 161 4« Voici IVvënement «aqnel Boflean dit allasion dans êon Lu- trin : J'aurai Jait soutenir un siège aux Augustins, Le couvent des Augustins avait trois places en Sorbonne, et nommait tous les deux ans trois de ses religieux pour y faire leur licence. En i658, le Père cëlestin Villiors , prieur, vou- lant favoriser quelque bacheliers, en fil nommer neuf pour les trois licencet suivantes. Ceux qui se trouvèrent exclus par cette ëljsction anticipée, se pourvureut au parlenneiO. Une ■ovrelle nomination fut ordonnée ; elle devait avoir lieu en présence de MM. de Catinat et de Saveuse, conseillerai et Janart, substitut du procn#eur-génëral. Les religieux refis- lent d*obéir. Des archers investissent le couvent et tentent d'enfimcer les portes :'niaîe les reUgienx les avaient &it murer par-defriire; les arehers montent sur les toits des maisons voisines , tandis que d*autres travaillent à faire une ouverture au mur du (ardin dn c6td de la rae Cluristine. Les Augustins sonnent le tocsin et commencent à tirer d'en bas sur les arcbers, qui ripostent vigoureusement ^ deux moines sont tués et deux autres blessës. Cependantles assiëgeans ont fait une brèche; les moines s'avisent d'y porter le Saint-Sacrement j mais cette précaution ne ralentit point le feu dtfs archers. Les moines de- mandent à capituler, des otages sont offerts et acceptés de pari et d'autre, les portes sont livrées, les commissaires du parle- ment entrent et font arrêter onee religieux qui furent conduits à la Conciergerie. Telle fîit la journée dn 35 août i658. Le cardinal M&zarin fit mettre les moines prisonniers en liberlë vingt-sept jonrs après. Placés dans les carrosses du roi , ils en- trèrent en triomphe dans leur couvent au milieu d'uno donUe haie de Gâcdet-Françnibest fiirmée depuis la Conciergerie jus* ^'auz Augustins. Ce couvent lut supprimé en 1 790. Cest sur son emplacement qtt*a été construit le marché a la VolalNe. AUGUSTINS DÉCHAUSSÉS ET RÉFORMÉS de Notre- Digitized by Google 48 AUS Dame-des-Victoirei, dans U rue du même nom, 3* m. , Q. du MaU. Ces fvligleaXy fne Marguerite de Valois avait si favorable- ment âccueillii et diessés ^uite parce qu*iU«ne voulaient pas cbanter son plein chant » errèrent quelque temps presque sans «île. )ftevtens & Paris après la mort de cette princesse , en 1619^ iU obtinrent de M. de Gandi, évcque de Paris, laper* nfisftoR dhétablir un couvent de leur réforme, et rétablirent en effet en 1620, dans !e quartier Montmartre, près de St.- Joseph. Ils le quittèrent bientôt pour habiter -^ne nouvelle maison que l'on voit encore près de la place des Victoires. Louis XIII se déclara leur fondateur, et leur accorda tous les privi- lèges des maisons de fondation royale. Les Petits-Pères comptaient parmi eux plusieurs savans distil^u^. LiCur bibliothèque se composait de quarante mille vukiflîes; ils aviûent un très-beau cabinet de médailles et une riphe collection d'objets d'histoire naturelle. Leur jardin éitait le-plus curieux, le mieux tenu de la capitale; l'étude de la botanique était une de leurs plus douces «occupations. Leurs revenus étaient considéirables/ Les h&timens de ce co>ement à sa première origine, sollicita et obtint du gouvernement la sépa- ration de ces deux maisons , fit des re'glemens nouveaux , et enfin régénéra entièreiiiont rinslitution.Onvk bientôt des enfans pris dans la classe indigente, repondre avec une intelligence rare à tontes les questions qui leur étaient faites sur les sciences, lef arts et les langues. On vit au Louvre , non-seulement les pro^ doits des travaux des aveugles , mais les aveugiei €lil-aiémet les exécutant devant les spectateurs étonnés. • AVOCATS. L'épo<}ue de leur institution ii*eit ]Ma.trèsH»m« une } mais il est certain qu'en iaS4 une ordonnance d« Philip» pe^le-Uardir^kla forawiedafcgraieiit qu'ils deraiest prâtcTf et l««ra hoMoraires €pâ ne ponyaient eseéder trente lir. c c'était «lori vne iomme considérable. Leurs attribwtioni sont trop connues pour que nous let indiquiont îcL Let documen» les . phu honorables et les plus authentiitues constatentqn'ils élnient considérés comme fidsant partie de la maigietrature, et ^ au« f9urd*hni même, ils remplacent les juges absens pour maladie :itrlicrs auxquels ils e'taient affermes. La suppression de ce privilège a multiplie la cons- truction des ponts, et a contribud à la fois à embellir les rilles , et à rendre les communications des riverains plus f»- cUet et plof sùret. Progrès de l'industrie, utilité publique, avantage général, tmU l'effet immédiat de toute rapprcsMon de privilèges. BAIGNEURS - ÉIUVISTES. Soui l'empire de* privUé- ges, les «pothicairet et les épiciers ne formaient qu'une eeule communaaté. Il en était de même des chirurgien! et des barbiers. En i6ao on créa quarante-huit maitriiei de barbiers, baigneors-étiiTistef , perruquiers suivant la cour. Le nombre lut porté à deuE cents pour Paris et les fiiubonrgs , par ordon- nance de Louis XIV de i665, et à vingt pour chaque ville oà il y avait parlement. Le nombre fat. augmenté par un édit de mars 167S. Les statuts de cette corporation furent dressés au conseil du roi le i4 mars 1674, enregistrés au parlement au mois d'août suivant. Ils furent renouvelés en 17 18. Les droits de premier barbier avaient été réunis en 1668 à ceux de pre- mier chirurgien du roi, que les lettres-patentes des 2.5 août 1715 et II janvier 1716 avaient maintenu chef et garde des chartes , statuts et privilèges de la barberie sur les maîtres barbiers, perruquiers, baigncurs-e'luvistes, et tous autres exer- çant la même profession. 11 avait sa juridiction chez lui au bureau qu'il possédait ; en cas d*absence, il était remplacé dans cette fonction par son lieutenant. Le bureau était rue Saint- Germain^rAuxerrois, et leur patron était saint Louis. Digitized by Google IIM fis On comptait à Paris, en 1769, huit cents cinq maîtres pemi- quiers, sans y comprendre ceux qui avaient droit de travail- ler, par leur place de valcts-de-chambre chez le roi ou chez les princes. Ils pouvaient, comme tous les autres, céder à ^lo tiers la jouissance de leur privilège. L'apprentissage était de quatre ans; le brevet coûtait 40 ^ly--, la maîtrise 5oo liv., et la cliarg« 5,000 lir. Lti bassins qui décoraient les boutiques des barbiers devaient^ Murant les statuto^ être peints en bleu , poor les distinguer de ceux des chirurgiens, qui étaientpeintten jaune. Cftte «bivrde assoeiatien n'existe phis. Les baifueuis mlmefiir- mam mam tluêt fëparëa. I«amo4e des ckerenx courts sans pou- 4m, née avflD la r^ohition, est dertooe européenne. Les fennes milgdndralementrenoneé à l'usage de la pondre, et leurs sni^ firaget unanimes snr ce point , r^Kmdent do la dorée de eette inaoralion, recomaande d'ailleort l'intérêt tant- puis- fant do lenr «anté* TonI les élémeoi dV fart do la coiffure •ont changés depnii trente ans. BAILLIAGE, fnridlction de première instance. On en comp. tait plusieurs à Paris, que nous nous bornerons à indiquer : le bailliage de l'Abbaye do St.-Gcrmain-dcs-Pre's , dans l'en- clos de l'Abbaye; — de l'Artillerie de France, à l'Arsenal ; — de la Duchë-Pftirio de r«rchevêchc de Paris, près de l'Oflicia- iitdj— - de Saint->lcan -de-Latran, dans Penclos de la com — manderie de Saint» Jean-de-Latran ^ de la Colle'giale de Saint-Marcel j — du Prieinr^ de Saint-Martin-des-Champsf — de l'Abbaye Ste.*Geneviève;-- du Palais; du Temple; — de la Capitainerie royale dee chaMos do Vincennes^ — * de la Capitainerie rojale des chasses do la Yarenne des Tnilo- ries I — id» do la Vare^no du Lonrre. On ne connéit plus que des^dridictions communes à tous les Français ; les justices de paix, les trihnna«& de première instance, ceux de police municipale , les court d'assitee et celles qui jugent on appel, et la cour de caesalion. ' BAINS. Ils étaient jadis moins nombreux (|u'aujourd'htii, et leur prix a diminué à mesure que le cercle de la concurrence s'est agrandi. Ils coûtaient 6 A 12 livres sous le régi rue privi- légié des bnrlfiers-'baignenrs'-^tuvisles ; ils furent de 5 livres lorsqu'il se forma un nouvel élaMisscmeu^ visi»à-vîs le palais Digitized by Google se au Imufton. Le ploi «icien. ^teblÎMemeiit aoéerae de ce geifre est oehil des iMiiiif ChiDoSt» en coio du boulerarl el de U me delà Michodière. U Vett lonnié* depuis on ea à peu près, des BaMs 4 àomieiler Cette iiét n^ett point nonTelle; cet «sage ^tait déjà eomm «Tant la révoUitloii* Dans les baihâ pid>Ucs ^ dans ceux mêmes dostine's à la classe la moins aisée, les hommes et les femmes ne sont plus réunis dans le même lo^ cal. Cette amélioration distingue notre &ge, que Ton accuse d'immoralité; sur ce point, comme sur tant d'autres, le pré-* sent vaut mieux que le passé. On distingue, au nombre des bains sur bateaux, ceux de M. Vigior, qui se font remar» qner par leur élégance, leur distribution et leuf excellente tenne. -Les ëtablissemens de l'intérienr se sont aussi multipliés ; nous citerons ceux de Saint-^Sauveur, rue St. -Denis, de la rae Cnltnro- Ste. - Cathenne» de U rue Montesquieu, etc. BAINS-DÎE-VAHIJR. On compte phuienn ëtebUssemeni de ce genre. Les prineîpanz sont rues Ste.-Anne et J.^« aeau. Cens à domicile sont établis rae St.*Honoré, Sa^. BASANCIER. Ourrier qaâ. fait les divers instnimens dont on •ae sert dans le commerce ponr peser toutes sortes de mar- cbandites. On ne comptait que six maîtres 4Parii en 1691^ dix en 1717, quinze en 1789. Chaque maître ne ponraitaroir qu'un apprenti ; l'apprentissage était de cinq ans, le compa- gnonage de deux ans. Presque tcus les balanciers habitaient autrefois près de l'église des Sts. -Innocens. Le brevet coûtait 5oliv., et la maîtrise 400. Aujourd'hui la vérification des poids et mesures appartient à l'autorité publique. Tel est l'empire de la routine la plus absurde, que le sjrstème décimal, dont Totilité .cet généralement sentie » ne peut s'établir que diffi- cilement. 0 BALS. La danse est de tons les temps «t de tous les paja. Biais les pins aneifni bals masquÀ donnés en France» et doot la tradkion bistorique nous ait consenré le souyc- nir, sont d'abord celni o& Cbarles YI manqua de perdre la et acbeva de perdre la raison, et ceux qu'Henri III donna» les a janvier et 10 mai iSIS, à des seigneurs anglais. Ces deoK derniers bals offrirent une double singularité) ils lurent donnés par le roi trèarcbrëiien à des bérétiqucs, dani Digitized by Google BAN 57 Ja falle «le rÉvéchë. Des lettres-patentei duSjuiTier 1715, aecw^rent à rAcad^mle ro/ale de Musiqae la permÎMioii 4e éonner des bals publics; cet lettres lorent confirmées en 1715» per Uk dac d*OrléeDS, r^ent; et c*cst de cette année sevle- ment qpe c— imencèreat les beb de l'Opéra* Le 5o décem- bre de U même mnéct le raient publU-im r^lement qui » «■Ire mitres «rttiBlet, supprimait tootes les entrées de iareor, mime peur les oficiers de U meison du roL Le prix 4*esse seinte Aure. Cette abbaye lut donnée à Thibaud , •bbé de 8t.-Pi«rre«*des«Fosséè$ ses successeurs Tosit possédée jusqu'en t65o. KUe Ibt desservie par despritres séculiers jus- qu'en 1629, et passa enfin aux élèves réguliers delà congréga- tion de St.-Paul , plus connus ions le nom de Bamebites, en 1 651. Le portail de Téglise, élevé en 1704 , sur les dessins de Carrault, était assez estimé. L'intérieur renfermait plusieurs ouvrages de peinture et de sculpture très - rcnoarqusidei. On Digitized by Google BAR & conservait dans IVgUsç les deux corps de sainte Aurc et de saint Éloi , dans deux châsses d'argent, f^. KCList sAiMT-BARTnELEui. BARR£ du Chapiti'e ( la ). C'était une juridition distincte de celU de l'archevêque , confirmdc par Louis XI en l44^ i main- ttmie 4aM tontes ses attributions p«r I«oinsXlV en i674« RU« MMipoMut d'un bailli, d'an pvocurrar-fiscal et d'un greficr, fl rtssortissait directement an parlcmmt. Son ressort eonpr»- B«t Ï4^gàm « le panrii , lo doitr* et toalle tcrraiii «pptrleimit a» «iMpitrt de Notro*I>aine« BARRICADES ( !«• ). Cb mot afnalo les éçm^ les plat oragensoa dooot g«trret dTilot* t per d'un coup de sabre; le maréchal lui tire un coup de pis- tolet, et le tue près le Palais-Royal, an com des mes de Richelieu et Saint - Honoré. Le maréchal poursuit sa marche jusqu'4 la Croi«-du-Trahoir; il est bientôt -finrcé de se rethrer devant un attroupement qu'il avait voulu charger; un de ses officiers, le sienr de Fontraillcs , a le bras cassé d'un coup de pistolet. Le coad^uteur , en confessant au milieu de la me phomme qu'avait blessé d^in coup mortel le maréchal de la Meilleraie, reçoit un coup de pierre dont il est renversé. Le - maréchal parvient à se retirer avec des troupes dans le Palais- Royal. La nuit ramena un calme apparent, f.a cour crut que les hoslililés avaient cessé; elles n'étaient que suspendues. Le lendemain elle tenta un coup d'autorité. Le chancelier Sé- guier fut envoyé au parlement pour lui intimer l'ordre de sus- pendre toute délibération sur les affaires publiques ; en même temps des compagnies de gardes-suisses se dirigent vers le poste de Neslcs pour s'en emparer. Les Parisiens courent au« armes , trente Susses sont tués , et ie reste est mis en fuite. . 5 r Digitized by Google m fiAR . Le clianceUer, arrivé » p«riiD long dAour^prèt dKpontSt^ Micliel , est recomra et rircment pourtiiivi, et se râbgie à lli6tfll de Lttjrnes , an coin de la rue GtUle-Cœnr. Bientôt les portes sont enfoncées ; le chancelier, caclië dans une armoire avec son frère IVvêque de Bcauvais , échappe à tontes les re- cherches. Le peuple allait incllre le feu à l'hôtel, lorsque le maréchal de la Meillcraic, à la tête des gardes-françaises et suisses, parvient jusqu'à Tliôtel , jette précipitamment le chan- celier dans un carrosse , et se dirige en toute hâte vers le Palais-Royal. A chaque pas de nouveaux dangers les atten- dent; arrivés à l'entrée du Pont-Neuf, le maréchal tue d'uu coup de pistolet une pauyre femme colportait une hotte; la furedir du peuple s'accroît : des coups de fusil partent des maisons qui sont en face de la statue d'Henri IV* La duchesse de SuUj, fille du chancelier, est blessée an bras ; Picant, lieu- tenant du grand-prévftt de ThAtel, et Samson, 61s du géo* gr^hOy i|ni se trouvaient dans le carrosse, sont tons deux mortellement blessés. Tout Paris est en armes; des en&ns. mêmes se montrent armés de poignards } plus de deux cents barricades sont élevées et décorées de drapeaux; partent re« tentit le double cri de vive h Bjoi^ point de MazarinJ Le parlement, ayant à sa téte le premier président Molé, se rend en corps au Palais-Royal, et demande la liberté de Blancmenil et de Brou-;sel, et reçoit une repense négative; mais bientôt la cour «'tTrayéc accorda à la peur ce <|u'eIlo avait refusé à la voix de la justice et de la prudence. La France a long-temps souffert de l'opiniàlrotc de la cour à maintenir dans l'exercice de la puissance souveraine un mi- nistre que repoussait l'opinion , et dont le moindre tort était de n'être pas Français. On voyait encore, il y a trente ans, dans ^elqnea rues de Paris, des anneaux de ces chaînes. On en rcmanptait même une pres4|ae entière au bas de la me delà Harpe BAUIIERES devant les hdteU. Le. droit de barrière n'ap* putenait qif aux piincet et «ux grands-ofliciers de la cqpronne. Ils exerçaient une autorité absolue sur leurs domestiques et snr tons ceux qui , par. Icnr état et leur condition t se trouvaient . dans knr dépcndanoe. Dans les cas de tumult^ou de plaintes. Digitized by Google BAR fi^ on M téaoBiMaéX dmnt YhIMi èm inrince «« du iKgniuSre. C« juge suprême sortait de son bétel ^ s'appujait sur k barrière qui le séparait de lafonle, et prononçait sur le d^t qui lui élait àiSiré, Cet nsage anrait disparu arec d'autres prërogatf Tes fé^ dales; mais la ranît^ maintint les barrières. Les hauts etpuissans seigneurs conservaient précieusement ce dernier monument d*iine puissance dont ils ne jouissaient plus , et qui attestait moins la y^ritable grandeur que l'orgueil ambitieux de leurs ancêtres. 11 c'tait défendu de reconstruire los barrières; rlles devaient pourrir sur place : aussi veillait-on avec la plus gran- de attention sur les derniers restes de ces nobles débris. BARRIÈRES à V extrémité des faubourigs de Paris. Quel- ques années avant la révolution, les fermiers généraux obtinrent la permission de ûdre ceindre Paris d'une muraille qui à près de sept lieues de tour. La communication «stërieure s'ourrir par soîsante barrières d'toe Ibnne plus sourent bicarré qu'âé^ gante. Les principales ont it4 construites sur les dessins de Par- cbitéete Ledoux. Nous allons , pour la coromodittf du^ lecteur , les .réunir téutes dans une seule série. IjlflIÈRE DES AMANDIERS, 8* arrMid., Q. F^incouri. Un\enl bâtiment à quatre façades et un eouroMiement. Elle doit son nomù la rue des Amandiers qui vient y aboutir. — D*ARCUEIL , boulevart St. -Jacques , i?.** arrond. , Q. de l'Observatoire, cVicmin d'Arcuoil, qui en est éloigné d'une licuf un quart. Bâtiment à huit arcades et deux frontons. — D'AUNAY,8« arrond., Q. Popincourt. BAtiment à deux peristilcs et quatre colonnes j elle a été successivement appeée de la Folie -Regnault^ et de S t, 'André. Le nom d'Aunaj lui vient d'une ferme voisine. — D'AUSTERLITZ , ppàa du pont de ce nom , ta* arrond. Elle a été établie en 1817. V ^ -^DES RASSlNSs i** amftd4,Q.d)M Cbamps-Éljsëes. Main- tenant fermée.* BAtiment è quatre frontons, surmontés d'un tambour. Sa situation près des r^erroirs de la pompe à fcn du quai Billy, l'a |yt aussi appeler barrière des Jiétêrvoin. — DE BELUYIIXE; Lapartàe nord-ouest dépend du 5* arrond., Q. de In Fone^.-Martin^ l'antre du 6* arrond., Q. lin TempU. Route àé Wllage de BelleviUe , dont fte territoire 68 B^a commence amt mara de clAture de Parif . Deox bâtimeng aveé colonnades et arcades. — DEB£RCY,8*arroiid., Q. des Qmiwe- Vingts; elle con- duit au ▼itlage et au chiteau de Bercy. Deux bâtimens ajrant chacuo deux péristyles et douce colonnes. —BLilNCHE, a* arrond., Q. de la Chaussée - d'An tin. Elle a pris son nom de renseigne de la Croix-Blanche, qui ep mt Toisine. Un bâtiment arec trois arcades au re«-de- chausstfe. — DE LA BOYAUDERIE , 5- arrond., Q. de la Portc-St.- Marlin. Elle a pris son nom d'une usine de cordes à boyaux. Un seul bâtiment surmonte d'un dôme. — DE CHARENTON, 8* arrond., Q. des Quinze - Vingts. Le village de Charenton en est peu ëloigné. Elle a été appelée barru rc de ^fare^,go , en mémoire de la célèbre bataille de ce nom. Elle a repris, depuis i8i4, celui de Charenton. Deuxbâ- timens ornes chacun de deux péristyles et de six colonnes * — DE CHARTRES , i" arrond., Q. du Roule , située vers le milieu du jardin de Monceau, qu*on appelle mal-à-propos Mousseaux. Elle a pris ce nom depuis que le duc de CUartres avait planté ce jardin#emarquable par sa belle ordonnance. Le bâtiment de cette barrière est une fort jolie rotonde; on pour- rait on l'on devrait ne point Tappeler barrière, puisqu'elle n'est pas un lieu de passage. — DE LA. CHOPINETTE, 5- arrond., Q. de la Porte- St. - MarUn; elle doit son nom aux nombreuses guinguettes qui ravotsinent. Deux bâtimens i deux arcades, entoures chacun de six colonnes. — CLICHY. Lamoilie à roucst est du i" arrond., Q. du Roule; l'autre à l'est est du a- arrond., Q. de la Chaussce-d' An- tin; elle conduit au village de Clichy, qui en est peu éloigné. On trouve ù peu de distance une vaste guinguette connue sons le nom de Père la Tuile. Celte barrière se compose d'un seitf bâtiment avec deux péristyles de six colonnes cbacun. DU COMBAT, 5* arrond., Q. de la Porte-St.-Mtftin > on l'appelait jadis barrière de Pantin. EUe a pru son nourean nom du combat du Uurean. Ce specUcle a Ueu chaque diman- che, et n'ert guère fréquenté que par les bonchert. Le Utbnent V Digitized by Google tiHnn propyW — pB^tRnmLLES, 1*' arrond., Q. du Roule; elle con- duit au village de Courcelles. Un seul bâtiment, dont le pourtour est orne de vingt-quatre colonnes. — DES TROIS-COURONNES, G' arrond., Q. du Templev Un seul bâtiment orne' d'arcades et de colonnes. — DE CROULEBARBE, arrood., Q. St.-Marcal ; eUe n'a point d'édifice. DË LA CUNETTE^ aarlartre gauche de la Seine , m r^ard arec celle de Passy; lo* arrond., Q. des Invalide*. KUa tecoppofo d'un bâtiment à deux arcades, colonnes et frontons; nne cunette établie en cet endroit lui a donnë son nom. La Ca- nette est nn fossé de six mètres de lai^e 9 praliné dans le milieu do fessé sec d'une place. » DE SAINT-DENIS. La partie oecidentde dépend dâ 5« arfoiid»! la partie orientale, dn 5** Elle est située i feitrémité d^ %iibourg St.;-Denis. Va seol bâtiment à quatre façades, décoré d'un attique et d'un couronnement. —•D'ENFER, la* arrond., Q. de TObservatoire, à l'cxlrémite' de la rue d'Enfer. Elle se compose de deux pavillons. — DE FONTARABIE , 8« arrond., Q. Popincourt et de St.- Antoine; « lie a ëte' appelle autrefois barrière de Charenion, Un feul hàliriK ni à trois arcades. — DES FOURNEAUX, ji« arrond., Q. du Luxembourg , à Tissue de la rue des Fourneaux. On Tappelait auparavant de la ^ oiriay qui se tronre en effet à peu de distance. Deux bâtit mens à mlnnnes, surmontés d'un tambour. £I|K «AANKLIN , i*' arrond., Q. des C^mps-Éljsées. Soiinitekiitiiiii liflmmage à Pun des premiers fondateurs de la liberté améripaine. Né k Boston en 1706, Frjsnklin mourut à PbilaiUlfilittli 17^. L'aaiemblée constituante , par un décret solennel. Ordonna que les Français prendraient le deuil. Ce d^ cret fut rendu, par acclamation, sur la proposition de Mirabeau. — DE. LA GARE, la* arrond. , Q. St.-Marcel. La gare voisine , d'où elle a tiré son nom , commencée avant 1814 i dont l'ntilitcf estge'ne'ralcment sentie, n'est pas encore achevée^, Cette barrière se co(npo«e d'un bàtiinept très-simplq. Digitized by Google 7* BAR BE GRENEUE , t** amnd., Q. ét$ laraUdet , jadis bar- rière dei Ministres f elle a pris son nooreau noto d'un rillage Toisin. Deox bAthnens i pilastres carr^. «-.]nVRT,bonleTartderH6piUlY iA< arrond., Q. Saint- Marcel. Elle n'est point décorée d'un propylée comme les au- tres issues de la capitale. ^DELQNGGHAMFSfS* arrond., Q. des Cbataps-Ély sées . BAtimMà deux frontons et quatre arcades. Cette barrière est située à peu de distance de rancicnne abbaye deLongchamps. C'est le rendez-vous «périodique des courses en Toitures et à cheval qui ont lieu chaque année dans la Semaine-Sainte ( aur cet ancien usage l'article L>ongchamps ^ Dictionnaire des environs de Paris. ) — DE LOURCINE , jadis de la Glacière, i2« arrond., Q. St. -Marcel. Un seul bâtiment à deux péristyles chacun de trois Colonnes. — 'DT' MAINE, 1 1* arrond., Q. du Luxembourg. Dens bâti- mens décorés de colonnes et de sculpture. Les guinguettes qui favoisinent senties rendez-vous ordinaires des militaires. — DE SAINT-MANDÉ , 8* arrond., Q. desQuinsoVingts. Bâtiment à deux fis çades. — DE SAINTE-MARIE, t^'atrond., Q. des Champs -Ély- •ées , près de Pancien couvent des Fflles-Sainte-M aric. Deux bâtimens décorés d'un cintre. — DE SAINT .MARTIN , 6» arrond., Q. de la Porte «Saint- MaHlii ; jolie rotonde élevée entre deux routes , sur les dessins de Ledoux , et qui se compose de quatre péristyles en saillie ^ ornifs de huit piltstret fsolés , d'ordre toscan; eHe est couronnée par une galerie circulaire, avec quarante colonnes accouplées , soutenant vingt arcades. Le voisinage du canal de fOurcq donne à cet e'difice un aspect pittoresque. DES MARTYRS, a" arr. , Q. du Faubourg-Montmartre et de la Chaussée d'Antin ; elle a d'abord été nomme'c barrière Monitnnrtre. On l'a dopiiis appelée des Marirrs , on mc'nioire de saint Doni*i et de ses ronipagnons , (pji , suivant la légende, • ont ëte décapites à Montmartre. Grand bâtiment cintré , sou- tenu par des pilastres. — DE M^ILMONTANT, au sud, arr., Q. Popincourl^ Digitized by Google BAR • 7, •a nord-^est^ 6* arr. , Q. du Temple ; dm hkûmem dë€wé$ dmcun de trente-deux colonnes avec arcade*. . — DE L'ÉCOLE MIUTAIRS , à l'extréÉihë de l'ayeiuie Lowendal, loyrr. , Q. des Invalidtt f denx pa^Uom. ^ DE UOnCEAU , et suivant l'osage Housseaux , arr. » Q. da Ro«le ; Kâliment i deux péristyles , arec eolonnes & bossage. •--DE MONTBIARTRE, a* arr., Q. de la Ckânssëe^Antin ^ fcitinwnt i quatre façades déoerées de ettlmmes etuassifii ver- laicidés. •-••DUMOiraV.PA]INASSE, 1 1« arr. , Q. du Luxembourg ; den bâtimeas , virant chacun deux péristyles avec colonnes. — DEMONTREtHL, 8« arr., Q. du Faubourg-St.-Antoine; bâtiment à deux façades de six colonnes à bossage. — MOUFFETARD, 2* arr;, Q. St.-Marcel , a oie aussi ap- pelée de Fontainebleau et d'Italie; deitf jolis bâtimens à co- lonnades. — DES DEUX-MOULINS, 12' arr., Q. St.-Marcel, à Te», trcmité de la rue du Marché-aux-Chevcaux ; a pris son nom des deux moulins qui ravoisinent. Au n** 9 , dép6t des poudres de l'Arsenal. ~ DE NEUILLY ou de l'Etoile^ i« arr^^Q. des Charaps- Eiytée» ; deux bàdmens dent le pourtow est décoré de vin^ colonnes colossales , d'une corniche et de quatre fronteas. Un couronnement circulaire termine ces deux e'difices. C*est lo plus belle entrée de Paria. Rien peut-être n*eAt pu lui être comparé , si le graAd monunent triomphal dont la preiMiro pierre a été posée le i5 toùt t8o6 ^ arait élé termtité. D était déjà élevé au-dessus des cintre* , quand les travaux ont été suspendus en 1814. Ils n*ont pas été repris depuis. ^ DES PAILLASSONS, io« arr.,Q. des Invalides ; bâli^ ment 4 colonnades. DE PANTIN, 5* arrond. , Q. de la Porte-SaiitA-Martin ; bâtiment triangulaire, avec trois péristyles et.un dême. — DE^ASSY , à l'extrémité du quai de BiUj, i«» airond. , Q» des Champs*Elysées ; bAtiment à dou«e colonnes, deux arcs ^('quatre frontons. De chaque côte* de cette barrière est uno 4aluG colossale 3 la première représente la Bretagne , la seconde Digitized by Google ' BAR la Ifonnaodie. La barrière de Patsy ^ été amti ^ppel^ des Bons-Hommes , nom d'un couvent voisin , et de la Confë' rvjictf, du nom de la bai:j^(^e où se trouvait Tancienne entrë% avant la nouvelle enceiiit^. de Paris. ^ ^DEPICPUS^8*'arrond., Q. des Quinse-Vingis ; elle a pris son nom d*un ancien couvent voisin; un bâtiment à quatre péristyles. — DE RAMPONEAU, 6- arrond., Q. du Temple. Celait près (le là qu'était la fameuse guinguette de Ramponeau. Son cabaret a reçu tout Paris ; on ne parlait partout que de Ram- poneau. Un directeur de spectacle crut faire une excellente spéculation en engageant l'homme dti jour. Le traite fut signé; mais au moment de l'exécuter, le scrupuleux cabarctier allé- gua sa conscience f invoqua la religion. On plaida, et le par* Iraient lui donna gain de cause. Il a donné son nom à cette barrière, et a fait oulUier. celui de Riom , qu'elle tenait d'une me voisine appelée maintenant de FOrillon. Cette barrière n*esl .décorée d'aucun monument d'arcbitecture. . — DE LA RÂPÉE , à Textrémité du quai de ce nom , 8* ar- rond. , Q. des Qulnse - Vingts \ elle n'est décorée d'aucun édifice. ^ — DES RATS, 8* arrand. , Q. Popineourt , à l'extréiBdté de Ja rue des Rats \ bâtiment à deux péristyles de quatre colonnes chacun. — DE REUILLY , 8« arrond. , Q. des Quinze- Vingts ^ bâti- ment en rotonde. — DE ROCHECHOUART , 2* arrond. , Q. du Faubourg- Montmartre; point de monument d'arcliitccturc. — DU ROULE , i**" arrond. , Q. des Champs-Elysées cl du- Roule ; bâtiment décoré de quatre avant-corps , et couronné par un d6mo. — DE LA SANTÉ , bouievart St.<«Jacques , 1 2* arrond. , Q. St.-Marcel'Ot deTObservatoire^sans décoration d^arcbitecture- — DE SÈVRES y 10* arrond. , Q. St.-Tboinas-d'Aquin et des Invalides : point d'édifice. • — DU TEIJÊGRAPHE, à l'ouest du a* arrond. , a l'est du 3«; elle s*appelait Poissonnière f die a pris son nouv«an noni en rSiS, du télégraphe étd>li sur la butte Moninartrev Digitized by Google BAR 7' . VAUGIRAHD , au nord du io« arrond. , au sud du !!• ; deux bâtiraens carros. ^D£S VERTUS, 5' arrond., g. du Faubourg- St. -Denis ; J>âtineDt à fronton et à deux périst^ les. ^BE LA VII4LETTE, 5- arrond. , Q. du Faubourg-Saint- Denis et de la Port©-St..Jdartin , sur les bords du grand baaiin du canal de rOorcc| j deux bàtimens à arcades. — DE VINCENNES ou du Trânê^ 8» arrond., Q. dea Qninae-VingU et du &ubonrg Saint-Antoine j construite en 1788, sur les dessins de Ledonx. C'est un bâtiment dont Fen» trce est en arc soutenu par des pilastres j les façades sont ter- minées par une corniche avec consoles, quatre Irontons etun couronnement circulaire. Deux lielles coloanes isolées s'él^ent de chaque côte. On l'avait nominëc barrière du Tr6ne , parce que le 2.Ô mars 16G0, on avait elcvë, sur la place devant laquelle elle est située , un trône magnifique pour Louis XIV et Marie- Thérèse d'Autriche, qui y reçurent les hommages des magistrats de Paris. On avait aussi, en l'honneur de Louis, construit sur cettepiacc un arc de triomphe ennlùtrc. Il devait être exécuté en pietreice projet fut abandonné. C'est par cette barrière que les and>assadenrs étrangers faisaient leurs entrées : ils partaient du couvent de Picpus , ou Ton avait r^ervé des appartemens exprès. ^ BARTHÉLÉMY (église de St.-), près le Palais de Justice. CëUit la plus ancienne ^Use de Paris après Notre-Dame. Simple oratoire sous les rois de la première et de la seconde race, oUe servait de cbapelle aux comtes de Paris. EUe devint rojale à l'avènement de Hugues Capet au tr6ne« Le roi Robert son fils y allait souvent prendre une chappe et cbanter au lutrin. On appelait alors cette chapelle St.-Magloirej elle avait servi de dépôt de reliques pendant les troubles religieux. Les reste* de St.-Magloire furent transporl.fs à la chapelle de ce nom, près de St.-Dcnis. Elle poi ta depuis le nom de St.-BarLliélemy , et fut ^ige'c en paroisse en ii4o mais St. - Magloirc fut considéré comme succursale , et cet état de choses dura juscpi'à ' c pôts s'offrirent au roi. Us partirent au nombre de dix mille. Henri II, pour leur témoigner combien il avait e'te' content de leurs ser- vices , leur donna la permission de faire couper dans la foret de Bondy trois arbres à leur choix , un'pour la plantation du nud dans la cour du palais , les deux autres pour être vendus au profit du royaume de la Basoche ; il assigna de plus un re«- venu annuel sur son domaine , Tallranehissement de tout droit pour l'expédition des arrêts de la Basoche, et accorda au roi et h ses suppôts le droit d'ajouter à leurs armoiries (qui étaient composées de^rob écritoires), timbre, casque et moriouy en signe de souveraineté , afin que rien ne manquAt aux attri« butions royales du monarque basochien . Il avait le droit de faire battre monnaie j mais les pièces marquées à son coin n avaient cours que parmi ses sujets. Digitized by Google ff BAS 77 Henri TII aestitni le TOI de Ift Bâsoche , et. lui substitua un chancelier. Mais la juridiction s'est maintenue jusqu'en 1790, et les arrêts ('mi.hjcs de cette cour portaient encore cette for- mule : La Basoche rc'gnante et triomphante , et titre (Chon- neur y ski.vT — Fait audit royaume , le,.'.. Le chancelier , électif comme le roi , n'était qu'un an en fonctions j l'élection avait lieu en novembre. 11 ne pouvait être marié ni bénéficier. Il donnait un festin le jour de sa récep- tion. C'est ce que les basochiens tfptAttieni droit et devoir. On lui en donnait acte à la fin du repas , et aprii avoir épuisé tontes les o^ection8 imaginables. La contestation était d'au- tant plua longue et plus animée y q[ue les débats avaient lieu le verre à la main. Cette |uridietion se con^osait d'un chancelier, de plusieurs maitres'des requêtes, d'un grand-audiencier , d'un grand-ré- fiârendairo, d'un procureur gâiéral, d'un svocat général, quatre trésoriers , un greffier, un premier huissier , huit huissiers or- dinaires , un grand-aum6nier et un aumônier ordinaire. Les revenus de la Basoche consistaient dans l'impAi de bien- venue sur les nouveaux clercs ou bejaunes ^ le prix des deux arbres coupés dans la forêt de Bondy , et les amendes. Au commencement de la révolntion, la Basoche renonça de bon gré à ses privilèges , et forma un bataillon de la garde na- tionale; il ne diiTr'rail des autres bataillons que par l'unifonne, qui était rouge et à boutons blancs. Ce bataillon n*|i pas eu plus d'une année d'cxistorice. BASOCHE (théâtre de la). La représentation des mystères n'avait rien de bien attrayant pour une |eunesse «vide de plai- sirs bru^rans. Les basochiens élevèrent un théâtre dans le pa- lais même : ils étaient à In fois auteurs et acteurs. 11 parait que leurs pièces étaient à peu près improvisées. Us s'attachaient surtout â la censure dos mœurs publiques et privées. Us n'épak^ gnaîent pas mime messieurs du parlement, t Les clercs , dit » Miramont (T. i ,p. 65o), rapportaient et représentaient fort ^ librement les finîtes des suppÂts et sujets du royaume de la •» Basoche, et phisieurs autres plaisantes et secrètes galante- » ries des maisons particulières, sans respect ni exception des a personnes t ce qui avait mu quelquefois la courf sur les 78 BAS • plaintes dTavcuB^ qui par aytntore te t«nlaiail offeotéi en » lenr honnenr et fianille, et tcaniaUtët par ces actes et jeox » pnbiîes» d£ lenr fidre défense de pfaM jeoer sans congés, etc. » Un arrêt dn 14 eoÀt 144^1 condamne les auteurs et acteurs ba- sochiens à un emprisonnement , et à jeûner au pain et à Teau pendant quelques jmirs. Un autre arrêt du 12 mai i47î* fait dcTensc à la Basoclie de jouer sans permission de la cour. BASTILLE(la;. Elle e'tait située à roxtrémite'de la rue St. -An- toine. Hugues Aubriot, prevot de Paris, en posa la première pierre sous le règne de Charles V, le 22 avril 157 1 . Telle était la version la plus commune sur Te'poquc de sa fondation ; mais d'autres faits apprirent au contraire que cette forteresse , des- tinée à s'opposer aux incornons des Bourguignons, existait long* temps auparavant. £Ue se composait de huit grosses tours réu- nies ensemble par des massils d'une égale dimension. Les forti- fications commencées le 1 1 août i553> ne -furent achevées qu'en 1559. Elles consistaient en une courtine flanquée de basti^s et bordée de large fossés k fond -de cuve. Une partie de ce» fossés existe encore* Les propriétaires de maisons i Paris forent taxés pour cette dépense. La minimnro de cette take était de quatre liy. tournois et le maximnm de vingt-quatre* La bas» tille a toujours été la prison des criminels d'état. Henri IV y fit garder le trésor royal. Régnier, poète contemporain, ditàeo sujet , dans sa treizième satjrre x c PïraM»«Dioion«bI»te, c«&If dafiamcicn, > Dont depuii cinquante antlfls pères usuriers, » Volant de tontes mains , ont mis ctt leur famillé » Plosdnufint^voioroin'MiadanslaBwtiU*. » SuUy affirme qu'en i6o4t Henri IV avait sept millions d'or i la Bastille, et en 1610 quinze millions huit cent soixante^ dix mille Uv, ttétiigerU compUUU dans les chambres voûtées^ coffres, caquùs, etc. , outre dix mOUtmf ^u'on a tirét pour bailler au tn^sarier de^ T^ar^gne, Toutes les danses de l'étatétaiept exactement payées..tene connaissattpas d'arriéré. Tel est l'heureux résulta» d'une bmt administration.MUisàlamortd'H€BriIV,Snl^fiitécoBduit.Les trésors qu'il avait amassés derinrent U proie des coortisMis. Digitized by Googl BAS. 79 La France était goorenitfe parles Gononi , les Goodi , les Ma- zarins, avides étrangers cpi'il fallut gorger d*or et charger de dignités. Des impôts modérés avaient suHi à toutes les dépenses souà le règne de Henri IV; ils furent auginentés sous son succes- seur. Sur la première porte de la Bastille , du côté de la rue Sl.- Antoine , était un magasin d'armes très - curieux. On y voyait d'anciennes armures de clievaliers très-bien conservées. Eu 1 588, le duc de Guise s*étant rendu maître de Paris , fit ôter les bar-* ricades, détendre les chaînes, et le i3mai, il fitoccuper par les siens TArsenal et la Bastille j il nomma gourernear de cette for- teresse , Bussi-lc-Clerc, procureur au parlement. Ainsi , dans la lutte des factions , le parti triomphant envaUl tous les emplois; les fonctions les plus importantes deviennentle partage dlnmi» mes 4ont T ambition n'est pas même iustifiéepar qnelqiiet ta* Uns, et ^ se sont jetés hors ligne par le scandale mime de leurs Yocifîlratioiis et de leur immoralité. Busai-le-Clércne joignait pas du moins l'ingratitude et le par- jure à l'ineptie ; il resta fidèle an parti qu'il avait embrassé. Le duc de Guise est assassiné le a5 décembre j588. A cette nou- TeUcf tout Paris est dans la plus orageuse agitation.Le parlement s'était assemblé pour envoyer une députation ao roi. Busai* loiXSerc, à la iète de sa troupe, court an palais « pénètre dans la grand'salle, et demande que la cour, adoptant le décret de la faculté de Paris , ait à déclarer les Français déliés du serment de fidclile et d'obéissance envers le roi. 11 sort pour laisser la cour délibérer j mais bientôt , impa- tient d'attendre , il rentre le pistolet à la main, annonçant que puisqu'on délibérait si long-temps sur une requête aussi juste, il s*en prenait à ceux qui trahissaient la ville, et à l'ins- tant même il commence à lire la liste de ceux qu'il soup- çonnait, en les prévenant qu'ils allaient le suivre. 11 nom* ma d'abord le premier président, et les présidcns JRotier et de Thou • • . • Sans attendre la suite des noms des proscrits , toute la cour se lève, et tous les membres, au nombre de soixante , déclarent qu'ils suivront le premier président par* tout ou Ton voudra le conduire» Bnssjr-le-Glet e fiât envîroB" ner ces magistrats en robai rouget et en bonnets carrés, se . 60 BAS met ii la téte de Tescoite, et les condnit à la Bastille. Ob- Fappela depuis ce jour le grand-pénitencier du parlement. Le gouvernement de la Bastille se composait d*nn gonver-" neur, d*an lieutenant «de-roî, d'nn inajor, d'mi aidennajor. Un chapelain résidant et deux prêtres de St-.Paul, un méde- cin et un chirugien, y étaient attachés. Dlllustres personnages , de grands écrirains ont été enfer- més à la Bastille. Ces cmprisonnenicns arbitraires étaient de- venus moins frequcns sous le règne de Louis XVI. Il est impossible de parler de In Bastille sans s'occuper du fameux Mas(jue-de-Fer. F/Ouis XIII et Anne d'Aulriclie son épouse vivaient éloignes l'un de l'autre , et évitaient égale- ment de se renco|||rer. Mariés depuis vingt-trois ans , ils s'é- taient à peine vus. Cependant, an commencement de décembre 16S7 , Louis XUI qui était resté long-temps auprès de Made- moiselle au couvent de la Visitation, contraint par*le mauvais temps de passer là nuit à Pari<^ , «e retira au Louvre , où il ne trouva d'autre lit que celui de la reine. Les mêmes historiens de qui nous tenons ce fait prétendent que cette nnit fut l'é- poque o& Anne d'Autriche conçut Louis XIV. Il est difficile de se persuader qu'un roi de France n'ait pu trouver, dans le plus vaste et le plus riche de ses palais, un lit pour lui seul. Dreux du Radier soutient, avec plus de vraisemblance , que made- moiselle de Lafayette avait profité de son empire sur le roi pour le déterminer à une réconciliation nécessaire. La grossesse de la reine fut annoncée par des fêtes ; et le 5 septembre i658, la reine accoucha, dit-on, d'un HU il , dans une autre circonstance , répondu i M. de La Borde , c'est que la prison de cet infor^ tuné na fait de tort à personne qua lui. Aux précautions minutieuses et sévères que prit Louis XIV pour cacher la condition de ce prisonnier, et les traits mêmes de son visage, on peut croire que la découverte de sa condition pouvait occasionner de grands troubles politiques , et peut-être même révéler les droits d'un autre au trône. Cette dernière tradition devait être confirmée par une pièoe insérée dans les Mémoires du duc de Richelieu , publiés en 17^90 , dont voici le titre : Relation de la naissance et de Véducation du prii^ce irtfortuné soustrait, par les cardinaux de Richelieu etMaza<^ rin , à la société ^ et renfermé par ordre de Louis Xiy$ com- posée par le gouvemeufde ce prince , au Ut'de la mort. Suivant cettoVelation , ce p^ce était fib die Louis XDI, et frère jumeuu de Louis XIV. Ils étaient nés le même jour , l'un à midi , Tautre quelques heures plus tard. Ce fut le dernier dont on résolut de cacher la naissance. Une dame Perronnette avait été chargée de le nourrir; elle devait dire que cVrait le 8a BAS bâtard d*aii grand seigneur. Phis Agé, il avait été remis, par le cardinal Mazarin, à un gentilhomme dont il ignorait le nom. Son cdiication avait ëte très-soigne'c. Impatient de con- naître son t'tat , il était parvenu à ouvrir la cassette de son gouverneur. Il y avait trouvé des lettres de Louis XIV, et sVtait procure un portrait de ce prince. La moindre pièce de monnaie pouvait lui en tenir lieu. 11 avait dit à son gouver- neur : Voilà mon frère ; et montrant une lettre de Mazarin « soustraite de la cassette ; Voilà qui je suis. Le gouverneur sVtait hâte' d*informcr le roi de cette fatale dëcmrrerte* Le gouverneur avait été arrêté ^ il était mort en prison , et avant d'expirer, il avait Dut une révélation. Cette derniire tradition n'ofire pas , «nr quelques points , un grand caractère de vérité. n est certain -du moins que le mystérieux prisonnier fîit mis, en i6G6, au château dePignerol, transféré, en 1686, à Tile Ste.* Marguerite , oà le gouverneur St.-Mars avait reçu Tordre 4e lui faire construire une prison particulière , et conduit en li- tière par le même gouverneur â la Bastille , ou il entra le 18 septembre 1698, ayant toujours le visage couvert d'un masqne de velours noir. Mort le 19 novembre lyoS , il fut en- terre' dans le cimetière de l'église Si. -Paul , sous le nom de Marchiali. On assure qu'il y avait ordre de le tuer s'il se faisait connaî- tre l qu'aussitôt qu'il eut rendu le dernier soupir , on mutila son visage. Les murs de sa prison furent décrépis et fouillés ; son linge , ses habits , tout ce qui avait été à son usage br&lé, son argenterie fondue. Le gouverneur et le ministre Louvois lui-même, dans les visites qu'ils lui faisaient, lui parlaient avec le plus profond respect, et le qualifiaient de prince* L'opinion de Voltaire sur oe prisonnier est trop connue pour que nous la rapportions ici. Tous les historiens semblent s'accorder sur ce point, que le cardinal M asarin connut le pre- mier le secret , et donna les premiers ordres pour envelopper son existence du plus grand mystère. Les papiers trouves à la Bastille ont provoque d'autres con- jectures. Nous avons rappelé fidèlement les diverses traditions publiées sur cet étrange personnage. L)historien ne doit pas Digitized by Google ÉA0 85 oïûettre les doutes qui se rattachent à unévt'nenient intéressant, mais peu conna ; mais U ne doit afj^rmer <|uc les faits dt^mon- très par des preuves c'videntes. On a long- temps dit que des cxtîculions sccrèleà avaient •ensanglanté les cachots de la Bastille. Il est constant que, lors de la démolition de ce fort, oa a trouvé des iquelcttes et des dudnes dans les cachots. Le t4 juillet 1789, la Bastille fut a«sié§(ie ^ar des bourgeois de Pai1l> et prise p'eo d*1ieures après. Ce mémorable événe» fttttWété câëbrë comme la première époque de la révolution. Chaque aanif 6 Faiiiirirmalre était un jour de fête nationale. Lt pMâat anniversaire ( ly^o) fbt une solennité sads exemple ; dés dSljpittttions de toutes les contrées de larFrance | gardes na- tionales, troupes de ligne, rassemblée nationale , le roi et toulé sV coiir , une popidatîon'immeuse,prDnoncèreiit'spontanââienl lè serment de vim Uifm «m motitir, T. caAMP*nB-VAEs. BATATE '(fototàbe de la cour). Cette fontabè, placée dans' la' cour ' BatàTè , aVaît été construite à la même époque. ' Am milieu d*un bassin étaient anciennement si- tues les hôtels de Bourbon, de Bavière, d'Orléans et de Tour^ , nay* On trouve encore des vestiges de Hiètei de Bavière dans un grand logis maintenant habité par des artisans, et qui ' a conservé le nom de cour de Bavière. BAYEUX (collège de). Ce n*est plus q[n'une maison par- ticulière, située rue de la Harpe ,0.95, 11* arrond. , quar- tier de la Sorbonne. Ce collège avait été fondé , en i5o8, par Guillaume Bonnet , évéquc de Bayeux. BEAUJOLAIS ( théâtre de ) , oujrert au Palais-Rôyal le a3 octobre 17B4. Cétaient de grandes marionnettes que faisaient mouvoir des mains invisibles , tandis que des acteurs véritables chantaient et parlaient dans les cotilisses. On introduisit bien- tôt sur la scène des enfans. Enfin les marionnettes disparurent^ des acteurs de (ont âge occupèrent la scène j mais on continuait de chanter et de parler dans les coi\lisses. Il y avait un tel rap- port entre les acteurs gesticulans et les acteurs chantans et par- lans , que rillusion était complète. Ienis,Geiiesse, Lagny, Pontoise, Beauvais, Chaumont, pQfbie , Amiens, Aumalle , Bruxelles , Louvain , Dooai , etc. , avaient aussi chacun une halle particulière. Celle de Beauvais fut occupée par une des quatre boucheries étabBes par l'or- BÉi doojtance de Charles Vif de 1416» Cette boucherie se compo- sait de vingt-huit ctaux. BEAUVEAU (place). Celte petite place, qui est enclavée dans la rue du Faubourg-St .-Honore, !«' arrond., Q. du Roule, a pris son nom de Thotcl Beauvcau , en face duquel elle est situt^e. BEAUVEAU (marcho), 8*^ arrond., Q. des Quinze- Vingts. Ce marche fut fonde, il y a quarante-un ans , par madame de Beauveau-Craon , alors abbcssc de l'abbaje St.-Antoine. Ce marché, plus utile que brillant, D*offrc nulle ressemblance avec Us marchés bâtis depuis. C*est ime halle très-a^ée>, divisée en deux vastes hangards bien couverts ; elle a une fontaioe single ^ dont les eaux entretiennent la fraîcheur d'un beau peuplier qui s'élève auprès. BEDEAU ou appariteur, .On appelait également de ces deux noms on officier ijui , dans les grandes cérémonies, portait une masse d'argent devant le recteur et les premiers officiers de TU- niversité. Cétait en quelque sorte un des licteurs de ce corps qui avait été une espèce de puissance au temps o& les trois quarts de la nation étaient plongés dans l'ignorance. L'Université de Paris avait quatorze bedeaux , deux par fa- culte et deux par nation. {P'. pour rcxplication de ces deux noms , le mot Univcnitc.) Ils étaient divises en grands et en petits bedeaux. Chaque écolier reçu maitre-ès-arfs donnait 4 livres aux grands, et 40 sous aux petits. Dans des temps plus recules , chaque grand bedeau recevait d'un nouveau maitro^ ès^rts une paire de gants et un chapeau. BEDEAUX* Quine connaît ces graves et terribles scrgens des églises et des paroisses, qui précèdent le clergé dans les cérémo- nies, et qui, pendant l'office, sont la terreur des enfans et des chiens du quartier 7 Leur costume r^ond à Fioqportanee 4» leursfimctions.'Une vcfrge noire, ornée detiroles d'argent,' est dans leur main droite. La robe qui les couvre est rouge et violette dans quelques églises* et bleue et rouge dans d'auti^. BÉJAUNE on bec Jaunes terme defiiucomieric , qui signifie oiseau jeune et niais. Anciennement, dans la conversatiQa.fi(- miliefe, il signifiait ignorance. On le trouve souvent dans nos vieux auteurs, pris lous cette acception , et quelques-uns même Digitized by Google B8L 89 des grand* éerifMDê do lièdede Look XIY t*tn soikk'servii«' entre aatm. MoUire , dans ce petMge : Cett fm êien /mit Rapprendre aux gens à vivre, et de leur montrer leur béj aune (L*iiifOUH MÉDEcipf , acte 2 , scènc 5). On appelait béjaune le repas qu'un officier payait à ses camarades à son estre'e au ré- giment. Dans l'ancienne Université , il avait exi:>té un usage « qui depuis long-temps était aboli : les écoliers nouvellement arrives s'appelaient béjaunes. Ils avaient pour chef un inten- dant <]ui prenait pour titre celui de chapelain- abbé des bë^ jaunê9* Le jour des Innoccns, ce chapelain, monté sur un ànei. ■meneiten procession dans toute la ville le§ béjaunes. L'aprèt- dbier, ainsi que k rao4|||e Yûibé LeinBofi il les rassemblait tous dans on même lieu!, et là, avec de grands sceaux d^ean , il faisait sur eux -nne abondante aspersion : c'était conune le baptême ({oi les faisait enlans de l'Ifaihrersité. BELLE-GHASSE ( convent de) on Chfmoinesses du Sainte S^ulokn, Ce coorent avait pris son non do terrain où il était sttné. En la baronne de Plancj fit renir k Pa^ ris quelques cbanoineises di| Saint-Sépulchre , ordre insUtntf en Palestine, .& la fin du 9* siècle, pour la conservation des lieux saints. Un partisan^ nommé Barbier, fit don à ces re- ligieuses d'une maison qu'on transforma en couvent; elles s'y établirent le 21 novembre i656. Leur ordre ayant été abolien 1790, une partie du couvent fut •détruite pour servir à la pro- longation de la rue Neuve-de-Bellc-Chasse , et au n" 4 cette rue, on voit le reste des bAtimens qu^ ont été transfor- més en magasin de fourrages» BÉNÉDICTINES . Ce monastère a^té dernièrement rétabli rue du Regard , n° 5 , ii« arrondissement* BÉNÉDICTINES ANGLAISES. Ce monaitère était situé dans une rue qai portait son nom, Q. de la place Maobert, sous l'invocation de Notre - Dame - de - Bonne - Espérance. Fondé en 1664 à Paris par des Anglaises qui s'y étaient consacrées à prier pour le rétaUluement de la religion catho- lique, apostolique et romaine en Angleterre, il nV lut autorisé que deux ans après par le cardinal de Reta. Il vient d'être réta- bli rue des Possés-Sl.- Victor, n** a5 et a5, ta* arrond. '» BÉNÉDICTINES DE L'ADORATIQN DU SAINT-SACBE- Digitized by Google ^ BBN MENT. Ce couTMit, éo0t Anne d'Autriche -Ivt la principale fondatrice, et dont les religieuses se consacraient à l'adoration perpétuelle du St. -Sacrement, était placé en i655 dans la rue Férou, Q. du Luxembourg , et en i66g, dans la rue Cassette, même Q. Jll avait une succursale établie rue St. -Louis, Q. du Temple. Détruit à la révolution, il a été rétabli depuis peu rue Neuve-Ste. -Geneviève, la" arrondisseincnt. BÉNÉDICTINES DE LA VILLE-L'ÉVÉQUE. Ce prieuré, nommé aussi le Petit-Montmartre^ Sait tondé et bâti sous le titre de Notn-Dame-de-Grdce^ le" ta avril i6i5, par Ca- therine et Margnèritè d'Orléans-Longueville. Il était situé me de U Bfadelainet an eoià de cett^j|||Éiet de celle de Surine. 11 a ëtë enpprind en 1790, et ▼aura à dîrérs eilojetts» q^ni ont frit élever det mabetif mr ton emmacemcnt. BÉNÉDICTINES DE NOTRE . DAME- tffi- LDS6SE. Ce eevrent, fondé etk \65S par Aoine de Mentafié, comtesse de SoiisonSf et Loniae de Bonrbon, dnchaase de Longneville, fiit^apprttnë en 1778^ et acheté par madame Necker, qui le conTcrtît en hôpital. mhmàh xices^. BÉNÉDICTINES DE NOTBE-DAME- DES-PRÉS. Ce prieuré, fondtf à Meaeoti en 1628, par Henriette de la Yié- ville, veuve d'Antoine de Joyeuse, comte de Grand-Pré, et établi à Paris en 1676, rue du Bac, et en 1689 rue de Vau- girard, a été supprimé en 1790. On l'a érigé en paroisse sous l'invocation de Ste. Madclaine. BÉNÉDICTINS ANGLAIS (les) , rue St.-Jacques, n° 5.69, ia*arrond.) Q. de l'Observatoire. £n 16 18, plusieurs bénédic- 'lias tVÊ^tki perséontéi, à tort 00 avec justice, dans leur pays f vinrent se n^gier à Paris, et fondèrent en 1674 ce mimatète. Le corps deJacqM II, roî d'AnglIeterref mort à Sl<4»enBMêii*l>aj« le 6 septembre 1701 , 7 était en d^t, aînsi qœ cdoî de sa illey Lewse-Mane Stiiart, morte k StyrfQermeÎB-en-Laye lé 18 avril 171a. Les bénédictins an- ffâu forent supprimé» ai ^790. Leur ceufeot est maintensnt occupé par «ne filatove de coton, dirigée par M. BaierdMun. BENOIT (cour St.-), me des Gh&rbonniers , is^ «rrond., Q. de rObservatoire. BENOIT (é((Use St.-), rue St.-Jacqucs , n" 96, 1 1* afrond., 1» t - - Digitized by Google BEN ^ Q. 4e la Sutame. Cette tfglbe 6ûitajil «rant Favioo*^ n'était alora (jii'ime iimpU ekapelle qui portait le nom 4p St.-BaciieoaBa€q, parce qu'elle pouédaitt dîteiif iet «eli» qnes de ce saint, Tmi des plus obicori de la légenda* En 17.90 Henri I«r Périgca en paroÏMe. On lui donna dani la suite celui de St. -Benoit, parce que les moines qui la desservaient suivaient la règle de St. Benoit. Son niaitrc-autcl , tourne' à l'occident, contre l'usage, fit ajouter à ce nom celui de Be- tourné^ c'est-à-dire mal tourné ; mais sous François 1er, qai fit bâtir la nef et le portail, on changea la disposition de ce maitre-autcl f et alors l'église prit le nom de St.-Benoît le Bistoume\ et par corruption le Desioumet, parce que son au- tel avait été tourné deux fois, et enfin le Bien- tourné^ par- ce que son autel était placé comme il devait l'être. Ces gravas étymologies ne doivent occuper que les archéologues j nais St.'Benoit mérite à de plus justes titres les regards des aniîs dei atts et des sciences. Claude Perrault a dessiné les pilas- tres corinthiens qui décorent le rond-point de l'église. Cet illustre architecte, à qui nous devons la coloainade én Louvre^ rObienratoire et la chi^lle 4e Seeans, ibt enterré à St.>Be nott. Cette ^lise renfinmiait les restes de plosieurs antres hom- mes jeélibres « entra antres de Charles Perrault, frère de Claude» très-ef;pi^el antagoniste de DespréauiL, dans la querelle anr les anciens et les modernes, ei très-médiocre auteur du poème oublié du siècle de Louis-le-Grand } de Resé Chopin, fameux arocat au parlement a^ Henri lU.; de Jean pomat, ai connu dans la jurisprudence! de Gérard Audran, le meil- 1^ graveur d^ 17* siècle j de Michel Baron, dont les aona di^théitre garderont la mémoire aussi long-temps qu'il / aura un théâtre en Fraucc , etc. L'église St. -Benoit, supprimée en 1790, est maintenant transformée en magasin de grains et de farines. BENOIT (fontaine St.-), à l'entrée de la rue St. -Jacques, et vis-à-vis l'église St. -Benoit dont elle porte le nom. Elle fut construite en 1622. L'aqueduc d'Arcueil la fournit d'eau. BENOIT (place du Cloitre-St.-) ; c'était autrefois le cloitre St.-Benoit. On a décoré du nom de place l'espace qui est coni!' pris entre les n*** i5, i5, 17, 19 et ai, de la me du Clolire- 93 BER St.-BenoH. Cette place dépend du 1 1* arrond., Q. de la Sor- bonne. BERNARD (port St.-). V. quai de la tournei le. BERNARD (porte St.-). Celte porte triomphale, élevée en 1670 en l*honnear de Louis XIV, sur les dessins de Blondel, et abattue sous lionis XVI, n'était ^primitivement qo*nne porte d'enceinte bAtie sons Pbili^e^ÀQguste, à la'fin do 1 siècle ou «u commencement dn la*. £Ue était située au bout du pont de la Toumelle. Elle prenait ipn nom du collège des. Bernardins , dont elle était Toisine. ' BERNARD (quai St.-) , 1 2« arrond. , Q.'dta Jardin du Roi. H se nommait, dans Torii^ine , le Vieux chemin d'Ivry , parce qu'on le suivait pour aller au village d'Ivry. Son nom de Saint- Bernard lui vint du couvent des Bernardins , situe' dans son voisinage. Ce quai , étroit et malpropre , n'est embelli que par la Ilalle-aux- Vins. V. halle-aux-vins. BERNARDINS ( cloître des). Ce puisage, pratiqué à travers Tancicn cloître des Bernardins, communique de la rue de Pon- toise k celle des Bernardins, la* arrondissement. BERNARDINS (collège ou couvent des), rue de Po^itoise, n* i3, ia«arr.,Q. du Jardin*du-Roi. En ia44; Etienne de Lexinton , Anglais de naissance , abbé de Clairvaux, fonda ce collège sur un terrain situé dans le clos duChardonnet» L'église ne commença à s'élever qu'en î558, d'après les ordres du pape Benoît XII , fils d'un boulanger de Toulouse, ancien religieux de Citeaux, qui , de la chaire obscure d'un professeur du col- lège des Bernardins , était parvenu jusqu'au trône pontifical. Celte église est \m chef-d'œuvre d'architecture gothique. Elle contient maintenant un dépôt de farines. BERNARDINS DE PORT-ROYAL , rétablis rue St.- An- toine, n* 173 , 8* arrondissement. BERNARDINES DE VAUGIRARD. Ce couVent, dont la véritable fondation ne remontait qu'à Tannée 176a , était situé rue de 'Vaugirârd. Ces religieuses s'appelaient aussi Filles-^u- Précieux ^ Sang , parce qu'elles s'étaient consacrées à l'adora- tion du sang de J.-C. Elles ont été dispersées à l'épocpie de la révolution. BÉTHUNE (quai de). Ce quai, qni règne depuis la rue Blan- Digitized by Google m 93 ch«-de-Ca*tiUe jusqu'au pont cle It Tonrnelle, 9* arrond. , Q. de l'île St. -Louis , fut construit dans le 17* siècle , par Marie. Il s'appelait d'abord quai des Balcons ou Dauphin. Sur la fin du 18* siècle , il prit le nom de Béthune ; en 1792 , de la Z*»- bertfî ; en 180(3 , on lui redonna le nom de Béthune, BIBLIOTHÈQUES. En 1471, plus de trente années après l'invention de l'imprimerie , les livres étaient encore si rares en France , que Louis XI fut obligé d'emprunter à la Faenlté de médecine de Paris nn ouvrage du médecin Rasis , oavrage qn'il voulait &ire mettre dans siNnbliothèqae. U donna pour lÂreté la marcs d'argent, ao Itv. sterl. , et ToUigation d'tm bourgeois de Paris pour la somme de 100 écns d*or. (Add, ans Hémoires de Comtnes , t. 4 > p> S9. ). Les temps sont bien changés , et loin de se. plaindre maintenant de la rareté des livres « on peut dire, sans injustice^ qu'il j en a trop , surtout si Ton pense à l'innombrable' quantité des livres inutiles. Paris possède bnît bibliothèques ; savoir : la bibliothèque Nationale ou du Roi; de l'Arsenal ou de Monsieur; Maza- rine ; du Muscum d*histoire naturelle ; de l'Institut ; de Ste.-Geneviève ou du Panthéon , et de la Ville, Nous allons réunir dans un même article les notices que nous avons con« sacrées à ces bibliothèques. ^ Bibliothèque Nationale oxx awRoi^mt de Richelieu ^n*58, a* arrond. , Q. Feydeau. Cette ionnense bibliothèque nfe fat transportée qu'en 1721 ( époque de sa réunion avec les biblio" thèqnes du Louvre et de .Fontamébleau) dans le loeal qu'elle occupe encore s cet h6tel s'iqipelait autrelbis hAtel de la Am^iie rqjrale t et plus anciennement hôtel de Neven. La fondation de la bibliothèque est due k Charles Y , dit Sage ; il y laissa en mourant neuf cents volumes. Dans les troubles qui suivirent la mort de Charles VI , le duc de Bedfort , prétendu régent du royaume, acheta celte précieuse collection 1,200 liv. ; on l'avait cstime'c à 2,^25 liv. 4 sous. Les indignes Français qui s'étaient plies sous le joug de l'Angleterre , souffrirent, sans murmurer, que cette collection fût emportée à Londres. Quelques livres échappèrent à ce lîl- nette voyage ; on les rassembla dès qu'on put le faire sans crainte ; mais Ja hièlioikè^ue du Roi ne Ibt réellement de 94> SiB kq»rtaiiM çn» tout 1« ràgns Lom XH , et ntriM •fHU o«l«i de FriBfoit 1**. Elle ctt dere^ive de plot en filiiè- difDed* radmiitttîoa des tevan», depnie le «iècle de Leitit XLV. On peat «warervsâiif ereinte d*èCte dénenti , <{a*elle eet uudti- tenant la plat belle, la plna nclie et la- flBem tenue de tontes les liiblîotlièqoes de l'Europe. Outre lea-livreeqn'ene renferme, o» y voit-eneore deux immenses globes inventas et construits par le P. Coronelli , et consacres à Louis XIV par le cardinal d^stre'es ; ces globes ont 54 pieds 6 pouces et quelques lignes dp circonférence ; le très-mééiocrc monument en bronze con- sacré aui plus ce'lèbres écrivains du siècle de Louis XIV, par le très-médiocre M Titon du Tillet; un magnifique cabinet de gravures , de médailles, d'antiques, etc. La garde de la bi- bliothèque du Boi est confiée à un savante Plusieuri tarant ont sous lui la garde det dhrers trésors que renferme ce mor> noment admirable } d'autres sont attaché à>la bibliothèque d» Roi comme profesteura det diverses langues orientales* Cette biUiotbèq[ae est-ouverte au public depuis lo heures du matiÀ juiqu^à a lienres de raprès*>nndi. On tous -donne à lire sur le ItfB mime tourles ouvrages que vous demandée } maie vous ne* ]W>uvei*les emperter que par une pemûssiea spéciafe du ministère de Fîntérieur. Ses ^^ancet durent dU i*' septembres a«.i5 oetebre. ^ BMiothèqu» de tAnmutl eu de Monsieur^ 99 arrend. , de l'Arsenal. Cette bibliothèque est remarquable par le nombre et le choix précieux des livres dont elle se compose. Elle avait été achetée aux héritiers de M. Paulmy d'Argcnson , pour M. le comte d'Artois, aujourd'hui Monsieur. Pendant le cours de la révolution, on l'a considérablement augmentée. Une ordonnance du roi , du 25 avril 1816, l'a remise en la pos- session àe Monsieur^ dont elle porte maintenant le nom. Elle est ouverte tous les jours.de la semaine , depuis 10 heures ju»- qu'è 9* Ses vacances ceamencent le i5 septembre , et finissent le>5H«iveQibee. ^ BibUoêkèftiB MmMOrim , palais des Beaux^- ArU, quai GontI , n«. v& , 10* arrond: , Q. de la Monnaie. Elle lut d'abord établie etouven^aupoblieme de RiQbelieuyen i€4A. Gabriel Naudtf r«rail compeaée sur les ordres dncardinid'Miiarin« ^««n Digitized by Google comme iioiidation royale , par lettres patentes de Louis. XIV* BqIîii, en 1688, on la traofiîSra dans le local qu'elle occupe maintenant. Elle renferme 92,504* violâmes « dasaés dana le» trois étages de ms galeriet. On n*en cenapUit « airaiit la réro» lution , qjM ^ifi/fl. Elle est oarerte tem les jonrt «o j^ibUc y excepté les jeudis » dimanches, et jours- femit» Ses Ticances dorent do i«' septembre au i** norembre» Bibliothèque de V Institut, Elle est situife dans le même l>à- limcnt que la bibliothèque Mazarine , à l'étage inférieur. Elle avait e'té re'uiiie à celle-ci par ordonnance du roi, du 16 dé- cembre iBi(). Elle en a été séparée de nouveau par une or- donnance du 16 décembre \^^\, Bibliothèqum de Sâe^Gemeviève ou du Panthéon. Cette bibUotbkpMf.qui appartenait autrefois à Tabbaje Ste.-Gene» , YÎWe , est dans les bàlimens do collée royal de Henri iy>^ la* arrond. , Q. St.-ioeques* Elle Ait ftndée rers le milieu du 17* siècle^ par. deiat rdigienz. é$ la éongr^atien de Sainte- Geneviève, les M*. Frentean erLallemant* Ba 1710, 'cette biUiotlièqne s'augmenta considérsblcmsnt par- le legs que Le Tellier^ archeréque de Reims, fit dê la sienne aux religieux de Tabbaje. Les galeries o& ette est renfermée ont été construites en 1676, et agrandies SUCCessÎTement jusqu'au coinrnfncement du règne de Louis XVI. Depub la révolution, la bibliotbèqTie , du Panthéon est devenue bien plus considérable qu'autrefois. Elle n était auparavant ouverte au public que trois fois par se- maine : elle l'est maintenant tous les jours, excepté les diman- ches et fêtes , depuis 10 heures jusqu'à 2. Ses vacances durent depuis le 1*' s^embre jusqu'au i*' noi^|pJ>re. BMiothè^ve 4e laVUU. Ouverte au public en 17G5 , rue Purée au Iteiîs, bMel Lamoignon , elfe lut transftîrée , en i77$e Si.*Antolnê , n*. 1 to , près le collée Cbarlemagne s elle est maintenant placée à'IUôtel-de-Villc. Elle est ouyérte iiuatre jours^de la semaine, mardi, mefcredi, vendredi et samedi , depuis 10 beures jusqu'à a. Ses y^ances durent du ao août au i*' octobre. Biblioihèque.du Muséum d^ Histoire nainreUe, £Ue est 00- g6 BIG verte au public les mardis et vendredis , de lo heures à 4 ; et aux étudians ^ les lundis, mercredis et samedis. BIENFAlSANCE(bureau de).lly en a un par arrondissement. Des citoyens aises exercent gratuitement les fonctions d*ad> ministratcur. Ils sont charge's de la distribution des secours anx malades et aux indigens. On a substitué, depuis quel- les années^ le mot charité à celui de bienfiusance, Celui- ci, eu effets pouvait flatter davantage Taiiiour-propre de ces hommes qui S9 font bienfaisans pour être quelqué chose $ nais il ^tait beaucoup moins convenable que rautre, et Ton en sent la raisan , sans qu'il soit besoin de la dire. BIEN PUBLIC ( guerre civile du ). Tel est le nom que lui donnèrent les princes qui la suscitèrent dans le seul intérêt de leur ambition. Louis XI conclut une trêve avec les princes en i465^ les princes la violèrent selon lui; il fit ëlever près, des fossés' de l'abbaye St.-Antoine, où la trêve avait ëte con<. due, une croix, avec une inscription , dans laquelle il rappe- lait l'époque de cette prétendue trahison, dont il était le véri- table auteur, et maudissait ceux qui avaient. rompu la trêve. Ce monument ne fut élevé qu'en )47i)* appelait ce fossé le Fossé des Trahisons. B1ÈK£. Boisson forte faite avec des grains ; telle est la définition générale qui peut couvenir à .toutes les sortes de bières; du reste, il y a beaucoup de manières de la fidre, et rien ne ressemble moins à la. bière flamande que celle de Paris. Les Égyptiens , dit-on, furent les premiers inven- teurs de la bière. Les Gaulois en firent long -temps leur- unique boisson; mais le boublon dut céder enfin k la vigne. - Depuis la révolution » la bière a repris ,fiivenr parmi nous; l'usage en- eft beaucoup plus général qu'autrefisiSf et l'on en lait è Paris une consq^nmation considérable. Depuis quelques années même, beaucoup de personnes aisées en boivent^par goûta leurs repas. bbasseuïs. BIEVRE(pont de la ). C'est un petit pont sur lequel on passe la Bièvre au quai de l'Hôpital, i2"arrond., Q. Saint* Marcel. BIÈVRE ( rivière de ). V . cobemns. BIGNON ( quai ). Ce quai tout nouveau , et pour la cons- Digitized by traction duquel on a abattu le derrière des mabont de la rue de la Huchette, doit son nom à Armand-JérAme Bîgnon, prëv6l des marchands sous Louis XV, si tristement connn par IVpoiivantabIc désastre arrive sur la place Louis XV, au I mariage de Louis XVI, alors ^ dauphin , et de Marie- Antoi- nette; dt'^a'^lre qu'il ne sut ni prdvoir ni réparer. Ce quai, qui s*embcUit tous les j^ours , commence au Petit-Pont, et finit au pont Saiift-Michel , sur la rive gauche de la Seine ^ ï i' arrond., Q. de la Sorboone. BIJOUTIERS. On les appelle aussi joailliers. Avant la ré- Tolntion , ils fusaient corps avec le» orfèvres. On était reçu joailUer-bijoutier an ChAtelet, devant le procnriur do roi, après trois ans d'apprentissage. F". oavÉvaxs. BILLARDS. Avafàt la rëvolutton, les billards publics, qm tout appartenaient au corps des maîtres paulmiers, nVtaient guère fréquentés que par les ouvriers et les domestiques ; mais depuis qu'un Hné presque effirajant a pâiétré jusque* dans les estaminets, les ouvriers et les domestiques ont dù céder la place à leurs maîtres. Pendant long-temps le nombre des billards a été illimité : il ne peut plus en être établies sans une autorisation spéciale de la police. BILLETTES. carmes -dillettes. ' • BILLI (tour de ). On l'appelait aussi tour de Barhenu, C'était une des grosses tours qui flanquaient rencointe de Pa- ris. Elle était située derrière l'ancien couvrnt des Cc'lestins, près de la rivière, au même endroit oùfîut depuis le bastion de FArsenal. Le 19 juillet i558, elle fut renversée par la foudre. BILLY (quai). Ce quai s'étend de l'A llée»des- Veuves et du Cours-la-Reine jusqu'à la barrière de Passjr^ 1*' arrondt, Q. des Champs-Élyaées. Il doit le nom qa*il porte maintenant an brave général Bllly^tné à la bataille d'Jéna; il lui a été donné par un décret dn^id janvier 1807! Auparavant, on Tavait ap- pelé tonr-4-tonr qnai dada Conférence^ de Chmttot et dès Bans^Hommes, Sur ce quai « an n* 4» pompe à feu dite deChatllot; eUe appartient i IfM. Perrier frères | aun«3k>, la manufacture nojale de la Savonnerie; en face du pont d'Jéna^ on voit encore le9 fondemens du magniBqne pa'ais qu*4MW thâ Mhmt^ Âfmteamx. / BLANCHISSERIE DES TOILES, art de Uaacliir la tMl» , Digitized by Google BI^ 99 et lieu où on la blancbit* La pliM bett« mim de Paris , en et genre, est située barrière de Lourcinej elU est établie d'après les nouveaux procèdes cliimiques. BLÉ( halle au ), rue de V larmes, 4'' arrond., Q. de la Ban*^ que de France. L'ancienne halle au Lie' occupait l emplace- jHent où nous voyons maintenant la hnVr à la viande. En 1755, la ville acheta le terrain suc lequel était situe' l^afitS^ Ijklt b^tei étSoissons , dc'truit en 1749,* et connu tour à^fôàr sous les mpm» d'hôtel de Nesle^ de Bohême ^ lékùson des igi^UUs PétUtentês, d'hôtd de U Reinè, àe^ Princesses, et enfin ^e^oçsMiu • An mois de mart tjfyf «n commença .de constraîre la BOuvellc^iaiU anhUf sur lés dessins de Caoïiil de Maistère^, architecte. C'est «n l^^ment rond^^ikarlaîten^t Il m percé de >ringl«in<| ffpades de di« pieds ei demi d*éwrer* • tnaé. tontes de même irandear : six serrent de passage. An ^^^^ rez-de-chaussée sont des vdflijb d'aréjM, portée» ef^pendan- ti& snr dèscdonnes de proportion toAne. Au-dess«s sont de Vastes grenîeri ToAtés en pierres et en briques ; on y arrive par deux escaliers. En 1782, on couvrit ce bel et utile édifice d'une coupole hcniisphe'riqué en charpente , $sdie sur les dessins de MM. I^egrand et Molinos. Elle fut de'vore'e par les flammes en 1802. De 181 1 k 1812, on l'a rtftablie enfer coule el en cuivre, de. manière à ce qu'elle (&t pour . jamais à l'abri du feu. Cette qeuvelle () ctGB, 12* arrond., du Jardin- du-Roi; elle est occupée maintenant \i:\T V Institution royale des jeunes aveugles ( voye» cet article ). On l'appelait aussi Séminaire dê la Mission et de.St,'Finnin. CVtait ancienne- ' ment on collège. En i6a5 , St. Vincent de Paul Férigea en sé- minairot et y établit des prêtres de la mission, qni Airent' jup- prinéi en 1790* • BORNE REMARQUABLE. On «oyait aotrefois an coin de la me St.- André- des*Arcs et de la me de la Vieilte-*Bonclerie, «M borne portant une téted*bonime mal sculptée , et qui , dir- ont arait étéplaeée U en mémoire de l'horrible trahison de Perrinet Lecierc^ fils d'un qnartinier, qui, ayant pris sons le eheret du lit de son père les clés de la porte de Bussy, intro- duisit, dans la nuit du a8 mai «4 '8, huit cenis hommes de la faction du duc de Bourgogne. Cette borne n'existo ])lus. BOTTIERS. Ce sont ceux qui font les hottes. Avant la révo- lution, ils ne formaient qu'une seule ei même communauté avec les cordonniers, et leur corps et celui des cordonniers est enco.> re le même; mais nous n'oserions pas assnrer qu'un bottier ne se croit pas an-dessus d'nn cordonnier. ( ^coRDONrfitRS )•• 60UCHRRAT ( fonUine), an coin de la me Chariot. Aotrc^ fois elle s'appelait aussi fontaine de YÉgout dk Mmdi* Elle fiit coBstmite en 1697. Ses eaux Tiennent de la pompe A feu tde Chaillol. BOUCHERIES, lieux oà ron vend de la viande èâ bcMif , de Tache 9 de Tean et de nionton> Les prémices boucheries qui furent établies à Paris, furent celles du parvis Notre-Dame, et celles de TApporl-Paris. Les plus considérable:) étaient autres Digitized by Google io4 BOU fois au nombre de dix-sept. Ces iinportaus e'tablissemcns ont reçu de nos jours les plus heureuses amolioralions. Paris se plaignait jadis des nombreux accidcns causes par les victimes qui ëchap* paient au couteau , et des miasmes pestilentiels qui sVlevaient de ces cloaques de lan^. On a construit Icf abattoirs^ et boucheries sont tenntt nudntenant «t^ une propreté par- faite. BOUCHERS , marchands qui ont le droit de tner des hm^fy , d^ rachest des Teaus^ des moutons, et 4'acheter, de rendre et ded^iter la chair de cee animaux. Gomme on le croira aisément, la commnnihté des boucbers était, avfut la révolu^on, one des plus anciennes et des plus' considérables établiey en corps de jurande. L'apprentissage et le compagnonage e'taicnt chacun de trois ans; le brevet coulait 202 liv., et la maitrisc i ,5oo. Patron, la fétedu St.-Sacrenicnt; bureau, place aux Veaux. Comme au- trefois, le nonilu c des boucht* rs est détermine , et au lieu d'être re'unis en corps de jurande, ils sont soumis à des syndics. BOUCIIONNIEKS , marchands et £iJ>ricaDS de bouchons, de femelles de Ue'ge, etc. Ils formaient , avant la re'volution, une communauté réunie à celle de» plumassiers. Depuis environ trente ans, cette branche de commerce • pris un accroissement considérable. De petiu marchands qu*ils auraient été avant la révolution, plusieurs bouchonniers sont devenus de riches négociant. BOLES ET LA^ TERNES DE PARIS. Au commencement du règne de Louis XIV, Paris n'était encore, dans les mauvais temps, qu'un horrible cloaque. Ce ne fut qu'en 1666 qu'on com- mença à netojer les rues. Aujourd'hui, comme autrefois, la son- nette du commissaire avertit les portiers et les marchands, en étc à »ept heures, et à huit heures en hiver, de netojer le devant de leurs portes, sous peine d'amende. Ce ne fut aussi qu'en 1666 que Paris lut éclairé par des lanternes. C'était auparavant comme une vaste et obscure forêt dont les voleurs l*emparaient à la nui tombante. L'éclairage de Paris n*a paa peu contribué à assurer le repo| des honnêtes habitant de cette immense capitale. I«ea voleurs, comme le dit très-bien Figaro, craignent les rév^Ur ces. Daus les premières aninles oik cette utile et sage mesure fut prise , les marchands tenant boutique s'assemblaient au mufc Digitized by Google fiOU io5 4*ao^clws !• nnn—nalrc d» leur quartier, et , 4 la pluriUttf des Yoix , nomiiudent un d'entre eus pour aUumer les Unter- BM* On cenâait alon k eheeun de çenx qui étaient nonunds , les cleft des bottes o& mt renformés les cordons iëi lanter- nes. Hais ^ senrîctf se frisait mal, et depuis long-temps la po^ lice delà ville de Paris a des gensà sa solde. Cestsous M. de Sartines que Ibrentinrentées les lantëmes à rérerbère , eicet* lente amélioration que ferait cependant oublier^e gas hydrogè- ne, si tout ce qui est nouveau dans les arts utiles , n'e'lait pas long-temps et obstinément repousse' chez nous autres Français. ' BOULAINVILLIER (wrche). Ce marché, situé entre les rues du Bac, de Beaune^jl^urbon et Vcrneuil, est dû à M. de Boulainvillier, qui , en 1780 , le fit construire sur l'emplae^è- ment de l'hôtel des Mousquetaires-Gris^ qu'il avait acheté. Le " même emplacement avait M occupé autrefois par la kalle du ^ré-aux^-Cleres^ dite la ludle Barbier^ BOURRELIERS , fabri cans de harnais de bêtes de somme de chevaux de carrosse, de charroi çt de charrue. Avant la ré- volution, ils formaient une communauté dont les maitrcs étaient qualifiés dq bourreliers , hdiiers et hongrojreurs. Cette dernière qiyîlffication leur était donnée parce qu'eux seuls avaient ie droit de façonner le ci^r appelé cuir de Hongrie. 11 j avait k Paris deux sortes de bourreliers qui ne formaient qu'un corps , ' les bourreliers en bamais de carroue , et les bourreliert ep paille. Ceux-ci étaient regardés comme les moins honorables et jouissaient de moins de considération que l*on n'en acoordct aujourd'hui aux deux classes. Les fille sdc maître.qui épousaient un apprenti , lui donnaient qualité de maitre, pourvu qu*ile&t rempli ses cinq années d'apprentissage et ses deux ans de com- pagnonage. Le bre\'ct coûtait 7a liv., et la maîtrise ()5o. Les bourreliers avait pour patron Notre-Dame- des- Vertus ^ leur bureau était sur le quai Pelletier. BOULANGIPE ( école de ). Elle fut établie , sous Tempc^ reur Napoléon, rue de la Grandc-Truanderie , et confiée à la direction de &ï Pann^tier et de M. Cadet de Vaux. BOULANGERIE GÉNÉRALE I»S HOtlTAIZX. Elle est ii^uéc rue Sripion « anciennement nié de la Darre, n** a, i?* r Digitized by Google io6 0OU imna., Q. Sl.-lf areol. M •> UhfUfà^ , p««r Im hAfiUvx , efr- TÎroa sept millioiM de pam par an. BOULEVARDS ( viei» ). Noua axtrairoiis tcsmeUencBl d« JMmoriml Parisien (Vmvrage de' 1'^ des avUnrt de ce DicUonaaire), «a*, notice qui eentient tout ce qu'on peut rapporter d'iotéresaant mr lei vieux èotiieyanis, a L'es- pace des grands bctUêvards , depuis U place de la Bastille jusqu'à remplacement de la Madeleine , dit le Mémorial, n'était, dans l'origine, que des fosses creusés en 1 55(5, pour défen- dre Paris contre les attaques des Anglais, qui ravageaient alors laPicardie et la Normandie, etmenaçaientla capitale. Le cardinal du Bcllai , lieutenant-général pour le roi, instruit de l'appro- che des ennemis , fit faire dci tranchées et creuser des fossés depuis la porte St.-Antoine jusqu'à la porte St.-Honoré. I c péril était pressant, et le cardinal lieutenant- géuéitlU înterdii ^ pendant deux mois , aux artisans , l'exercice de leur profes- . sion, etreq[ait les seize quartiniers de Paris de fournir seiie mille manœarres. Ceux des feobourgs forent- sommés d*en four» i^r le double, sous peine de voir leurs maisons rasées. Gharles- Qnint et ses alliés avaient &it alors en France une «double inva- sion , et nos meilleures troupes étaient au-delà des Alpes. Les mojens de défense exécutés alors pour b aùreté de la capitale Airent benreoscment inutiles. Depuis, les fossés furent comblés; mais ce ne fut qu*en 1670 que Ton commença la plantation d'ar*. bres , qui ne fut achevée qu'en lyoS. Les bastions et contres- carpes construits au boulevard St.-Antoine , ont été démolis eu ■1780. » {Mf'morial Parisien , pag. 96 et 97. ) BOUQUETIERES, marchandes de fleurs naturelles. Ce nom de bouquetièras éveille des idées fraîches cl riantes qui se dis- sipent promptcmenl à l'asp ect des fleurs trop souvent fanées que vendent nos marchandes de fleurs, et surtout à l'aspect des bouquetières elles-mêmes. Avant révolution, elles for- maient k Paris on corps de^mmunanté, sous le titre de maî- tresses bonqne|îères et m«|||pndes chapellièreB^ flenrs. L*ap- . Iprentisaage des bouquetières ét|dt de ({uatrS' «n, et elles de- vaient avoir deux ans de service clke^lcs maîtresses^ tfÀ ne ponvaîvilptendiVdenx apprMliases à la fois. Le brevet coAtait 5o liv«, et la maîtrise Soo. Levr patron était 5t. Fiacre, et le|ir Digitized by Google mn» 107 bureau était situé aux Grandg-Augustins. Maintenant cette pro- fession est libre, ainsi que les autres. Au commencement du printemps, 1rs ponts, les boulevards, le Palais-Ro^al , soni envahis par des marchandes ambulantes , qui vous demandent honnêtement l'aumône en vous présentant leurs bouquets de violettes. On se rappelle qu'il j a eu à Paris un moment où lâ plus modeste des fleuri • été la cause de plus d'une râc «an» liante. BOURBON (collège royal de), rue Sainte-Croix, b« 5, i" ar- rond.^Q. de la Placc-VeadéBie. En 1782, M. BrongmarC le * cont&oitH pour une conaranaiittf de capdcins , ^ forent tnp» priméi en 1790* htmr ctrarenl derînt un. des quatre ljeé9» de Pinit, tous le nom de Ijrc^e Mompane.''En i8i4 U a éhangë ce nom contre celui de Aoair^on. BOIIRG£OIS(leClo»«nx*). 11 était sitnëprès ànParloinamx^ 9àmFjge0i$^ et c'est de ce parloir qu'il avait reçu son nom. Bn 1545, on le nommait Cl&s^F'ignerqy ; en ]45i, Chs^St.-Sul-' pt'ce^ et enfin Mole f-de- Bourses. BOURGEOIS (le Parloir-aux-). On appelait ainsi un lieu si- tué à gauche de la porte d'Enfer, en sortant de la ville, lieu où s'assemblaient autrefois les premiers officiers municipaux. A lâ fin du 14* siècle, la porte d'Enfer j^rit lo nom de Si.-- Michel. 1^ BOURREAU DE. PARIS (le) ou maUr^ d&t kautes^m^ê. Ce second titre est celui qu'il prend, titre pompeux qoi ne fait que miem ressortir l'infamie de la profession. Avant larëvolu* tton, le bourreau recevait des lettres decMmieeion du roi> le»r quelles étaient enregistrées au parlement. Maintenant sacem* mission est ministérielle ; die est enregistré^ au boreav de la préfeoinre. Cétait autrefbis un usage général en France d*accor-> der au. bourreau un droit sur les balles ou marcbés. Cé droit , dans qn clques villes, n'était exi|^le queles{o«rt d'exposition; dans d'autres , il était permanent. Il tn était ainsi i PaHs. • Cette place ( celle du f4tori ou carré de la Halle^uv-Poissona), dit Pifjaniol de I.a Force , est entourée de boutiques et dVchop- pes louées par l'exécuteur de la hnnlr-justicc à des gens qui font U vente en détail de toute espère de poissrtns. » Avant et snrtont pendant le i3« siècle, le droit dclucrie»* cochons dan* lo8 BOO le* rues et de s'en approprier la tète , Ibt rësenré a« bourreau. Depuis Long-temps il ne jouit plus de tels privilèges, il refait maintenant un traitement fixe et une rétribution déterminée pour chaque ex.e'cution. BOURSE (la). Le 24 septembra iffMy arrêt du conseil 4*état rétablit dans l'ancien palais Mazarin^ rue Vivienne, 4onoé par le roi à la compagnie de» Indes qui y teuait ses bu- reaux. Cette place fut consacrlc 8 juin t8i5. Sou successeur, M. Labare, en a tcr^ miné la- construction. La rue Vivicnne doit être prolongée jusqu'au boulevard j et, du rôle de la rue Nolre-Dame-dcs- • Digitized by Google BOU 109 Victoires, un* rue de 60 pieds de large doit être percde jusqu^À la rue Montmartre. Nous ne dirons rien snr les diverses opéra- tions qui se font à la Bourse; ce flrftail nous cntrainerait beau- coup trop loin, et un aperçu général n'apprendrait rien à per- sonne. Regrettons seulement avec tous les honnêtes gens et tous les bons Français, qu'un lieu où se réunit Tifiite des premiers commerçans d'une des premières nations du monde, soit le théâtre du jeu le plus immoral qui ait jamais annoncd la d«fca- dencc d'un peuple , et ne soit trop souvent , disons-le avec franchise, qu'un ve'ritable tripot non moins odieux q»e les rou- lettes du Palais-Royal; agiotage exécrable, où des malheurs pre'sumés engendrent des ruines certaines, où l'amour du gain fait oublier celui de la patrie , où tout de'sastre public est une joie, où toute joie publique est un désastre, où les intérêts du gouvernement et ceux des particuliers enfin ne peuvent se réunir que dans le mensonge, et n'obtiennent un déplorable triomphe qu'en se trompant tour à tour. BOURSE ET BOURSIERS DE COLLÈGE. 11 y avait, cl il y a encore dans les collèges de Paris certains revenus affectés ù payer la pension des écoliers dont les parens sont pauvres, ou dont les précoces talens promettent d'honorer le collège dans le- quel on les reçoit, ou même encore dont les protecteurs sont puis- sans. Ceux qui jouissent de cet avantage sont appelés boursiers. - BOURSE DE SECRÉTAIRE DU ROL C'était ce qui reve- nait à chaque secrétaire sur les émoluniens du'sceau. L'établis- sement de secrétaire du roi, dont la charge ennoblissait, était nuisible au commerce. L'envie de s'ennoblir déterminait les né- gocians riches à quitter le commerce pour devenir noblement inutiles, en achetant ce qu'on appelait une savonnette à vilain. BOURSIERS, fabricans de bourses à cheveux. Avant la révolution, ils avaient aussi le droit de vendre des parapluies, des parasols , et certains ustensiles de chasse. Us formaient une communauté qui avait reçu ses premiers statuts de Philippe- Auguste, en 1542; ils T étaient qualifiés de maures boursiers, culof tiers , bonnetiers ealeçonniers , etc. Les merciers, les peaussiers, les bonnetiers et les tailleurs, qui, dès i656, leur avaient disputé la plus grande partie de letirs droits , se les sont partaf^és de nos jour^. L'appFenti«;s;»gf* dci boursiers durait iio BRA quatre ans , le compagtionagc cinq. Le brevet coùUit 65 livret, la inidtrise 600 : leur patron était St. BrieuY. VimàMnmém liuaeurs de boortes n'a pion pour tributaîrea 4|a« c'est-è-dire , de toute la bièro ^ se trouvait 4cns la.cuveinatâèrei qui Mcelle où Ton met la larine qu*on a tirée du grain. Avant la révolution, il n'y avait à Paris que soixante-dix-huit 4naîtrcs brasseurs. Leurs statuts portaient que nul uc pouvait lever une brasserie sans avoir fait cinq ans d'apprentissage, trois ans de compagnonage avec chef-d'œuvre; que les jurés auraient soin de visiter les ingrédiens qui entrent dans la bière, et de veiller à ce qu'ils ùo fussent point en^lo^és lorsqu'ils se- raient moUis ou gAtés^ ^*iLne serait eolpiort^ fmr la vUle «»- Digitized by Google BRI 111 tmm Wme àt Hère; qiM \m lervret 4e Inm ap)portë«i par feraÎM , dcrraient être YÎiît^ par het jnréi, «rant qiie «Tétre exposées en Tente } ^'avcnn bnMcnr ne peurût êaàr , dent lebrafierie, detbceafr) 4cfl tmIms én atKlref animavz centraîm à la netteté ; qn'eâ ne poorrait fohre , dans une brasseriey t|ii'nn brassin par jour, de i5 scptiert.de farine an pbis; que les ce- ques , barils et antres vaisseaux à contenir la bière , seraient marques de la marque du brasseur; que chaque maître n'aurait qu'un apprenti à la fois; mais que, pour la dernière annëe, on pourrait avoir deux apprentis, dont l'un commence- rait sa première année et l'autre sa cinquième; cftfin que les me partie des Bâtfanens sitnéi à Texirémité de rile. miOCHÉ (Hi^re de ). Ce théâtre de marionnettes était MMi dttns-ee ^*on appeUH le Châtetn-Oidllard, ài'extrémité • la BRO nu^ridionalc du PnnT-Neuff à Tendroit où l'on deiceod pour aller à l'abreuvoir / . chateau-oaillahd. BRIOL£TS ( les ). Nom donné autrefois à quelijucs tnaiiom du faubourg Montmartre ; nous ignorooi «on ^t^mologiè. BBJSSET ( cour ). Elle ëtait située rue de k Mortellcrie , ' entre la roe PcraeUe et celit du Lon^-Pdnt. £U« a*exist« plus. BROGANTEUaS, gwit ^ Mhètent, échangent et re^e». dent tootee sortes de mereluaidises de hasard. On peat hardi- ment afinner que les trdb quarts des hrocantenrs sont det fripons. Ut le sont même nécessairement « pnisqne Tessence de leur état est de revendre le pins cher possible ce qa*ils «mt acheté très -bon marché. Nous avons vu fous les brocanteurs nous faire cent francs tel objet qu'ils nous cédaient à vingt. Il leur faut donc des dupes pour pouvoir se soutenir , et ils en trouvent parmi les amateurs de me'dailles, d'armes, de vases antiques, etc. Du reste cette classe de brocanteurs est la plus e$- timëe. Les autres , au nombre desqueb nous mettrons les r«^ vendeurs et revendeuses à la toilette , et qui sont presque tons des joifs , exercent lear industrie sur les montres ^ les bagues ^ les bijoux, les cachemirs, etgagnentbeanconpsnrlesmalhearcux tipie Tinconduite on de tristes circonstances amènent entre lenre mains. Les brocantenrst que l'on n'ayait pas jngés dignes de for^ mer une communaoté, se rassemblaient antccibis an qnai dn Loorrie* On les tronye maintenaai en grand nombre, k «ne heure» me Su-Honoré ,.en frce de la galerie de Nemours , au Palais-Rojal. BRODEURS ^ouvriers ornent les étoffes de broderies d*or, d'argent, de soie, etc. Ils formaient autrefois une communauté dont Ic^s statuts remontaient à l'année 1648J ils y étaient qua- lifies de maîtres chasuhîiers^ ce qui leur donnait le droit défaire et de vendre toutes sortes d'orncmens d'église. L'apprentissage était de six ans , le campagnonage de trois. Le brevet coûtait 5o liv., la maîtrise 600. I!s avaient pour patron St. Clair, et leur bureau était situé rue MontorgneiL Ils travaillent n^oins qm*autrcfois , mais ils travaillent beaucoup mieux. BROSSIERS^ fabrîcans et marchands de brosses » de ver- gcttes de soie, de pinceauxt àjt balais de crin, etc. Telles élnient Digitized by Googl Bt7R ^ n3 . autrefoU leurs «ttribntions ; mais àe ooê jourt f lit gninniiliTt, les Aémalcê^ les nuurchandt 4« couknrt , ttc^Unr ^ oatcB- Iflvtf ime partie. L« c«ain|pii«iiU qii'lk fomwMBt antrtfeU «rait telhu Mt iMiMi «A i4B5 « «ovi Cbailet VllI. L'os ne pouvait être eompagnon •! Ton nVtait apprenti de Pteis. L'apprentis- sage était de cinq ans. Le btflvrt coûtait So Urres, et la maifiriie 3oo. Le bureau était placë ches le doyen de la communauté'. BROUETTES ET CHAISES A PORTEUR. Avant le règne de Louis XIII , les courtisans allaient à cheval au Louvre. Les Bai|ie!i n*aYaient que des litières j les dames de la cour montaient en croupe, ouse faisaient porter en litières; les magistrats allaient sur des mules. Les ehaises à porteur n'ont iié en<4isage ^ercrs le qùiiea dn if siècle* Des honunes transformés en bétes de fonune présentaient l'humiliant spectacle de l'humanité dégra- dée. Cet ,^age«cssa entièremant a Vépoqpe do la révolution.^ On ne!To9r4ilns de chasses A portemv nt^ptcf 4^ 1« étal^lisse- mens de bains, et nousnVnnrjomi'çfparqiiij qa*k Tentrée del Bains de la rue Ae Grammont. On en tronre eneore an rea-de- chaussée du palais de Tuileries , pour le service intérieur. Ce- pendant il est vrai de dhre queVusage n'en eiiste plus. L'usage des voitures déplace est plus conimode et ne coûte pas beaucoup plus. Le prix des brouettes était de 16 s. par course, cl «le i8par heure, pour la première seulement; celui des chaises à porteur, de 5o s. par course et pour la première heure, et de 24 pour les suivantes. ' BUCI ( porte de ). Elle était située à Tcxtrémité de la me St. André- des- Arls, près la rue Contrescarpe; clic devait son nom à Simon de Buci , qui l'avait achetée des religieux de Tab- bajre St.-Germain, auxquels Philippe-Ànguste l*avai^ vendue " avant qu'elle achevée. Cette porte Iht livrée par Perinet Le» clerc à la faction du duc deBourgogne, en 1 4 1 8. Elle ftft èlisiiltè murée. Françoial*' la fit rouvrir on MS5g[ Elle fhtabakttte en 1672. On marqua par unO inscription l'endroit o& elleaviit existé. C'était une des portes de l'enceinte de Philippe-Au- guste. • Cette porte se trouvait fermt^e lors du massacre de la St.-Bar« thëlemy. Le duc de Guise fut arrête dans sa marche homicide par un incident qui suspendit lé^ assassinats. La clef que Ton I 8 Digitized by Google it4 BUT donna au duc de Guise pour 6lre celle de la porte deBuci, qu il voulait se faire ouvrir pour achever le massacre des huguenot» réfugias dans le faubourg St. -Germain, était celle d'une autre porte , et il fut obligé de rua^cner la bande d'atgaiiins qu'il commandait. ' • BUREAUX pour la distribution du papier timbré. S»ns rancicn rc^gime, outre le papier timbre', on distribuait ««ai du parchemin timbré; le parchemin n*est plus d'otage* Le bureau générât était k l'bôtel de Bretonvilliert* Lee reoerenn de papier timbré sont nommé» p|r k r^e de Fen^^iiAre- ment. Leur traitement est1izd;.il est de i,aoo fr. BUREAU des greffe et contnfle des biens des gens de main- morte^ pour les communautés. Sous Tancicn régime , loules les communaute's séculières et régulières des deux sexes, bené- ne'ficicrs et nutrcs g'MT^ do niain-uiortc , du diocèse de Paris, étaient obii};c's de faire enregistrer tous les dix ans, dans ce bureau, la déclaration de tous leurs biens et revenus, et dVn pa^cr les droits. Ce bureau avait, pour le servir, un procureur au parlement et un grenier. 11 a disparu à la révolution. . 3UTTE-AUX-CAILLES. C'est un monticule situé près de la barrière Mouffetard , à quelques pas de remplacement qu'oc- cupait autrefois l'ancienne barrière St.-Marcel. Onrayaitnom- inéc Butte-aux-CaiBes ^ parce qu'un grand nombre de ces oi- seaux vcnaeini s* y placer au printemps. BI TTE-DES-COUPEAUX ou CMAWP-Di;.-CoLPKAi x. C'é- tait jadis le nom du monticule appelé maintenant le Lahj rin- /Atf du Jardin des Plantes, l^or. mi ski m d'histoire naturelle. ■ • BUTTE DU MOKT^PARNASSE, au-dessus de la barrière du MoBt-Pernasse, 1 arrondi , Q. du Luxembourg, On av«it ainsi nonm^ cette butte parce que c'était U que les dcoliers de rUnÎT^rsit^ ee rassepdilaieiit les jours de congé , et qu'ils dis- cutaient sur leurs ôurrages. BUTTE- ST. -ROCH. C'était autrefois le marché aux poun Ciuiu.v. Lorscju'on de'truisit l'ancienne enceinte de Paris et les moulins qui étaient en cet endroit (î^or* RI^e t>Ks moulins on l'appela Dutte-St.'-Roch^ du nom de l'église voisine. En 1667, on l'aplanit etony eonstmisitMes maisons. Ce fut de ce côté-là Digitized by Google BUT „S qee, le 6 iepteinbr» 1439, Cbtrles VII lll atteler Pari», dont les AnglaU étaient maîtres s Fini létUt Maux champs , lison»- Doiis dans nrisCoire de Charles Vif , vers la porte S t. -Honoré, êuwMne f^anièr» de butte ou montagne, quon nommait Mar- ché aux Pourceaux, et y fit dresser plusieurs canons ou cou- leu^rines, etc. Jeanne d'Arc fut blessdc à cette attaque. Les foss(^s qui dtffendaient cette partie de la ville, occtipav^nt Tem» placement dks mes Traversière et des Boucheries. * Digitized by Google fie CAS > ■ . c CABARET , lieu où Ton donne à boire , et où Ton donnait • anctennement à manger^ mais depuis l'i'tablissemcut des Irai- ttorc, ott n'a plus guère trouvé d^s les cabarets que du froma- ge } et les bonnes gens qui j Tont passer les longues soirées du dimandiei pendant Thiver, soi^t forcées d'y apporter le morceau de petit-talé on la c6telet(e de porc frais. L'usage d'aller au ca- baret s'était encore conservé sous Louis XIV» et dev gens eonuae il Vaut s'y donnaient rendes-vous. C'est If que Cha- p^e ren^rsa quelquefo^ la cruche illiuile de Boileau. Nos traiteurs sont dpop les vrais cabaretiers d'autrefois. On a re- marqué que depuis quelques années les marcliands de vin ne se font plus appeler cabareticrs. Nous n'avons , dans nos cour- ses, trouve 00 mot que sur une enseigne, rue de Cliaronton, encore est-il estropie' d'une manière barbare j on dirait que le peintre a vu regret à IVcrirc. Les maisons des marchands de vin sont uiaiiitonnnt élégamment dtfcore'es. On n'a conserv e que les rideaux à quadrille rouge et blanc, qui sont de rigueur. Pour être reçu cabaretier autrefois, il fallait avoir une lettre • des maîtres et gardes de l'hôtcl-de-villc , et du procureur du roU Les cabaretiers^ayaient cinq fêtes chaque année, pendant lesquelles ils n'ouvraient pas, Pâques, la Pentecôte, la Notre- Dame d'août, la SEouasaint et NoèK Les cabareticrs àp»t et à pinte ne fermaient point ; il n'y avait que ceux qui Paient à pot et à aissietW Comme autKefi>U le» cabaretiers, ou ai l'on veut les marchands de fin ^ sont «oumis àj'action de la police mupi- cipale 'y mais cette profession e^^t permise, ainsi que les autres , à tous les citoyens, moyennant pateMe. , CABINETS DE LECTURE. On peut y lire, pour une ré- tribution modique, tous les journaux , les brociiures nouvelles, etc. Ces elahlissemens se sont beaucoup multipliés à Paris de- puis quelcjucs années. On a spécule sur cette curiosité insa- tiable qui agile maintenant tous les esprits , occupés qu'ils sont des hautes questions politiques et des grands intérêts de la pa- trie. Le premier cabinet de lecture fut établi en 178g, par uu Digitized by Google 9 CAD ny nomme Girardin , dans l'un des pavillons ijui étaient à côte de l'ancien bassin du jardin du Palais-Roj'al. CABINFIT SECRET. Cet effet d'acoustique existe dans la salle des Trois-Règnes, au Jardin des Plantes. CABINET DU KOI. (f^. muséum n'asioiaB icatujiellb et BIBLIOTHÈQUE. ) CABOCHIENS. Sans vouloir entrer dans det détails hbto- riques (jnc l'on trouve partout, nous nous contenterons de rap- porter le fait qui donna naissance à Thorrible troupe des Cabo- chietis. En iSgD , sous la démence de Charles VI, Philippe-le- Hardi , duc de Bourgogne, et le duc de Berri, s'étaient emparés des rênes du gouvernement , au préjudice de Louis, duc d'Or- léans, frère du roi. Celui-ci parvint à triompher un moment de ses deux adversaires, qui bientôt, k leur tour, le dépouillèrent de toute autorité. Philippe-le-Hardi étant mort , Jean-sans- Peur, son fils , usurpa la régence du royaume, et, le a5 novem- bre 1407, fit assassiner le duc d'Orléans. En vain Yalentine de Milan , épouse de Louis, cria-t-elle vengeance ; la mort du duc d'Orh-'ans resta impunie. Valentine expira, dit-on , de douleur. La mort du duc d'Orléans ne mit point un terme aux sanglantes discordes qui déchiraient la France j la guerre recommença avec plus de fureur entre les deux partis. Le comte de St.-Pof, gouverneur de Paris, au nom de Jean-sans-Peur, voulant écra- ser le parti contraire , arma 5oo bandits de la capitale, à la tête desquels il mit plusieurs bouchers, dontTun se nommait Cabo^ che; ce qui fit donner i«nom de Çabochiens aux scélérats qu'il commandait. Cette troupe commit dTiorribles excès, et, entre • autres , brûla le château de Bicétre. Elle fut entièrement disper- sée lors de la réconciliation entre les Bourguignons et les,^r- rnagnacs y en ]44o.. CADASTRE. Ce grand travail , dont Tobjet est de fixer la valeur réelle de chaque jyopriété inmiobilière , a été commen- cé depuis la révolution. La direction de ce travail a été confiée à une administration spéciale dont les bureaux sont établis rue de Clérv. hue de cléry. CAFES. Lieux où l'on prend du café , du chocolat , de la l>ière et toute espèce de liqupurs , où l'on joue aux échecs, aux darnes^ au domino. Cette explication peut convenir à tous les * ii8 . CAl mut en g^i^ëral| cependant il ep es^ oà Ton ne U#mre dî ktcre ni jem, tels qne lei ctÊfê^ ifè^pLehnèHmî Canàza (igainteMnH Sûkùttino)^ effi.y amres qui , usurpant lél dÉbit^^fl^restau- ratenrti donne«t è manger, teb que Ic^ e■lk^7W^, An- gtaiÊi Miekfp Coste, des Variétés, etc. Quélqucs-uns , tel que le Jardin-Turc, ont un jardin que no clcdaigni- p,is de visi- ter la bonne sorir'te, et du dinianrhe ; d'antres , i ntr'autre» h» raie Montnnsirr, où l'on rougit d'entrer, ofTrcnt un tlieùtre et de» baladins à ieju-s Iiâl)i- tuc's. Les café* onj^ ete établis à Paris vers le temps de la régen- ce. Le fameux café Procope^ aujourd'hp café j^opp^^ était dès lors le rendez-vous des de lettreé. Ce café et ééax de la Régence et de Foi sont les plus anciens de Fari^ ^^^1^^ ^ lé^nf^ioMU nomlire^des cafés ^eJ^arU t'ésl «onsifUrablflLent ^angnienttf. Ussont derenqSf'génëraleineitt^^lanty de ventât Mea ckibe cvmmeroiaiix, littéraires et pfUtiiqBes, fl^'petit ▼eirre à la main, Ton disciàè atrJf s mtàn&^de la b^£, du * fh^trè et de la pâme. QueIqi:^)eAns sont spécialemenAffec» trfi à tel on tel jparti. Ne craignes pas que les kabitojÉylityfë Coste oa do LembUn mettent jamais le pied oans le cafd Valois. ' * , ' . ' Les cafés aident aux journaux pour détruire tout esprit natio« nal.On n'y pense qu'aux petits intérêts de tel ou tel colosse qui, vu de près , n'est qu'un nain , et pour ces pauvres gen.s , la patrie s'étend de la porte de leur café au bureau de leur journal. Les Romains discutaient en plein air, et, du haut du Forum, la liberté se faisait entendre à dans cent mille citoyens. CAGES D£ FëR. Supplice inrenté par Darancourt, évéqna de ^^erdun , et adoptiépar Louis XI. * CAIRE (Foire perpétuelle du ). On appelle a^i une réu- nion de marcbands pla^ dans le passage dt la Foire da Caire/ ( F** vissai» m i.a pom no tâmn. ) CAISSE lyAMCATISSEBiENT. Créée depuis U rérolution, et dont l'objet est de détruire progressircment la dettepnbB^pe^ au moyen des valeurs qpû hii sont confiées à cet effet par des lois spéciales. Elle est en même temps caisse de consignation pour les dépôts et consignations judiciaires. Les bureaux sont établîf mode VOratoire St.-Honoré. % Digitized by Google I. CAI iiç) CAISiSE DES INVAUDES DE LA MARINE. Cette caisse est destinée à recevoir les rclenues laites sur les traiteinens et autres provenances » pour servir au paiement des pensions. CAISSE JABAC, rue Ncuve-Sl.-Mederic. Elle avait ctc établie pour Tcscomptc des billets des marchands en détail. Forcé, il y a quelques années , de suspendre ses paiemens, cet ♦ établissement n'existe plus. CAISSE DE POISSY, rue du Gros^henct , n«» , V arr., Q. Montmartre. Cette caisse est chargée, de payer aux mar> chands forains le prix de tous les hustiaux achetés aux marchés de Sceaux, de Poissy et de la halle aux Veaux par les bouchers .de Paris j 2° de faire aux bouchers le prêt de ce paiement, ju|iqu'à la concurrence dn'crédit ouvert à' chacun d'eux; 5" de recevoir le droit établi sur les bestiaëx destinés pour Paris. CAISSE DE SERVICE PUBlLic. Elle est chargée de toutes ' les conversions de valeurs qui intéressent le service du trésor, * dé l'application immédiate du produit des impôts aux dépenses focales que le service exigc^ de l'expédition des mandats sur tous les chefs-lieok de département et d'arrondissement, en échange dcH vcrscmcns qui lui sont faits à Paris. Elle relire de la cir- culation les obligations dont l'échéance est prochaine, soit en les remboursant , soit en donnant aux porteurs des obligations àplill court terme. EHe rembourse à Paris le montant des obli- gations, sauf l'escompte.^ . Par suite de .ses négociations , et pour on tenir lieu , elle ad- *tae.tles placemcns à intérêts tiui lui sont oHerîs. Kn ce cas elle ^rdc dans ses porlefciiillos la quotité proportionnelle de ses valeurs négociables , qui y restent comme un gage réalisable ù volonté. • ^ CAISSE D'ESCOMPTE. Son nom indi(]ue assez sa jîcslina- nationAC'était , avant là révolution, la seule banque publique autorisée. Supprimée il y a trente ans, clic a été plus utile- ment remplacée par la banque de France ( ^.'ï» A «que de fra>cf.\ CAISSE DE SURVIVANCE, rue du Faubourg-Poissonniîre, n" 8. Voici l'explication sommaire que donne sur la nalure de son établissement, le conseil général de la caisse de survivance. Plusieurs personnes mettent en société, par actions, sur des Ictcs désignées, et pour un teuq»i déterminé, des sommes plui on Digitized by Google 130 CAL en cat de décès detdites lltei, pendait la'dnr^ de cetta tecS^ U $ mtÔB en ee r^enrint téotefois le droit de ponvoîr, tant que les têtes sont vivantes « se retirer de la société, et remporter tamise, soit à des époques fixées d'avance, soit même à volonté, <^n remplissant certaines formafités, et moyennant certains abandonnemens de bénéfices qui tournent toujours au profit des sociétaires rcstans. » (Cette faculté de retrait établit une différence capitale entre le système de la caisse de surviv^ance et celui des tontines , et assure à la première une grande supériorité ). « Le capital formé par les différentes mises est' placé, au fiir et à mesure des versemens, au profit de la société. Les intérêts produits, par le capital soiit dbtri])iiés«annuelI«Biiiit entre .les survivans, an prorata dedeur mise, et ces intérêts augmentent ainsi sdccesslvement, -dans la proportion des décès, et aussi en raisotî des abandonnemens de bénéfices faits par ceu« qui se retirent; ce qui forme le dividende des actions. Ce ^videndet calculé sur les bases lesplns«modérées, a été reconnu suscep- tible de s'élever graduellement dans les proportieiis suivantes; savoir : de six à trente pour cent à l'yard des sept premières classes ; de six à vingt pour cent k l'égard dés six classes sui- vantes ; de six à dix-huit pour cent à IVgard delà i4* classe, et de six à treize pour cent à l'égard de la i5« classe). P^nfin , à tine époque dcterniincc (la 76^ année d'Age), le capital lui- même est partagé entre les seuls actionnaires restant à cette époque; disposition qui achève de caractériser la différence es- sentielle existante ^tre la Caisse dosurvivance et celle des toup- tineS) dans lesquelles, en effet, le capital est toujours amorti et perdu pour tous les actionnaires. D'après ce même calcul , ce partage doit produire à chaque partageant un accroissement de son capital d'enviripn deux cent cinquante à sept celits ponr cent, spivant les classes s . L%«ociété est divisée par classes , suivant les âges. Les têtes dVme même classe , sur lesquelles il a été pris des actions pen- dant le temps fixé par les statuts , forment ce qu'on appelle une série, et les actionnaires qui la composent profitent seuls entre eux des extinctions et bénéfices. • CALVAIRE (boulevard aes-Filles4u.)* Ce boulevard, qui prit Digitized by Google CAM »i son nom du couvent des Filles-du-Calvaire , devant lequel il passait, fut trace en i556, et plantd de 1668 à lyoS. 11 com- mence rue du Pont-aux-Clioux et boulevard St. -Antoine, el finit rue de» FiUes-du^Calvaire et boulevard du Temple. CALTAIRK( couvent du). Ce couvert , foodé en i655j par le père Joseph, capucin, si fiuneuxsous le ministère du cardinal de Richelieu ^ dtai^ situé me des Filles-du-Calvaire, à Vcxtrëmité de fa rue St.-Louis. Les reUgicuses du Calvaire > furent suj»primees en i79<)» et Ton abattit !e couvent, sur ]*emp- placement dutjuel on a construit les rues Neuve-de-Brctagnc, * et Neuve-de-Me'nilmontant. • CALVAIRE (religieuses bcWdictines du Ce couvent fut fondé par la reine Marie de Mcdicis , 4 peu près à la même épo- que qpie le colorent du Calvaire. 11 estsilud rue de Vaugirard, n<» 2K5f 11* arrond., Q. du Luscnbourg. Les bénédictines du Calvaire ont été supprimées en 17^, et leur église est mainte- nant une vaste remise qui di^end du palais des Pairs. CALVI ( collège de ). Ce collège, fondé au 14* siècle, par Robert Sorbon,fut achète au 17* par le cardinal de Richelieu, qui /it construire une partie de l'i-glise de Sorbonne sur l'em- placement qu'il occupait. Ce collège s'appelait aussi la Petite^ Sorbonne. CAMBRAI (colWge de). Il fut aussi appelé collège des Trois- Évéques^ parce qu'il fut fondé en i54S, par les é^éqnes de Lan- gres, de Laon et de Cambrayj établi sur l'emplacement de la maison de ce dernier^ il reçut k cette éjf>ocp]e le^nom de collée deCanibrai.En i6io,Fra9çois I*' fonda le collège dtf France dans le mime local. Une partie des bâtimens subsistaient encore sous le règne de Louis XIV. Ce prince j fonda, en 1680, une chaire de drmt français ; mais en 1774, les coll<^gcs de Cam- brai et de Treguier furent entièrement démolis , et Ton cons- truisit sur leur emplacement le collège de France,^ tel qu'il existe aujourd'hui. ( collège de france.) CAMBRAI ( place ), Cette place s'étend de la rue St.-Jcan- de-Latran à la rue St. -Jacques, arrond., Q. St.-Jacqucs. Elle a pris son nom du collège de Cambrai ( maintenant collège de France ). Elle servait -autrefois de cimetière à l'ancienne f * Digitized by Google 123. CAN église St.-Beuoit, et elle >e nommait alors le Grand-Cimetière, le cimetière t/e Cambrai^ le cimetiè/v de V Acacia^ parce qu'où y avait plantti qb acacia , et le cimetière du Corps-de- Garde , parce qu'un corps- de^gardc eu était voisin. CANAL DE BIKVRE. Jusqu'au règne de Louis VU, la Bii)- vre, suivant son cours naturel , versait ses eaux dans la Seine , aumcmepoint qu'aujourd'hui. En 1 148, les chanoines de Saint- Victor, désirant établir dans leur enclos un moulin, obtinrent à prix d'argent, et par l'entremise de saint Bernard , de l'abbe de Sainte-Geneviève, la permission de creuser un canal qu'ali- menterait cette jîetitq rivièrCé Ce canal , large de trente pieds , recevait les eaux de la Bièvre à 140 toises au-dessous du point où cette rivière est traversée par la rue du Jardin-des^Plaules. Là, une digue arrêtait les eaux et Ics^irigeait dans le nouveau canal, qui, traversant l'enclos St. -Victor, j faisait mouvoir un moulin 3 et , suivant son cours hors de l'enclos, il longeait les rues des FossJs-Sl. -Bernard, de St. -Victor, l'église St.-Nico- las-du-Cbardonnet, et les rues des Bernardins cl de Bièvre , et venait se jeter dans la Seine à l'endroit appelé depuis,les Grands- Degrés. La possession de ce canal avait donne lieu à de grands débats entre les abbés de Sainte-Geneviève et les chanoines de Sl.-Viclor. Il subsista jusqu'au i5* siècle, et au i4* sa direction était changée. 11 fut détourné vers la partie méridionale de la rue St. -Bernard , et versa ses eaux sur un autre point de la Seine. A l'extrémité opposée de cette r«e, une arche, pratiquée dans le mur d'enceinte de Philippe-Auguste , leur ouvrait un passage 3 mais les fossés creusés sous Charles V, interceptèrent le cours des e^ux. . • . ^ ... Les chanoines de St. -Victor furent obligés d'établir un autre écoulement. Un nouvel embranchement fut établi dans la direc- tion de la rue des Fossés-St. -Bernard. Les eaux devaient arri- ver dans la Seine en traversant l'emplacement de la halle aux TJns. Le prévôt de Pans et l'abbé de Samle-Geneviève s'y op- posèrent. Les Viclorins te plaignirent au roi, qui "ordonna la continuation des travaux, à la charge par les Vi« torin5 de faire construire le pont qui fut appelé' Pont-aux-Marchands. La partie abandonnée , qui se trouvait dans l'intérieur de l'enceinte, servit d'é^out aux rues voisines. (In cloaque, le Trou- Digitized by Gc CAN laS PunaiSj »Uuu au j)oiiU de jonction des rues des Dernardiiis et de St .-Victor, recevait les eaux dans les temps pluie, et son trop picm se decb^geait d^n» cette partie du canal , dont les muté d'enceinte arrêtaient IVcoulemcnt. La sta^nationdescaux devint c€ttlagieuse. Pour remédier à ce mal, ou imagina de cou* vrirleoloaque par une voûte, qutlutbientfttperctfe pour servir au vUangcliea Utrines des maisons Yoisii&es. La Contagion derint pin» dangMTMQse. De là des plaintat an roi, ipi doiuiait désor- dres que i'oa n'exécotail pat, par retpM pour les droits sei- ^euriaax desYictorins. Ce ne fol qa'^ifi7a ^ ce foyer pes- ^entiel lut supprimé, et que la Biirre s'éoouk^laDS la Seine , eto repreoant>iMi ancien Ul. {Mém, dôTA^gdémie , tome 14, page 267 . *; • •XANÀl» DE L'OURGQ. Ce «mil ; alimenté par cinq ri- vières, el destinék servir de conimunicatioD entre la Marne et le canal de St.-Quentin, passe par Mareuil, Lisy, Grisv, Meaux, Villenois, Ecliampicr^ Cliarmantr^, Clayc, Scvran, la forêt de ^ Bondy, et se termine au grand bassin de la Villcttc , qui sert à la fois de port pour les bateaux arrivant de la Marne par le canal, de réservoir pour les eaux de Paria^ et d'uo tr^s-bel or-^ nement pour la barrière 6éf nt-Martin • Qt caifil amène lui seul , à 85 pieds an «dessus des basses eaux de la Seine, au^lè de i,55aNpouces d'eau, produisant, en a4^eures^^m,ooo muids , dosit une parti^se^distrilnie dans les ^arUem mvplus populeux «n une iroporlton supérieure è tous les besoins. Sa limgueur, depuis sa prise fêt» à Llsj, dans un développement de 24 H^es^ est creusée 'à même la liBrre, sans aucun rerdtônent de construction. Le terrain per- mettant de l'il^Hir, sans trop de difficulté, surunn seul plan incliné de 5i toises, il n'y a eu à faire ni sas ni tû luses. Dans tout ce trajet, les ouvrages ^'art consistent seuleia^ nt en un assez grand nombre de ponts fixes et mobiles. Les travaux de terrasses sont fortes beaux, particulièrement dans le bois de Bondy, où il a fallu faire une profonde tranchée, longue^de plus do 5,000 toises. C» CANALDË SAlMT'OSNIS.tl commence à St. Denis, au lieu ^elé ]« Bricbc, oh la petite rivière de Croold se jette dans la Seine, et se termine â buit cents mètres au-dessus du bassin de la 934 CAP Villette. Ud décret îmf^rial du t4 ténief iSit , (ivdoBBa les travaux qui otauncBcèrent la iliême année. Ce canal , après avoir conV>iimtf la ville de Sainfr-QpnU, dû cMé de Paris , sur une longueur d'environ 3,000 mètres, se dirige directement sur le canal de TOurcq. Ce cours est de 5,8oo mètrcsj la pente, de- puis le canal de l'Ourcq jusqu'à la Seine, est de 28 mètres. Le niveau est rétabli par douze tfcluses. Trois ponls sont construits pour la communication des routes. Les bateaux qui , en suivant le cours de la Seine , restaient trois jours à faire le trajet , rcxécutcnt en huit lieurcs. Ce canal a été terminé en 1 8a i, et Tonverture en a été faite le ]6 mai de la même année. CANAL DE SAINT-MARTIN, appellé d'abord Canal de Navigation, 11 part du baefin de la Villette, et doit aboutir à ia garre des fossés de TArsenal. Son cours est de Si^ooo mètres) sa largeur est de 1 9 mètres au fond et de ao à la surface; il adeux mètres d^ hauteur. Il sera revêtu d« nfaçonnarie , hotài d*un double chemin de hallage, et planté d'arbres sur une largeur de 13 mètres, fl passera entre l'hôpital Saint-Louîi etlebouIevaM ^xte'rieur, traversera le faubourg du Temple, lès rues de Ménil* montant, du Chemin-Vert, et se terminera à la place d§ la Bastille , non compris l'éclustî de garde de la garre. Les frais, v compris l'achat des terrains, sont e'value's à seize millions cent cinquante-trois mille francs. Dcjàj||%'ille a acheté le jardin de ia maison de Beaumarchais. Ce jardin a disparu. L'etktrepdse des travaux a été adjugée, le 17 novembre 1821, à la compa<;nic Vassal. CiWKAUX. L'administrateur des canaux et des eaux de Pa- ris a ses bureaux a Thètel-de-ville. CAPITATION. Impôt supprimé en 1 790 , rétabli sous le nom de contribution personnelle , ma'U qui du moins atteint tous les citi^ena, de quelque fortune etoe quelque rang qu'ils puissent être. CAPUCINES (boulevard des). Ufiit planté de 1668 à 1706. n doit son nom à Tancien couvent des Capucines qu'il longeait* Il commence k la place Vendôme et au boulevard des ItalieAiy et fimt rue Neuvc-des Capucincs et boulevard de la Madeleine,, 1" arrond., Q. de la Place-Vcndômc. * • Digitized by Google CÂP . ia5 CAPUCINS ( champ des ). Céteift on raste terrain ride , pU- cé entre le Val-de-^r^e et le eoNurent 4ee Capucias (mainte- temantrhopltai des vënj^ent). 0!ii7«perc4$imeBoiiTeltenie9 nommée rvc-db C^fip-âesrÇapuciDi. Oo rojait «ntrelbia^au bout de ce dm^ une croix ae pierre $ appelée la croix de la StèifiKitsHm^ en réparation du saerilége de trois Toleurv qui , après avoir enkiré le saint ciboire de Téglise St.-l|irtan, avaient jeté une des bosties contre lesyiujrs da Val-de-Grâce. C'était dans ce champ qoe les déserteurs «i^s Gardes-Françaises j^s- saient par les armes. CAPUCINES (couvent des). Ce couvent était s'iiué dans la rue Neuve-des-Petits-Champs, qui alors passait devant la place Vendôme, sur le même emplacement qu'occupe aujourd'hui la rue de la Paix. I^a première pierre de ce couvent fut posée le * 29 juin 1G04 j il fut achevé en 16065 1« rebâtit en 1686. Les religieuses n'y firent profession que le ai juillet i6o7.Lcurrè- gic était très-austère. Comme les €{ap«cins« elles ne vivaient que d'anmmies. .C'était le seul couvent de cet ordre qu'il/ eàt en France* Il renfermait les cendres de Louise de Loarain^f fiUe du comte de Vaudemont^ et femme de Henri III; du célèbre Lom^:, d« mardis de Barbésieux, son fils, et de la trop fii- meuse marquise de Pompadour* U lut supprimé en 1 7^0. Après avoir été suoçessivemtnt une &briquc d'assignats , un tbéâtre * de jeunes; tomédimV le cirque deFranconi, on le démolit ii y a quinae^n aeiae ans* Le premier panorama a dte établi dans le jardin I^Cfpucfnes. CAPUCINS ( couvent des ). Ce couvent était silut^ rue St.-Ho- noré. Il passait pour le plus considérable de tous ceux que les Capucins avaient en France. 11 pouvait contenir environ i5o religieux ; Catherine de Mcdicis l'avait fondd. On y voyait la tombe du F. Ange de Joyeuse, Henri , comte de Bouchage, frère puîné du duc de Joyeuse , tué à Centras. Ce fut lui que Paris tit passer tour k toar Du siècle au fond d'un cloître, et du cloiereà la cour; ^ Vicieux, pénitent , courtisan , solitaire, n prit, quitta, reprit la cairaMe et la haire. « f , Ce couvent , rebâti avec son église en i6o5 , fut supprimé en J Digitized by Google 126 CAR 1790. Sur son emplacement on a bâti la rua (U Cattigliéne» celle du Mont-Thabor, et l'ancien Cir^e-OIympique. ÇAPLIC1]NS( église des). Les Capucins de S^Jac^^uee Tia- reot sVtablir dans ce cooTent^OL lySS; ûiBarém siipprimëk en 1790. LVglise est iiwtiiteiMntU*ramièretnecur^ deleine. Elle est titutfe me ftamtè^Qniii|^^, i** arrond., Q; de In Pl«<^-yendtee. Le courut r lét^tp^&nntf en collège. {F'. arrmid^Q. des Tïi^krl^, Cette lan&ne %%i^|n]iteen 167 1 . ^^ak TieflO^-de la pompe à fen de C{iailk)ti CAPUCINS, Ordre mendiant qui avait été réformé de Tor- dre de Saint-François. Les Capucins, plus fameux par leur ex- cessive malpropreté que par les scrviccs*"(]u'ils ont rendus à l'église, portaient une longue barbe, une robe et un mantcou brun, et des sandale». 11 y n peu d'années, on a vu un de ces messieurs se promener dans Paris, avec autant de tranquillité qae si Tancien ordre de choses avait été rétabli. Cette Tisioa a étonné les gens simples gui ne wnidiraienl pat aroire aux rere^ XAPUCnVS DE SAINT- JACQUES. (V. aAm-ALOBST^ n^RIBNS. ) . : CAPUCINS DU MABAIS. Ce coitvent occnpait un vaste terrain nés du Perche et d'OriéÉtts^ aii Maraii« Il avait été fondé en t6a5. On le supprima en '790. Le couvent et les jardins qui en dépendaient ont été détruits. LVglise seule existe encore. ^glisb SAtltr-mAwçois d'assise. ) CARDEURS. Ouvriers qui peignent le coton, la laine, la bourre avec des chardons nu des cardes (sorte de peigne pro- pre à ce métier), et qui préparent le drap en sortant du foulon. Avant la révolution, ils formaient une communauté dont les statuts étaient anciens. Dans ces statuts, confirmés et aug* mentés par Louis XlV en 1688, ils sont qualifiés de maîtres cardeurs, fouleurt, peigneurs , arçonneurê de laine et coton, drapiers drapons, coupeurs de poil ^ et fileurs de lumignons. Ils ont maintenant moins do titres et moins d'ouvrage. Leur apprentissage était de trois ans , et ils avaient trois ans de eompoguonoge. Le brevet coûtait r5 livres, et la maîtrise Digitized by Google CAR, lay «5» Imrm, arec chef-d'œnvrt. Leur hunt» ët«U êitaé me de U Vannerie. Les cardeort dvmatelM fUtidniieot touiL lee ma* tim tor k place da Cakfe, oè ils attendent du gravait: CARDIERS. OoTrien qai tmt les iiitils dont on seeert pou» carder les lainei , le colon, la Koiirre; * Som l'aneîen régime , Ibnnaient «ne^commtfliantéâ €)^M)rique n|ihitenant*lcé cardes en grand , beaucoup micm eWfnieilleTir prix. L'effet inévitable des corporations est d'arr»Hcr le jx-rfcctionnement des arts industriels; le consommateur paye davantage pour être mal servi; personne n'y gagne et cependant «{piquet fous rêvent le retour des maîtrises ! CARMÉLITES ( couvent des), rue de Grenelle, ^uboorg Saini-Oermain, n° lo'arrosd.) «quartier du Faubonrg-St.* Germain. Les reUgiense«; de ce couvent , fondd en i656, lialM* tirent d'abord la me du Bouloy; elles dépendaient alooudii grioid coovent de la me d'finier» En i665 i'des4ettres-patentea firenl ^ de lair moiiaitire un monastère dûtlact et ind^endant. Elles ne s'tftablîredk Aint làmié A>'GMta^Mpi'en 1689. Snpprimëet en 1790 , Mfc^^jyrent est jiiénl j|Mt tmé 'caserne. '^ttUtHÉLlMi (eo«^t des) , de la me Chapon. Ce cou- vent , fond^ pai' Cathenne d'Orîe'ans , demoiselle de Longue- ville, et occupd par les religieuses en 1619, s'dtendait des n°' 17 et 25 de là rue Chapon, au n° 12 de la rue Transnonainj et au no.?.8 de la rue Montmorency. Supprime^ dans la révo- lution , il a c'tc détruit depuis. Son cmplacemei|t est mainto^ nant occupé par des maisons particulières. CARMÉLITES ( couvent des ). On l'appelait Courent des religieuses Carmélites de lagramde ruê du Faubourg-Saint^ Jaétfuesf maif ilétairpMlemeit titudme d'Enfer, n» 67. Cé^ tait atatrtfola nn prient 'de l'ordre de St. Benoit 9 dépendant de*rd)l>aje de Marmoatier • 8a poAidn , an milien dca .clianps et des vipkeè , Fairait laitacmmer Notre''pame^S''Champ9h ou Notre^Dàme-def* feignes. Une statue, placée an pignon de l'égalise , avait fait supposer qu'il y avait en ancieunement, dans ce lieu , un temple consacré à Ce'rcs. Ces suppositions tombè- rent quand on eut reconnu un saint Michel dans la prétendue Cérès. , On doit croire cependant que cet emplacement avait été oc- Digitized by Google CAR CDpéMlIrafbb par quelque antique monument; car, en i^So « lofvqa*OB traTailUdt à une fonUine dans le jardin du coarent, oo trottir% sous terre les restes d'un mansol^, entre antres un baft-relief , haut de deux pieds , représentant un sacrifice-^ teor prêt à immoler un taureau. On découvrit aussi un autre totnbean , tuf ie^el 4|||i|pS4Milpté un licteur vitu du paliium. On trouva :4aiu of tan jne agraffe, un^ boule et un cor. net en bronae^ et cette inscferiptton t Vibius kermès ex voto. QmW qu'il «a soit , Téglise de ce couvent était fort ancienne. On croit qu'elle avait été hâtie sous le roi Robert. L'cf^lisc et le couvent furent occupes par les religieux de Marmoutier jus- qu'en i6o4i époque à laquelle les Carme'lites vinrent s'y établir. C'est là, que mourut, en 1710, sous le nom de sœur Louise de la Miséricorde, Louise-Françoise de la Baume-le-Blanc, du- chesse de la Valièrc , qui eut assez de faiblesse pour devenir la- maitresse publique de Louis XIV, et ass^ d'amour pour pleu- rer, pendant trente-cinq ans un monastère^ l'infidélité de ^ son royal amant.Ge coiilventfut supprimé en 1790 ; c'est main» tenant une maison partic«||||^erXt'^lise n'existe nlus . CARfifES (le grand couvent des ). Ce couVeÉrétait situérue des Carmes, n* 1 . Il arait été Ibndé en r5o9> Las religieux, sup- primés en 1790, furent réunis d'abord aux Cannes-Décbaussés .du Luxembourg , et à la même époque on réunie, dans le grand courent de la rue des Cannes , les A ugusiini'Êfè^ov^ couyens de Paris. Ils disparurent tous en 1792. Sur remplacement du couvent et de son église, on a cons- truit un marché couvert. ^ CARMES BlLLETTESflcs), rue des Billcltcs, n»» iGct 18, 7<» krrond., Q. du Marche- Saint-Jean. Un juif, nommé Jonatlias, avait été brûlé vif en 1 7.90 , pour avoir fait bouillir une hostie qu'im miracle conserva. En commémoration de cet événe- nient, Reinicr Flaming fit bâtir, sur remplacement qu'occupait 1a maison du juif, une chapelle qu'on appela la Chapelle des Mitaclet. En tagg, des religieux nommés Billettes, qui desser- vaient un b6pital appelé le CoHége'deS'MiradeS'iie^ii^-Cha'' rité^Notre^Dame y établirent, et furent remplacés en 1437 par des religieux de la règle de saint Augustin , qui firent bâtir un cloître, reconstruit à la fin du même siècle. En i65i , aux Digitized by Google CAR 1^ accédèrent les Carmes CARROUSEL. Diaprés la d^nitiqad^^ plusieurs auteurs , un carrousel dtait une course accompl^ncc de chariots , de machi- nes, de re'cits et de danses de chevaux. Carrousel vient duinot ïis^ïen carrosello ^ diminutif de Cfl/ro , cliar. * CARROUSEL (place du), i»' arrond. , Q. des Tuileries. On ouvrit cette place pour laisser voir la façade occidentale du pa- lais des Tuileries. Kllc a pris son nom du carrousel que Louis Xiy donna en i66a à sa nune et à son e'pouse. On a abattu une grande partie des maisons qui la l>ordaifnt du côté de la rue St.-Nicaise, afin de continuer la galerie septentrionale qui doit joindre de ce c6té le Louvre aux Tuileries. On voit encore au milieu de cette place quelques bâtimeos qui doiviiot dispa- raître, tels que Tancien hôtel d'ElbcBuf, maintenanliriitel des Gent^Suissee , et l'hôtel de Longneville , o& sont les ëcuries du roi. Le plus bel ornement de la place du Carrousel est l'arc de triomphe élevé à la gloire des armes françaiâes. Pendant . la révolution t* la place du Carrousel s'appela Place dé la RéU'^ nion. (JARTKS A JOUER. Elles n'ont commencé d'être en usage 'que sous Charles VL On prétend qu'elles furent inventées pour charmer les ennuis de Tinforlune monarque. Un peintre, nom- mé Jacques Gringonneur, qui demeurait rue de la Verrerie, fut le premier qui peignit des cartes à or et à diverses couleurs pour rébattement du roi. Nous lisons dans un relevé de dépenses fait par Charles Poupart, surintendant des finances et argentier de ( haries VL : Donné cinquante-^ix sols parisis à Jacques Gringonneur^ peintre , pour trois Jeux de cartes à or et à dt^ ^rses couleurs, de plusieurs devises , pour porter devers ledit seigneur roi pour son dbattement. Nos anciens jeus de cartes retracent fidèlement les habîllemens du temps de Charles TI et de Charles VU. On avait alors Forgueil ridicule de faire broder ses armoiries sur ses vétemens. Le jeu de cartes ne commença d'^re connu généralement qoe sous le règne de Charles VII v et il paraît que ce fut alors ^e les figures dont les cartes sont Digitized by Google CAR i5i orndcs , reçurent unp forme et un nom déterminée. La dame de trèfle, Arginc, dont l'anagramme est regina, était, dit-on, Jtfaric ^5; de la rue de Clichy,rt*> 6; de la rue de la Pépinière, n^aa; de la Grande-rue- Vcrtc, n° 52jde la Nouvelle-France , rue du Faubour^^-Pois- sonnière, n° 76 j de la Courtille, rue du Faubourg-duTemple, ii°72 ; des rues Popincourt, n°5i; Neuve-Sainlc-Gcneviève; de Lourcirrc , n° 62^ du Faubourî;-du-Roule j du Faiibomg- Saînt-Dcnis; des Minimes, près de la Placc-Royalej du Fi)in-Sl .- Jacques 'y des Postes, à TEslrapadc; de Vaugirard , au liuxcm- * bourg; d'Enfer, près de la place Saint-Micbel ; de la Corderie j de Motrc-DanïC-des-Vicfbircs ; Avenue de^ieuilly, etc. ' CATACOMBES ( les ). Pour donuer une idtfc juste et po- sitive de ces immcnsé^ souterrains, nou* ne pouvons mieux faire que d'analyser quelques passages de l'excellente Descrip- tion lies Catacombes de Paris, publiée en i8i5 par M. Hë- ricart de Thury, inspecteur général des travaux souterrains du département de la Seine» a Les souterrains dans lesquels sont ëtablit's les Catacom- bes, dit M. Hericart de Thury, après avoir fourni les maté- riaux de construction de nos temples, d« n1^ palais, et de tous nos e'dilices , ont- ensuite servi à recueillir les restes de nos ayenx, derniers vestiges de ces générations mulli- plie'es, enfouies et ensuite exhumëes du sol de notre ville, où elles s'étaient succédées pendant un si grand nombre de siè- cles. L'idée de former dans les anciennes carrières de i^airft- ce monument unique; est due à M. Le Noir, lieutenant- géne'ral de police; ce fut lui qui en provoqua la mesure, en demandant la suppression de l'église des Innocens , l'ex- liumation de son antique cimetière, et sa conversion en place publique. » . ' » Les habitans du quartier des marchés s'étaient plaints à diverses reprises, mais toujours vainement, des miasmes pu- trides qu'exhalait le cimetière des Innocens. « Enfin, en 1780, la généralité des habitans, effrayée des accidens qui curent ' lieu dans les caves de plusieurs maisons de la rue de la Lin- gerie, par le voisinage d'une fosse commune ouverte vers la fin de 1779, et destinée à contenir plus do deux mille corps, s'adressa au lieutenant-général de police, en démon-' trant les dangers dont la salubrité publique était menacée par ce foyer de corruption , dàns lequel ( portait la supplique ), nombre 4cs corps déposes excédant toute mesur^^ et ne » pouvant se calculer, en avait exhaussé le sol de plus de huit, pieds au-dessus des rues et habitations voisines. » M. de Crosne, successeur de M. Le Noir, fit nommer, par la société royale de médecine, une commission chargée de dé- terminer les moyens de parvenir à supprimer le cimetière des Innocens. Les anciennes carrières situées sous la plaine Digitized by Google CAT i35 âm llottt - Souris , aa litu àe U Tombe isoire 9u Isoard (ainti appelée^ dit-on, du nom d'un brigatid qui exerçait raj^nes aux environs), furent de'signc'es pour recevoir les os- •.emens du charnî^r des Inuocens. Cette ope'ration eut lieu à trois dilTerentes époques, du mois de décembre 1785 au mois de mai ij:B6, du mois de dc'cembre au mois de février mH^, et du mois d'août suivant au mois de janvier 1788. « M. GuilUumot, preiAiè% iiiipectcii» g^n<^ral, ajoute M. Hifa^pirt; fit expier, au Voiniiett|fÉMt de 1786» les tra- ▼mx nécessaires poy disposer d'une i^anière convenable le lieu deAinë à rcAflUir Iw osseiieJI'libiiin^ da cimetière det Innocénst et •uccettÎTemeiili^eftx qui imieni retirés de Ions let^ entres nyi^rrtf #Hpbiers et citapelles f^mtcraftes de le ^lle de Pfris. L'ëtiilll c^^can^ret^^riMii^onnées de- puis plnsi^ors silbles, le 'Noblesse ^es piliers, lenr. écrase- 4kent, llaffaiUisseimMift 4«i%B^ dans. ^ grand nombre d'en- droits ^ les emhrat^ias jusqu'alors inconnues des carrières iniifrieares les dangers qu'elles pre'sentaicnt, les piliers des ateliers supeneurf**portaut à faux, le plus souvent sur les vides des ateliers du d< ssnus, IcS infiltrations et les perles du grand aqueduc d'Arcucil, etc., etc., furent autant de motifs q«i déterminèrent l'inspection genc'rale à apporter la plus graodc activité dans 4es travaux. Apres avoir fait Tac - «luisition de la maison^nnuc sous le nom de Tombe Isoire ou Isoard^ située dans La pUme de Mont-Souris , sur Tancienne mrter d'OrWans , dite la ¥OÙe creuse ^ on fit un escalier de soifllÉil^^diK-sept'marebtrptpir descendre dans les excavations» à dis-eep^ mètrea environ de profondeur^ et un puits mu- railié pour la jel^ dés Olssemen». Durant ces premières dis- positiona^ divers ateliérs d'ouVriers étaient occupés , les uns à faire des pili|^ de maçomerie pour assurer la conservation du ciel des carrières,* et de toutes les carrières dont on re- doutait Tl^tfsement; d'autres à faire oommunicpier en- semble les excavations supérieures et infc'ricurcs, pour en former deux e'iageà de catacombes ; et d'autres culin à cons- truire les murs d'enceinte destiii< > à cerner toute l'( loudue que devait coniprentruclion d'un escalier commode , taille dans la massa; mais, en cflevant un dernier pilier, il prit mal ses dimensions) il se ^t un eboulement, et cet infortune, dange- r^eusement blessé, prrit peu de temps après Pendant la ^jN^volution, le relief du Port-Mahon m é\t mutilé; il en reste ^ 4^ cependant assez de vestiges pour juger de la patience, de la mc^nioire, et du talent naturel de Decure, qui, mieux dirigé ' dans SCS jeunes années, eût infailliblement réussi dans les arts. On a conserve sa tabhe et ses bancs de pierre, dans une tojille ancienne qu'il appelait son salon. » On trouve aux Ca- taoiknbcs deux collections fort intc'ressantes ; i<* une collec- tion minc'ralogique, qui offVe une série complète de tous les • échantillons des bancs de terre- et de pierre qui constituent le ^ sol drs Catacombes ; et a* une odllcction pathologique, que devait aisément remplir Ténonnc amas d'ossemens humains renfermés dans ces sombres demeures. Les bornes étroites vqne nous snninies forcés de nous imposer dans un diction- naire qui contient une fi grande quantité d'articles divers, nous défendent de faire une description détaillée des Cata- combes; mais, si l'aspect de ce Paris souterrain, si les mo- tiumens religieux dont il est orné, peuvent exciter vivement la curiosité des Français et drs étrangers , une pensée d'un bien plus haut intérêt doit parler aux habitans de la capitale , et leur .* faire tourner, vers les Catacombes, un regard reconnaissant. Un grand tiers de Paris pose sur ces profonds abîmes presque ignoré» jusqu'en 1785, et, mémo après cette époque, négligem- ment explorés encore pendant quelques années. On frémit quand on songe à l'imprévoyance coupable de tant de gouver- nemens successifs, qui , pendant si long-temps, avaient laifsé sans secours une portion de la capitale sur un goufre qui, tôt ou tard, devait l'engloutir. De graves acci^ut, des grands éboulemens de carrières, n'avaient pu les décider à faire sonder ces excavations immenses. Maintenant toute crainte doit ces- ser; la voie publique est consolidée de%anièrc à ce qu'on ne puisse redouter aucun danger, ou du moins à ce qu'on puisse sur-le-chnmp arrêter les résultats d'un accident imprévu. Ecou- tons encore M. Iférirart, sur une matière qu'il possède à fond. Digitized by Google i58 CAT et citons un passage qui doit achever de dissiper toutes nos alar- mes. « Dans nos recherches et nos travaux , dit-il , nous nous sommes parliculicrcment attaches à établir le rapport le plus rigoureux, ou, si l'on me permet l'emploi de ce mot, la corréla- tion la plus intime et la plus réciproque des détails de la sur- face et de l'état des vides. C'est en suivant ce plan d'une ma- nière untforme que nous avons trace, ouvert et conserve au - dessous , et à Taplomb de chaque rue , une ou deux galeries , suivant la largeur delà voic^ de manière à diviser respectivement les quartiers , k isoler les massifs , à proparer la reconnaissance des propriete's, à déterminer leur étendue,, à fixer leurs limites au-dessous de celles de la surface, à tracer à plus de quatre-vingts pieds de profondeur le milieu des mnrs mitoyens sous le milieu même de leur epmisseurj à rapporter le * numéro de chaque maison exactement au-dessous de celui la propriété; enfin, jclcr^ète, à établir un tel rapport ^ntr« le dessous et le dessus , qu'on peut en voir et en vérifier la ri- gourease correspondance sur les plans de Fiuspection , etc. » Les Catacombes s^étcndciU sous le faubourg St.-Germaiu, les rues St. -Jacques, delà Harpè, de fournon, de Vaugirard, TO- déon,régliscSt -Sulpice, le Panthéon, leVal-de-Gr^ce, rOh«er- vatoirc, etc., etc. , et bien avant jusqu'à Mont-Rouge. On nêr peut y descendre qu'en présentant une permission signée dè l'inspecteur général , ou des ingénieurs surveillaus. CATHÉDRALE. ^. église notae-dame. CXTHERINK (cimetière Ste.-), rue des Gobelins , 12* ar- rond. , (K St. -Marcel. 11 est contigu à celui de Clamart. Il fut fermé en 179^. On y voit le tombeau de Pichegru et du poète Luce de Lancival * • ■ Catherine ( cour Ste.*), rue St. -Denis, n° 5i2, S" ar- rond.,Q. Bonne-Nouvelle. Le^ religieuses de l'hôpital Ste.-Ca- therinc , ayant a^eté dans cette cour une maison dite du Pres- soir^ la cour prit le nom de l'hôpital. CAtHERINE ( hôpital Ste.- ). Il était situé me St -Denis , n*** 55 et 55, au coin de la rue des Lombards. Nous ignorons l'époque précise de sa fondation. Il s'appela d'abord Hôpital des pauvres de Ste. - Opportune} un ancien litre l'appelle VOstel- Icriè Ste. 'Opportune. Il était administré par des religieuses de Digitized by Google CAf 139 ril-dre de St.-Augiistin. Elles logcaieot et nourrissaient, pendant trois jours sealemenl, les femmes ou filles <îui cherchaient à lHk trer en condition j elles recevaient aussi les gens dfe provinré* qui arrivaient à P.iris pour affaires , et qui n'avaient pas le moyen de payer un logement ; enfin elles se chargeaient de faire enter- rer au cimrtièrc des Innoccns les personnes noyées ou mortes dans les prisons ou" dans les rues de Paris, qui n'étaient point recldBiées. Cet hôpital fut domoU au commencement de la ré- volution j OQ a construit sur son emplacement des maisons par- ticulières. CATHERINE (marche et place Ste.-). En i-HÎ, on com- mença à construire ce raarchd sur l'emplacement du couvent des chanoines de Ste .-Catherine'du-Val-deS'Écoliers . Il est situ(? entre les rues d'Ormesson et Caron , 8* arrond. , Q. du Marais. U est ouvert tous les jours. On appelle place Ste.-Ca- therine l'entrc-c du marche' du coié de la rue St. -Antoine. CÂTHERINE-DU-VAL-DES-ÉCOLIERS, ou Ste,-Catke- rine-de-la-Couture (couvent et église Ste.-). En 1201, des ec- clésiastiques avaient fofmé dans une vallée de la Champagne, sous l'invocation de Ste. Catherine , un établissement où îîs voulaient se consacrer entièrement à l'étude. Ils résolurent d'en avoir un autre à Paris. On letir fit dçn, ou l'on acheta pour eux une portion d« terrain cultivé, hors des murs de la ville J de là U nom de la Couture (culture) Ste. -Catherine, donné au nou- veau couvent. L'église fut bâtie en 1*29, aux frais des sergens d'armes du arfclicrs de Philippe-Auguste, polir s'acquitter d'un vœu qu'ils avaientfaità Ste. Catherine, à la bataille de Bouvines, au moment où l'intrépide monarque courait les plus grands dan- gers. Le monastère de Ste.-Catherine-de la-Couture devint dans la suite le collège de toute la congrégation du Val-des-Écoliers. En 1679 , de nouveaux chanoines réguliers , qui dépendaient de l'abbaye Ste. -Geneviève, prirent possession, par arrangement, du prieuré de Ste.-Catherine-de-là-Couture, et furent à leur tour transférés, en 1 767 , au couvent des Jésuites , rue St.-Anloine. On abattit alors le monastère et l'église de Sle.-Catherine-de-la- Couturc, dont l'emplacement est occupé depuis >783 par le mar- ché Ste. -Catherine. CATINAT (quai). Ce quai, construit sous le règne de Napo- I by Google % i4o CÉL léon f fut achevé en 18 1 5. Une partie du terrain qu'il cmbrai(J| s^ommait, au i3" siècle Jkfo/te-aux-Papelards^ cx\^ress\or\ ironicjue ou plutôt injurieuse, qui sans doute signifiait que ce morceau de terre appartenait aux chanoines de Notre-Dame. Au 14* siècle, cette partie de terrain s'appelait simplement le Terrain. Le quai Catinat a change' le nom qu'il devait au vain- queur de Staffarde et de la Marsaillo , en celui de quai de l'Ar- chevêché, dont il entoure le jardin. Il commence au ])ont de la Cité , et finit au Pont-au-Double . 9" arrond. , Q. de la Cité. CAVES. On appelle de ce nom les divers cabarets apparte- nant au même marchand de vin. CKLESTlNS(les) , quai Morlaud, n°4, et rue du Petit-Musc, n° 2,9" arrond., Q. de l'Arsenal. Ce couvent était un des plus beaux et des plus riches de Paris. De l'année i ?.59 jusqu'en i5»8, il avait été occupé par des Carmes que St. Lofiis avait ramenés avec lui d'Égypte. Ce couvent ne consistait alors qu'en une petite église, quelques bâtimens étroits et un petit jardin. Kn i552, Charles V , <[ui n'était encore que duc de Ntonmindie , le donna aux Culestins. En 1567, il leur accorda dix mille livres d'or, et douze arpcns de bois de haute futaie, à prendre dans la forêt de Morct,pour faire construire leur église, dont il posa la première pierre. On commença ù reconstruire le couvent en 1559. L'é- glise renfermait les cendres d'une foule de personnages célèbres; entr'aulres, de Louis, duc d'Orléans , fils puinc de Charles V. Il avait fait construire la magnifique chapelle qui portait son nom, en expiation d'un accident fatal dont il avait été l'innocente • cause. Nous avons parle ailleurs de cet accident qui arriva dans un bal, et qui acheva de faire perdre à l'infortuné Charles VI le peude raison qui lui restait. Louis d'Orléans fut assassiné en 1407 parJean-aans-Peur, duc de Bourgogne. On remarquait encore dans l'église des]Célestins1es tombeaux de Léon de Lusignan, dernier roi d'Arménie, chassé des tristes débris de son royaume par les Turcs, en i585, et mort à Paris en 1 593^ d'Antoine Perez, minis- tre de Philippe II, qui, partageant avec lui les faveurs d'Anne de Mendoçade laCerda,princesse d'Kboli,fut force de se réfugier en France pour échapper aux jalouses fureurs de son implacable mai- Ire; du famruxparlisan Zamcl qui avait vole 1 ,700,000 écus à l'é- tat, et que Henri IVn'cn aimait pas moins, sans doute parce que Digitized by Google CEN 141 le vil elptomplaisant Florentin servait les amours publiques et se- crètes du monarque; de Philippe Chabot, amiral dcFrance, etc. On admirait encore dans cette e'glise plusieurs tombeaux qui fu- rent depuis transportés au musée des monumens français j nous citcroni. celui que Louis XII fit élever en ITiouneur de Louis d'Orléans , de Valentine de Milan , sa femme, et de deux de leurs enfans; un piédestal sur lequel se groupent les trois Grâces , portant swr leur tète une urne de bronze doré qui renferme les cœurs de Henri II, de Catherine de Médicis, de Charles IX et de François, duc d'Anjou , son frère , mort en i554 (ce monument est un chef-d'œuvre de Germain Pilon ;j le beau mausolée du duc de Rohan , exécuté par Anguier; deux colonnes de marbre blanc, supportant deux urnes, dont Tune renferme le cœur de François 11, roi de France, l'autre celui du connétable Anne de Montmorenci, etc., etc. Le cloître des Célestins était ci té comme un des plus beaux de Paris; le jardin, qui était vaste et bien entre- tenu, régnait le long des murs de l'Arsenal. La bibliothèque était riche en livres rares et précieux; on en a donné une partie à la bibliothèque de l'Arsenal ou de Monsieur. L'ordre des Célestins fut supprimé en 1778. En 1785 , l'institution des Sours - Muets , dirigée alors par l'abbé de l'Epée, occupa un moment ce monas- tère. Depuis , une partie des bàtimens a été vendue à différens particuliers ; l'autre a été changée en caserne de cavalerie. CENSEURS DES PIÈCES DE THÉÂTRE. Leur instiuaion remonte aux représentations théâtrales des clercs de la Basoche. Un arrêt du parlement de Paris, du 25 janvier, accorde aux baso- chiens la permission de faire jouer leurs pièces à la Table de mar- bre ( l'une des chambres du parlement) , ainsi quil est accou- tumé^ en observant d'en retrancher les choses rayées. C'est le plus ancien document de l'existence de la censure dramn'>lilntion de Fan 8, .et dont la première séance eut lien le i i nivosc an 8 i*"*^ jan- vier 1800); il continua ses fonctions jusqu'au moment où la ■ cbanibrc des dépotés fut ins^tuée par la charte constitution» nelle. Pendant les cent jours la" chambre des déput<5s prit le nom de chambre des représentans. KUe se compose des députés élus^jiar les collèges éleçtoraax de départemens et d'arrondbse- mens. Cies député! sont élus poi^ cinq ans , et de manière que la cbambce est i^imoivvill^ chafi^an^ par cinquième. Aucun député ire nXt étiré ailinlt dam^iii cliambr'e s'il n'est âgé de qua- rante ans, et s'il ne paye une contribution directe de mille .firançt.^ Le pr(^s|dent de la chambre des députés est nommé par le roi, snr nnè liste de'cinq membres présentés par la cbambre. Les séances de la chambre sont publique^ j mais la demande de cin({ membres sulUt pour (ju'ellc se forme en comitd secret. La cband>re des di'putf's re«;<)it toutes les propositions d'impôts; ce n'est qu'apri's cpie ces propositions ont ete admises , ipi'elles peuvent être poi iccs à la cbandjri' des pairs. Le roi peut dissou- dre la ( liambre des députés j mais dans ce cas , il doit en convo- quer une nouvelle dans le délai de trois mois. Aucune contrain- te par corps nepeut être exercée contre un membre de la cham- bre , durant la session, et dans les six semaines qui la pre'cèdent ou la suivent. Aucrun membre ne. peut, pendant la durée de la seslion , être poursuivi ou arrêté en matière criminelle, sauf le cas de flagrant délit , qu'après que la chambre a permis sa pour- suite. La garde du palais de la chambre des députés , celle de ses archives , le service de ses messagers d'état et huissiers , sont confiés à deux membres delà chambre, sous la dénomination de questeurs, lesquels sont choisis par le roi sur la présentation de cinq candidats faite pa^ la cbambre. Les questeurs résident 10 - Digitized by Google i46 CHA «u palais , et ne peuvent s'absenter sans la permission àa roi, transmue par le chancelier de France. CHAMBRE DES PAIRS. « Le premier étranger qni lut dnc et pair en France, dit Voltaire , lut un seigneur de la maison de Clèves, créë duc de Nevers ; et le premier gentilhonmie fran- çais qui obtint cet honneur, fut le conniftable de Montmoren- ci, en i55i.Il y eut toujours depuis de s gcntilhommes delà na- tion qui furent pairs du royaume; leur pairie fut attachée à leurs terres relevantes immédiatement de la couronne. Ils pri- rent se'ance a la grand'chambre du parlement; mais ils n'v vont presque jamais que quand les rois tiennent leur lit de jus- tice, et dans les occasions éclatantes. Les pairs, dans les assem- blées des e'tats-genoraux, ne font point un corps se'pare de la no- blesse La chambre du parlement à laquelle la chambre des enquêtes et celle des req[uétes présentaient les procès par écrite étant dans son institution composée de barons , il était bien na- turel que les grands pairs , les ducs et les comtes j pussent en- trer, et eussent voix délibérative quand ils se trouvaient à Pa- ris. Ib étaient de plein droit conseillers-nés du roi , ils étaient k la téte du grand-conseil; il lallait bien qu^ib fussent aussi con - seillers-néi d'une cour composée de noblesse; ils pouvaient donc entrer dans It chambre depuis appelée grand'chambre (/^. ce mot), parce que tous les juges y étaient originairement des barons. Us avaient en effet ce droit, quoiqu'ils ne l'exer- çassent pas , comme ils ont celui de siéger dans tous les parle- mens de province, etc., etc.» Yoîlà en abrégé rhistoire de l'institution de l'ancienne cour des pairs. La chambre des pairs a ét^ établie par la charte constitutionnelle. Elle est convoque'e par le roi en même temps que la chambre des députés. La ses- sion de l'une commence et finit en même temps que celle de l'au- tre. La nomination des pairs appartient au roi. Lenr nombre est illimité. Le roi peut envarierles dignités, les nommerâ vie ouïes rendre héréditaires selon sa volonté. Les pairs ont entrée dans la chambre k vingt-cinq ans , et voix de'libe'rative à trente ans seulement. Les membres de la famille royale et les princes du sang sont pairs par le droit de leur naissance. Ils siègent immé* diatement après le 'président, mais ils n'ont voix délibérative qu'à vingt-cinq ans. Toutes les délibérations de la chambre des Digitized by Googl CHA 147 pairs sont secrètes. Elle connaît des crime» de haute trahison et des attentats à la sûreté de IVtat. Aucun pair ne peut être arrêté qne de Tautorité de la chambre, et jugé 911e par elle en matière criminelle. Le palais du Luxembourg et ses d^endan^- ces sont affectés à la chambre des pairs, tant pour y tenir ses sésncesy 7 déposer ses archives, que pour le logement des officiers. La garde du palais de la chambre des pairs', celle de ses archives, le service de ses messagers d'état et huissiers, sont sous la direction d'un pair de France , choisi par le roi , sous la dénomination de grand-référendaire delà chambre des pairs. Il rcsidc au palais , et ne peut s'en absenter sans la per- mission expresse du roi. 11 appose le sceau delà chambre à tous les actes émanés d'elle, et aux expéditions de ceux déposés dans les archives. CHAMBRE apostolique de V abbé de S te, -Geneviève. C'é- tait une juridiction que l'abbé de Ste. -Geneviève avait en qua^ iiié de conservateur né des privilèges apostoliques, et de dépu* té par le saint-sii%4poar juger toute espèce de causes entre les gens d'église. CHAMBRE ARDENTE. On donna autrefois ce nom à la salle dans laqinelle on jugeait les grands teigneurt accusés de crime» d'état. Cette salle était tendue de noir et éclairée par des flam- beaux : de là le pom de chambre ardente. On donna plus tard ce nom à une chambre étsiblie par François II dans chaque par- lement , pour &ire le procès à tous ceux que l'on accusait d'hé- résie ; et ces horribles tribunaux ne méritèrent que trop d'être nommés ainsi , car le feu des bûchers fut le seul moyen de con- viction dont ils se servirent à l'égard des malheureux protestans. En 1 679 , on institua , sous la dénomination de chambre arden- te , une chambre de justice établie pour poursuivre ceux qui se- raient accuse's d'avoir fait ou donne' du poison. CHAMBRE criminelle Chdtelet de Paris. C'était celle où se jugeaient les affaires criminelles. Le lieutenant-criminel jr présidait. Lorsqu'il ne s'agissait que d'injures , derixes, dévoies de faits, etc., il n'était assisté que d'un avocat du roi ^ quant aux matières du grand criminel , illes jugeait assisté des conseillers dm GhAtelet» lesquels étaient tour-i-tour chargés de ses fonc - tioDS. Outre la chambre de la police , où il siégeait seul , le licu» Digitized by Google î/,8 • CHA Irnaiît-criniincl prtfsidait encore iinr autre chambre du Châte- Ict tic Paris, appelée chambre civile, où Ton portail les affaires sommaires , telles que les demandes en congé de maison , paie- ment de loyers , ventes de meubles , etc. A re&ception des pro- cm au grand criminel, qui sont attribues aux cours d'assises, les cames que Jugeaient la chambre criminelle et la chambre civi- le du Chitelet sont maintvnant du resfort des justices de paix et du tribunal de police correctionnelle. Il j «yait encor* plu- sieurs autres chambres ijue nous ne ferons presq;ue qtfindiquer^ de peur d*étre entrain^ dans de trop longs détails, frétait la chambre des comptes , maintenant la cour des comptes , à l'ex- ception que la première ne comprenait dans sa juridiction que Paris, et que la î.cconde comprend toute la France ; nous rc- uiarqucrons, d'après St.-Foix, qu'anciennement les ofllciers de la chambre des comptes portaient des ciseaux à leur ceinture, comme marque du pouvoir qui leur e'tait délégué de retrancher les mauvais emplois dans les comptes qu'on leur présentait^ les six chambres , sous des dénominations différentes , qui marquaient les six divisions des auditeurs de là chambre des comptes de Pa- ris ; la chambre des dîmes ou chambre diocésaine du. cler^gé^ la chambre de la maçonnejrie , qui connaissait de toutes con- testations entre les entreprenéUrs de bAtimens ^ leurs fournis- seurs f etc. f enfin de tout ce qui avait rapport à la construction desbitimens ; la chambre de la mtarée , juridiction souveraine, composée de commisMires du parlement , et qui atait la police générale sur tout ce qui avait rapport à la vente de poissons de mer et d'eau douce; la chambre de la question^ où l'on don- ' nait la torture aux accusés ; elle fut abolie sous Louis XVI; la chambre des fcniers , à la chambre des comptes , où l'on con- servait le dépôt des terriers de tous les héritages qui étaient en la censivc du roi ; la chambre syndicale des libraires et impri- meurs, où, les mardis et vendredis*, les officiers de la librairie, c'est-à-dire le syndic et ses adjoints, et deux inspecteurs , visi- taient tous les livres venus des pays étrangers et des provinces du rojaume,et où Ton apportait, pour les enregistrer, les pri- vdcgos du roi, les permissions du sceau et de la police. CHAMBRE DE JDSTICE. Unéditdumois de mars I7i6ra- vait établie pour examiner les prévarications commises par plu- Digitized by Google CHA )4(j sieurs linaucicrs et agcns d'affaires à la fin du règne de Louis XI V et au coiuiuencemcnt de la rt^gence , «époque où les rmanccs furent dans le plus déplorable e'tat. Cletle cliambre tint ses séan- ces dans une salle des Grands- Augustin». Ses fonctions ne du- rèrent qu*tin an. , * CHAMP-D£-M ARS. Ce yaste terrain , entoure de fosses et homé dfarhreB à droite et a jaudie ^ eit situë entre le pont des Invalides et rÉcole-]l|ilitaire. Ce cliamp fat le th^tre d*itne foule d*)ëe nationale «ff Je roi ; pour que tous les specta- teurs fussent témoins du serment qu'ils feraient de maintenir la constitution , on conçut la grande idée de faire asseoir dans le potirtour quatre cent mille spectateurs que devait attirer cette auguste cérémonie. Il fallait enlever plusieurs pieds de terre sur la surface, et la voiturer sur les bords pour y former des gradins. Douze mille ouvriers, dépourvus d*autro travail, y étaient em- ployés; mais ce travail mercenaire n*avançait pas, et il était unmense. Les Parisiens craignirent que le champ ne fut point prétpour le 14 joillet ; ce lut alors qu*oo vit un de ces traits qui car«cMfrisei|t 4 la fois et la passion de la liberté et la vivacité de la nation française. Les citoyens se chargèrent eux-mêmes de l'ou- vrtge. On vil sortir snccessivement de tous les quartiers de cette vîUtfiimmense les bAitans, lAarcluait dens k deux, chargés de pelles et de bêches , et anin^ par une musique dont les airs leur rappelail*nt la passion de la liberté , elc . , etc. Enfin elle eut lieu cette cérémonie à jamais mémorable. Les troupes citoyennes des départeniens, distinguées par leurs bannières, les troupes d'in- fanterie, de cavalerie et de marine, et les étrangers (jui servaient sous les drapeaux delaFrancc, étant disposés avec ordre, le roi et l'assemblée nationale prêtèrent le serment de maintenir la constitution; tous les citoyens armés le répétèrent, et la mul- titude immense des spectateurs stpplaudit à leurs engagemens , etc. » Le second événement mémorable qui s'est passé dans le Gbamp-de-Mars , est la solemnité du Giamp-de-Mai pendant les cent jours. iSo CHA CHAMPS-ÉLYSÉES. On ne doit appeler ainsi que la partie qui longe le finbourg du Ronle; l'autre, qui sVtend le long de la Seine , s'appelle Gour8-la-Reine« Les Champs-Éljsëes étaient, en iCvjo^ couverts demaison- nettes et de jardins j on commença alors à planter des arbres, et on appela cette nouvelle promenade le Grand-Cours, pour le distinguer du Cours-la -Reine. Les plantations furent renouvelées en 1770. La longueur des Champs-Élysces est d'environ quatre cents toises. A l'entrée sont les deux chevaux en marbre sculptc^s par Coustou jeune. Placés aux deux côtés de l'abreuvoir de Marly en 1745, ils furent transportés en 1754 à Paris dans un vaste - chariot ^e Ton conserve connue une curiosité au Conserva- toire des arts et métiers, rue St.-Martin. Pendant l'hiver de 1818 à 1819, on a exhaussé et affermi les allées et contre-allées des Champs-Él jsées ; huit cents pieds d'arbres ont été arra- chés, 600 replantés. • ,^ CHANCELIER DE FRANCE. Cette Importante dignitédatè de l'origine de la monarchie. Sous la première race, ceux qui en étaient revêtus portaient le titre de référendaires f sous la seconde, ceux à' apocrisaires et à^areki^hanceiterf; sous la troisième enfin, celui de chancelier de France. Les fonctions du référendaire , de Vapocrisaire et, après eux, du chance- lier, furent, dès les premiers temps , de dresser les lois et les ordonnances des rois, de les sceller, et souvent de les signer. Cette charge était jadis bien plus qu'un ministère ; c'était une véritable magistrature nationale. Le chancelier était c-lu par les principaux membres du parlement, rt^nnis en conseil sous la présidence du roi. C'est ainsi, cntr'autres, que furent élus, en 1587, Miles de Dourmans, et, en 1589, Pierre d'Orgemont. Leur élection ftit faite au Louvre par voie de scruii», en présence du roi. Abolie à la révolution , la charge de' chancelier fut rétablie sous le titre d'archi-chancelier par le sénatos-consulte organi- que du a8 floréal an la. Elle a repris son ancien titre d'après une ordonnance royale datée du i5 mai 1814. Diaprés Fart. 39 de la charte constitutionnelle , la chambre des pairs est pré- sidée pat le chancelier de France. CHANCEUEK^e V académie française ^ acadânideii qni Digitized by Google CHA i5i a la garde dn iceau de Facadémie , avec leqael il icelle les ac- tes émanés de Facadémie. Il est le premier officier après le di- recteur, et préside cii soa absence. Ain&i (juc le dirclcur , il est clu tous les trois mois. CHANCELIER de Vcgîise de Paris ou de Notre-Dame et de r université'. QiC\.%c dignité n'existe plus. liC titulaire, comme chancelier de Téglisc de Paris, inspectait les collèges; et comme chancelier de Tuniversité, il donnait la permission d'enseigner à Paris et ailleurs. Dès le temps de la première et de la seconde race, il jr avait à Paris plusieurs écoles publiques placéek sous l'inspec- tion de revéque.Un ecclésiastique scellait les lettres q;oe le prélat accordait aux maîtres de ces diverses écoles , et par cette raison 's'appelait diancelier. An commencement dn i3* siècle , lors- ifne rnnîversité commença d'être organisée ^ le chancelier de Ï^otre-Dame prit aussi le titre de chancelier de Funirerstté. Il existait encore , sons le titre de chancelier, d'antres fonc- tions qui ont été abolies; telles que celle de chancelier des égli- ses ; c'étaient det^ctoiastiqnes qui, dans certaines ^ises ca- thédrales et collégiales , avaient rinspection sortes écoles et les études; celle de chancelier de l'église de Ste. -Geneviève et de l'université', laquelle appartenait à un chanoine régulier de Fabbaye de Ste. -Geneviève , qui donnait dans la faculté des arts la bénédiction de licence de l'autorité apostolique, et la permission d'enseigner à Paris et partout ailleurs; scUc de cban- cclicr de Tempirc de Galilée, f^. galilsk (haut et souverain empire de), etc., etc. CHANDELIER, fabricant et marchand de chandelles. Ibfor^ maient avant la révolution une communauté dont les statuts re- montaient à Fan 1061. A leur principale industrie, ils joi- gnaient autrefois le droit de vendre toutes sortes de verres,, .des bouteilles , des fiilots , falourdes ,'cotrets , du charbon , etc. Depuis Fan i3g6f ils avaient obtenu aussi le droit de fabriquer des huiles , et ils étaient chargés des mesures à l'huile, pri- vilège qui leur donnait le droit d'inspection sur les marchands ^iciers , les apothicaires, etc., et sur tous ceux enfin qui ven- daieiit Fhuile ft Paris. Ce privilège leur avait valu plusieurs procès il devait en effet paraître for extraordinaire aux apo- thicaires et aux épiciers, d'être soumis à Vinspcction deroar- Digitized by Google i53 CHA chandb ^"ilf aimieiit dà mv moins inspecter & leur toUr* Citait ainsi que le ré^mt àti privil^es détruisait l'esprit de famille qui doit unir tous les meminres du ^and corps com* merçant. Let chABdeliers ne véndent maintenant ni làlourdes, ni charbon I ni bouteilles, n'ont d'autre ii^pection que cëll# de leur fabrique t et "font beaucoup mieux la cbandelle. Du temps qu'ils étaient réunis en communauté, Tapprentissai^e était de six ans , le compagnonage de deux. Le brevet co&tait So lir.^ la maîtrise 900. Quatre Jures dirigeaient les aîTaîres de la com- munauté, dont le bureau était situé rue de la Tixérandcric j son patron était saint Nicolas. CHANGE, lieu établi pour le change des espères • on entend en général par ce mot la permutation d'une inonnaiq comptée dans une place pour en recevoir la valeur dans une autre, soit en même monnaie soit en une autre. bourse (la nouvelle)' CH ANGE (le Pont-au-), il s*appuie du côté du midi au mar- ché aux fleurs et au quai de l^'Horloge , et dtt côté du nord nux quais de Gèvret et de la Mégisserie. Ce pont, ainsi que le Petit- Pont , fut construit lorsque^Paris était ^core renfermé dans fûe ou la cité. D'abord construit en bob , on l'appela le Grand- Pont 9 parce qu'il s'étendait sur le grand bras de la Seine. En ii4t » Louis VII ayant ordcmné que tousies changeurs y vins- sent établir leur domicile, il prit le nom de Pont-au-Change* La débâcle de 1408 l'endommagea fortement; on le répara mal, et l'on lut obligé de le reconstruire en i5io. doit alors porter l'habit ecclésiastique, appointé par les cha- pitres pour chanter dans les offices. CHAPEAU ÉPISCOPAL. Les cardinaux français porUient dans l'origine, à leurs chapeaux, un cordon tissu d'or et de soie rouge; la plate-bande avait de petites houpes mélangées de la même sorte. Lorsque le cardinal de Richelieu se vit élever à la dignité de premier minisire, il la prit de pur or, et quelques cardinaux suivirent son exemple. M. de Kc tz , coadjuteur de Paris, n'attendit pas qu'il fût cardinal pour séparer du même ornement. Personne n'y avant trouve à redire, rarchrvê(juc de Sens, son me'tropolitain, crut pouvoir user de laraêrae dis>tinc- tion. Insensiblement le cordon d'or a passé à tous les évêques, et de ceux-ci k quiconque veut le porter. CHAP£LI£HS. On appelle également de ce nom ceux qui fiJuriquent les chapeaux et ceux qui les vendent après leur avoir donné la ibrmeidétenninée par la mode. Sous l'ancien ré- gime, ils étaient réunis en communauté; leurs premiers statuts dataient de iSyS. Au 14* tiède les chapeaux se vendaient dans les rues. La communauté des chapeliers était gouvernée par qua- tre ffktéêf dont le premier, pris parmi les anciens jurés, s'appe- lait Grand-Garde. Ces jurés n'avait c^^e deux ans d'exercice. CRA f55 Pour être admis à ta maîtrise, il fallait avoir fait cinq ans d'ap- prentissage et quatre ans de corapagnonage. Un apprenti qui épousait une veuve ou une fille de maitre, était exempt de compagnon agc. Le brevet coûtait 60 Itv., otla mutrise 1,200, avec chef-d'œuvre. Le buréan de la communauté était rue de la Pefleterie. Long^temps *av«nt la révolution , les fabriques de chapecnx foiiiaienl pour Paris une brancbe d'industrie Irès- importanie; elle l'est bien plus maintenant, ^li» ?aris est deve- nue réelkmentnne ville de commerce. ^ CIIAFELL8(l»5atnte-). Ce beau monument gothique est si- tué dans l'enceinte du palais de Justice. St JAnmis le fit élever en I ?45 sur les dessins de Pierre de Montcreau ou de Montreuil. En îG3o,lc clocher, dont on admirait la liardicsso cl l'élégance, fut détruit par un incendie. Le bâtiment de la Sic. -Chapelle est distribué en deux églises, l'une sur l'autre. On y monte par (piarante- quatre degrés. C'est sur l'emplacement de la chapel- le St.-Nicolas, bâtie parle roi Robert, que St.-Louis fit construis rc la Ste. -Chapelle , afin de placer convenablement les reliques que lui avaient vendues, dans lettr détresse , Jean de Briemie et Beandoin'II, empereurs latins de Constantinople. Sur «n ^lean appèiWu dans If Ste .-Chapelle, on lisait Tacte de ven- te et la description de ces reliques achetées & si grands frais par St. Itais, et wàr lesquelles le bon roi n'avait pas même pensé h élever un doute. C'étaient : la sainte couronne d'^i- nesj un morceau de la vraie croix (que l'on déroba dans la nuit du 10 mai i575); le fer de la lame qui perça le coté de J.-C. ; une partie de l'éponge qui servit à lui donner du vinaigr»' • une partie du roseau qu'on lui mit dans la main en guise de sceptre • une partie de la robe de poupre 3 un morceau du St.-Suaire; le linge dont Jésus se servît pour essuyer les pieds des apôtres; une partie de la pierre du $t.*Sépuichre ; une croix appelée la Croix de triomphe ^ parce que les empereurs grecs la portaient dans les combats; une avlie portion de la vraie Croix ; du sang de J.-C. } les drapeaux dont le Sauveur lut enveloppé dans .son enfance ; du sang qui miraculeusement distilla d'une image de N. S. , ayant été frappé d!un infidèle ) la chaîne et le lien de fo, en manière d'anneau, dont N. S. fut lié; la sainte nappe ,en un tableau ; du lait de la Vierge ; la verge de Moise } enfin le» i56 CHA chefs de Si. Biaise, de St. Clément rt de St. Simon. Mairie tout l<^f^;6foiid respcot que lyms avons pour la religion , nous croyons que de telles relique^; seraient tuaintcnant d^uitc assez diflicilc défaite. La^acristie de la Ste.>ChapeUe r)tf6fermaît une foui« d'objet! rares et précieux. On y voyaU, entre autres, Tad- mirable agathe-onix que possède anintenant le cabinol des «ntiqoillkfs de la bibliothèque nationale. Ce fut lottt le règne dr Louis XIII que le savant Peyresc reconnut le vëritaWe sujet de dk Camée qui représente Tapothéose de Marcellus. ll%Tait été Vendu à St. Louis par Beaudoin II. Il lût cassé en deux morceaux lors de fincendie duiililais , le 7 mars. 1618. 11 a clé réparé en 1810 j des voleurs le déwbèrent pendant la nuit j mais on parvint heureusement à le recowrref. Au-dessus de la sacristie de la Sle. -Chapelle était le trcsor des Chartres du royaume , étahli par Phili^ipe-Augustc, régi , depuis le règne de ce prince jusqu'en i5B2, par un olîicicr nommé le • trésorier des Chartres, et depuis ^iàCbi«squ'à la révolution, à uft court intervalle près , pa^ le procureur- général du parle- ment. Tous les aos, dans la »uit du vendredi au samedi-saint^ ^ tous les^ossédés du diable seVeadaient à la Ste. -Chapelle » poury être délivrés de Tesprit immonde^ Lè, ils l%ba«^nt dans d'horribles convulsions^ et poussaient des cris afireil^ Le grand- chantre du chapitre paraissait , armé du b,ois de la vièie croix » et tout rentrait dans l'ordre On accusa plus d'une foi» les cha- noines d'aposter des mendians payés pour jouer ces r&lcs dé- goûtans, afin de ranimer la foi des fidèles en faveur des mira- cles de la vraie croix. Le chapitre de la Stc. -Chapelle n était point compris dans le nombre des chapitres de Paris , parce qu il ne relevait pas de l'archevêché de Paris , mais du sainl-siége. L'escalier de cette église a été refait à neuf sous l'empereur Na- poléon. On a placé dans cet édifice un dépôt d'archives. Le souvenir de la Ste.-Chapelle vivra dans un monument bien plus durable qu'elle^ le LUTRIN. L'illustre auteur de cet admi- rable poème fiit enterré dans l'église de la Ste.-Chapelle, au mois de mars 1711. CHAPELLE (cour de la Ste.-). Elle commence rue de la Barillerie, et finit rue de Naaareth , 1 1« arrond , Q. du Palais- de-Justice. Elle a pris son nom de la Ste.-Chapelle qui 7 est située. I CHA t57 CHAPELLES. Elles t'étaient très-multipliëes ; on en trou- Tail dans tous les quartiers de Pans. La plupart étaieni cons- truites en bois ^ et ti petites qu'à peine Tintérienr pouvait con- tenir l'autel et le prêtre. Presque toutes araient été détruites par l'incen^e, lorsque la révolution acheva de les fiûré dispa- raître. F'ojrez leurs noms partiouliers. ^ CHAPITRE 'de paris. On en aoniptalt cutrefeis treiie : savoir : ceux de IVglise Notrçj>ame , dé St.-Jean-le-Rond , de St.-Denis-du-Pa^ , êé St.-lMked, do Sr. -Honoré , de Ste.- Opportune, de St.-Mcrry , du St.-SopuK lire, de St.-Benoît, de St.-Étienne-dcs-Grès, de i>t. -Thomas-dii Louvre , de St .-rSico- las-du-Louvre et de St.-Germain-rAuxerrois. De tous ces cha- pitres, celui de Notre-Dame était le plus considefrablcj il avait 180,000 liv. de rente, outre les maisons canoniales. Louis XIII lui avait accordé quatre-^ing;t-seise minots de sel. Les autres chapitres que nous avons nommés , et dont plusieurs avaient été réunis , relevaient de celui de Notre-Dame. On dit que ce fut saint Augustin qui institua les chapitres. 11 avait rassemblé au- ]frès de lui des clercs pour l'aider dans ses fonctions. Par la suite les clercs, placés auprès de révéque/ s'arrogèrent le droit de représenter l'evêquc pendant sa vie et apr^s sa mort. Dans la suite on établit de semïtlables corps auprès de tous les sièges épiscopaux. Les moines appelaient aussi chapitres les assem- blées qu'il formaient cntr'cux. Le lieu d'assemblée e'tait appela Capitulurn, parce qu'on devait toujours y lire un chapitre de la règle. Il n'existe plus qu'un seul chapitre à Paris, celui de la cathédrale. - • • i ^ CHARBON (marchands de), espèce de marchands de bois qui, après avoir fait exploiter et ëcorcer les petits arbrisseaux qu'ils ont destinc's à faire du charbon,' vendent IVcorce aux tanneurs, et envoient k Paris le corps du bois brûlé et mis en chaibon, pour y être vendu sur les places et ports destinés à cet effet. CHARBONNIER. On appelle dece nom« à Paris, les hommes de peine qui transportent le charbon du bateau dans les mai- sons. Ils sont presque tous Auvergnats. Leur nombre est fixé. Ils payent une patente, et portent sur la poitrine une plaque de cuivre qui constate le droit qu'ils ont acquis d'exercer leur mif^er. kju,^ cd by Google i58 CHA CHARGES DE POLICE. On appelait autrefois , et l'on ap- pelle encore ainsi , les devoirs que chacun est obligé de rem- plir pour la propreté et la salubrité de la ville , tel que de (aire balayer ou arroser les rues au-devant de sa maison, etc. CHARGES PUBLIQUES. Autrefois la classe moyenne et le peuple en éupportaiènt seuls tout le fardeau ) maintenant elles posent (du moins la loi Tordomie ainsi) sur toutes les classes de IVtat. Parmi ces charges ^ il en est plusieurs , telle qae celle de latre partie de la gar^è i|i^onale , où d^s exemptions mot été nécessairement exigées par Fige , par de hautes et graves fonc- tions , etc. Mais^ chacun est souidis à la'p& importante de tou- tes , le paiement^des impôts. Quant aux charges municipales , ce sont des magistratures électives sans rétribution; l'honneur de les remplir dédommage amplement des soins et des travaux assidus qu'elles exigent. Il y acelte difTérence entre les charges et les offices, qu'une charge, en général, est une magistrature temporaire et sans provision du gouvernement, et office émane de l'autorité rojale, CHARGEUR > homme de peine attaché aux maisons de rou» lage , et dont femplol est de dirigcr'Ie chargement des voitures. CIIARIT?^ (bureaux de). Ces utiles établissemens ont reçu depuis la révolution ime meilleure organisation. On leur avait donné le nom de bureaux de bienfaisance. Depuis 1814 ils ont repris celui de bureaux de charité. CHARITÉ. ( écoles de ). 11 n'y en avait qu'une seule ; main- tenant ott en compte quatre-vingts pour les enians des deux sexes. Celles des garçons sont dirigées par les.frires de la i/oc- trine chétienne j celles des filles par les sœurs. Le nombre des élèves est d'à peu près io,ooo« CHARITÉ (hôpital de la), rue des Saints-Pères, n° 45, 10* arrond. , Q. de la Monnaie. Cet établissement a été fondé en 1602. Avant la révolution, cVtait la maison principale des religieux nommés de St.~Jean-de-Dieu^ parce qu'ils avaient été instituas par Jean-de-Dieu, Portugais qui, après avoir porté les armes, se consacra, à Tège de 4^ ans, au service des malades. Ce vrai chrétien fut canonisé en 1690. Jusqu'à la révolution , les religieux administrèrent Vh6pital. L'église , qui est jointe CHA i59 à cet établissement ne ftit achevée qu'en lySî. L'hôpital de la Charité a la mémo destination que l'Hôtel-Dieii. CHARITÉ MATERNELLE (société de la), rue Coq-Héron, n* 5. Elle s'est destinée à secourir les femmes en couches, à pourvoir k leurs besoins , à cider à Tailaitement des enfans. De semblables associations existent dans tonte la France. GHARLEMAGNE (collège), me ^.-Antoine , lao, 9« àrrond. ^ Q. de FArsenal. Il fat tanàé sons le nom de Ijcée par la loi dn i*'. mai i8oa. Citait anciennement la maison pro* fesse des Jèsnitès. L'èlëgant traducteur de Pline, le savant et modeste Gaèronlt fut le premier proviseur de ce collège, et Yalmont de Bomare , célèbre naturaliste, en fut le premier censeur. CHARLES (pont St.-). C*est le petit pont construit en iCxyS dans Vintcrieur de VH(Stel-Dicu. La salle St. -Charles, cons- truite la môme année, lui a donné son nom. CHARLES (séminaire St.-), rue du Faubourg-St.-Denis , 5* arrond. , Q. du Faubourg-Poissonnière. Ce bâtiment, qui dé- pendait de la maison St.-Lazare , ^tait destiné à recevoir les prêtres de la mission en convalescence; on j in^misatt aussi les pauvres de la campagne. Ce séminaire a été supprimé avec la maison St.-Lasare en 1790. CHARNIER DES INNOGCNS. j^. timoGim (cimetière des) et CATACOMBES. CHARPENTIERS , artisans qui exécutent tous les ouvrages cngrosboispour laconstruction desbâtimcns, etc. Sous l'ancien régime ils formaient une communauté , dont les réglomens re- montaient à l'année i4^4j leurs jurés furent électifs jusqu'en 1674 que Henri 111 les érigea en titre d'office. On leur don- na de nouveaux statuts en i644' On distinguait dans celte com- munauté les jurés du roi et les maîtres simples. Les jurés étaient cbargés de la visite et du toisé des bois dans les chantiers et sur les ports, et il n'appartenait qu'à eux seuls de faire les es- tiinationsy toisés et rapports 9 à peine d'amende et de ûius. Il fallait avoir été reconnu bon charpentier pour être nommé ju- ré du' roi. L'aspirant était obligé 4e servir trok mois cbes un des ]vBtëB , et autant sous l*ùn des anciens maîtres; ce temps écoulé , s*il était reconnu capable , on l'admettait au chcC*d'ceu- i6o GHX vrc, et ensuite à !• maîtrise. Les charpentiers ont de nos jours beaucoup moins de conditions à remplir pour exercer leur art, et n'en travaillent pas moins bien. L'apprentissage était de six ans. Le brevet coûtait 24 liv. , et la maîtrise i5oo. Cette communauté avait pour patron St. Joseph j son bureau éuit rue de la Mortelierie. CUAROI'poques nommées joyeux c'vf'neuiens , telles qu'aux majorités, aux sacres, aux mariages des rois, on accordait dans toutes les communaute's , par privilège ou par lettre du grand-prc'vôt, quelques maîtrises gratuites. En 1657 » ^* communauté des cbarrons s'était rache- tée de ce droit royal avec une finance de 3,ooo liv. L'appren- tissage et le compagnopage des'cbarrond étaient chacun de quatre ans. Le brevet coûtait âb liv. et 1* maîtrise i ,200. lU avaient pour patron St. Moseph; leur bureau était à la Grève. Cest-^eut 4tre de nos jours la seule classe d^ouvriers qui n*ai^ pas de Vureaii d'indication.' Les ouvriers doivent courir tout Caris pour trouver du travail 9 et les maHres sohtstfuvent forcés d'attendre. CHAflTREtfX (couvent des). 11 était situé' rue d'Enfer, n«42, et lesbâtimens et les jardins occupaient l'emplacement où sont maintenant situés l'avenue de l'Observatoire, la pépinière et une partie des jardins du Luxembourg. En 17.5^ , St. Loui^ fit venir à Paris quelques disciples de saint Bruno, et les plaça d'abord à GéhtiUy. Ln an après, ces moines demandèrent an pieux UKmarque le don d'un vaste hôtel , nommé yalvert ou y ouvert^ construit au commencement du 11" siècle, par Ro- bert II, fils de Hugues Capet. Les diables avaient établi leur s^ jour dans cet hôtel, assnr%it-on; en effet, depuis l'arrivée des moinest on entendait tons les soirs sous siîs vieilles voûtes» nn ta^ Digitized by Google / • CilA i6i pag» 4Vi!/^/ qaelqMBiécffitfan's ont frUmàn depni» qac Itt dîdblct tftaieDt dé Uconiwiiitftpc» d«i moiiMt* Qooi qa!! en toit^ €t.Louif donnaPh^Ul i ces bons pères , et dès q[n*ib 7 ftirenthi»- tellëi,le tapage cesse. (K. me £ Enfer ^ pour leyëritabletflnno- logie de ce nom). En donnant ans Chartrenit l'hôtel VauTeit, St. Lou|^ lenr laissa la maison de Gentilli , et leur accorda en outre cinq muids de Wé de Gonesse, à prendre tous les ans, à la Toussaint, dans les greniers de Paris. Avant de partirpour sa malheureuse expe'dition d'Egypte , St. Louis fit bâtir l'i^glisc des Cbartreux, laquelle ne fut achevée qu'en On entrait dans ee monastère par un portail qui était sur la rue d'Enfer j nne avenue plante'e d'arbres conduisait à la grande porte inté- rieure. Le petit cloître était orné des admirables tabl^ux qui représentent les actes les plus marquans de St. Bruno, fonda- teur des Chartreux. Ces tableaux, placés lÔDg-temps dans la gale- rie dn Luxembour|^ sont maintûMnt au mnsde. Le Snenr comlnença ce grand ouvrage en 1649; ilfiit entièrement acksrré en moins 4* trois ans. Après la mort de ce grand peintre, d'in- âaaes riTanx mutilèrent plusienrs de ces cbefr-d'oBorre. On panrint à les r^rer; mais cependant on aperçoit encore les traces d'une si barbare et'si lâche jalousie. Dans le grand cloî- tre envoyait un bas relief représentant la fondation de quatorze cellules, faite par Jeanne de Chàtillon, comtesse d'Alençon. On lisait cette prière qui sortait de la bouche de la comtesse : yier~ ge mère et pucidle , li ion cher Jieus présente quatorze frères qui prient pour moi. L'enfant-Jésus lui répondait : Ma flle^ je prends le don que tu me fais^ et te rends tous tes méfaits. On comptait en France 77 conTcnsde chartreux. Celui de P»- ris fut supprimé , ainsi nes St.-Deni8 , de la Joaillerie et dd Pled^ de-BcBuf. Etteua pris son nom du grand Chàtelet,' sur Templ»* cernent duquel elle a été en partie construite. C*est mainte- nant une des plus jolies places de Paris. D'e'légans bâtimens l'entourent^ on y remarque, entre autres, le beau restaurant du ' eau qui tetie. Une fontaine charmante s'élève au milieu. PALMIER (fontaine du). CHAUDRON (fontaine du) , rue duFaubonrg-St..Martin, 5^ arrond. £Ua a. -été canstmite en 1718 par «b particulier qui lui donna son nom. iahricans el mareWinds de pMemn e^ces d'ouTrages en eniTre ou en t^le^ tels que chandiÀres , chaudrons , baignoires , etc. Ils fermaient autrefois unie céaa» ■Mmanttf r^gie par quatre jurés; deux entraient eti deux sortaient chaque année. Chaque m^tre pouvait avoir deux apprentis qu'il devait garder aulnmns six ans. Le brevet coàtait 5o livw, et la maîtrise 700. IlsaJIentpour patMMMtalFiaaa atsaisrt Maur j leuthmnméidtwut Sc^Dw». Lot fit» msUMrald«i ti*ent re eux occupent presqiit eulmif ilMllt y OOVMBeti^cCDIt» la rue tic Lappc, Q. 8t.-Alll«iBe« CHAUMONT ( dames de Ttinion cftré^enne de St-). Sllet avaient ctti instituées pour l'instruction des nouvelles cathoK- ques. La maison qu'elles occupaient depuis 1687 était située à l'endroit où nous voyons maintenant le passage et la cour des j^atHes-de-St.-Chaumont^ rue St.-Denis, n" 574. La statue pë- desire^de Louis XIV, qui était jadis à la place des Victoires^ avait été fondue dans le jardin de cette maison. Q|jtATKAU^AILLARD. 11 était aitué à l'extrémité méri- jll^yU dn PoBfc*']f e«f « fiir Ir qoai Conti, an bord d« la Seine, â VmMamkniÊ de laToàte qni oMMlnit à l'abrewroir. Cétait «n MtiMiit isolé , «Hiiii d'une tour ronde; Brioabë y lUsah jouer des marionnettet. Ce «bitean fnl ddmoii looi Loiib XlYt CHEVALIER DU GUET. Cétait le capitaine de la compa- gnie de cavaliers ordinairement appelés archers du guet. Avant la révolution, le titre de chevalier du guet ne s'était conservé qu'à Lyon. CU£VAUCH£UR$ ou premiers officiers royaux qui , en vér- in de ce qu'on appelait droit de prise , étaient autorisés , cha- ^efoif que le roi ou la reine entraient à Paris , à enlever dans loi maisoni dot kabitans les meuhles et denrées qu'ils y trou- réâ^ Bn ia65, St.<*LMat défendit de prendre les matelas et ooniaîÉa* même ordonnance de Loois-le-Hutin en i5i5, qui. nëfiHp^atfenUo} renonvol^M 1 345, par Philippe de Va- lois, cNb rortacMoroaaBitrcffBt. UenfotdemAniedWatttre ordonnance du roi Jean, en i55i, qûi d^ftndût d*enlev^ les chevaux des bourgeois de Paris et des mardiands qni a'y ren- daient , et autorisait les particuliers k arrêter les dîevaue&enn en contravention. Mais les preneurs du roi, de la reine et dè la famille royale continuèrent à prendre, sans payer, les denrées, les chevaux, les voitures des closicrs et fermiers des environs de Paris, et i cxwcer le droit de prise dans les faubourgs j aussi Us Parisiens abandonnaient leurs maisons ou les laissaient tomber en ruines. CH&VAUX (marebuids de). Ge^&t cote ^ achètent et vendant des ehevant ét teUt et de JHêùM , on ^ les lonent à • Digitized by Google CHI 166 U jowntft* m moi* .«m Mtrone^t. Amttfaii iU a'^taMol foiai lénais en cwmnnMitéi ib d«TaMiii Mobaiwit se Mufimitr MX ordoiiMocei et lettres palMitM 4e i6i5 et 17^, ^ por» taieat ^'«MÎlit ramy^ deni Paris det dMfinx nenfii Teneiit • 4e prÔYuiee ou des pa^s étrugen t let mtrciiÉiida eendeat mis, â peine de ceotMfttion et de 600 lir. d'emende» d'avertir le grand-écuyer de F'rance et le premier ëcuyer du roi , on personnes par eux proposées, de Tarrivc^c de leurs chevaux de selle et de carrosse pour être choisis par l'un ou l'autre^ ou con- curremment. Maintenant les marchands de chevaux n'ont rien à démêler avec legrand-ëcuyer de France ol le premier ccuyer du roi.| et les riches amateurs de chevaux n'ont plus à crain» dre cet petits eficte d'un régime tout arbitraire et tout despo- tique. CHEVAUX < marché aux), jadis sur le boalerard des Gapii- cines, transftrtf en 164^ •« marchtf aotueL Marekétoôs les mercredis et saoïedis après midi, depuis deux heures jusqu'à 4 en hirer , et jusqu'à 6 eo M, CHEYECIER. Cesteeluiqui, daM les églises, asoiadeachiK pes et de la dre. Cherecier ou chefeierwieni de capicmriuêt qui était la même chose que ^nTmtceri//^, primutin cerd^ le pre- mier inscrit sur les tablettes de cire où l'on écrivait aiitr<|^i5, comme le premier en dignité'. CHIFFONNIERS. On nomme ainsi de pauvres gens qui ra- massent au coin des bornes ou dans les ruisseaux des rues les- vieux chifTons qu'ils vendent aux fabricans de papier. CHIRURGIENS. Aux articles école et académie de chirurgie» BOUS «reos donné e» abrdgë l'histoire de ce bel art en France. Kons avons donc peu de choses à ajouter ici. Long-temps les- chirurgiens lurent considérée per les.médeeîns comme les sim- ples exéonlemrs de leurs ordonnances. changea en6n, et des maîtres hahiles placèrent la chirurgie én rang qu'elle de*> Tait occuper. Ccpcftdant ce ne faat qu'en que leachinuv giens, par lettres patentes enregistréés au parlement, puè- rent jouir des honneurs , des prorogatives et des immunités accorde'cs à ceux qui exerraient les arts libe'raux et scientifiques. Ainsi, après avoir acquis Itfs plus honorables titres auprès du monde savant « il fallut un arrêt pour déclarer que leur axtu Digitized by Google i66 CHI %tèifm^ioéAfity cfptÉr qu'ils ne fiittciit peint MOnlti ta CMe À*mâmtne. 0eiiettrM patentes de 1701 araient déclaré le i** cbirnrgten do roicfaef et garde des prîvil^es de la chirurgie dn royamne. Les lettres patentes de 1 768 confinnèrent nne décla- ration rojalCf dattfedn aYril 174^, qui annulait les contrats -d'nnion dn eoH^ de chimrgie , fiiîts en^t056 avec les barbiers, et qui rëtablissait les maîtres en chirurgie dans tons les droits des anciens chirurgiens de robe-longue , et leur permettait en conséquence de porter cette robe et le bonnet carrë. Les prin- cipaux articles de ces lettres patentes disaient que les chirur- giens avaient le droit d'exercer dans toutes les villes du royau- iiie, de s'jr faire agréger sans subir d'examen, et d'j prendre rang da jour de leur réception à Paris ; qa*a«cuiie personne , de quelque qualité' et condition qu'elle fôt, ne pourrait exer- cer la dnmrgie dans la TÎlle et faubourgs de Paris , même dans les lieux pririlégiés ou prétendus tels, s'il n'était membre du coU^e de cbirurgie de Paris, à peine de 5oo lir. d'amende ; que les veuves des maîtres qui auraient été reçue après Tenre»- gistremeat de cenouTeaarè|^ement, ne pourraient faire exei^ 'eer la cbiruigie en leur nom, ainsi qu'il se '{)ratiquait antre- fois , etc. , etc. Depuis la révolution , nos chirurgiens, ferâiés po^^ plupart sur les champs de bataille , occupent une place cfmhicnte dans Thistoirc des sciences cl de la gloire iranyaise au 19* siècle. CHIRURGIE (école de). Cette école, lapins ancienne du royaume, était autrefois située dans la rue des Cordcliers, et plus anciennement encore auprès de TégUse de St.-C6mc. On prétend qu'elle avait été d'abord établie en forme de conlrérie, sous l'invocation de saint C6me et de saint Damien , par saint Louis, à la sollicitation de Jean Pitard, son chirurgien, et qiai Te lut après de.Piiilippe4e-Bel. Cette confrérie devait s'occu- per tonr-à-tour d'oeuvres de piété et de charité. En 1437 , les maîtres chinsrgiens lurent admis au nombre des écoliers et suppôts de Tunivcrsite, pour jouir de tontes ses immunités et privflégcs , à condition qu'ils assisteraient, romme les antres écoliers, aux leçons qui se faisaient journellcmcnl aux écoles de mddecine, et qu'ils en prendraient des attestations des profes- seurs. Eu i5i5, deux nouveaux décrets de l'université conûr- CHI 167 mèrcnt le premier. En i544} ^l'^i^Ç^i^ ordonna que per- sonne du collège des cliirurgiens de Paris ne pourrait prendre les degrés de bachelier, de licencid et de maître en chirurgie, qu'il ne fût bien instruit des préceptes de la grammaire et de la langue latine , et que les maîtres chirurgiens assisteraient tous les premiers lundis de chaque mois à la visite des pauvres ma- lades. Ces lettres* patentes furent confirmées en i5y6'^nr Henri III, et en 161 1 par Louis XIII. Plus tard, la faculté de méde- cine admit au nombre de ses c'coliers les barbiers-^rurgiens qui à la barberie avaient ajoute la saignée et quelcpres opéra- tions chirurgicales plus importantes. En iSyy, Jean de Pra- contal , premier barbier du roi , était leur chef. La faculté de médecine reconnut alors deux espèces de chirurgiens, ceux de Hf. robe-longuc et ceux de robe-courte^ qui s'étaient enfin réunis, lorscju'cn 1660, un arrêt du parlement, sollicité par la faculté de médecine et l'université, défendit aux barbiers-chirurgiens de prendre la qualité de bacheliers ^ licencies^ docteurs et col- le'ge , mais seulement celle d'aspirans , maîtres et communau- té'. Celte communauté était autrefois sous la dfrection du pre- • raier cliirurgicn du roi, de son lieutenant ou prévôt à vie, et de quatre prévôts électifs. L'art de guérir n'est plus divisé ni dans renseignement, n» dans la juste considération de ceux qui l'exercent. H ne faut chercher l'injurieuse différence qui existait entre les médecins ^ el les chirurgiens , que dans le titre même de l'homme qui était considéré conmie le chef de ceux-ci. Le barbier du roi a été long -temps considéré comme son premier chirurgien j et cette place lui conférait la primauté sur tous ceux de sa profession. * Une partie de ceux qui se destinaient à cet état, se plaçaient en même temps chez des perruquiers dont ils partageaient les travaux. De là ce préjugé que le temps et la raison ont détruit pour toujours. Presque tous les éludians d'aujour- • d'huî appartiennent à des familles honnêtes et aisées , et peu- vent suffire à tous leurs besoins sans avoir recours à une industrie dégradée. L'ancienne école établie rue de la Bou- cherie avait été transférée rue Sl.-Jcau-de-Beauvais. Lo'iisXVl posa, le 14 décembre 1774, la première pierre du bel édifice de l'École actuelle de médecine , rue de ce nom, n" i4 , sur DigiteCo . , v .oogle f 168 * CIM l'ancien emplacement du collège de Bourgogne. Les dessins de ce bâtiment sont de l'arcbitccle Gaudouin. V. lécoLE de médecin^» CHRONOGRAPHE , sorte de rébus , depuis long- temps hort d'usage, qui consistait à marier par des lettres majuscules^ placées dans les mots d'une inscription , la date d'un événement ses ioniques revêtues de treillage. On avait projeté joindre des jets d*eau, et les bustes des plus illustres Français. Cette partie du projet n'a jamais été exécutée. Détruit par un incendie le i5 novembre 1798 9 le terraiù a été cond>lé. Un grand bassin circulaire d'o& s*élance une belle gerbe d*ean , et un partent, couweni l'ancien emplacement du Cirque. CITÉ (la). Sous Clovit, Lutèce était renfermée entre les deu< bras de la Seine, dans cette partie de l'ile du Palais qu'on nom- me encore la Cité. César avait eneeint la Gté'd*une forte mu- raille, et ilavait fait construire, dit-on, deux ponts de bois, le Grand-Pont et le Petit-Pont, dont l'un (le Grand-Pont) s'est appelé depuis le Pont-au-Change. Sur les plus anciens plans de Paris, on voit un palais sur remplacement du palais de Jus- tice,lequel a senri fort long-tems de demeure aux rois de Fran- ce, ainsi que nousie disons ailleurs. De tous les quartiers de Paris, la Cité est celui qui a ^roÛTé le moins de chaogemcns. L'ile du Palais, qui s'est agrandie successivement du côté de l'ouest, s'étend depuis le quai Catinat ou de l'Arcbevéché jus- qu'au Pont-Neuf. Ciné (théâtre delà), me de la Barillerie, n*. 7, 9* arrond., Q. de la Cité. Ce tbéfttre occupe remplacement de l'ancienne église St.-Bartbélemi. Une partie des acteurs des ¥^ariétés amw santés, qui s'associèrent à Franconi , s'y établirent sans succès. 11 fut al)andonné en iSo-r.La salle do spectacle fut convertie en bal public sous le nom de la Veillée, autiuel les entrepreneurs ont depuis plusieurs années substitué celui de Prado. CITK fpoiit de la). Il communique de la Cité à l'île St.-Loxùs. Sa première construction date de i65o. Endommagé par les glaces, on i'abatUien 1710, et il fut rebâti en bois comme il Digitized by Google CLU 171 était mpartruit. On cbangeff ion mom 4e PûM-^M^is ta ce- lui'de Poni-Rouge^ parce qu'on l'areit peint de cette cmilenr. An commencement delà réndntion il ârt de neoreni reihreritf ; on acheva sa reconstruction en 1804 > on ent nhk alors de hii donner des culëes et des piles en pierre j le ceintre est en fer recouvert en planches. Ce pont ne sert qu'aux piétons, qui paient chacun un sol pour le traverser. CITÉ (quai de la). Ce quai a été construit sous le règne de Napoléon , sur une partie de remplacement des rues d'£nfer et Basses-des-Ursinsj jus^'ea 1814 1 il porta Itfnom àe Napo- léon. £n 1B16, époque à laquelle il a été entièrement achevé , on renommé quai de la Cité. Il «'étend depuis le pont de U Ci- té jusqu'au PonuNotre-Dame , 9*. arrond.» Q. de k Gàéf CLERMONT (collège de) F, Lont-u-oiuiin. > CUX^HEmJPALAIS.ElleintfinidneetpiaetfeeniSfttonsle règnedeCharlesy^long^emps elle annonça les r^outséaacee pu- bliques. Le A4aeél 1573-, eUed«MlesîgnaldelaSt.-Bart]iâemi. CLiJnQI» niTElINBifëielé de), à PhApital de la Charité. Elle fut établie en Fan 10(1801); les élèves y suivent le déve- loppement et le terme des maladies sous les yeux du me'decin, qui leur fait ensuite un rapport historique de la maladie. Si le malade succombe , les faits sont vérifiés par l'inspection du ca- davre. Un autre étabUsscment de clinique a été établi rue de l'Observance , à l'ancien couT^pt desCordeliers. • CLOITRES. 11/ en srait vingt-trois a:Tant la rérolution; on B*en compte plus quedix^.^. leur» noms particuliers. CLOUT1ËR&, Àbikttaiet marchsitads de clous de fer. Réu- nis autrefois en eomuMnanlé ^ chaque maître ponrait avoir jus- qu'à deux qrpc«nl&a|;lit «om|^agnons de province éUtent ad- mis k la matteite'^ peonnsv qu'ils eussent servi trois ans c^s un maître de Paris, et présenté le cheC-d'eBuvre, dont les fils de maîtres étaient exempts. On comprend, sans qu'il soit besoin de le répéter sans cesse, tout le ridicule et tous les inconvéhiens de semblables privilèges. Le brevet coûtait 18 liv., et la maitri* se 320. La communauté' avait pour patron St. Cloud^ son bu- reau était situé rue St.-JacqiK-s-de-la-Boucherie. CLUBS > réunions particulières dent nous avons emprunté aux Anglais le nom et Tusage. Noiis allons donner la nomenr Digitized by Google 17^ CLU clatiire d« c«iis qui te tont SotmA m Flrtaee ATant tt |miJial U rétoluiion. ' Club jtmériembUi éM& «\r785. CbA 4es Anadês, Club des Étnmgers , an Paiitiiéoii on W«ii»-IfaU de la me àe Chartres, où est maintenant le Vandevillc) il fut rétabli le 20 mars 179», dans la rue du Mail, n° i<). On y suivait des cours de gco£jrapTiie])oliti(jue , de langues modernes, etc. Club de la Societe-Olympique ^ re'union maçonnique qni, lors de la suppression des autres ciubs^ fut autorisée k conti- nuer ses assemblées. Ces socie'tés furent supprimées en 1787 ; on excepta le Ijoée fonde' par Pilate des Rosiers 3 c'est aujourd'hui l'Athénée. • Club desJacokmSj dont levéritableiidm était sodâé des «mit do la^oonstiliitioa. En roîci l'ori^o s an moii d^aoùt 1781^9 plnsieurt sociétés ic fomhnat à Y enailies ; on distinguait cette des dé|piitéi patrioteê de BretajpM. Un grand'nombre de dépu- té des antres prorincos, et même do citoyens noii députes, y Inrent aduû. C*ett dans celte société que lut laite la proposi- tion de constituer les ëtats-geWriRn en assemblée nationale ^ proposition qui fut exécutée le 17 juin 1789. L'assemblée nationale ayant été transférée, en octobre 178^ à Paris , le club breton y continua ses séances. Au mois de novembre de la n^éme année, le club de la révo- lution de France 9 établi à Londres, adressa k l'assemblée na- tionale une lettre ponr la Héliciter de ses travaux; les membres du club breton conçurent le projet d'établir à Paris une société à l'inatar de celle de Londres ; ils louèrent à cet eilct la sallede la bibliothèipie dn courent des Jaoobiift de lame St—Honoré^ et prirent d*abord le titre de sociéiéde la révotaihm^t et eii 1790 ttXmà'amisdBla constitution» Lear objet était de diriger l'opi- nion publique et de discuter d'avance les qaestîons doraient être proposées à l'assemblée nationale; de s'assurer des niHnina- tionsàfaire dans l'assemblée, en faisant dans la société des scru- tins préparatoires, afin de déterminer la majorité des voles. Cette société obtint, pendant l'assemblée constituante, une considération aussi étendue que nu ritre. Elle comptait, parmi ses membres, les orateurs» les hommes les plus distingués par Icors^ travaux littéraires et le rang qu'ils occupaient dans la société. Les passions î>'a^itcr<'iil ; unr m i^mou < ut lu n ; 1. s (lisMdcus foriiicrcnt une autre socir'lc' sons le iioiii L^ bou citojtos t'en glifl ilg j fnMj|ri?>i[ la con- vention, Robespierre s'en remiil inaitrc. Celle luiluencc lui ou-* vril le eliemin à la toute-puissance. Cette société fut lermée ie 7.4 juillet 1794* par le député Lc- gendre, et u'a point éité ouverte depuis. Ciiâk JHùMtfPckique y ou société des Amis de la ConstiiU" 11(971 MOMV&i^«0 »^dt^ie d^abord me deObartres, dans les salles dn Wanx-Hall on Péntbéon (anjourdliui tlTéâtrédu Van^ deviUrV Eaft^nét éé'ce lien en £791 ^ elle se r^gia dans Té- giiae St^^Xonis 9 me St.»Ai|toiae f elle n'y resta pas long>temp$, et fatMent(5»^érocabl«neat dissonte. On ^ lait ses mem- bres mnîanateiw. ' > '4}ktB de Richelieu ^ dispersé le 2 novembre 1791. Club du Cen lt' SiH Liil . /'. cKra;LE-sociAL. Club des Can/elters. Il tenait ses séances dans le couvent des Corileliers, rue de rKeole-de-Medecine. IMarat , Danton , etc. , y cxert^aienl une grande influence^ ce club était laineux par rcxagérali(ui <]<• ses opinions. Club de la BUtliothè^uc^ Son titre indique assex le lieu de sa reunion. Cbib des Mathurins ^ Q. de la Sorbonne. Dint le aeiif eoos- tltntioBnd, cômmeleprëeëdent., * • Cbth des FêmiUans. U lot étabUen 1790, dfabord «aPa- laii-Rojal, et enfiiite daas les bâtÎBMiis des FeuiUams, dont il a conservé le immu. |ie but^ da mmiê ^pparent, des 174 COC fondateurs , fut de créer une société rirale de celle des Amis de la Constitution ( Us Jacobins). C'était dans l'origine une scis- sion de cette société fameuse j mais bientôt des intrigans s'jr firent recevoir, et finirent par la domiiur. Telle fut la pre- mière réunion de ces jésuites politiques qui , épiloguant sur le texte de U coiKtitatMn , ne tâchèrent réeUemeot qu*à en tuer l'esprit ; nous les avons vns , tons -le masque d'une hypocrite noderatioB , d'un dévooement sans bornei ans princ^es natto- nawL, ne «'occuper que d'eiix-mémes , et, adoptant pour règle de conduite v/ve le n>s', viverla iigue^ se perpétuer dans les places du gourememenl; toujours couil>ëi devant l'autel du pouvoir , ils prodiguent l'encens aux idoles du jour en insul- tant au pouvoir dé la veille ; et , toujours prêts à servir le plus fort, ils n'ont pas cessé d*eiplmter la révolution à leur profit. Quelques-uns en ont à peine connu les dangers ^ tous oui tra- hi leur patrie et leurs sermens. ' Nous avons vu les mêmes hommes suivre la révolution dans toutes ses phases. Us n'ont plus formé depuis aucune agréga- tion politique « mais ils se sont retrouvés réunis d'intérêts et do sentimens partout où ils ont pu espérer avoir des charges et des décorations à partager. Club du Faubourg ^St.~Antaime, Cétait le plus nombreux des clubs sectionaaires; il comptait plus de huit cents membres* CLUGMY (coU^ de), rue des Gres^n* 16, et place Sorbon- ne, n* 5, arr., Q. de la Soibonne. Ce coU^ avait été ib»- dé en »a69 par Ives de Vergy , abbé de Clugny . Il était destiné ' auxreligieux de la congrégation qui viendraient étudier à Paris^ il fut supprimé en 1 790. C'est maintenant uncmaison parti- culièrej l'cglise existe encore. Elle servit d'atelier à l'illuslre David, et tout Paris est alléj voir l'admirable tableau des Tlierniopiles. COCHES (entreprise des) de la Haute-Seine. Les coches de Corbeii et de Montereau arrivent le même jour à leur destina- tion! ceux de Sens et deNogent le lendemain ; ceux d'Auxerre arpvent à Parise le 5* jour, %t sont de fetour à Auzerre le 4** Les bureaux pour les coches de Coibeil , Montereau , Kogent et Briare, sont établis au port St.<-Panl; et au port St«-Bieniard, pour ^eux de Seua et d^Ausenrc. COC 175 Le§ Wnrtt d« ^^MHt de PttrUf MBtà Ml htam dn mstB, dfi I*' octobre «H i^avrily età teptlieiiret do i*'«TriUii i*'octo]»re. Le coche de Corbett peit en toat itmfê le Tesdredi âdiz Kenwt du matin. Jours de tlgpart du port St.-P«iil : le dimanche , Nogent ; le mardi, Briare; le jeudi, Moutcrcau; le vendredi, Corbeil. Jours de départ du port St.-Bernai'd ; le lundi, Sens; le mer- credi et le samedi, Auxerre. COCHES (cour des). Elle était située entre les rues du Fau- bourg-St. -Honoré et de Surène^ 1*' arrond., Q. du Rouie. £Ue n'existe plus. .COCHIN (hôpital), me du Fauboorg-St.-iecqaes, n**^5^ i%* erroiid.,Q. de rObferretmre. Onycenifte cent lili. il fui fon- dé en 178a par M. Cocbin, curé de Sl-'J«cq[aet-diitiaiit>Pta. COCHON (covibat du). Un de cet cofnbaU eut lien le dernier didiancbe d'aôvt 1 455, dana l'hôtel d'Armagnac, nie St.-Hono» réy tornne partie de l'emplacement dn Palai«>Rojal.On enferma dans un champ clos quatre aveugles couverts d'une armure et muni d'un gros bâton. Un fort cochon enfermé avec eux dans renceinte devait être le prix de celui qui parviendrait à le tuer à coups de bâton. « Ils se donnèrent, dit l'auteurdu Journal de Parts sous le règne de Charles VI et Charles VU , de si grands coups de bâton que dépit leur en fut. Car quand lemieulx cui- daient (croyaient) frapper le pourceau. Us frappaient Tun sur l'autre; car s'ils n'eussent été armëi pour rirey ils se fiissent tués l'on l'autre. » (P. 104.) ye même historien appelle ce combat hatmUs étran$0 pour indi^er sans doute qne ce jen barbare n'était pas dans nos mœnrs, et ^'il avait ë|é introduit par les étrangers fui domi- naient alors à Paris. . .Les cochons erraient jadis dans les mes; pour appeler l'at- tention du gonvemement sur cet abus, il ne fallut rien moins qne lamoriderhéritier du trône, Philippe, fils aine de Louis-lc- Gros, dont le cheval, efifraydpar lescris d'un cochon qui sV-lait embarrassé dans ses jambes, renversa le princr (jui mourut de cette chute. Une ordonnance défendit aux Parisiens de laisser vaquer leurs cochons. On excepta ceux de l'abbaye St.-An- toinej il^|ouvaieiit parcoui^ir les rueS) pourvu que seulement 176 COL . • Irnur nombren'eiccéd ât pas doiue,et ^'ili eussent une Mnnettc an COQ. La même ordoimaiicc pronooçait contre les contrerenam une amende de soixante sons, et les ser^c^ns pouvaient taries cochons errans, en garder la tdte et porter le corps aux hospices. ' CQFyBgTiF.iyMiALLETIERS. Fabricans et marchands de toutes sortes de coffires^ malles, ralises, etc. Ces mots, ont vieilli. On ^ipelle maintenant tdus c«ux de cette profession lajetiers et embalieurs.Sous l'ancien régime, ils fermaient une communantd dont les statuts dataient de Tannée 1596* Illeur était défendu do commencer leurs travaux avant cinq heures du matin, et de finir plus tard que huit heures, à cause du bruit qu'ils font en travaillant. C'était leur dire de se mettre à l'ouvrage et de le quitter en même temps que les ouvriers de toutes les autres professions. L'apprentissage et le compagnonage étaient cha- cun de cinq ans. Le brevet coûtait 5o livres, la maîtrise 700» Le patron de cette communauté '^tait St. Jean-Porte-Latine. - COIFFEURS. Les coiffeurs modernes se contententd'invcnter^ anrec le secours d'un chimiste, quelques cosmétiques renouvelés des Grecs, et d'avoir des cabineta élégans pour la coupe des che* veux. Les coilTeurs étaient jadis moins modestes; on lisait sur la boutique d'un coiffeur du Marais, en grosses lettres d'or, cette inscription; Acadéinie royale de coiffures et de modes, COLBERT (fontaine). Cette fontaine est située me Colbert, 2*. arrond., Q.Fcydeau, entre 1rs no* 2 cl 4- Elle a la forme d'une grande porte surmontée d'un fronton. Elle fut construite sous Louis Xiy. Ses eaux sont alimentées par les pompes JNotre- Dame et de Chaillot. COL LE-FORTE. Les besoins du commerce ont multiplié ces sortes d'usines, et il serait à désirer que le décret qui les plaça au-de lÀ des barrières fût mieux exécuté. COLLÈGES DE L'UNIVERSITÉ. Sous l'ancien r^gimeonles divisait en grands et enpetits. On appelaitgrands ceux qui étaient de plein exercice, et petits ceux où l'on n'enseignait que la philo- sophie. Les grands collèges étaient au nombre de dix: le collège d'Hareourt, rue de la Harpe; du CardinaMe-Moine, rue 5t- Victor; de Navarre, rue de la Montagne-Stc. -Geneviève; de Montaigu, rue iifcjreB de Paris la <:(uim 1 va- tion de ce monument. 'Lea'eréanciers dit prince de (>arit;iian , proprie'taire de l'hôtel de Soissons, avaient obtenu la permission de le faire démolir et d'en vendre b-s niaf< rianx ; la colonne de Mefdicis en faisait partie; elle allait »"tre démolie, lorsque Pe* tit de Bachaumont , amateur des arts , se présenta f»our Tac- qttérir al la donner à la ville sous la seule condition qu'eHe te» fflil fMÉÉarv^e. Elle lui fut adjuge'e pour la somme de quinse cefiirllr.' La de la ^ilie» présidé par le prévèt des maiéiidniyBI||^iMiiii^iii>àyacqB»enrl6»^^ Ur., et décMK^yirla jiliilfci iiiiiit eoBMnréa. On r^lul jd'abord 9è\M j^ÉMWdîd» fiMÉlilurildrëdHIce qv*on eoniCfuisait aftort. DeilM* pÉr'CMliiriB^it «iéfiçia à des opérations d'aste. logie judibkiffv^ élit —r pMHyàl être considérée ifoe comme un monument de curiosité. Les emblèmes et les initiales C. H. , chiffres de ('.atberine et d'Henri II son <^pou\ , ont disj>aru. Il a ele déride (jue la colonne serait piarce à l'extérieur de l'edili- ce. Puigre, savant astronome, membre de ra< ademie des scieii - ces, fil' charge de la confection du cadran solaire qu'on résolut d*j adapter. Ce cadran marque l'heure à chaque moment de la jotomée. La fontakio^ faillit du so^e estamMulée^'un car- tel ; ses oniemcns ne sont pasjdc bon goût» c 1. la d by Google GOLPCHITEUM. On détîgne par c« wm d«n etpèett de gean 1m mftT«pt dsTille Mville ¥iàmmmmm tnwMei^vea» dwtdiiiîfrcptgs tertei de merdiMiditefl portatives; les autres rendent les papiers publics dans les rues. Sous l'ancicD régime, les noms de ceux-ci étaient enregistrés à la chambre syndicale de la librairie ; ils sont maintenant soumis à la police. Leur nombre est fixe' comme autrefois; il s'était beaucoup accru pen- dant la révolution. Les bulletins de nos armées exercèrent long, temps leurs poumons. Depuis i8i5 jusqu'à Véfo^pÊit oà mnm écriyom , iU n'M plaa gaève rmtim ^ lët ji^yeneM des oom d'assises. GOMS (fiMiUMie de St..), ne de rÉcile-d#-Blëde^ ^ i, adeM^e à radenae éffum de 6l«.€tee, et pke^ eirtpedew fâUen eslëirieiiie. Seleçedf « ^tteita et pe« éfime^ ett-eaiMii- t^ d'wi frontes triangileire; lei «Uei, eroées de refiMidt, test pef€é|M d'wie deioble ^rte ^ eNe m M cesatraile en 1672 ; eUe ne tertplm de vAeireir depuia .fépeetw» de la nouvelle fon- taine de rÉeole-de-Mtfecine. COME etSt.-DAMlEN (église de St.-), rue de rÉcole-de-Mé- decine, n° i , ii* arrond. , Q. de TEcole-de-Médecine. L*ab- bé et les religieux de St.-Germain-des-Prés la firent bâtir en 1213. Parmi plusieurs tombeaux qu'on y remarquait avant la révolution y était celui de François Touiliac, que sa difformité rendit famew etniaérable. Dès Tige de sept ans il lui était crû au front une corne qu'il avait g^nd soin de cacher. 11 trafeil- lait i me ekarbennière deae la forêt du Maine , lectqoe lefli#r- ^aiê de LaTardùif qui clmMeit, le fit arrêter perce ^*lla*eveH pee été ton Wmiet devant bù; il lefit cendnîre à Henri IV, qét U éomnm» ditrÉtAÎle, à un desBsvmlets pourén tinrprqfUw^ Si oe demiw kàX eti vrai , c'est «ne tacbe i le méinoire du boa Henri. L'infortuné Touiliac, promené de foire en fi>ire, m^nml de clia^rio. Ou lui fit cette grossière épitaphe : BiM c« p«th endroit à part , Ottt nn trè«onngali«r comard ; Car il réuit mus avoir femme* Pauank, priez Diea pour «on aaM^ L*égliae de S«>Gtee^ rapfriBiée tn t^fo, «ek e*cnfée fm les ateliert d*nn menniaier* . ■ COM 179 COMÉDIE-FRANÇAISE. Elle fut établie à l'hôtel de Bour- gogne, rue Mauconseil, en i548. Jodelle sous Henri II, Baifsous Charles Garniersous Henri lll et Henri IV, Hardi, Maircl, Tristan sous Louis XIII, Corneille, Racine, etc. sous Louis XIV, y firent représenter leurs pièces. Molière, en i65o, joua d'a- bord dans un jeu de paume de]la Croix-Blanche, faubourg St.- Germain. Ce spectacle fut transfe're' en 1689 , rue des Fossés- St.-Germain-l'Auxerrois. Cette salle menaçant ruine, la Comddie Françaisc fut transfé- rée aux Tuileries. Une nouvelle salle fui construite sur l'emplace- ment de#ancicn hôtel de Condë ; un arrêt du conseil du 16 fé- vrier 1782, ordonna que la Comédie-Française y serait installée j Tonverture eut lieu le 9 avril 178a. Une scission divisa les comédiens français au commencement de la révolution : Talma , Dugazon , Grandménil, mesdemoi- selles Vcstris et Desgarcins se réunirent à Monvel, et jouèrent au théâtre de la rue de Richelieu; ce théâti*« prit le nom de Thé4- tre-de-la-République. Les comédiens français restés à l'ancieii théâtre furent la plupart emprisonnés en 1795^ rendus à la li- berté, ils se réunirent à la troupe du théâtre Louvois , et bien- tôt après à leurs anciens camarades de la rue de Richelieu. Ce théâtre offrit alors dans les deux genres une réunion de talens vraiment extraordinaires; il n'en reste plus que Talma, et St.- Phal , aujourd'hui doyen de la Comédie-Française. COMÉDIE-ITALIENNE. Le théâtre de la rue Mauconseil, aujourd'hui la halle aux cuirs , fut aussi le berceau de la comé- die italienne. On y joua d'abord quelques pièces françaises et beaucoup de pièces italiennes. L'opéra comique, qui entraînait tout Paris au théâtre de la Foire, fut réuni à la comédie italienne en 1762. Le succès de l'opéra comique devint funeste à la trou- pe des comédiens français; ils furent exclus en Ï769. L'opéra comique français ne laissa aux Italiens que les mardis et les ven- dredis. A la mort de Carlin, en 1780 , les chanteurs italiens fu- rent réformés , et les comédiens français rappelés. Marivaux, Favart, Florian, et autres auteurs, ont fait jouer leurs pièces à ce théâtre. Fabre d'Eglantinc y fit représenter son Convales- cent de qualité' en 1790. Paris avait alors un second théâtre français^mais pour la comédie seulement. A laComédic-ltalienne I tAo OOM on jouait aussi le vaudeville. Cette varie'té de genres produisait d'abondantes receltes. Les parts entières de la Come'die-Fran- çaise n'e'galaient pas la moitié de celles de la Comrdio ltaliennc : Le Kfttn n'avait pas 12,000 fr. , tandis qu^un chanteur d'opé- rai^cMliK|aes et de vaudevilles en avait 25, 000. On ne plaça des baliqaettes dans 4e partetrrtfttvllr lâ^jvia 1783. EUeviou dé^ ly«tft(<'èilar€dwëdi«4taU«^ On con- tiniia le même répertoire an commeDcemoitdehiTéfohitioif; Oti' t^ti ikfBtiérIlfl'WfliNfté' I^UettÈ^ltê deM troupes ont élNli^éBiiiesdepmll i V»yH)è«n. * ' fancicn théâtre de la Comédie-Italienne quitta enfin cette dt'nojiiui.ilinn (jui ne lui convenait plus depuis (pie les Ita- liens avaient cesse' d'v jouer, et prit le nom do TlieAtre-Favart. Cette salle est libre maintenant. Les acteurs de l'Opéra, des italiens et de l'Odt'on v ont joue'. L'Opéra y donna des re- présentations depuis revc'nement du 1 5 février 1820, jusqu'à ee que la salle de la rue Pelletier eût été achevée. Ce théâtre, q[Qi'n*est pins connu qCMï sous le nom de Favart , est bien situé; l'entrée principale est s^r la place des Italiens ; la façade dn e4lë *Aeit -'iMMiikvàidB -e^ ilias^tiffe ^jpar des maisons. H contient pHi^ 'dtf '^lft&' iliâle èjpéctiiteivs • COMMMllîfi M MllfS. Ce sujet fertit àlai seul la matière d'un impôt UKAÎ'^Mm^; 'tfl on M donnait les déretopp^nielir ikS.^B»§f COmiBICB (Mt G«tt« «ow»'«i«i<«iirt ^*iMi pM- sage qttCMMMMÎque de lame St.-'JUAéièiai Allia— mitdt rÉeele dlelMeehaet AFenéi 81 fiarMaia^y iWifc^etirig»- patte de la ComMtmBMm^ -bâtit en 1 776, tnr VempiaoeaMirit ^epkiticurs jeux de boules. Les boutiques qui y furent construi- tet dc|>iiis, lui firent donner le nom de Cour-du-Comniercc. COMMKilCIVv<^our-du-), G* arrond., Q. des Lombards, On a doune ce nom à une n-union de bouti(|ii('> et d'^fikopp^ jCOOftt truites sur la place St. -Jacques-la-Boucherie. . ... ^.COMMERCE (école ^wUi fàt^ iwftijt^^Ainwe, i45« ancirn hôtel &uUyw» ' t^if&i»r' < it Hnn éàtMmÎÊÊmÊrék aè 'momfmrtit fiéMfiàJNAmeftlteaaitiMîeB ^ ^Élea^patltti qui eia^ft mïiàlh peèaûipe mait VéBaltaprfcielaide commeroe est entièreineot tan mKÊwm^ ; il en est le véritable fondateur, car il ne l'a trouvée, potor ainsi dire , qu'en projet ; et ce n'est que par ses soins, sa pcrscverancc et de grands sacrifices, qu'il est parvenu à la faire triompher des nombreux obstacles qu'il rencontrait à chaque pas, et à 1^ pollr duire au point de prospérité où elle est aujourd'hui. ' ». L'ioitnictMB fgBk'om ref oifc dan* eeUa ^ic^Aie aa cqi«|ii(ie de4* «lanière tuivaDte: • .(,:.. La belle doritare, le itoeHiMiHlf ilei lactur ea., de* mplplfi ei éat teUeMn a» lafe 'ànm U oewmMrea | rarilhindtiyi^iiitt»*' Digitized by Google i82 COM née 'y les changes et les arbitrages j la comptabilité iommerciale , la géographie et la statistique; la langue française et les langues étrangères; la législationcommerciale. Il y a un musée d'échan- tillons de toutes les matières premières et denrées coloniales,dont les prix, les qualités et le lieu qui les produit, sont enseignés par un professeur Aoc. .—^ f .^,-.. i " " "■ M. Brodart a créé aussi un musée d'échantillons de tous les tissus ou marchandises fabriquées , en y attachant également un professeur qui indique les qualités et les procédés de fabri- cation. Vers la fin de chaque année classique, le professeur choisit quatre élèves au moins, et six au plus, qui, avec le con- sentement de leurs parens, pour subvenir aux frais du voyage , vont avec lui visiter les principales vUIes manufacturières de France, et les ports de mer, afin de leur faire connaître en réa- lité ce qu'il leur a démontré en théorie. •* -♦^ti*^*©*! -*«Les élèves sont classés en trois comptoirs. Lorsqu'ils ont achevé les travaux exigés dans les deux premiers , ils sont alors capables d'être bons commis ; mais pour les fortifier et leur faire faire l'application de ce qu'ils ont appris, ils sont admis au troi- sième comptoir, qui est une pratique simulée, où ils deviennent chefs de commerce, et où ils opèrent comme de véritables négo- cians. Chaque bureau qu'ils occupent représente une place quel- conque dé l'intérieur ou de l'extérieur, comme Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Londres, Vienne, Madrid, Amsterdam, etc. Ils tiennent toutes Jeurs écritures et leurs correspondances eux- mêmes, et font des affaires entre eux , d'après les cotes de change, le prix courant des marchandises, et les usages de cha- cune de ces villes. Lorsqu'ils ont opéré pendant trois mois sur une place, ils arrêtent leurs affaires, liquident leur commerce, et s'établissent dans une autre ville. * ** On voit, par cet ensemble d'exercice et d'instruction, que les jeunes gens peuvent accjiiérir une masse de connaissances géné- rales et particulières, qui les rendent capables d'étendre leurs combinaisons sur toutes les productions de l'art et de la nature. Ils débutent dans la pratique des affaires avec une intelligence développée sur leur profession, et, aussitôt qu'ils ont fréquen- té quelques années le monde conftnerçant , ils s'élèvent à de grandes vues qui leur font découvrir les sources cachées du Digitized by Google maîtriser, en quelque torto, îm diceMiflMM» tl d'enlcYer 9» hasard des érënemens tout ce qui» 1*ha^lftt< «t.U prudeiKïe hu- maine peuvent lui ôter. COMMERCE (tribunal de), insiitud sous le règne de Charkt IX, en Ce n'est pas la pins ancienne juridiction consnlnife 4e France; celle de Toulouse date de i549« Celle de Paris tint Mi téiaece à FetndiCeife 8it.-Ma§leiref jnifa'cn 177e. Le fréA' toli'iffMlèît jtige, et les Mtrei, «a tMMiihre de quatre, miMrie. llfiflefeBt Sm thaque année» le 96 vrril, et pris panni les érn- piers, ëpiciert, apotliictirei, inereierSk {otIUiers, qainftnîlKcff « pelletier»» boBDetiers, ^»rAvrei, Ubraires; merehan^ devint et de laine; les anftres.prollMltons mercantiles étaient exolnea de ce droit. Le- commerce de Paris acheta et fit disposer convenablement les maisons du président Baillet. Que de pa- lais et de monumens civils et religieux ont changé de destina- tion î les juges de commerce siègent encore dans le même lieu depuis plus de deux siècles et demi. Le nombre des juges est augmenté; les besoins du commerce Texigeaient. Lea fenclioaa de procureur aux consuls sont remplies par des agrédi* COMMISSAIRES DE POLICE, ils étaient «o nonbre de matla fféiNAutliMi; ilascotnainitenaiit^B, an par qnaitler» et 4 «MninisiM^s Interregatenvs k la préfecture de peKee. Us rempliiscnt tenr à toor les fondions dn ministère p^Mie peèe le trihoMl dei simple poliee. Ils n*ent plus , comme antrefiNS, Ip droit -de prenonœv des condamnations, AppeWs k aseiMMir Tordre public , et k faire respecter les personne» et les proprié- tés, lenr domicilia devrait être indiqué à tous les citoy ens.par un écnteau j c'est Tusage de toutes les grandes villes de France ; il est assez singulier qu'il n'en soit pas ainsi dans la capitale, on l'on se contente de placer une lanterne devant leurs maisons. COMMISSAIRES - PRlSEUaS • VENDEURS. Les oflSccs d*huissiers-priscurs aTaienjt été supprimés à l'époque de la ré- volution. Tons les huissiers près les tribunaux et cou# de justice, étaient depuis autorisés -à dise des encans. Les httissien-priMaf»onC été rétablis par U loi du vf ventôse ang. t»ar nombre n éM^M l 4|ualre-vîngls; ils sont aoimsàedvn eautiennemcnt. id4 OOM. Laebcnbreae^ÎMifiiMtîeMM téuiMi A l'Mtal dit Ftiw Lm jHriMt et venfeet publiques 4e «tuMct Mat ùàntm esch^ sirementpar ens.JIl eft àé§enéa k toiite*MitTO |Mvs«Mie, mène aux officiers publics, de s'immiscer daas les opérations de ce genre à Paris, à peine d'amende, qui ne pourra excéder le quart des objets prises ou vendus. lU peuvent recevoir tonfc s déclarations relatives à ces ven- te>, recevoir et viser toutes les oppositions qui pourraient y être forme'cs , traduire devant les autorités comp» tentes tous référés auxquels leurs opérations pourront donner lieu,, et citer, k cet effat^le^pApties- intéressées devant les autorités. f : Toute opposition, iMie ■■iiiie 'arfèt^gaées entre leurt BiaÎM •i-Mlatiyet àlettrt CuiottaiMt ^iite «igiMêoaftwii die jui^ant ppiaiUMiçiat U TlMi^SU da ee$ oppPsitioM ou 8aiai»-»rrtt» êtml êê9$ieSe%i,kmtmê que roriginalde cet oppaMtioa>,iairie»ianiét —iii§aifif ■fions de ingement. n'ait été vj^é par le comaiissaî^ pMsanr-Tendeur, ou, an cas d!afasence on de refus, par le syndic desdits commissaires. Ils ont la police dans les ventes, et peuvent faire toute ré- quisition jxiiii y maintenir l'ordre. * COMMISSION TKMi'OlLMKK DES ARTS, établie par une loi delà convention, du 19 vend» miairc an 3 (10 octobre 1794)1 snr le rapport de M. Grégoire^ évè que de Blois. Elle était com- posée de 5a afiistas et savans de Paris. Elle a été Wngwtempi présidée *pariai»* COMMISSION DE SALUBRITÉ. Elle s'occupe da toi^ca qui intéresse l'état sanitaire delà capitale. COMMISSION DES PRISONS. Elle est organisée sur un nouveau pl.tn, par une ordonnance spéciale ; rlle est chargée de visiter les prisons, de procurer du travail et des secours aux détenus, de recommander à^a^bienfaisancc, à la clémence du roi, les prisonniers dignes, par leur repentir, da MBtecr daos GOM 186 «vx. nttOBS librfrticf et iiiere«Btilcs| cm «itoeiiiftioiis privilégiées n'existent plus. f^. chaque profession à son nom particulier. COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES. Plusieurs opt été réta- blies depuis iBi 4- En voici les noms et la'résidence. " Les dames de V Adoratwn-perpétuelle-duSt»''Sacrementf rue du Temple, n" 80, 6* arrondiscment. • f dmes Bénédictines, rue du Regard, n<* 1 1, 1 1* trrond. " Eès dtltkêf jimmmûÙÊihs ^ »ytaage St. -Pierre, 9* arrond. Les dames Chanotnesses-Hospitalières de tordre deSaitU AugmsÊtn^ «teilgëc» du mîo dct hIiAm à raètale«x maisons, 1* me de Sèvres, lanbonrg 8t.-Oennai»| i«P «rrondisfOTitBt j 9* «al-d*-sne das VIpMS, me des Fœtes, \%: •rrnidiasenend. . Lee damés deNûtm»Dmm de^ CkatMottdu Re/uge-de^t^ • Mêeèei^ rme Sl.«Jncqae8 , amden ceforéot de la YlsitaClon. Les dames Ménddietines' de • l'A doration -du • Saint-Soerem ment^ me Neuve-Stc. -Geneviève, 12* arrondissement. Les dames Dominicaines-de-la-Croix. Deux maisons ; 1° rue d'Angoulèmc, 6" arrondisscmentja** rue Moreau, faubourg St.- - Antoine, 8* arrondissomement. Les dames Benédictines-Anfiaises, me des Fossë8-St«<-Vi^ tor, n®* a3 et 24^ la* arrondissement. Les dames d&^ainêe^Hsa^k, me dv Tenqple, lièlel d'H<^ zicr, ^«amndiMeSMttt. l86 COM Les dames Augustines-de'la^Compaf^nie iIe'N,'D^ rtt^ ét Sèvres , à l'Abbayc-aiix-Bois, lo* arrondissement. ZiAf dames de l' Jmmaculée-Coneeption^ ou R^coUetms^ wmt et près la Ibntaioe 4e la rue de Grenelle St.4i«emaiji, lo* «m Les dames BemaréUiw^lé JPjm'M^/r^ ^ fvm SiL^AwMbm^ Les Fitmdê^êiwtyincÊmÊ d^mPmle, aittt Sœm'-d^lm' blbteBicm dus lei frmw ét^miê^ tBMiwitfllMurfto |*inili«etion des jeoMi'iUit, ém iniynr •! vitUor Iê$^ m^det indigens. ^Ucf tuigpMiit màù lei malades dans pliwuffli^» pi taux. Zjes sœurs'de Sainte" Afarthe y charge'esde Tinstruction des jeunes fîllcs dans quelques paroutes, et du s puUioo «t à U ooMorv»» lion du domaino de I4 fUTonno, Il «'j «raii ouirofoii qu'uM •oulo càoMbro det coHftcf à Pork. fiUo fiontorpuîl In pri- mauté sur les autres r.hawhrri étaUioa dana i«a autraa parl^ mens de France. COMPTE (cour des), Palais-de-Juslice, cour de la Ste. -Cha- pelle. Elle juge les comptes des recettes du trésor, des receveurs généraux des departemens, des régies et administrations des contributinnsinfLirectes, des dtipenses dulrésoTt des payeurs ténérainr,! dit pnjmnu d'aimées et des diviiiMa uiililairas, des arrondissemens maritîi— I ot àm déportemens , daa mettes «i d^ioasaf dnal^MU «tffvanw ipéQÎalaaiaat aiiartét an di4»ar> Cette conrprand rang imiuédiatf(Mt Ifèa InntfirdaMh Mtîon, oi }o«ît daa mlpnas pt^agalivna. Le grofe est ourort ton» las jours, le» dSaMnahns M Alat nn- «eptës , depuii «ne lienre jusqu'à quatre. Elle se divise en trois chamfcrea, et sa compose d'un premier président, de trois pré* CON 187 sidcns, de dix-huit maîtres des comptes, de rc'fcreiidaircs de première et deuxième classe, et d'un procureur général. CONCERT. L'usage des concerts publics aux palais des Tuile- * ries est fort ancien; il a lieu la veille delafèle du prince. On n* enlè- ve plus d'amphithëàtre devant la façade du palais du càte' du jardin. Les musiciens sont placés sur la terrasse qui touche im- médiatement aux grands apparlemens. Les parties vocales et instrumentales de ce concert, qui, à moins de cas extraordinai- res, n'a lieu qu'une seule fois chaque année, sont exécutées par les premiers sujets de l'Académie royale de Musique. CONCERT SPIRITUEL. C'était un véritable spectacle for- mé pour remplir le vide que laissaient les vacances théâtrales , pendant la quinzaine de Pâques et les jours de grandes fêtes. Il offrait un mélange de sacré et de profane. Le premier con- cert spirituel eut lieu aux Tuileries, le 18 mars 1725. Il se composait d'un choix d'airs de violon par Lalande, d'un ca- price, d'un con^teboret d'une cantate domino^ chantes par les acteurs de l'Opéra. Le même usage s'est maintenu pendant un siècle. En 1744» roi vint loger aux Tuileries. On fut obligé de d^- ménager la sa lie du concert. CeCte salle se trouvant occupée pour le service du roi , on avait afBché que le concert de la Toussaint serait exécuté à l'Opéra. L'archevêque de Pari^, M. de Vintimille , vit dans le èhoix du lieu une profanation, et le concert ne fut pas exécuté. Les chanteurs de l'Opéra au- raient chanté sur leur théâtre les mêmes morceaux qu'aux Tui- leries ; toute la profanation était là. CONCIERGERIE DU PALAIS.tLorsquc les rois de France habitaient l'enceinte nommée aujourd'hui le Palais-de-Justice, le jardin royal était où l'on voyait, avant 1776, la Conciergerie, et on l'appelait 4e Grand-Préau. Le palais ayant été détruit par Tincendie de 1776, la Conciergerie a été bâtie sous les voûtes des salles. La grande cour, dite du Préau , est spacieuse , mais très-basse. Cette partie des bâtimens est fort ancienne. La tour de Montgommery, celle du Grand-César,^sont inhabitables ; on y Toit encore le cachot infect où Damien fut enfermé. La porte d*entrée est si basse qu'on n'y pénètre qu'en rampant. La chambre où fut détenue la reine Marie-Antoinette a été con- Digitized by Google m cas yMÊ» m chapelle «qpitteif » ^biii l'i^^ngeretîen a ai Mm k 16 octobre 1817. On n'enfarnt dase U Geaderferie qaelei eee«tÀ «ni fOBttredwto â k eoar d'essifet». GOlWKilEMCE (ûiiibourg de U ). f^, KUK Bl CHAILLOT. CWFÉRENCECpont de la), vis-à-vis TaUde d'Antin, i*»" arrondissement. It u'cxiste plus. On y déchargeait autrefois les pierres de St.-Leu. CONFÉRENCE (porte de la), quai des Tuileries , 1" arrond. Là se terminait l'enceinte de Paris sous Charles IX. Cette porte n'avait été achcve'e que sous Louis XIll. £lle était placée entre la Seine et l'eiXxéaùté ouest de k temefe ém Tnikricf. Elle iîit d^olic en 1750. . ^ ^KF£AfiNGË(^de k).U4'ët«uldepaUk]»leeeLe«k XV jviqu'à Teille des Veuves , i** amnd^ Q. des Chêm^ Éljriiëe». Il a prk toa nem de raBcienne porte de k Coaftincaoe. CONFISEUBS.^ fiJ>ri(^ et wMirffcande de eenSlwea, de Gagées , clc« Som FaBCMi régime» îk fidsaknt partk dtt.eerpa des épiciers , k ieceaid des skoorp* marchands. Les confiseurs ont atteint de nos jours le sublime de leur art. La rue des Lom- bards n'cstplus exclusivementfréquentéedes parrains et de tous les acheteurs du premier jour de l'an^ et l'étoile du Fidèle-Jftec- Ifcr a pâli devant celle de Bcrtliellemot. CONFRERIE. Associations pieuses, inconnues dans la primi- tive église , et 4{ni Je sont muUipUéet depuis Us cressades. Sufr pnnaées il y a pl«s de trente auc, ^pelq«es4inet ont été sët^ Uies depuis kce9COQda&d« i8eiyetfescMil^e«i9eo«p aofveBr tées depuis. ^ •^LâtgiMdê ù&tifiMÊ àa N^tn^^Damté mut taignêmt^ prétm, h9U9igêois €t héaungênisas^ Pmris^ k plus anoUme de toutes les confréries de k capitale, était ëtabUe dans Yéifiêeéê ia Madelaine , rue de k Juiverie. Son origine remonte au la* siècle. Le chef, quoique laïque, prenait le titre d'abbé. L'église a été' supprimée en 1790, démolie ensuite, et sur son emplace- ment on a percé ua passage, dont le quartier avait grand besoin. ' — De Notre-Da/iie-de-Liesse, dans l'église du Saint-Esprit. Elle fai richement dotée par Charles VI et kaheau de Bavière , soià épouse, ^li priva son dpoun de rhenneur, du tr4nc et 4e I GOU >t9 i U raitotif «tT«BdKt la Fimn» «i BiOMrqM «nglait. Chaque I «onveau confrère ^hrvtit pa jer tefe alklifliaaK |MP'illi grand • repas. Aussi cette association ne fut bientôt "phw connue ^ue ^ sous le nom l)in lL'>(jii(' et vrai ilr ( oiifrf'ric (lu.i ^ ulus. — De St.-Anilrc , tlans Ti-'^lisc St.-Iùistachr, < rc-'('o j)ar le gé- nie malfaisant tics agcns du duc de Boin ^opne. Chatjue con- > frère orâa sa téte d'une couronne de rose, dès le premier jour dateeréation. Cesymbolepattoral n'était que le signe de rallie- • — Bt éwflloi farwMîhes assassins, et devint le prélude des scènes kt yit^afeécatj WéHi If yit— t é»^anaiiiw»lforctfea^las firiluMiidafli k pfHan Mm^Éloi, Flhilippè éa^illelta,'«cbappa aa^anMaMngMkvk Les ffhoMi du granf et du petit Châtelet , du Fort-l'ÉvéqueV ^ BiibtiMacrloire , de Saint-Martin-des-Cliarnps, du Temple, de Tiron, An enl jonchéei ienrs prisons furent livre'es aux liaiiimes. Le j)revôt de Paris voulut en vain arrêter les massacres «pi'il avait lui - même jHrovoqnés. Ses ordres ; ses prières furent isntilas. On lai réjpondit : Maitgr^ bien dire de votre fus- Mêê^^ de voim piiid et de votre ràisen , maudit soit de Mm aaf mi* fn^ mmm jtitid de ces faux traîtres arminas An%htià^ ^'mMH éeê ékiéhs; Us ont détruit ^^té le roycuê- nie ée Ptjmêéi^t Wémt "itet^ aux Akgkds, Le prërôt sa bafaa W^émmm >l%argaw!^ i Mes omis, faUe$ ce (ft^d vous plaim. iim^mÈÊÊtÊBèm^^ki aiit douae heures, et \t BÔmbre des riatTiÉias qui pé^iiaiil p« Vaan , par le feu et par le fer, st»'maal^ ta{t-#>Byik eeut dix - liuit> dont quatre évéques et dcvK pré- sidens. ^ ' — De Saint- Cdme et de St.-Laurent ou des chirurgiens. Le but de cette institution, fondée par Jean Pitard, chirurgien deSt.-Louis, était très-louable; les confrères devaient se réunir pour s'instruire mutuellement dans leur art. Onna sait à quelle cawa attribue^ la refus de Saii^t Looia de donner son consen- tsnai à catta aSMcialion que recommandaient la religion et WwÊÊÊmÛ, %m HglaMia lur«il confinnës par Ffailippe4a* HMàmiwj^O^mMmhX afgr^ à IHmvarsiitf «a . yi i^ud by Google If» COM 1457. IIU «Miit, «a iSSi , imbidMit «Mitiga à IVglîf eft.» le premier lundi d« cli«i|Qe mots. IiÉtiiiefdbrM de cette conft^ rie étaient chirurgiens de robe-lone^te , et les btrbiers-chirur- rriens établis en cornniunautésous la direction de Jean Prarontal. premier barbier du roi, chiruri,n't'ns de rnhe-courte. ] <-s t'tu- dians de celte dernière classe parvinrent à se faire adfuctlre^ par la faculté de médecine , en qualité d'écolirrs de cette fa- culté; mais cVtait encore une corporation, et elle ne pat rfohipyif à rinë^nteUe iffiet des corps privilégiés. L'admission ^èves «MUMOMMiU de Jean gi— oii>i>4tyint la d^ fMit^iAum fllM; A» aoitante «p»^ «airt l«i iiiwifgiiiH ÊluMk* i»tc# i iHH. quelqnes spe comte à'Âr^tuàmAil en Atfe §raB4-aiattM*. Ils s« erofwàmiÈ ù sùrt du ■wwk, ^«leiee oéHiiaies, les décorations étaiaftt falMtiiBës. tJn^ordro^ mkU 1776 liear dëfiendit de porter lo titre et U didooffAtt«i»4« ctt «1^ 4re. On parvînt à paralyser FexécutioB de octlo^ffdowBiÉMiBfc La confrérie possédait on bàttaMiBt asses GonndéraM«>dai«rin' rue Saint-Denis. Desnégocians hollandais rachetèrent en 17911 et firent bâtir le vaste édifice connu sous le nom de cour Batave. "-^Rorale des Pénitens , fondée ])ar Henri HK ({ui en fit cé- b'inj'i- Finauguration par une procession solennelle, où il se montra environné des jeunes complices de ses débauches. Des ConfréW ds la Passion. lU mêlaient à la rcprcscn- tatiOB des plus saints mystcreS| ks phM indécentes bouffonne- rios. Ce sctandale dorait depuis un siècle et demi, yiand la boum eoMédte i oréët par Molièra, aait «iiftn «a tarma mà% CON 19, folles prcftcntions des confrères, et ramena la capitale et la France à un genre de spectacle vraiment digne d'une na- tion civilisée, et qui a assure à la littérature française une incon- testable et glorieuse supériorité'. Les confrères de la Passion terminèrent leurs jeux rue Française. On voyait encore, sur la portede leur dvnicr théâtre, les attributs de la passion de N. S. J.C.Ces sculptures ont disparu avec l'édifice, sur l'emplacement duquel a été bÀtie la halle aux cuirs. — Les avocat», les procureurs, les secrétaires du roi, les mes- sagers de l'université, avaient aussi leurs confréries. Quelques- unes ont eu un but politique j la religion n'en était que le prétexte. Qu*il nous suffise d'indiquer celle dont le factieux Étienne Mar- cel était le chef, et qui professait les maximes de la plus eflVénéc démagogie; celles de la Congrégation-du^Chapelet, fondée par les jésuites, et dont le conseil des seize et l'ambassadeur d'Es- pagne étaient les chefs j — du Cordon-duSaint-Nom-de'J ésus , composée des plus furieux ligueurs; — du Rosaire, dontl'uniquo objet était d'enrôler des soldats pour combattre les protcstans ; enfin celle du Cabinet , où la plus licencieuse del>auche était mêlée aux plus minutieuses pratiques du culte; et des Sodch- miies^ qu'il suffitde nommer. Toutes ces associations indécentes, soutenues par le fanatisme politique et religieux, étaient évidem- ment opposées au véritable esprit du christianisme. Ces distinc- tions qui ne pouvaient flatter que la vanité des oisifs, répu- gnaient à la piété décente et modeste ; tous les chrétiens ne sont- ils pas frères ? Aimez-vous les uns les autres y toute la religion est dans ce dogme de bonheur et depaix.iNous nous abstenons d'étendre la nomenclature de ces sortes d'associations, qui n'in- téressent ni l'histoire, ni la morale, ni la religion elle-même. CONGRÉGATION DES MISSIONS , établie à St.-Lazare, par saint Vincent de Paule. La religion et l'humanité la recom- mandent à l'histoire. st.-lazare (missionaires de). — De l'Oratoire y de la Doctrine -Chrétienne. V. ces mots. CONNF.TABLE {Cornes ^/ai>ii/*) (compagnon ou comte de l'Etablc). Cette haute dignité était une des premières de l'état. Le connétable était le chef suprême de l'armée. Ses attributions lui donnaient un pouvoir souvent redoutable au roi lui-même. Celte charge , supprimée depuis long-temps , avait été rétablie Digitized by Google 1^ €ON fêr Vjmfêmuf Napolëon , quant au titre seulement* U «?aît mmmécmuaéUhle le prince Lomêf roi «i^l^olUiide» «on Ij^rc; et TiOMOBBëtâblet son ancien compagnon d'annet , le génial BertUar, ^'il âera en même tenip» i b digniU de prince, et qui monnit par nn événement impréTU, dont l^canse n'est pas encore kien coMtatée. « GOHNÉTABLIE (la) êt marédumniB ée Fmnee^ juuice or^ dinaire de la guerre. Cette juridiction, établie seule pour tout le royaume, siégeait à la Table- de -Marbre. Les maréchaux, de France, qui s'y présentaient rarement, y étaient représentés par un lieutenant-gencral, un lieutenant particulier, un pro« cnreur du roi et un greliier. £llc connaissait des actions peraon» mUm entra let §ena de gneire; des .oontratt ûû^ entre nnx, dn peiaiint dee ga^ et aoldet des gena de guerre, des BMi- ▼erintiieiii ooflMMtet par let tréforiera et payeurs des opnpa- gMei, ete^ ete. Let atttnbntiona de cette clmâlira sont mainl»- —ntdnrmartdu niniflkredelagneR'ef et quant ans dîffërena dét eCoSere entre enSf ils lont tonnûaà k poMce intérieure des régimens. CONSEIL D'ÉTAT. Il est présidé par le roi ; il propose les projets de lois qui doivent être présentés aux chambres , pro> nonce sur les questions relatives à la qualité d'électeur^ et sur toutes les affaires eontentieuses en matière administrative | lise divise en plusieurs sections, de législation, de Tintérienr, des finances , de la marine, de la guerre.- QaelquesMnis, em- ployds enteiWceenlDiasfv, sont chefii d*une partie dVdtalnîs* tration publique à Paris; dVutres, en service eatraardinairÊ^ remplissent, dans l'administration des départemcns et les di- ▼isions nrilitafres et maritimes , les premières fonctions. Les membres se divisent eu conseillers, maîtres des requêtes, auditeurs. CONSEIL D'ÉTAT (bibliothèque du), drabliedans la grande galerie duLouvre; elle occupe tout Tdtage inférieur. Elle fut fon- dée par Tempercur Napoléon. Elle a pris depuis i8i4 le titre de bibHotll^quc particulière du roi. Elle n'est pas publique* CONSKIL GÉNÉRAL DU COMMERCE. F. cohmerce. CONSEIL DE5 MINES, créé par la loi du 5o Tenderainim an 4. Il est chargé de donner un ministre de llntérieurdesuTis £0K 19S notïféi sur tout ee qui inUresMlcsninet} tuinct» «Unetetear- ribes. Il a sont let ordre» des in^nienn en chef et des ël^es* et k direotion des écoles pratiques ; il correspond directement avec les concessionnaires et tous ceux qui exploitent les mines, usines, salines et carrières. Il surveille la recherche et l'ex- traction de toutes les substances tirées cki sein de la terre, et leurs divers traitemensj il propose aux ministres les conces- lionSy les permissions, les avances à faire, les encouragement k accorder^ etc., et donne son avis sur les discussions conten- tienses relatives à ces objets. Il est composé de trois membres ^ d'un secrétaire ew chef. CONSEIL D£S PAISëS. Les tribunaux de commerce pro- nonçaient sur la Talidité des prises laites par lesnavires français. Ces causes furent dérolttes à un tribunal unique pour tout rempire français. Le conseil des prises fut établi par un décret impérial du ai novembre 1806. H se composait d'uà prési- dent, de huit conseillers, d*un procureur général, d*un subs- titut et d^un greffier. L*instruction des affaires se faisait sur sini. pie mémoire; un arrêté du 7 ventôse an 12 a autorisé exclu- sivement les avocats à la cour de cassation de postuler au con- seil des prises. Cette juridiction supérieure tenait set audiences à TOratoi- ve St.-JIonoré* CONSEIL DES SEIZE. On nommait ainsi le comité dlrao- tenr de la ligue. Il si^eait à l*li6tel-de.Tille. Composé de cinq membres , il Ait porté à seise, un pour chaque quartier de Paris. Après Tassassinat des Guises à Blois, ce conseil créa , le 24 décembre i598, le duc d*Âumalc gouverneur de Paris. Au mois de mars suivant, il établit dans chaque quartier un conseil composé de neuf membres. Le duc de Mayenne présidait le conseil des seize, et le réduisit à douze. CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SAINTE UNION , ou des 4fU4lirante ^ créé par le conseil des seize. Ses membres, élus par le peuple, étaient choisis dans la noblesse, le clergé et le tiers- état. Il s'assembla pour la première fois le 17 lévrier iSSg. Ce fut ce coaseil qui déféra auduc de Blajennele titre de UeuteMnt' général de réiat rojrai ei courante de France « et reçut son ser» ment en cette qualité^ le i5 mars de la même année.. Le due, 194 CON pour influencer les délibérations de ce conseil, y introduisitqua* torze nouTeaux membres qui lui étaient dévoués; et des le mois de novembre iSgo, ne pouvant s'en rendre maître, il résolut de le dissoudre. 11 fit condamner an gibet quatre membres dnconr •eil des seiae^ et détraisît le oonseil de l'union s il affaiblit son * •tttorité en la rendant absolue. CONSEIL GÉNÉRAL DE LA GOMBfUNE. Il dtaH compo. té 6o; ils furent supprimés en 1708. Le ministre des finances fut créé par la loi du 27 évril 1791; IVMkDinistratioii ÙU alors séparée du misist^, et confiée à six commissaire^ aomm^ par le roi. L'empereur Napoléoa aTeir institué au miulsière spatial pour i'admiiiistiution du trésor. Le ministère ^ eontrUratilias et revenus publies, suppn* mé le t*' avril 1 794 « l'ut rétabli le 5 nevembre 1 796 sous èou ancienne dénomlnâtk» d» ministère des finances. Le premier surintendant des finances , Enguerrand de Ma- rîgny , fut condamné à mort et pendu au gibet de Montfau- con en i5i5. Son successeur, Gérard de la Guette, fut rais en jugement , mourut dans les tortures, et son cadavre fut atta* ché au gibet de Paris en i522. Pierre Rémi, Sire de Montigny, qui lui succéda , amassa vingt millions^ et fut condamné par arrêt du paHament de Pans.àMft pendO'le aS-UTrliiSad. ' Pairin Ifaeé de Màcheux, trésorierrchangeur du -roi , Ait aussi pendu en t558, mais non pas pour malTersation s tout son ciîae fi|ld*avoir Ibvorisé le parti du prér At des marchands , Mareet Ce mallieureoi s'était réfbgîé dans l'église de St.*Xao» ques-de-la-Boucberie^ le prévôt de Paris l'en fit tirer pour le conduire au gibet. René de Siran subit le même sort que ses prédécesseurs. Jean de la Grange, cardinaUévêque d'Amiens, administra les finati- ces sous Charles V ; il acquit des biens considérables, et mou- rut paisiblement en i^ùtl, Iiouis^ duo dtOrAéans, frère du roi, obtint Tadministration desfinanoesfirlettreapÉleBlesduSaTril 14035 il fut assassiné^ par ordre da'due dé Bbufffogne, à Paris, en i4o7* Philippe de Ffanse, due de Bourgogne; Jean de France, dnedè Berrf; Thibaut dcRougcmont, Thibaut de Meaeray; Jean Desbayes, Jean Capelet, administrèrent les finances, non pas sans reproches, mais du moins sans danger. Jean de Montaigu, seigneur de Mavioussi. mauvaisead* ministration, et surtout la haine du duc de Bourgogne et du roi de Navarre, le firent condamner, par une commission parle- mentaire, à avoir la tête trnnchëe; il subit son arrêt aux halles. Je 17 octobre 1409. Sa mémoire lut réhabilitée comme l'avait été celle de Marigny* Pierre Desessarts fut décapité le 1*' juillet i4>'* Le iMitm de SaroblsDçay termina cette épouvantable série de condmiMitions cepitalct. Il fut général dee financet en 14979 ^ tnriiitendaiit le aj janvier 1 $17 , sous Francis Sam supplice est on efrayanf eicmple de perfidie. René Gen- tilt son comnifl, avait remis à la reine-n^re les reçus quVlle avait délivrés à Samblançay pour les fonds du trésor qu*elle avait exiges de ce ministre, et qui (étaient destinés pour l'armée d'Italie. Accusé cic pécnlat, il ne put prouver l'emploi de ces fonds, et fut pendu à Montfaucon le la août 1627. Sa mé- moire Q été réhabilitée» L^infàme Gentil « son délateur 9 reçut la peine de sa perfi* dié.t il fiit pendu en i55a« La snrhiteBdanee des finanoes Ait supprimée par Henri FV, à la mort de François d*0 , et les attributions en fbrant parte- gées entra huit intendans-eontrftleurs généraux, supprimés i leur tour en 1696, et remplacés par un contrôleur général unique. Le premier fut Sully. Il est pénible de trouver, parmi les successeurs de ce ministre citoyen, ce Particclli, seigneur d'Emery, u qui tous les mo\ ens de s'enrichir furent bons, et qui sut exploiter avec un scanda- leux succès la vanité des nobles, pour qui il créa, mor^n^ nmtt Jkkanc0y des charscs de cantrihan tie fagots ^ jurés vendeurs de foin , de ^onseiBers crieurs de vins. On sait quelle fut la fin déploraMe de Fouqnet, eondamné à une prison perpétuelle, et dont la défense immortalisa Pétis- son. Il fut le dernier surintendant. Le ministrade ee départe- ment prit dès lors la dénomination de contrôleur général des finances. Colbert honora ces fonctions par ses talens et les services qu'il rendit à Ta^riculture, au commerce, aux arts et aux sciences. . Les plus fameux de ses sucoesseurs furent Turbot et-Neckcr. .Nous avons fait remarquer que ce mioistkra, tous Fempcrcnr Kapolécm, avait été divisé en ministère du trésor et ministère Digitized by Google COR 199 des financM . Depuis 1« retour du »m, le mêoie mustre rëimit toutes œt altrilmlio^. GOQUEREL (couisge de), Ibndé peur de Imitas tfcoletiier Nicole Goquerel , chenoÎDe d*AniieMt vu^ 4et Sept-Voîes , dans le cour de l'hôtèl de Bourgogne. Pef cette foedetieii, ee chanoine voulut se rendre propriétaire d^un bâtiment dont il n'tilait que locataire. Cet établu»seipent ne survécut pas à son fondateur, décL^dé en 1 4^3. CO£Sa£ (le grand), chef des Bohémiens, des gueux et des niendians valides de Paris, qui lui payaient une contribution. Ces mendians formaient une sorte de puissance coiitoe laquelle échouèrent souvent les efforts de l'aatoritë publique. GOIGNËE (ordre de la% Association semblable à celle des fendeurs. On en comptait plusieurs de ce geure h Paris au commencement du siècle dernier. Cet assocSiatioBS étaient étrangères a la franche-maçonnerie. CORDELILRES 1 petites), fondées parles Cordeliers, dont il sera parlé tout à Tlieure, supprimt^es en 174<>^ t^t réunies au grand couvent qui les avait fondées. Les beaux bùti- mens qu elles occupaient au fauboui^ Saint-Germain, leur jardin et l'église furent vendus 55o, 000, en à M. Bcou- manoir de la BoissièrCf capitaine de dragons, et chevalier de 5t.*Lottis. Ainsi de tout temps, en France , le gonverneoseot a. vendu les oouvens et les édiGces religieux devenus inutile*, CORDELIÈRES (le couvent des), ou reUgteuies d$ Sie.* Claire et de St^^F^ançois ^ rue de TOursine, n^gS» m* ar- rond. , Q. St. -Marcel. Ce couvent, fondé en 1270, h Troyes, par Thibaud VII, roi de Navarre et comte de Champagne et y de Bric, fut lran>f<îré à i*aris en Le 17 juillet i5tjo, il fut pilld et détruit en partie par les troupes d'Henri IV. Ce cou- vent a été supprimé en 1790. Les bûiimens ont été presque tous dénialisj ce qui en reste est occupé maintenant par une blanchisserie et une manufacture de laine. « CORDELIERS du grand couvent (les) ou Frèm-Minaurs. Ils avaient été institués par St. François d'Assise. On les nom- mait vulgairement Cordeliers , parce quHls avaient une corde pour ceinture. Leur couvent , qu*on commença de bâtir en 12JO, éluit sLluuruc de rKcoIc-de-Médeciuu. Ils l'augmentèrent Digitized by Google aeo COR en 1234 et 1240. L'église fut bâtie par les ordres de St. Louis qui Avaitfaitdon aux Cordelici s trune partie d'une amende de 10, 000 li?jres imposée à Enguerrand de Goucjf pour avoir ùÀt peadre, sans autre forme de procès, trois jèanes gens qnî awcKt ciiassé sur ses terres. Cette punitimi paraîtrait main- tenant bien insuffisante 5 mais qoe Ton se .reporte à ces temps de féodalité « et Ton verra que c'était déjà beaucoup d*avoir su punir. N*a-t-on pas vu plus tard un roi, dont on a tant célébré la bonté, Henri lV, prononcer, la peine de mort contre les bra- conniers? La/peine de mort pour avoir tué un lapin ! En 1 58o, l'église des Cordeliers fut la proie des flammes, Henri Hl fit re- bûlir le chœur en 1 'j82j et en 1606, Christoplie de Thon, pre- mier président au parlement de Paris, lit reconstruire la nef et les bas-côtés; ce ne fut qu'en 1673 qu'on commença à réparer le cloître. Il y avait dans l'église des Cordeliers deux confréries fameuses, celle du TterS'Ordre^e^St.'François^ et celle dtt Smni^Sépukhrfi. Cette église était une deaplut grandes de Pa« ris. On j renmrqnait les tombeaut de LouU de Lntembmirg, comte de Saint-Pol, connétable de France, décapité en plaée de Grève le 19 décembre §47^9 par ordre de Louis XI; dé dora Antoine, commandeur de Crato , fils de dom Louis, in- fant de Portugal, et d'une Juive nommée Violante Gomez; il fut un moment roi de Portugal, mais il dut céder aux ar- mes du terrible duc d'Albe qui commandait l'armée de Phi- lippe U. C'était dans cette église que les membres de l'acadé- mie française faisaient célébrer les services d*usage à la mort de leurs confrères; et c*était dans une des salles du couvent que se tenaient les cbapîtres on atieoibléet général^ de l'ordre de Sté-Mîcbel, d'après un r^lement rojal daté du avril 1 738» Le grand couVent des Cordeliers fut supprimé en 1790. Les objets d'art que renfermait Téglise furent alors transférés au' Musée des Monumens français. La salle d^étude de théologie pour les novices fatoccupt'c, dans les premières annccs de la révolution, par le fameuK district des Cordeliers^ lequel prit ensuite le nom de section du Thcdtre-Français . L'église a été démolie quelques années après, et le terrein qu'elle occupait converti eu une place depuis long.temps désirée^ et qui laisse à découvert la façade de à'Éoole de Médecine, Les b4timens du COR 3or nxmMtère «ml dtvjmif des hablttlimit fMirtieiili^es ; les jai%. dins ont reçu nue dettîmition ▼miment utile : on y a élevé dix pavillons de dissection; le réfectoire seul a ëlé conserve. Il est prëcedé d'une grande cour dont Tentrée est en face de la rue Haulefeuille. COKDËLIERS rfontaine des) , rue de rÊcole-de^Médecine, II* arrond., Q. de TÉcole-de-Médecine. On commenpi de la oonitroire en 1671 ; elle ne fut achevée qu*eD 1717. On la nomma d*abord lontaiiit de St.-Germaiib Elle est alimentée par les eaux d*Arctieîl 9 de la pompe du Gros^GaiUoa et de celle de Notre-Dame. CX>RDI£R5 , labrtcaiis et marcbonds de tontes sortes de cor- des et cordages de navigation , sangles, traits, fouets, etc. La communauté' qu'ils formaient sous l'ancien r<5gime, datait ses statuts de i3i)4, sous le règne de Charles VI. L'apprentissage était de quatre ans; les fils de maîtres en tftaient exempts. Le brevet coûtait i5 liv. , la maîtrise 200. Lear patron était la Conversion de BL Pàul. Il leur était trës-eiprfssément dd<- lendu par leurs statuts de travailler pendant la nnit, ^i aarait pn fiivoriser quelques fni|dei dans leors labrieations. Nons ignoroBs si sas eordicrs actuels mériteraient d'tee sooanis à une si injurieuse défense; mais ce qu'il y a de certain» c*est que chacun pent maintenant tiavailler II l'bearê qui lui pluit, pourvu qu'il ne trouble pas le repos de ses voisins. CORDONNIERS. Ce sont ceux qui font et vendent toutes sor- tes de souliers, bottes, etc. Ils formaient autrefois une commu- nauté dont les statuts, présentés aux dtats-gënëraux sous Char- les IX, avaient été confirmés par lettres patentes en iSyS. Les maîtres cordonniers avaient le droit et la jouitsanoe d*dixix. années de service pour être admis en chef-Ki'œuvro. L'ap|irentissage était de quatre ans le bre^ vêt cpûlait 3o et la maîtrise 578. La communauté avait peur patrOM fit. Crëpm et St. GrtfptiiieD » dont la confrérie était à la cathédrale. Lee cordonnien trayaillaient fadis la plupart dans d*obicurt réduits. Maintenant, logés presque tous dans les plus beaux quartiers de Paris, leurs boutiques riva- lisent d*éelat et d'élégance avec les marchands de mo^es et de nouveautés. CORDONNIERS (les frères). C'était une espèce de commu- nauté religieuse dont les membres s^unissaient sans faire de vœux, pour vivre du travail de leurs mains, et servir Dieu dans une observance commune. Cette communauté avait été fhndée e» 1645 par le bsrroB deBeoti. Les Mrtê eordonuiers priaient, ttavattlaient et mangeaient en commun, et doB^o Baient le supeiio de leur profit aux pauvres. Cet utile et pieux établissement fut détruit à Tépoque de la révolution. CORNES. On appelait ainsi une étrange eolftare fort à la mode chez les dames sous Charles V. CORPS-DE-GARDES. Avant la révolution, les seuls corps- de-gardes distribués dans les différens quartiers de Paris ap- partenaient au guet à pied et à cheval. Pendant le cours de la vévolutioii , dans ece )oars d^irage , kar nombre dut Bécessai» rement avgmeBter beaucoup, et de bos jours fai néorgUBis»- tion de k gaide aationalo les a muUipliéf emsore. COItSETS'. Lenr usage a été iatroduit eu Frasoe pur Catherme de Médieis j eVtaieniakrs de véritables cuirasses. Sous Louis Xill et Louis XIV, les dames diminuèrent la hau- teur des corsets, et leur laiilc, moins comprimée par de cruelles entraves , déploya plus de grâce, tic souplesse et dé- lëgance. Sous Louis XV, on reprit les corsets à la Médieis , et dans ce siècle d'afféterie et de mauvais goût, les femmes outrèrent encore celte mode ridieuk qui du» presque jusqu'à Digitized by Google cou 2o5 la révolution. Les hommes eux-mêmes, qui le croirait? 8*étaient •oumif aux lamat d*acier , aux fanons de baleine , #t aux pa- niers. An conmiencement du nouveau r^im « les corsets fu» rent toat-à«eoap difnîmiét de moitid , et mène plQiieisrt da- ines, trop amourentes'dn eoilune greof et trop oublicotet des outrages du temps « liYrèrent leurs charmes k un total et Acheux abandon. Sous rempercar, les coirsets reprirantuae longueur raisonnable , laquelle s*est gënëralement soutenue jusqu'à ce jour, nialgrë Texemple donné par quelques amies des Anglai s depuis les deux invasions. COXJ li ancienne Ju Palais (\a),P^.covK de lasaimte chapeLLE* COUR au Ris^ ou ^uri, ou du Roi^ Je Courtavqj^ et cour de Savoje^ Oris et Court- Orry. C'était Timpatsepar où Ton entraità Tancien Opéra, et qui s'appelaitMipleineateol de eae de rOpdm mwt rinceiidie de la lalle^ orrivé le 6 tTril 1763. COUR D'ASSISES. F. iwits». COUA NATJOlf ALE, insUtuée par k eôMtîtittHm de Vtm 5; elle ne siégeait point^Parii. COUR IMPÉRIALE (haute), instituée par Tempereur Na- poléon pour juger les princes, les grands dignitaires, les ministres, etc. j elle siégeait dans le sénat, liiille n a jamais été assemblée. Conr impériale , nom donné aux .cours d*appel depuis 1 avé^ nemcnt de Bonaparte à Tempire. COUK ROYALE DE PARIS, au Palais-de-Justice , ancien local de la cour des aides et de la dmeellerie du Palais ^ 1 1* arrond. ,.Q. d« Palaîs-de-Ju^tioe. GOUROimE (garde-meoble de la), à raneiea b6lel du due d'Ahrantès (Junot), rue des Chomps-^Élysdes. COURS, enclos plus ou moins étendu, qui sert dç passage d'une rue à l'autre. F. leurs noms particuliers. COURS (ancien). Ce boulevard ou rempart, composé de trois allées formées par quatre rangées d'ormes, commençait à la porte St. -Antoine; Il avait été élevé SOUS louis XIV, en 1671* On le continua quelciues années apr^ , djpuis la porte St.^ Martin jusqu'à l^eienne porte St—Honoré, et en 177 on élaiigit cette partie pour fiicîUter le passage des voitures. Çe cours n'existe plus. Digitized by Google ao4 COU COURS-LA-REINE (le). Belle planUtion d'arbres qui B*é- fend depuis la place LooU XY jusqu'à. raDcienne barrière d^ la Conférence » et que termine l'allëe des Teuves. Marie de Médicis fit planter ce cours en 1628; il fut replanté en 1725. Entre ce cours et rancienne Savonnerie de Chaillor, il existait un terrain nommë le pré de la Savonnerie ^ où l'on éleva en 1 7 1() un édifice qui , dit-on, devait être l'hôtel de la Monnaie, et qui (iit détruit en i'"25. COURSES DE CHEYAL'X. Elles furent établies sous Louis XVI j elles ont lieu à la fin de septembre ou à la fin d'octobre de chaque année, au'Cbamp-de-Mars. Depuis la révolution , elles sont éxécutées sur un plan bî^ucoop plus vaste. ' totJRTIERS. Les courtiers sont exclusivement chargés de oontracteif d*une manière légale les opérations de vente et d*a- ciiat de marchandises entre négodàns* ÏU sont aujourd'hui plus nombreux qu'autrefois ; leur nombre a dûVangmenteren rai- son de l'accroissement des transactions commerciales. Ils re- mettent aux commerçons qui les ont employés, un bordereau des opérations qu'ilsont faites d'ordre et pour leur compte respectif. Ils constatent, à la fm de la bourse, le cours légal des marchan- dises. Un syndic et un adjoint sont chargés de cette opération*- Les achats et ventes ne sont pas toujours réels^ et souvent les parties n*entendent spéculer que sur la différence 'des prix comparés du jour de la vente à ceux du jon^ indiqué pour la livraison. -C'est ce qu'on appelle rente à termes c*est Un véri- table agiotage , dont on ne trouve presque point d'exemple sur les antres places de France. -Lè , toutes les négociations ont pour objet la livraison réelle des matières vendues an terme et auprixconvenusau jour de la négociation. Les spéculations sur les fonds publics, devenues plus actives, ont rendu les opéra- tions aléatoires en valeur de marchandises moins fréquentes^ lo liv., la maîtrise 800. Le patron de cette communauté était la décolla- tîon de St. Jean-Baptiste; elle avait son bureau à la place de Grève. La coutellerie française, qui jadis laissait bcaucoop «désirer, sputient maintenant la concurrence de l'Angleterre sur tous les marchés du monde. La trempe de la coutellerie irançalse est plus solide, et la forme des objets fabriqués est au moins aussi él^ntequc celle desmeilleures fiibriques étran. ao6 CRO gères. On dUitîngue surtout à Paris les produits de M. GHet, rue de Charenlon, fiiubourg St.«Aiitoiiie; de M. Cuvier, roe Jcen- Jacques - Rousseau; de M. Guibert, rue St—Thomas- du«f «ouvre* et de M* Laserre. COUTURIERES. Leur commuiMUttf ët^it Bombrense autre- fois;, on la subdivisait en quatre classes r les couturières en ro- bes, celles qui travaillaient pour les enfans , les coutiiribres en Jingo , et celles qui Défaisaient que do garnitures. Elles ne pouvaient faire qu'une apprentisse à la fois ; rapprciitissage était fixé à trois ans. Le brevet coûtait 20 liv. 10 sous, et la mai» trise i74i avec chef-d'œuvre. £ile» avaient pour patron saint Louis } leur bureau était rue de la Verrerie. Tout le inonda eonvient que l*babillement des femmes est, depuis la rérolu* tio&% beaucoup plus simple ensemble et plus commode qu*au* trelbis. It est peu de femmes qui ne puissent faire ellet-mémes leurs robCs. CependaAt Ifs ouvrières n*en sont pas moins oe« cupées , et les plus fiimeuses d*entre elles ont de* ateliers très vastes "et très-ëtégans. COUVREURS , ouvriers qui couvrent les toits des maisons et des édifices avec des tuiles, des ardoises, etc. Ils formaient avant la révolution une communauté' dont les antiques statuts avaient été renouvelés en i5G6, sous ('liar les IX. Chaque maître ne pouvait avoir qu*un apprenti obligé pour six ans. Cet ap- prenti gagnait ao sqIs par jour, la première année | aa sols les. quatre suivantes, et So sols la sixième, sans être nourri ni lo- gë. Le brevet coûtait 55 \W, , et* la maîtrise taoo, avec cbef- d*€Buvre. Cette commun^iuié avait pour patron St.-Julien-leA Fàuvre; son bureau ëtait situë cottrSt^ulien4e*Pauvre (rue du mèmenom). La manière, si ce n'est l*art de couvrir les itaai. sons, sVst perfectionnée. Elle est dégagée des appareils lourds et dispendieux qu'on employait autrefois, et les accidens, trop fréquens encore dans ce dangereux métier, sont cependant beaucoup plus rares. CRIS DK Paris. Lne antique tradition en a conservé la discordante bizarrerie ; le vocabulaire des marchands ambu* lans n'a point changé. CR( )I X i:r ST..VlNCENT(ÉgliseSte.->f^.s»B.«H«TiBVB, CAOIX.X>£.LA*BR£TONNERIE (les chanoines de Ste.-). kjiu^ jcl by Google CRO 307 Ce couvent ëtait situé rue Stc.-Croix-de-la-Brelonncric (d'où les chanoines avaient pris leur nom), sur remplacement qui s'dtend de la maison n*^ h lu maison n» 4' 1 7* aiTon., Q, du Marché-St.-Jeaii» Les religieux de Saintc-froix avaient ëtë iiMtituës en lai i par Théodore de Celles, chanoine de liè- ge, à Clairlieu , entre Liège et Namur* Dérouës à m^iter sur la Passion et sur la Croix de J. C, on les appelait Crudfiri^ Crucé si^ath Fra»rtsé& Sanetd Cruoe, Porte^Croir^ CroUiers , Mrûs de la Sainte»Ùroùe. Vert le milieu du i3* si^le. St.* Louis les appela à Paris, et leur dmina , rue de la Bretonne- rie, la maison de Tancienne Monnaie du roi. Sous le règne de Louis XIII, quelques désordres commis pur les religieux tle Sainte-Croix décidèrent le cardinal de la Rochefoiicault à introduire dans leur couvent des chanoines réguliers de Ste. - Geneviève; mais les religieux de Ste.-Croix y rentrèrent en 1641 • I/infortunë Bamabë Brisson, second président ail pcurlement de Paris, étranglé par Tordre des seise le i5 no- vembre 1691 , avait été inhumé dans Téglise de ce monastère. Lê mtnmère et relise ont été.déiddlis depuis la révolution; tôt un usage et une prdrogativc de Tcpiscopat. CKOIX (place Ste.-), en face du collège Bourbon, 1*^ ar- rond.» Q. de la Place- Vendôme; butte sur l'emplacement 4^ 1 ancien couvent de Ste.-Crois. ao8 CaO * CROIX DU TRAHOIR (Ibntame de la) . En . i5a9 , Fran- çois I*' fit élever une fontaine an milieu de la rue de l'Arbre- Sec ; elle obstruait le passage , et fut transférée, en 1696 , à Ta 11g le qu'elle occupe aujourd'hui. Elle tirait ses eaux de la tour ou réservoir des halles. On croit qu'elle fut dcî^tince par François l*"" à fournir des eaux. aii>: nouveaux bâtiment du Louvre que le prince faisait construire. Elle fut reconstruite en 1776 , sur les dessins de M. Souiilot. £lle contient un réservoir des eaux d^Arcueil, qui y sont conduites par des tuyaux qui traversent le pavé du Pont- Neuf. ' * ' ,CROIXD£GÂSTIN£S0a),,aM>nnnientélevésurrenipUice- ment de la maison de Philippe de Xvastines, qui fut rasée, Phi- lippe de GastineSy son frèra Richard et Nicolas Croquet , son beau-frère, y furent pendus et étranglés. Voici quel était leur crime. En 1569, les protestans, forcés de se cacher pour rem- plir leurs devoirs religieux, se réunirent , pour célébrer la Cène, dans la maison de Plulippe Gastinesj ils lurent trahis ; Gastines , son frère et son beau-frère lurent arrêtés et con- damnés. L'impartial de Tbou rend hommage à la probité de Gastines. Leur maison 9 située rue Su-Oenis, n*s 75 et 77, fut rasée 9 et on fit construire sur l'empUcemenC une pyramide sur laquelle étaient inscrits les motifs de leur condamnation. Au mois d'août de l'année suivante » lors de la paix conclue à St.«Cermain« entre les catholiques et les protestans, Charles IX ordonna , conformément inu traité , que la croix de Gastines' serait transférée au cimetière des Innocens. Le parlement s'y opposa, et le peuple, excité par les Guises, se porta, les 8 et 10 décembre 1671 , dans les maisons des prolestans, et les pilla. Le roi s'en plaignit au parlement par une lettre du 18 décem- bre suivant. Le parlement s'e&cu&a et ordonna qu'il serait in- 'fermé contre les prédicateurs qui ont précité séditieusement sur ce su/et. Chaque ibis qu'on^se disposait à exécuter le trans fer- rement de cette croix* les préparatifs devenaient le signal des pillages « des assassinats et des incendies. Trois émeutes écla-» tarent à ce sujet. Les registres du parlement ont conservé les noms dés agens de ces tronblet. Cesugcns, c'étaient des pré- dicateurs. CUR S09 CROIX DE PAPIER, signe de reconnaissance que portaient k leur chape^o et sur leurs manches ies^or^eursd*la 5aint- Bartht^leray. ' - ' C&Ol^L DE ST-ANDim^, armoiries du due de Bourgogne , •doptëcf pour signe de ralliement par les BarisîeBs. • CROQÏXANS. Nom donné à ceux que les exactions dcs^ou- wnenrt et des fermiers des impôts fbrçalent^à sVrmer con- tre eux. Ib furent bientôt dissipés. Henri iV , lois de blâmer leor c6nduîtef disait «Ventre-Saint^G ris» si je n^étais roi» M si feé avais le loisir, je me ferais Yobn^ierl croquant. (/oMr- naldr^ r Étoile^ i4 juin i^»940 CUIRS (halle aux) , rue Mauconseil , n° !>4 , et rue Fran- çaise, n** 5. Elle ëtnit auparavant rue de la Lint^erie. Elle a ëttî construite sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Bourgogne, dont le théâtre fut le berceau de la comëdie française, de To- përa italien et de Topéra comique. Cette halle tient tous les jours de la semaine, excepté les dîmaflbbes et fîtes. CUISINfEE BU aOI. 11 nommait jadif la» prodhommes quifaisâient ta police à la balle aux poissons; ils lear faisait jup ver qii^ils cboisiraient et estimeraient en oonsi^énoe le poisson destiné pour* la 'table roi et de le cour. Ces prndbommei pouvaient, sans se parj^urer, livrer les citoyens à la merci des marchands. CULTES (ministi re des), institué par Napoléon ap^fes la conclusion du concordat de 1801 avec le Saint-Siège. Le culte protestant a trois temples : à l Oratoire^ à l'ancienne église de la Vî.«itation, rue St.-Antoine; h rancîen couvent de Pante* mont, faubourg St-Germain. Le culte luthérien ou de la con^ DraftioD d*Ausbourg a un temple à rancieUne ^lise des Carmes» i#e des BilletCes. Le cuite hébraïque a sa principale sjrnagogoe rné Ste^-AYoie. • ' iiC culte ^holique reçut b cette époque une*oaganisation onureile. .La circonscription des dio<^ses S'est maintenue jus- qu'en iSatf* . CVB,ES'. On comptait autrefois 474 cures dans le diocèse de Paris , dont 69 itens la vîlk , les faubourgs et la banlieue, et 6 dans des lieux eitceptcsde Tordioaire. Il n'y a plus qu'une seule : »4 4 ju,^ jd by Google 3IO CTG cure par arix>iidÎ8sement avec un nombre de succursales dé- termind p«r leur étendue respective. £lies sont au nombre dé vingt cinq. CURÉS DE PAKIS. Chefs spirituels d*uBe cure oa pmis* sf. Nul ne peut éÉre curé, s*il n'a été oontacrë prêtre. Les éinugm^nt peuTont être admis à oet fonctions ecclésiasUiiues, s*iât n*onl obtenu detiettres de natoraliiation , ou 8*il ne sont nié de. pire et mère français. Il faut être gradué poui- possé* der la cure d^une commune quelconque. Les eu rës sont obligés d^administrerou fiiirQ administrer les sacremens de TÉglise h leurs paroissiens, ceux de l'ordre etde la confirmation exceptés, puisquUls sont rt^servds à l'ëvêquc. I e curé n'a point l'admi- nistration des revenus de l'église; en sa qualité de iiiarguillier de droit, il assiste à l'élection des marguilliers de la paroisse^ et à la reddition de leurs comptes. Depuis la loi du ao sep'^ tcmbre 1793 « les registres de i'état civil ne sont plus tenus par les curés « mais par les ikaires ou par leurs adjoints , seuls of- Boiers publics reconnus par la loi. On ne^onnatt plus de dî« mes à Paris ni dans les départemens. Depuis 1789, les curés reçoivent du trésor public un traitement spécial , et- quelques rétributions affectées à quelques actes de leur ministère. Ils ne peuvent plus, comme chefs et au nom de leurs paroisses, re- cevoiraucun legs ou donation quelconque , sans y itre autori- sés par un acte It^gislalif. On compte ;i Paris autant de cures paroissiales que d'arrondissemens. Il y a par paroisse d'une à trois succursales, à rexception de St.-Germain-rAuierroi8 , paroisse des Tuileries. CUVES (grandes)* placées â Tentrée de relise de St. Jeaa- le-Rond , qui dépendait de celle de Notre-Dame 9 destinées à contenir de Teau bénite; c*était là que se passaient les actes ju- ridiques, et que s^assemblaient les médecins; à peu de distance se trouvait le lieu où se donnaient les combats judiciaires qu*on appelait juç^emens de Dieu. CYGNES des;. Cette île était située entre la rue de la Pompe et le Champ-de-Mars. Elle avait 1100 pas de long, sur i5o de large. Elle avait été formée de deux îles, l'île aux Vaches et lile d(^ Treilles. Au i5* siècle , on lappelait les kjiu^ jcl by GoogI JkTottcs de la Sanmonière ^ parce qu'à cette dpoque, la riviëre cessa de séparer les deux îles ) plus tard, le peuple lui doaiia le BOin d*He Maquereile, sans doute parce qu'elle servait, à quelques rendez- vous amoureux. Des cjgnes qu^on y plaça au oommencemènt du 18* sièelff^ kii doni^èrent le nom qu'elle ppr- tait encore il y A treiA^ans » époque où elle fut totalement comblée. CYGNES ( le pont des ). Ce pont, qui n'existe plus depi^ic long-temps, avait été construit pouB faciliter la communica- tion à l'ile des Çjrgnes ou Maquerelie. 11 était de bois« r Digitized by Google DAN m • * DAMA$QUIN£Ù&5, ouvriers qui oment le fer et l'ader de ciselures qu^ils remplissent ensuite avec un 61 d'or ou d'ar- gent, ils ont pris leur nom de Damas, ville de Sjric, où cet art était poussé à sa perfection, bien long-temps avant qu'il n'eût été apporté en France. Les daniasquineurs ne formaient point autrefois un corps de communauté. Comme aujourd'hui, les fourbisseurs , les doreurs, les armuriers « etc.^ avaient la permission d'exploiter la damasquinnre. DAMIÉMSTES DE SAINTE- CLAIAE. ^. Avs iiAau. DANSE MACABRE ou ^onje des morts, spectacle .nàoral en usage à Paris au quinsiime si^le. V otci les docuniensque nous a fournis un vieux manuscrit composé de deux livres, l*un in* titulé la Dmtse Macabrée^ l'autre la Danse des Femmes* t)an8 la premi^e pièce, un ange ouvre la scène, et déclama une tirade de vers latins sur le néant des vanités du monde. Suit le prologue; on voit eiiMÙte paraître devant la Mort les cardinaux, les princes, les évêques, appelés par elle j tous se plaignent amèrement du coup fatal qui les menace^ et qui va les arracher aux jouissances terrestres. La Mort, appe- lant un abliéy lui dit : .Àlibéy wncB toit; von* fbjis! ITayas jâla clièi«M]Miliit$ D convimt qoe la nort esnet^ GomIm«|I4o« moult Vvmhmym* ComnMMieB à IMm rablMjtty Que gros M gras vont a wmirii Tout poorrins à pen d*ay i La plot gnt m pramicr ponny. L'abbé se résigne; la Mort s'adresse ensuite au chanoine qui regrette ses prébendes, son blanc surplis et son aumusse grise. \ ient ensuite le moine qui regrette son cloître, et avouequ*il a commis maint yice dont il n a pas fait péuitence. 1 DAN 21 5 Arrivent bientôt Tainoureux , l'avocat, le médeciay le md- nétrier. La Mort reproche au curé d avoir maogé les divans et lei morts» et lui annonce qu^il sera mangé à ton tour par les vers. Ces personnages sont remplaeés sur la scène par le labou- reop, le clerCf* etc. Nul n'échappe à la faux filiale. Vpe mo- ralité termine lu pièce. ' ' • * ^ Dans la Danst des Femmés , la Mort apparat^ H la reine , WfÈÊSÀ surprise qu^afiligëe de As Tisite , puis à la duchesse qui cherche;, à la fléchir. ^ % J«n*at pM «DOOM Bêlas I à htare qae coi A nvoir que c*ett du bon tenipt," La mort vient tollir ma plaiaanot* . J'ai des amis, argent, cbevaaZy âoias^ M^ta, geoa à davia* La régente n'est pas mieux disposée à quitter les plaisir» du monde* • Quand me souviens des tabourins, « Nopces, festins, harpes, Irompettaa, MéiiétricrSj doulcines, clarins, £t dea granda chèret ^ue j'ai faitei, etc. •, La femme deTéouyer, à l'aspect de la Mort, déplore sa des- tinée 'y elle avait acheté , à la foire de l'endroit , du drap qu'elle allait faire teindre en écarlate ; elic devait avoir une rohe verie pour le mois de mai. • * • La Mort annonoeh la hoaigeoiseqQenlses5eaKrgOf^to«m- pesés^ m sa large ceinture'ne pourront la garantir ses ooups. La marchande, la veuve, la |eunë épouse, femme m^nott» qui dort jusqta*au dîner , la fille , la femme théologienne et k femme du vflkige subissent le même sort; la Tillageoise seule quitte, sans se plaindre, une vie qu'elle a passée dans les. tra* ▼aux et rinfoftme.' La garde des femmes en couche, la reli- gieuse, lasorcière, viennent à leur tour. La magicienne est vouée aux flammes pour avoir fait périr beaucoup de victimes. Ce dernier trait psint bien les mœurs du temps. Ce spectacle, trop sérieux, était en vogue dans le nord de l'Euro- pe, et ne ploisaitpasautantaux Patisiensque Itsmystères , tou« t ju,^ jd by Google ai4 DAU jûurt ëgayëcpar desépigramines etd«sgravelures. Le mot danse^ diti nos ancêtres, avait une au tFeaocepiioBqtt'au|oiiid*ii«i. DAlîSE (académie de). ^. ACULDisiB. D^^SEDE GOEDES. EllM^est iiogulièranent perfectioii^ nét. depiçs |oiii;i. La témérité faisait aalrcfois le talent du tau» teur; nos funambules, moins jaloux' de làîre frdmir les specta» teurs que dèJeur plaire, rivalisent de grâce et de souplesse avec les danseurs de nos ballots. Les noras des Furioso, de» Bavcl, des Satjui , des Cossard, apjuu tiennent h Tliistoire dcla réforme de la danse de cordes. On ne trouve de danseurs à la voltige qu'au delà des Alpffes et des l'yrénées. DAr<î5£ ( maîtres de et joueurs d'instrumens. Ces maîtres avaient seuls le droit de tenir salle ou école pour la daàse» pour les ins^plens; de donner des sérénades, des concerts; da jouer aux i^Pes, aux astembléet publiques, et non dans les ca- barets, sous les, peines portées par les sentences du Chàteletda 3 mars et arrêt du parlement en iS^H, Les statuts de cette comÂittnanté étaient de temps immémorial; ils en avaient obtenu de nouveaux en i656. Le chef de cette communauté prenait le titre de roi de tous les violons, maitres à danser et joueurs (Tinstiuinens. Ce titre fut aboli en 1775. Les aspirans, fils de maitres ou autres devaient subir un examen devant ce roi des violons. L'apprentissage était de trois ou quatre ans; le brevet coûtai! 49 livres, et la maîtrise 65o. Le patron de cette communauté était St. Julien^es-Jilénétriers, Elle avait son l>ureau à St. -Julien. Tont est changé pour celte partie de Téducation d*agrémenf . Plus de mçiueis; la sauteuse, le pas de schall, la russe on* fait négliger jusqu^ la contredanse. Quant aux sérénades, tout le monde peut en donner sous le bon plaisir de la police, et le roi des violons se prévaudrait vainement de l'ancienneté de SCS droits : sa légitimité serait mc'ronnue. DANSEURS (grands). théatae de la gaîté. BAUPHINE place). Elle commence rue de Harlay, et finit place du Pont-Neuf, ii* arrondissem., (). du Palais-de-Jns« tice. Elle fut construite sous le rcgoe de Henr^lV, sur deux- petites lies séparées par un bras de rivière que Ton combla pour la oonstraclioii de la place. L*ane de ces lies se OMamait m Bureél(fÊfi^ nom d'un de ses anciens propriétaires, Mtt~ gues Bureau , et l'autre Vile à la Gourdine ou du Patriarchr. On «H**^ cti\ç plaça Dauphine en rkonneur de Louis XlII, danphiQ. £n 179^9 elle fut appdëe de TlûonwUm en llMvnetir de Tintrëpide dtffeDie que cette Tille Tenait d*op. peter «us «rmes de Gobouif. De i8ot il i8o5, on ëleTu sur cette pe tite place une fontaine; ouTfttge de MM. Perder et Fon» taine, dëcorëe du buste du sage et braTC Desafi, mort aux champs de Marcngo. Cette place, depuis Térection de ce mo- deste monument, avait pris le nom duhëros. £lle a repris son premier nom depuis 1814. DÉCHIREURS. Onnommaitainsi les pr(^posdschargë»d'cin- lllédier qu'on ne déchirât les bateaux propres à la navigation; on pouvait se reposer de ce soin sur Tintérét même des pro- priétaires. Le nofn donné à ces préposés était un Téritablc con- tre-sens; il oonTcnait parfaitement aux ooTfiers enplojés à • ce .genre ile traTail » et jfto^^quels on le donnait égalenMnt. PÉIiàSSBMENS COMIQUES (tkéltre des). Il était situé bonleVlMi^ dy Temple, hôtel Foulon. Directeur, acteur et ^teur, Valoour eui plus de zèle que de succës; il soutint son en- treprise pendant deux ans; un incendie détruisit son théâtre. Il parvint ù le rétablir ^ mais les spectacles voisins obtinrent quM ne pourrait introduire sur la scène que trois acteurs muets. Ils ne pouvaient jouer la pantomime que séparés du public par un rideau de gaze qui voilait Tavant^siène. La réfolution^ en détruisant les privilèges de tout genre « rendit ani acteurs de ce spectacle la parole ^ la liberté , mais ne put leur donner de talenst et ce spectacle fut bientôt abandoniié par la public DÉBORDEMERT DE LA SEINE. Nous allons en rappe- ler les principales époques. Eu 585 , Peau couTiait tout Tes- pace- depuis la Gîté jusqu*à Téglise St.-Laurent> on allait en bateau jusque sur les hauteurs qu'occupe maintenant le fau- bourg St. -Denis. En décembre 1206, le Petit-Pont et les mai- sons dont il était couvert, et plusieurs autres maisons, furent entraînées par les courans. Les eaux s^élevcrcnt jusqu'au se- cond étage, et on ne communiquait au dehors qu*en bateau. Henri, abbé de St.-DeBi8, ^c rendit à Paris à la téte d'une pmessioli de prélat! et de clercs qui marchaient piedf nus. 11 »t6 DEB porlait le sainl clou ^ la saiiiic couronne du tr^^Sjtni bois., et, ajoute un historien du tempSf il donna sabën(5diction à laSeÎDe, qui se relira insensiblement. j£n janvier 1281, toii%les.poiitt' de ia Seine furent détruits. LePetit-Pent fut presque entibre- nent emporté; tous ces ponts étaient en bois. On les rétablit en' pierre; et pour prévenir la destruction du Grand»Pont,'ou erat nécessaire de faire disparaître les moulin»*flottansqais^Jr trouvaient atutebés. Ces moulins appartenaién{ aux ^Kses de St.r-Merry et de Sainte.» Opportune. Le 'chapitre de Notre- Dame, qui avait le patr^age àe ces églises , suspendit Toffice divin pour punir les auteurs de cette suppression indispeiw sable. ' e- "* Le 20 décembre 1296, les eanx couvrirent presque toute la ville, et renversèrent le Grandet le Petit-Pont.^Ces niasses de pierres entraînées avec les maisons ruinèrent les moulins Qot- tans attachés au-dessou.«. Trois bateaux furent employés à porter des vivre* d«ns les misons assié^des par les «ailx. Cet* affreux ilésastre he prolongea jusqu'au premier «lanv^ Les eanx minaient la rue du côté de Tlfôtel /de Nasiei) rae«* nacé d*una prochaine destruction. Cet liéiid apparianait il Philippe^le-Cel, qui ordonna au prévôt des marehaada de dira construire un mur de terrasse depuis les Grands-Auguslins jusqu'à la tour de riiôte! de Nesles, pour prévenir le retour de ce fldau* mais il mettait les frais de construction à la charge de la ville., et les ordres du roi restèrent sans exécution. Âu mois de mai i5i5« ce prince écrivit une lettre plus impdraiive; les tra- vaux commencèrent. Cette paptic des rives de la 'Seine futooft« ▼ertie en qoaî» C*«st le premier ouvrage de ce gwe dont les mopuroens btktoriquas fassent mention. . • A la fin da janvier i4o8, le Petit-Pont , le JPont-au-Chaik«- ge, le Pont^Neuf et le pontSt.-Michel, furent presque détroits* Le parlement fbt obligé d'aller teair ses audiencei à 5te.-G^ neviève. En juin 1426, la Seine sVleva subitement ; son débordement fut si rapide qu'il éteignit le ftu de la .St.-Jean, préparé sur la place de Grevejon se hâta d'emporter le bois et la 6//f/acW- Uer on jeune écolier plm instruit que les autres , et qui se iaîi* sait remarquer àans les disputes. Les uns font dériver le mot haelidier de batailler ; d*autfes de haculus^ bâton , paroe que les jeunes soldats oombattaient aTee des bâtons. On appelait licenciés ceux qui avaient acquis la licence d'enseigner oprès cinq ans d'études; le titre de docteur ou maître se donnait à ceux qui «'étaient lait remarquer par Tancienneté de leurs travaux. D£G&£S (les grands). C'était un escalier en pierre, établi sur le quai de la Tournelle pour la commodité des blanchis- seuses et des porteurs d*eaif. On Toit maintenant un ^ut à la place qu*il occupait. DÉLIVEANCE (Notre-Dame-de-Bonne-). F. ST.-irimB - DBS-Gftis. DEMS (boulevard St.-). Ce boulevard, qui prend soin nom de la rue Si. -Denis, f ut tracé en i 55(j , commence en ifiGS, et achevé en i^oS. Il s'étend depuis la rue et porte St.-Idar> tin, jusqu'à la rue et porte St.-Denis. D£MIS (porte St.-). Cet arc de triomphe fut construit en 1672 , en mémoire des victoires de Louis XIV, sur les dessins de François Blondel, marécbaUde-camp et maître de mathé« matiquesdu daupbin fiis.de LouisXIV. G*est le plus bel ouvrage de filondel, et Tun des plus beaux monumens de la capitale. La porte principale est entre deux pyramides engagées dans i'é« peisseur de Touvrage, chargées de chutes de trophées d*armes, et terminées par deux globes. Au bas de ces pyramides, et sur les corniches de icurs piédestaux, sontdeux statues colossales, dont 1 une représente la Hollande sous la figure d'une femme cons- ternée et assise sur un lion terrassé et mourant , qui lient dans une de *es pattes sept (lèches qui désignaient les sept Pcoyîih ' ces-Vmes.L'autrestotueestoelled'un.fleuvequitientuneoorne Digitized by Google d^abondance ; elle représente le Rhin. Dans le piédestal de chacune de ces pyramides, est pcrcde une petite porte. V^n» les tympans du cintre sont deux Kenommées, Tune embouchant la trompette, Tautre une couronne de laurier à la main * Âu- dcè^iM 'est aa bat-relief qui représente ie passage du KhÎD. CesdWerset sealptnres avaleat éU oommencéespar Girardon ; elles furent oontiiiaées et enti^eiftent fcherëes par Michel Anguière. Cet admirable monument a été restauré an t8o8 et 1809/ La première porte St. . Denis était près de la rue de la Ferronnerie; sous le rbgne de Philippe-Auguste, elle était si- tuée entre la rue Mauconseil et celle du Petit-Lion; sous Char- les V cl Charles VI, on la recula jusqu'au coin de |n rue des De'ux-Portes , maintenant rue Ncuve-St.-Denis ; et enfin, sous Louis XIV , à la place où elle est maintenant. Cette porte est située entre les rues St.. Denis et du Faubourg«St.«Denis, et les bouleviy*ds St.-Denis et de Bonne^Nouvelle. DENIS (sucoursaie de la maison royale de St.-) , hdtel Gor« roc Barbette, n« 2, an Marais. * DENIS DE LA CHARTAE (St -). Cette église ^tait située % Tettrémité méridionale du pont Notre-Dame. Elle avait pris son nom d'une cave qui était au-dessous , et dans laquelle on disait, sans fondement rertain, que Sisinnius avait fuit renfer- mer saint Denis, saini llustiqucet saintEleuthère. Cette i^glise avait été fondée vers iiaa, par un Ansold et une Reitrudc sa femme.£Uefutsuppriniéeeni790«Ona b4ti sur Remplacement qu'elle occupait, plusieurs maisons, dont la plus remarquable ea^ le beau magasin de laïenca , de porcelaine et de cristaux de M. P. Duhamel. DENIS DE LA CHARTEE (enclos St.-)- U dtait situé prêt de IVglise tle ce nom. l/enelos et Pdglise n'existent plns^ on a bâti sur leur emplacement plusieurs maisons. DENIS-DU-PAS (St.-) Cette é^lii^e était située dans le cloî. tre Notre-Dame, LVpotjuc de sa fondation était tiès-ancieime. On l'appela en 1749 St.-Denis et St.-Jean.Baptiste, -à cause de la réuniqn qu*ob 7 avait faite du titre paroissial de St.- Jean-lc-Rond, et cette église était devenue, par cette raison, la paroisse du cloître. Elle a été supprimée en 1 790. Elle renfer. malt les tendres de l'aToeat général Henri Bbilcau, mort en * Digitized by Google aao D£P 1491 de Giles Ménage, mort en 1692 ; et du tliéolds^^ Du- . bajnel , mort en 1706. DENTISTES. Les plus fameux ne se montrent que dans des appartemens magnifiques. Il en est un surtout qui, sans rivaliser de lu&e et de.splendeur avec ses.fastueui confrères, moltiplie ses enseignes aux Iiapri^ref et dans tous les quartiers de Paris. Ils étaient plus nodestes autrefois, peut^tre moioe habites, mais ils se faisaient payer beaucoup moins cber.X}tt*iaa* porte à celui qui souffre cruelletnent, des meubles superbes 9 une cuvette de vermeille et un faatejail de mille louis? il ne demande qu'une main adroite et un coup de clef de Garas- geau. On prolonge en vains apprêts ses douleurs,- pour Jui faire payer clièrement sa facile gudrison. DÉrOTS ET CONSIGNATIONS (caisse des), rue et mai- son de l'Oratoire , n° i , 4* nrrond. DÉPÔT public des choses perdues recouvrées, Jusqu*eB 1776, on n'avait connu que la voie des affiches et des cris publics po ur recouvrer un'effet perdu. En 1776, on établit en&n un bni^eau dont le but est indiqué par son titre même. Il existe de nos jours un semblable établissement rue de la Jussienne , près la rue Montorgueil. DÉPÔT MILITAIRE du régiment des gardes -françaises. Cette t^cole, qui était située sur le boulevard des Italiens, avait été instituée par Louis XV, et Ibrmée en 1764 par le maré- dial ducdç Biron, colonel des gardes-françaises. On y rece- vait les jeunes gens qui avaient des dispositions pour Télat mi- litaire, et qui désiraient entrer dans les gardet^rançaises, depuis l'flgede 10 ans jusqu*à 16* époque à laquelle ils pouvaient con- tracter leur engagement. Leur nombre était de i5o à aoo; ils étaient élevés , nourris et entretenus aux frais du roi qui leur donnait en outre huit sols par jour, paye des gardes-fimnçai- ses. Ce dépôt exista jusqu'à la révolution. DÉPOTS ET ARCHIVES en chancellerie, F. aecbives dv ftOYAUME. DEPOT des caries de la marine, rue Louîs-le-Grand, n° 19. IjEPUTÉS (palais de Ja cliambre des), commencé en 1732, sur les dessins de Girardini pour la duchUsse de Bourbon , con- • tioué successivement sur ceux de Lassnrance, de Gabriel père Digitized by Google ■ et aatrct •rcbitectes. 'En 1796, la salle d*astemblëe du corps lé^latif£ut construite par MM. Gi^ors et Lecomte. En 1807, on éleva, sur les dessins de M. Poyet, le beau pérystilc de ce palais, en face du pont Louis XVI. 11 se compose de doute colonnes corynthiennes isolées et surmontées d'un fronton triangulaire, orné d^abord d*un bai-reiief représenlant Bona- parte offrant des faisceaux de drapeaui conquit sur rennemi* Ce bat-relief a été dtfiruit depuit 1814$ on y an tubtiitua un autre» la Loi attite entre kt tables de la cbarte, et appuyée tur Ja Force et la Juttice. Les fignres allégoriques de la Pais, du Covnmerce, de l'Abondance » det Artt et det Sciencet, et les rivières de Seine et de Marne, forment les autres groupes Ù0 cette composition. Au pied de l'escalier sont deux statues colossales , Minerve par M. Roland, Thémis par M. Houdon ; h l'extérieur, les statues assises de Sully par M. Beauvalet, de Colbart par M. Dumont, dei'Hopital par M. Deseinci de Daguetseau par M. Faucon. D£SAIX(fonUine), drigéeen 1801 tur let destint de Mil. Per- eier et Fontaine, à la mémoire du général Détail, mort a U ba* tàillede Marengo. Elle se compote d*un battin circulaire, oà Tenu tombe par quatre macarons de bronze; au-dessus du sou- bassement s*ëlëve un piédestal rond, orné d'un bas-relief re- présentant un trophée d'ftrmes modernes; les ligures du Nil, de l'Eridan (lct*ô) et deux gonies qui inscrivent dans des car- touches les principales victoires remportées par ce giînéral. . Ce piédestal est surmonté, d'un groupe composé dn génie «aiiitaire représenté sous la figure d*un jeune homme posant, une couronne de laurier sur k buste de Detais* Ce monument est TouTrage de M* Fortin, sculpteur. Lo fon- taine est alimentée par les eaux d*Arcueil. DESAIX (quai). F. quai db 14 pBii.vTBtiB. DESSIN (école royale gratuite de), rue de récole-de-Mé-« decine , n® 3, 1 1« arrond. j fondée en 1767 par M. Bachelier, de l'académie de peinture et sculpture, et autorisée par let- tres patentes de Louis XV. Elle lut établie en laveur des ou- vriers de Paris qui se destinent aux professions mécanic^ues. ^ Voici Tordre des court t Lundis géométrie-pratique, arithmé- tique y le toisé I la coupe de» pierres^ l'aribilailur» civile^ * Digitized by Google 3^ DEtJ mardi et vendredi , les proportions de la figure humaine, le dessin des animaux; mencredi et samedis rornement et les fleuris. Les élèves reçoivent des médailles d'encouragement et des prix. DESSIN ((*colc gratuite de) pour les jeunes personnes, rue de Touraine, n ' 7 , faubour(> St.-Germain. Une dame, ^lement distinguée par ses talens et par son së le, prêsideàce coui^ les leçons ont liev trois fois la semaine, les lundi, mer* credi et vendredi. On j enseigne la figure,. roruenent, le pay- sage 9 les dessins d*amiiiaux et de fleurs. Des médailles d'ar- gent sont distribuées à titre d*encoungeinieirt, et à la fin de Tannée foolaire, il y a exposition des destins eouronnésy et dis- tribution de prix. DEUIL. Nous ne ferons pas ici un article de mœurs qui a été fait tant de fois. Nous ne parlerons donc point du deuil turc, chinois, péruvien , grec, romain, etc. Peu importe que le deuil s*eiprime en blanc, en noir, en bleu, en jaune, en vert, pourvu que la douleur soit vraie; mais cçst là juste- ment ce qui, aux ooulcnrs près , donne aux deuils de tous les pays du monde une même physionomie; partout, à quelques cérémonies pr^* bcaiicmip de faste et de pômpe, et partout peu de larmes; partout la mort est ce à quoi l'on pense le moins et "ce qn*on oublie le plus vite. Cet article ne doit donc être consacré qu'aux choses d'usage , aux étiquettes pour le deiûl. Voici, à cet égard, ce qui a été consacré avant la révolution. Deuils particuliers. — Les grands deuils sont ceux qui se partagent en trois temps; la laine, la soie noire et le petit deuil, ou les habits coupés. Les deuils ordinaires ne se parta- gent qu'en deux temps , le noir et le' blanc ; ils se portent pour les oncles, tantes , cousins-germains , oncles à la mode de Bretagne, et cousins issus de germain. Grahds de vils pour pèrajtt mère, six mois. Habillement des dames. Le premier mois, le vêtement de lel|M noire* Les quinxe premiers jours, coiffure et fichu de crêpe noir. Les quidce jourasvîvans, coiffure et fichu de crêpe blaiic garnL Les six semaines suivantes, habit noir de soie; en hiver, le pan de soie; en été, le taffetas de Tours, les coiffures en garnitures et en crêpe d^eifile. Les deux derniers mois, petit deuil en noir et en blanc. kju,^ jd by Godgle BEU . ^bS HahiUêm^iU des hommes. Le premier moit, les cheveux sans poudre, l*habtt de drap sans boutons, les souliers bron- zés, bas de laine, l'epee garnie Je crêpe, les boucles noires, la cravate. Les six semaines suivantes, l'habit de drap avec les boutons, les bas de soie noirs, les boucles et l'epe'e d'ar- gent, 140 ruban noir à l'cpde. Les deux derniers mois, en habit, rbabic noir, l'épée et les boucles d*ai|(eiit , bas blancs 4e soie« * aoBiid d*^p^e noir et blane; en fite, la Teste la culotte et las bas noirs. • • . ~^Pour un mari, un an et six seipaioas. Les trois premiers moist vèlemeiît de laine pendant les sis premières seoMiines, cmffure, fichu de ofépe noir; les trois semaines suivantes, coiffure, fichttdecrApe blanc, ^arni d*effilé uni. I^es six semaines suivantes, vêttment de soie noire; en hiver, le pan de soiej en été, le taffetas de Tours. Les coif- fures, garnitures eu crêpe blanc, garni d'efiilé. Les trois dcr- , niers mois, le blanc uoi, ou le noir et le blanc. Hétbiilem/eiit 'des hommes. Les six premières semaines, che- veux tans poudre #rbabît de drap sans boutons , les sonlieri Jironsés, bas de laine, d IVpëe garnie de crêpe, les boVides noires, la cravate. Les six semaines suivantes, rbabit de drap avec' les boutons, les bas de soiei noire, les boucles et rëpëe dVurgent, un ruhon noir i IVpëe. Les trois derniers mois en habit; rhahit noir,. IVpde et les boucles d'argent, bas blancs de soie , nœud d'épe'e noir et blanc; en froc, la veste, la culotte et les bas noirs. • —^Pour grand-père et grand'mère , quatre mois et demi. Fichu de crêpe noir. Pendant les six semaines suivantes , coiffure et fichu de crêpe blanc. Les six mois su i vans, en soie noire; en hiver, le pan de soie; en été^ letalFeias de Tour», la coiffure en crêpe bknc, garni d*effilë. Les trois autres mois, en noir et blanc, et les six dernières semaines , en blanc uni. Pour une femme ^ six mois. Les six prémices semaines, les cheveux sans poudre, lliabit de drap sans boutons,. les souliers bronzës, bas de laine, ëpce garnie de crêpe , les bou- cles noires, la cravate. Les six semaines suivantes, l'habit de drap noir avec boutons, bas de soie no^s, les boucles et \ . 1h 224 MU ïépée d^argent , le ruban noir à I cpée. Les trois derniers mou, petit. deuil. En habit, i*liabit noir, Yépée et les boucles d*«r- ^t, bas hTancs de soie, nœud d*ëpée noir et blanc | en lr«C| la ^ste, kl culotte et les bas noirs. ^ 'P(fur frère et sceur^ deux mois. • HaSntUnMiU des dames. Les quinze premiers jottri Téte« ment de laine noire, la garnitiShre de crêpe, etc. Les quinze* jours suivans, vêtement ét soie noire, pan de soie Tlii ver; taffetas de Iburs Tëté. Le derniçr mois , petit deuil. Hnbîlleinent des hommes: hcs quinze premiers jours I ha- bit de drap noir sans boutons, etc. ; les quinze jours sui- \aDft, rhabit avec les boutons. Le dernier mois, petit deuil. Deuim ORBiNAiRES. — Dans les deuils ordinaires, les femmes peuvent porter les diamans, les hommes Tépèe et les boucles d*ai;gent. « — - Pour les oncles et les tantes, tfois semaines. HtAiUemént des dames. Les quinse premiers jours 1 la'sqie noira, etc.; les derniers jours, le petit deuil. * . Habillement des hommes. Les quinse prenfier^ jours , bit noir, etc.; les derniers jours, petit \leui|. Pour cousins-gentiai/ts y (\inme ]Oi\rs. ' Habillement des dames. Les huit premiers jours, en soie noire, etc.^ les sept derniers, petit deuiT. Habillement des hommes. Les huit premiers jours ^ ha^t de drap noir, etc., ou noir et blanc ) Its sept derniers jourf , petit deuil. • • — Pour les oncles à la mode de Brt^gme , onie jpun. • ffahiSement des d^es. Six |^iniers jours en soie noire ou noir et blanc ; les einq derniers, petit iemi, Hdbilîemént des hommes. Six premiers {ours*, habit de drap noir, etc.jrimj derniers jours, petit deuil. — Pour les cousins issus Je germai/t^ huit jours. Jlahillement des dames. Cinq premiers jours en soie noire } les trois derniers , petit deuil. llabiUemetU des hommes. Cinq premiers jours, bfibit de drap noir, etc. | trois derniers , le petit denil. • Les fonctionnaires en ceatume, et les militaires en uni<» forme , portent •& crêpe au bras et à Tépée* Les eoc1tfsiasti« ;cl by Google qocB porteat um &èw» an chapeau*^ ne drape plus ke«|p^ pwrtenauis ni les Toiturfli. DIABLE (fonUine du) ou dà tEcheiU^^ Vûn^W^» petites mes St^-Loust el de l*Echelle. Oa ignorr son origine.- Restaurée en 1769, elle arait été Jon^f-tetopr abandonnée v elle l'a même ëlë depuis sa r^tatinitîon, et jusqu'à Tépoque où elle fut alimentée par la pompe de Choi Ilot. Elle est dé- corée d'un obélisque, d'une proue de vaisseau et de quelques l^ores allégoriques. Cet ouvrage fait peu d'honneur au sculp^ teur Dové. DIABLERIES, ÎHable-à-^quatre, On appelait ainsi les scènes bruyantes qne représentaient les oonfrères de la Passion; et les comédiens qui leur onrimmédietement sueaëdë. . I>IAMANS DE LA COURONNE. Un rapport fait à l'As- semblée nationale , le a8 septembre 1791 , nous aj^prend que, tui^ant un inventaire fliit en 1774, le nombre des diaraans •^élevait alors à 7,4^a 9 sans y comprendre un certain nom- bre Tendus depuis 1784 pour la somme de 75,060 livres, sans y comprendre encore tin article de cet inventaire, qui fut re* tiré par autorisation du roi, le «3 mars i7b5. Cet article ^ compose d'un nomhre indetermind de diamans et de rubis, fut employé à une parure de la reine. Depuis 1784, Louis XVI fit vendre, à diverses reprises,' 1,47 1 diamans. Il en acheta dans la même année 5,556 pour compléter la garniture de set boutons et de son épée; maïs ces diamans n*étaient pas d*une valeur ^^le à ceux qui avaient été vendus. Cette collection se composait en «Nitre de a5o bis, 71 topaMS, t5o émeraudes, i34 saphirs, 3 améthystes orientales,' etc. «Par un décret do aGmai 1791, TAsseAiblée nationale céda h la famille régnante le mobilier de la couronne, estimé 20 millions. Presque tous les diamans , le et le /i< g-/?/// compris, furent volés dans la nuit du i6 au 17 septembre 179^. Le Snocy est moins beau que le Régent. Le premier fut vendu 011 i5« siècle, par un Suisse, au duc de Bourgogne* pour un éea* Antoine de Portugal le possédait eu 15B9; il le remit à Nieoina de Harlay-de-Sancy, en. nantissement d'un prêt de 40,000 fr. Sançy «en devint propriétaire en payant à don ia6 DIX Antowe 60,000 fr. de ffus. Il fat obii^de le yeadreyel le Tendit en effet à Jacquei% roi d'Angleterre. Ce diaaiuit pun eBenite h Louis XIV. p Le lUgent eit phis berna qtw le Sumtfi il avait éltf aehetf a niUioM par la dae d'Orléans, r^ent, «a 1717. Il pèse prb 4t 5oo grains. Les tolenrs dn^ardaJffcnlila furent arrêtés au nombre de vingt-un; iU étalent aroiës de longs poignards. On parvint ensuite à recouvrer une partie des diamans volés. Les rois plaçaient ordinairement le Ri^gent à leur chapeau j Uonaparte Tavait fait monter sur la garde de son ëpée. * Les diamans de la couronne, considérés eonme propriété nationale, étaient dépasés k la Trésorerie. l^mECTEim DES CONVtJLSIONKAIRES (le), présidait k bet scëncii d'horreur mystiques qui se répétaient dans plu* •letirs qnartiert de Paris» Les viettmes et 1er complices de ces mystérieuses jongleries l'appelaient papa. F", le natukàusmb DES COWVOtSIONS, LES NOUVELLES ECCLI^SI ASTIQOKS. DIRECTIONS GÉNÉRALES. -T. DOUANES, coNTRiBUTiOHS INDIRECTES, POSTES, MINES, ENREGISTREMENT , etC. DIRECTOIRE EXÉCUTIF. Créé par la constitution de Tan 5, il était composé de cinq membres , qui présidaient tour à tour et pour un temps déterminé. Il siégeait au Luiembourg. Lci événemens dont cette autorité a été la causa 0« rob|at appartiennent à l'histoire de France. DISCERNANT. On appelait ainû une classe de oavmU ilonnairei qui {ouaient la rdie de prophte. DISTRICTS DE PARIS. Paris fut divisé en eoixante dit* trids pour procéder à la naintnatidi des élecftenrs qui devaicul nommer les députés aux états-génëraui. Cette division subsista long temps. Paris fut ensuite divisé en quarante-huit sections, ce mot. DIX-HUIT (collège de Notre-Dame-dcs-). Ce collège était situé d*un côté devant le colle'ge de Cluny, et de Tautre devant le coàlëge de Galvi. 11 avait été fondé dans le 12" siècle par losse de Londres, pour dix-huit pauvres écoliers. Le eardi* nal de RicheUeu la fit démolir, et e*eet eur son amplaoeaMiit qu'a été bàiia usa partie de Ja SorbcMia. DOU say POGTtINE CQBSTIEBÏIfE (pimdc b)«ni1^ireaMftft appelés Ignonmtins ou Frères^Chapcaux» AvMt la rtf «oliitioD^ ^alta oQiigrégation , quVm apg^lait aa«i Maitom'de''Saimt^ Charles, habitait dans la rue des Fossës-St^ Victor. Elle fut instituée en i562 par Gîsar de Bus, et établie à Paris en 1628. Les Ignorantins doivent, par leur institution, aller prêcher dans les campagnes , y enseigner la religion catholique^ apos- tolique et romaine, le catéchisme aux enfaaa , et faire det iaiiraetioM finniUèras aui bommes. Cette congrégation était awneDBemeBt auie à f»U€ des Somaïques en itaiie* Use b.ttUa R/^ , parce que leur premier couvent, à Paris, fut bâti Yue St. -Jacques. J^tfjr^ lAcOQiirs. * BOREUftS. Ouvriers qui appliquent la dorure sur diverses matières ; il y a quatre espèces de dorures t la dorure à rhuilci la dorure en détrempe, la dorure au feu, et la dorure sur enirs. Avant la révolution ^ les doreurs formaient une^com- mnnauté fort ancienne. Leur brevet coAtait 4^ livres, la maîtrise 5oo. l'n apprenti qui épousait une fille ou veuve de maître , ne payait que la moitié de cette maîtrise. Ils avaient pour patron St. Eloy j leur bureau était rue Bertin-Poirée. 11 su fat aujourd'hui d*une patente pour cette profession^ et de talens pour y réussir. Les doreurs sont plus nombreux ^ et travaillent beaucoup plpf t et surtout beauèoup mieux, qu'autrefois. DOUBLE (Po«t«au-); sur le petit bras de la Seine. Il com- munique de la rue de la Bucherie à celle de l'Ëvèebé, la* arr., Q< de la Cité. Achevé en i654, il ne fut dès-lors destiné qu'aux piétons, qui, poor fc passer, devaient payer un double tonraoïi (ou deux deniers); de là le nom de Pont- au -Double. Depuis on paya un liard. En 1789 cette taxe fut abolie. DOYEN (théâtre de M.), rue Transaonain, n« la; le plus Digitized by Google «neîtii thëAtre de^iqçMttfde la capitale : les repiifscnratiou!» ont lieu presque tous les jours. M. Doyen prête le secours de ses talcns dramatiques aux jeunes amateurs qui veulent es- sayer les leurs; ce qui a'a^e pas peu à la hrujraote.gaîU des spectateurs. BAAGON (cour du). Cette cour sert de pa&sage) elle com- munique de la rue du Dragon à calie de fTyftt , lo* arr.f de la Monnaie. Un dragon, fculpté aa-deMut de la parlerai fait face k la me Ste.*Maignerite, Ini a donnd le non ql^elle porle. Elle •'appelait autrelbis Céui^du-^Dragon'^^mMm^ guérite. DEAPSET TOILES (balle aui), entre les mes de la Po- terie et de la Petite-Friperie. Elle fut construite en 1786, sur les dessins de Legrand et de Molinos, et sur remplacement de Tancienne halle aux draps. Cette halle a quatre cents pieds de long; elle est éclairée par cinquante croisées. Son C^lieFf n double rampe, passe pour un chef-d œuTie. Elle est ouveite tous les jours pour les draps , et cinq jours consécutifs pour .les toiles, à compter da premier liindi de chaque mois. DOME. Le premier qui fut oonstriUt à Paris v fut celui d*uneçbapelle de l'église des Pe^its-Augnstins; il fut commencé en 1619. BONS PATRIOTIQUES. Des Pari siens donnèrent les pre^ miers IVxemple d'un généreux dévouement pour la patrie, en apportant a la^seniblée constituante leurs bijoux et leur ar- genterie. Toute la France les imita. DRILLES ou narquois. Nom que l'on donnait, à Paris, à des soldats qui demandaient Taumône l'épée au côté. DROIT KOMÀIN. Un manuscrit desPandectes, décourert en 1 155, à Amalfi, devint bientôt classique en Italie , et fut bientôt enseigné en France. Un décret dn pape Hono- rius III en défendit renseignement à Paris en laao. Cette prpliibitjon fut long temps observée : ce tfe fut qu'en t563 (18 février) qu'une chaire spéciale de droit romain fut établie dans la capitale. DROIT (école de), place du Panthéon, n° 8^ et rue St.- Etiennc-des-Grè», n» 1,12" arr. , Q. St.-Jacquc5. Ce bel édi- fice fut construit en 1771 sur les dessins de Soufflet. 11 est Digitized by Google éêeoré «ttArltumait d'un portail oiiië «Tua IWmUw, et ds qvatre coIodms et duipiteaux d'ordre ionique; il eit remar- quable dans llnténattr par Pétendue et la distribotion de» salles. ÀTant ta conttruetiott , l^tfMle del>roK ^it établie dons la rue St.-Jean-de-Beauvois depuis Tannée 1464. L'en- seignement, dans cette école, est divisé en six cours ii^ le droit foffuun y 2° le droit cioil français ; 3* la procédure et le droit érrhtineff 4** droit commercial j 5" le droit naturel et des gens f 6* le drtrit positif et administratif. Le choix des professeurs, et Jei reiMmreeft IniBienses qu'offrent eux étudiani Jet biblio* th^net publiques et les débats de la cour de cassation, attl-* mt' dans cette éeolè un très-grand nombre dVtndians de lentes les parties de la IVanee s on y rcnarqae aussi beau- oaop d'étrangers. DROITS d'entrée et de Voctroî de Paris (dîrectîen générale des), rue des Francs- Bourgeois , n" 21 , au Marais, 7* arr. DUPLEIX (place). Cette place est située devant Je château de Grenelle, au bout de la rue Dupleix, lo* arr., Q. des In- 'valides. Elle doit son nom au fameux Dupieix , gouverneur des ëtablissemens français dans l lnde , sous Louis XV. Don- ner a«i mes et ani places nonreiles le nom des hommes qui ont illustré la France, est à la fois un acte de iustioe et de reoonàaitsaaoe 1 et eel mage date dé nés {oors» Digitized by Google * • Ë • SAU. Parti «At maintenaDt peut-être la-Yille de TEmopt la mieux fournie de ee liquide li aéeettaire. On y fait usage ^ deua iOftct d*aa«« catta da laurea, et calfe que Ibumift la •Maa. lleitffaoanmtquareaudalaSeiaa«ttunadef plmsalu* bm qu*on puiMatrawrcr. On avait tupp utëen 1 7 79 que, pour la coiiduile dee «aux dans ParU* ily aveit 1 1,8 1 4 toises de tuyaux de plomb sous le pavd des rues. On en a établi depuis un grand nombre d'autres pour le service des nouvelles footaines qui , sous le règne acuI de i empereur Napolëon,ontélé construites au nombre de vingt-cinq. Aux eaux d*ArcueiI, de la Seine, du Pré 5t.->Gcrvais, de Beileville , qu'on ■|ottte celles que ioar- ■iiseat le eanal de l*Ourcq et les pompés a feut et l on vcm que sous ce rapport ri«i u'adtë dpar^aé pour fcmMIisfamaut a* Il âalubrild lie la uapîtala. La «anal da l'Ourcq. dont las tf«TanxsantprasquaaalMvés« doUamencràParîst peadantsix •cipaiaes da Fanuée, 8,5 10 pouats d'aau, et pendant dix XMiis al demi, 13,637. EAUX CLARIFIÉES, quai des Célestins, n<» 24, 9* arr.^ Q. de TArsenal. Le plus ancien établissement de ce genre ne date que de i 768; il avait été formé par la compagnie Dufaut. Le prix de la voie d'eau épurée coûtait plus cher qu'aujour- On j vend des charbons et des filets. ÉGOI^ (quai de T). Ce quai, peu d|eml« , mois ]a\|;e et liien bÉti , n pris son nom de Tancienne doole St OcnnaiB qui y occupa un taite emplacement jusqu^an i5* sîèble , époque à kqueBeellefntdéthûte. Enia^o, il s'appelait ^an^nt% 49 rEcote'SL''Germ4iinf et en ^98 , la me dite T^coA^^ ^t^Germain; il fut entièrement construit et pavé sous Fran- çois l*"'. Il commence au Pont-Neuf et à la place des Trois- Marieà , et finit à fk place et au quai du Louvre. ECOLES. F", leurs noms particuliers. ECOLE ROYALE de musique, de chant et dé déclama^ tion , huftei de l'Intendance des Menus-Plaisirs ^ rue Bei||ère. y. CortiERVATOIRE. ÉCOLE ROYALE MILITAIRE, fondée ponr cinq oenls jeunes gentilshoasmcs en 1751 , par Louis XV, réof^nnitée sur mPpkn plus vaste et mienx ordonnépar Lonb XVI , le Digitizeu L.J ÉCO a5S 1" février 1776. Douze écoles du même gfctirc furent éta- blies à Brienne» n Sorèze , à Tiron , à Rebais, à Beaumont , à Pont-le-Roi, à La Flèche, à Auxerre, à Vendôme, à Pont- k-MottMon f à Tournon. Six étaient dirigées par les Bénédic- tins, une y»r les Minimes, deux par ki Oratoriens,iine par les ebanoine* rë^lien de St.-8aOTenr; qoelqnea-uttcf ont été eottierr^eft comme ëta^Ustemeni pftrtie«Kert t Anxerre , $0- i%M| ete* Lei bètimem do>réoole-militftire de Porii nfr tnmpt la sûreté de ses firontfères. Dans un méosoire qn*il pré- ienta au roi, on lit, que i* la contrainte des conversions a ins- piré une borreur générale contre la conduite des eccl^iasti— ques, qui n'ajoutent aucune foi à des sacrcroens qu'ils se font un jeu de profaner; 2" que le projet de convertir par la violence efit eftécrable^ contraire à toutes les vertus chrétiennes, mo- jnlce et civiles, dangereux pour la religion même, puisque les sectes se sont toujours propagées par la persécution , et qu'aprèa Us massacres de la Saiat- Barthélémy, I|Q nouveau dénmabrenent des flLi^enots prouva que leur nombre s'était «•cru de 100,000. .On sait quel fut raocneil fait aux. courageuses remontrances de œs définiseurs de la religion et de Finfortune. Le Fr Lachaise fit W|Ém ^ Féoélen sa noble résiMnoe en le rayant^ de la Digitized by Google ÉGO 839 feuille det b^niSces, où il ëtait inscrit i^t l^éfédié 4e Poi- tiers. Un des premiers bienfaits de la rë%'oIution a été la res- titution des biens des protestans nux liëritiers de ceux qu'on avait si injustement dépouillas, /^.protestans. * ' 'éducation. Nous ovons semé dans diffërens articles (V, icmMêf ACAnÉMisf, collèges, etc.) toutxe qu'on peut dire •ur ce sniet* Let OMÎiODt d*édac«4iim el dV^teigneiiient pa« blio aont bien plot aooibreuet qu*aiitrefbU9 et l'ëtebliitene^t. det écoles d'enseignement mutuel portera bici||6t le dernier coup à la pieme ignônmee» Il s«^t aussi ' difficile de tronrer aujourd*hm un «ctoin qui ne nKas Ure et écrire, qu'il IVftt été dans les temps chevaleresques de rei^bntrerun gentilhom- me qui sût signer son nom, ». ^* ÉGOUT GENERAL DE PAJllS. Une ville bâtie au milieu des marais dut s'occuper d'abord de se garantir des miasmes meurtriers qu'exhalaient les eaux stagnantes qui l'assié- geaient de toutes parts. Le premier ëgout général fut ouvert à l'extrémité de la rue du Calvaire; il traTevsait les fan- bonrgs d« Temple « de SainuUartin, dè Saint-Denis , de la Nouvelfc-FiAnce^ de |J(ontmartret déS Porcherons, de la Ville-l'Evcque, éaiÉMt, les Champs-Elysées et le bas de Cbaillot jusqu'à la rinère. Cet égout n'était qu'une tranchée creusée dans des marais, sans maçonnerie, sans pavé; aussi fol-il bientôt engorgé. En 17 if), la ville fut forcée de détour- ner les eaux des égouts de la Vieille-rue-du-Temple ; on ou- vrit un nouveau conduit depuis la rue du Calvaire jusqu'à la rivière, près du bastion de l'Arsenal. Ce conduit fut insuifi- sant| en 17^7, la ville fit reconstruite, dans toute sa longoeorf cet ^gout général » et l'en établit un réservoir dont les eaux dirent nétoyer oet égont^en cas de besoin. L*égout et le r^ servoir furent construits sur les plans de Bcaiisira, archttectè dn roi et inspecteur des bâtimensde la Tilla; cet habile arcbi» tecte a donné son nom h une rue du quartier Saint-Antoine ^ près de la pince de la Bastillf. Depuis ce grand travail on dut niveler quelques rues et diriger l'écoulement des. eau 1 ; de- puis la révolution jusqu'à nos jours, d'importantes répara- tions ont été faites à cet égard. Tous les égouts de l'intérieur de Parisi a rexception de celui du PonMit, M Saint-Denis» sont maintenant yoùlés et revêlus de maçonnerie. Le grand <5gout commence rue ieille-dii-Temple; il entoure presque toute lu partie septentrionale de Paris, et, suivant Textrdmi- ié des Champs-Elysées, il s^étend jusqu'au quai Debilij, où il wt jette dans la Seine. Il reçoit dans son cours un grand nom- Bre d'égCMits de pe^^ d'étendue. Voioiy «p^ T^out général ,* les égonts les plut/emarquablat. %^De BivoU', depuis le palaî/des Tuilorias jusqu'à la rue St.<^Flarentin^ il a été achevé en 1807. . — De Saint'Denis ; il sert de base à Taqueduc appelé la Galerie de St-Laureat. On Ta terifoiné en ilBdo. rue ^fbitftnatlre , terminé eu 18 la* Il sert de con- duit aux eaux du canal de TOurcq. ■ ^ — De la rue du Cadran: il a été. le dernier construit: on Ta terminé en 1812. Les égouts de la partie méridionale de Paris, du quartier de la Cité, et de Tile de St. -Louis, sont moins considérables* Etendue qu'embrassent les égouts de la partie septentrio- nale. • âi,oao mèt. De (a partie méridionale* ••..*'••.•**• 4»^^ De la dté et de l*tle St.^Louts* sBa ÉLECTION DE PARIS. C'était une partie de ràncienne divistbn territoriale de la France ; elle avait dix^huit lieues de long, et sa largeur était h peu près égale; les anciennes divisions par provinces, généralités, élections, bailliages, etc., ont été, depuis 1789, remplacées par les départemens, les dis- tricts ou ârrondii>semens , les cantons et les communes. L'élection de Paris comprenait St.-Germain en-Laye , Meu» don, St.-CIoud, Sèvres, Bellevue, Madrid, la Muette, Surène, St*-Denis, Yincennes , Charenton , ConÛans, Choisi -le- Eoi 9 Gachant^Arcueil, Arpajon, Montlhérj, Poissy, Lagny, Mont- Biorencit Nanterrr, le Mont» Valérien, Gonesse, Amboile« ibidrexi, Aatotty, la Bretonniëre, Aubervilliers ou N**D.-dee» Viertns, Aulnay, Bagneox, Bagdttet, Monteclair, Boodies, la bois Boijlogne, le Bourg-la-Reine, Brie-comte-Robért, Er- blay, les abbayes d'Hërivaux, d'Hermibres, I^sy, Leuville , Longjameau, Morangis, Lusarches, Man oncy, Marly-la-Ville, Menons, St,-Maur.dcs -Fossés, Bug, Chaillot, Cbciles, Chilly, * • dray, Mont-Rouge, Nenîlly-sw-Mriierv Orly^ Otoîr, Paisf^ Crône, Palaiseau, le Plessis-Piquet, Roissy, le Trou-VassKii , Sarris,vSceaux, Senlices, St.-Sulpice-de-Faviî'rt », Torcy, Thori- gny, Tremblay, Vanvit-s, Val-Grand, Vai-Pt'tit, Ville-d'A- vray, Ville-Juif, Villeneuve-le-Roi, Ville-Preux, Mont-Jai, Ville-Vaudë, St.-Verain, Villeueuve-St.-Georges, Marly, Bi- eétre, la Salpëtrière, Clichy-la.Gareniie, Beauté, Gentilly^ Ait- tCtti4k Asniëre, Fonlenay-aux-Roses, Limay, etc.^ ÉLÉPHANT (foataine de i'}, place de la Batti dissement, située snr TeiBphiceaij^ de la Bastille; on Ta bà«* tie sur les dessins de M. Alavoinir.- Au milieu ^mm vaste bts- tin de marbre, dëooré de bas-ipeliefs, sVievera un ëlëphant oo- lossal en pierre, recouvert en bronse; l'eau jaillira ^ sa trompe. On en voit le modble, aprës aroir obtenu une per- mission de MM. les conservateurs des raonumens publics. Ce monument triomphal était ëlevé en. mémoire de nos vic- toires dans l'Orient j on croit que ce projet sera changé, et qu^on substituera ii l'éléphant le6 figures colossales de la Seine^ de la Marne et de l'Ourcq. ÉLISÂBËTH (Ste.-). Cette église fut bâtie de 't6a6 à i65o, pour les Fiiles^e-^.-£lisabeth , des secté H ordre de.St.» François, rue du ^nipla#aM 107^ 109. Le couvent fut lupprimé en 1790. Valise a été rçstanrée et>^st anjonrd%ui ^ la seconde sueour^ed» Itt péroisse ^^^ainl - Hieolas - de»* Champs. Son pOrtaA >st dëooré de pilastres doriques et ioni- ques* L*arcliltecture antérieure est dorique. £LËVES>, boule- vard du Temple, bâti par le sieur Teissier en 1777, ouvert en octobre 1778. La salle était assez jolie, et la troupe se com- posait de quatre-vingts élèves de Tacadémie royale de musi4{ne. |4s débutèrent par^ Jérusalem délivrée, pantomime; diverses autres pièces succédèrent à celle de Tessier, et ne furent pas heureuses. Ce théâtre fut fermé, par ordre du roi, en 1786* ÉLÉMENTAIRES D'ENSEIGNE^IENT MUTUEL (éco^. iea)' On en compte cinquante-quatre à Paris dont dii^neuf gratilties. Les plus remarquables, pat leur étendue, la beautd des salles , le nombre des élèves et le choii des maittes , -sont a4a lÈUO celle de M. Morin, rue Louis - le - Grand ; et, dans l'île St.^Louis , à Tancien hôtel des Fermes, celle dirigée par M. Magnien, dont la belle - sœur, madame Philibert, di- rige, à l'hôtel Bullion, une autre dcole pour les demoiselles. Ces écoles sont distribuées de manière à suflire à tous les be« soius des familles. Elles se trouvent dans tous les quartiers da Paris» potomment rues St. - Dominique , Fleunift Popiiu eourt, l'ont - da - Lodi , du Coq , à la flalla - ans - Draps ; mes Gar^tier* du Petit-lfiuc« de la Chantrerie, Sc^ae- ^iua4e.ri6pital, des Bons-EAfant, Mandar, Pontoise, eto. Il serait à ddsirer que les prix fusstet plus modérés pour les Àmilles peu «isées et qui se trouvent trop ébiguées deséeoles gratuites. Sept années de succès ont asfes démontré la supé- riorité de cette méthode sur Tancienne , qu'une inconcevable prévention soutient encore. Cette prévention n'est heureuse- inent pas contagieuse. ' ÉLOI (ceinture de St.-). j^, église de st.-éloi. ■ £LOI (chapelle de St.-}, rue des Deux-Portes-Ste.-Ûppor<> tnae» On l^|>pelait aussi chapelle des Orfèvres , parce que la communauté des orfèvres TaTait fait bâtir. £lie a subsisté Qomme obapelle jusqu'en. 1786 1 elle est devenue alora i|ne pfO|»rîété particttlih*. ELOI C^li«e St^) , monastère .fltoé la Gté, s«r Tem- plaetment de Tancien couvent des BanmPt es. £!e monastère pvaît été anciennement Tabbaye de St.«Martial , fondée par St. £loi , argentier du roi Dagobert. Il avait changé de nom et de destination. Les religieuses qui l'occupaient en avaient été chassées pour leur inconduite. Suivant la charte de Philip- pe ^ religieuses de l'abbaye de St.'Marlial se livraieufi Il sans précaution, ainsi que sans pudeur, aux excès de ia foi^ » nication, et méprisaient tous les conseils et t<)utes les correc- • tioms- ^llei persîftaicnt publiqqement dans lents désordres* w et profanaient le temple du Seigneur par leur liberlînni^e » accoutumé. » ifUsf, dfi Paris^ par Féltbicn, tome III» page 55). Galon, dvêque de Paris, provoqua et obtint leur sup- pression, La maî#on fu^ donnée à l'abbaye de St.-Maur-de»- Fossés. On substitua au titre d'abbaye celui de prieuré de St.» ^^|9Î> Uabbédtt St.-Maur et l'évêque de Paris possédèrent Digitizeu Lj, »^jO ELY s4S fuccessivemcnt ce prieuré, qui fut rendu au premier en i j34. Cette restitution fut connrmée par ic pape Innocent II ei| II 56. Les hâtimens, mal «ntretenut 9 tombaient en ruiaaf| ils furent démolis. On ouvrit sur leur emplapcment tiiiePaul. Lors des débats sanglant des Bourguignons et des Armagnacs, eette prison, comme toutes celles de Pnris à cette époque, fut le théâtre des plus horribles assassinats, tte lajuin i4>8» 'es égorgeurs qui s'é- taient organisés en confrérie à Saint-Etistache, sons le nom de confrérie de St.-André, assaillirent la prison de St.-£loi. Un seul prisonnier parvint à se soustraire à leur fureur, Philippe de VillaUey abbé de St.*Dcnisj il se revêtit.de ses babits m* cetdotaux, se mit h genoux devant Tantd, tenant en ses mains une hostie consacrée. Les assassins n'osèrent le frapper/ Cette prison, qui fut destinée defmis aux femmes, m été détruite il 7 a tifili- long-temps. • ^ . ÉLYSÉE-BOtTABON ( pal Aie 1 ), rue du Fanbourg-St.- Honoré, n* Sg, 1*' arrond.,Q. des Champs-Elysées. Le comte d^lEvreux le fit construire en 1718; il appartint ensuite à la marquise de Ponipadourj à la mort de cette favorite, Louis XV en fit Tacquibilion, et le destina aux ambassadeurs extdL ordinaires; en 1775, il fut acheté par le tVrniier-générai Beau- jon, et, après lui, par la duchesse de £ourbon , qui ritabita jusquen i790. X'£lysée devint alors propriété nationale ; di*> Térs entrepreneurs ^ étaMImt toiir-a*tour dei fêtes puMi* ques, des feux d*aflitesV iMe maison de |eu. Ile Le prine^ Murât en devint propriétniye en i8o3s à son départ pour Ma- ptes« Murât laeédn i Tlmpereur Napoléon , qui vint souvent lliabiter; jusqu'en 1814 « ^ appela ce palais TElysée-Napo* léDo. Il devint depuis la démence du duc de Beny^ il a été abandonné , à la mort de cè prince , par son épouse. ÉM AILLEURS , ouvriers qui travaillent en émail. L'émail est une matière vitrifiée, entre lci> parties de laquelle est dis- tribuée une autre motière qui n'est pas vitrifiée. Les émaii|eurs Digitized by Google 944 £MP a^iaienl ëié rëanis en cbrps sous diarles IX 9 par an édit du6 fuillfil i566, renouvelé en 1671 , confirmé sous Ûenri m et Henri IV* En 1706, un «rr^ du conseil les réunit k la commu* ■nnté des mattres verriers»faïenciers. V* paÏeucibks. £MBAL*LBUAS. V, comETiERs-MALtsmas. EMIGRATION. Nous ne plaçons ici cet article que parce qu'il j>e rattache à l'histoire d*un quartier de Paris. Au com. çiencement de la révolution, Témigration des nobles fut d'abord peu nombreuse. Louis XVI {Oublia plusieurs pro- clamations pour rappeler les ëmigran» ; mais il voulut partir. \ui-mê me en 1791, et deptiis lors l'émigration aug* menia considérablement. Ceux qui avilenl franchi les fron* titres, faisai^t remettre \ ceux de leur parti qui étaient en France , des lettres menaçantes étdes quenouilles. • Le faubourg Saint-^ennain lut le seul quartier de Paris où les. effets de cette émigration se firent sentir. Presque tous les bdtels furent abandonnés, et ensuite confisqués. Les plus considérables furent occupés par des administrations, et. ne furent pas vendus. Les anciens propriétaires, rentrés en France sous le consulat , ou à la suite des étrangers eu i6i4) X)nt été remis en possession.^ EMPOISONNEURS. Ils s^étaient tellement multipliés sous le règne de Louis XIY , que l'on fut obligé d'établir un tri- bunal spécial pour les juger souverainement. Les crimes dè la marquise de Brinvilliers et de m%Blame de Mauvoisin, plus connue sous lé nom d<$ La Voisin, inspirèrent moins de rarpfbe que d*faorrenr» On voit figurer dans, les nombreux procès jugés par la commission extraordinaire qui siégeait à l'Arsenal, les noms des premières familles la monarchie, et ie fils mêrae*de Golbert, que la dépravation de ces temps trop vaiit**s avait aussi perverti. Nous craindrions de révolter nos lecteurs en transcrivant la lettre de Bussy-Rabutin an sieur de la Rivierre, 27 janvier 1680, et publiée dans le sup- plément de ses œuvres, 2® partie, pag. i55 et suivantes. On sait que la marquise de Brinvilliers et La Voisin furentcon* daaméa» au f e u , et eaéeulées. • On voit aussi figurer, dans cette épouvantable séria de foA*^ fiiiU) des pr^as «t de» ehffs éoimaîsons ra4igiettses. I Digitizeu Lj, ENCEINTE BE PARIS. Viyjr, mois i»*s«cbi«tb. ENCLOS. Les plut oonftidërablet étabnt çeox de f ibba je St^-Antoinev de Pabbeje St.^erisuii-det-Prés , de la Foire» St * Laurent, de St.-Jeen-de-Latraii, de St.-Martifi-des-. Champs, du Temple et de la Triuité. Il serait dilEcile de les reconnaître aujourd'hui ; de nouveaux établissemens plus utiles, de nouvelles rues, se sont éieve's sur leurs enpla- ^ ♦ cemens. .£NCOURAG£M£NTde 1 industrie nationale(sociétépoiir 17, me du Bac 9 hôtel de Boulogne, fondée en Van v> par lai principaux fonctionoaires du gouTemement et par une réunion de propriétaires » de savans et <É nanulaoturiers. Cette société a été instituée pour raméiioration de l'indut-» trie française; ses moyens consistent : * 1* En envois de modMes, dessins eu descriptions des invc» tions nouvelles. 2* Expériences pour apprécier le mérite de Tapplication de« nouvelles luetbodes proposées. 5° Récompenses , avances ou eiicouragemeus aux artistes dont les travaux sont reconnus utiles. * 4<' Publication d*un bulletin di&tribué exclusivement aux socÎL^taires, contenant Taononce raisonnée des découvertes relatives à Tindustrie, faites en France ou h 1 etrapger. 5® Distribution de prix obtenu» sur des sujets dont la socié-« té a publié les programmes.- Cette société se compose d'envi* ^ ron six cents membres de Paris ou des départemens. Elle tient deux séances solennelles pur an. Son conseil d'administration s*asscmble le mercredi, de quinxaineen qninsaine. 11 suffit 9 . pour être reçu sociétaire, d*étre présenté par six membres ad-« rois par le conseil, et de s'engager à. payer une contribution a de trente-six fianci.. Les travaux de cette société ont beaucoup contribué aux *, progrès prodigieux ^ui ont signalé Tindusitrie française depui;S plus de vingt ans. ENCYCLOPÉDIE, immense recueil qui comprend toutes las ffîffFi*— et tous les arts, leur origine, leors progrès, ^ e( à la réduction duquel ont contribué les plus grands écri- vains du lê* . siècle* Sa pt|biicatiQn éprouva des obstacles • % Digitized by Google M4S £lf F , qui parurent long-temps insurmontables. Elle a marqué le terme où s'étaient arrêtdcs Jcs connaissances humaines ; elle» ont fait depuis d'immenses progrès. L'Encyclopédie est encore un monument qnt honore le siècle qui l'a vu «'«iever^ et la France qui Ta produit. ENFANT JKSUS (Filles-de-r). V. hôpital des ERFARi. £NFANT*JKSUS (Orphelines de-r), et de la Mère-de-Pn. retë, rue des Postes, au coio Je Timpasse des Vignes, a* 5. Cètlenaisoii, eomoieiicëeen 1 700 par quelqaes Parisiens, sans ITantorisatioB de Tarclievèque, fut aelietëe en 1711. On y fit eanstrvira das- classes et un réfectoire. L'établissement fut autorisé par lettres patentes de juillet 17 17. L'objet dé cet établissement était l'instruction des jeunes filles orphelines de la ville ou de là campagne. Elles pouvaient j être admises dès râge de sept ans , et y rester jusqu*à vingt. En 1754, les filles séculières qui dirigeaient cette commil* fiimté furent, sans qn^on en ait fait connaître le motif, rem- placées par des relif|ieiises de 3t«-Tbomas^e-yillcneuTe^ qui y tiennent encore des pensionnaires infirmes. ENFANS-BLEUS. ^. bopital ob la Tmimi. X9FAN5-R01TGES (hâTpital des), rue Porte-Foin, an Ma. rais, fondé en i536, par Marguerite de Valois, sœur d« François pour tous les orphelins de père et de prière trouTéa à THotel Dî(Mî de Paris, h l'exception de ceux qui, éfant nés et baptises dans cette ville, devaient être transférés à Tbopital du St. -Esprit. Le roi ordonna que cet hospice portât le nom dTnfans-Dieu , et que les habits des orphelins fussent rougea. De là le nom d^Enfans Rouges. Cet établissement fut supprimé en 1772. La rueMolaj, nom' do grand-mattre des Templiers, que fit brûler Pbilippe* le«Bel « .fut perrée sur une partie de cet emplacement. £NFANS-I)£-l'HARMOmE(sociétédes), fondéeen 1 784, par le docteui' Mesmer qui la présida. £lle avait pour objet l'enseignement du maghétisme ; la société se dlrisa. Les dissi* dens reprochèrent h Mesmer de n'avoir pas satisfait à ses cn- gagemcns. Celte scis-ion donna lieu à un débordement d'écrits polémiques, et la société fut dissoute. ENFANS-S ANS-SOUCI, troupe de comédicM, présidée 4 Digitized by Googl # £NF 147 ptr le prime$ d&i tots^ «uiquelt s*anoeièml let ooqMtm de la FÉMioir. Les piëeet joiiéet par les Eafiiiif-gaDf-Sûiici étaient dei fkrees mêlées de ehant; chaque feree finissait par des couplets d'une gaitë souvent graveleuse. CVtait la petite pièce obligée des mystères. ENFANS-TROLVÉS (hospice des), rue d'Enfer, n« 174, dans l'ancienne maison des Oratoriens. Le pieux Vincent de Paule Mcueillit, en 1640 , trois cent douze enfant délaissés, intéressa en leur faveur la seasibilité des mères opulentes; il Ibada ua liospice pour les recevoir^ et institua les sssarsda la Charité pour la datiarvir. Ces anfrns foent trmÊâiMê jêm FtervIs-l^tre-DaBBa dans la ■aisaa da la Boorba da la rua d*EnfiBr. Cal lioapi<9e «'ait destiné qu^ns 'aïs Ans au-dessous de dena .ans;. ceux qui sont plus âgés sont placés dans rhospice des Orphelins, faubourg St.- Antoine. Les pareus qui veulent retirer leurs enfans, avant que les recherches en soient faites, paient trente francs pour les frais. Les enfans nouveaux-nés sont immédiatement lavés et pe- sés ; si leur poids est au«dessous da six livres, il y a peu d*eipoir de les conserver. Ces enfans sont oonBés à des ber- ceuses sous la diractioa d*luia premièra surveillante x deux tàan da ces berceuses foui le service de jour* et Ts^ré tiers fcit le service de nuit. Lea salles qu*on appelle créiches sont garnies da berceaux ' séparés les uns dea autres/ La nombre des enfiins exposés dans les traite premi^s -années de la fondation de cet hospice , c'est-à-dire jusqu'en . 1670, ne s'est jamais élevé nu-dessus de cinq cents chaque année. Il s'accrut dans la suite jusqu'à deux mille; à la fin du 17* siècle, il excéda une fois trois mille; dans chacune des trente premières années du 18*, il ne s'éleva pas au-dessus de deux mille deux cent vingt-cinq. Ca nombre augmenta en 1771 et 177a. Depuis 1775 jus» ^ifyn 1777» trentc-um mHIe neuf cents enfans furent portés à cet bospioa t 11 en périt vingt-un asille neuf cent quatrc- vingl-ciuqi et troia mille quatre aant quatra«vtngt-onsa dans ^ la fvita da la preoiièc* nnnée (1771); il ta BMumt dam lé Digitized by Google # 248 £NF seconde (1772) treize cent vingt-cinq. A la fin de 1777, U Bt restait des trente-un mille neu£ cent cûiquaiite>un enûiDSf que quatre mille sept cent ODSe Tivant» . # Depuis 1741 iusquen 17^0, le Dombrtt des en&vi esposé* a été de deux cent mUle quatre ceot soixante^nq» Depuis et ebmprit 1789 )usqu*aa 9i décembre i8i3, le nombre a été de cent neuf mil'e six cent cinquante; il en est mort dans l'hospice trente -neuf mille trois cent trente. Depuis 1793 jusqu^en 1801 , le nombre des enfans envoyéê a rhospîce nVi pas excédé trois mille; et dans la seule an* née 1812 , leur nombre s*est élevé a cinq miOe trois cent quatre- ▼îngt^ttatorse. Dans l'es|g|aee de dix années (,i8o4 ^ i8i4) 1 16 nombre des nourrices employées à l'hospice a été de trente- six mille quatre cent soiiante-bnit : terme moye^ par annéCf trois nîl le six cent quarante-six. ENFANS ( hôpital des ), rue de Sèvres, n° ^, lo' àrr., Q. SL-Tliomas-d'Aquin. Cette maison est dcslînt^e à recevoir les enfans malades. M. Languct de Gergi, curé de St.-Sulpice, secondé par la reine Marie Lctzin>ka, femme de Louis XV, ' la fonda en i736 y en faveur de trente jeunes filles de condi- tion, sous le nom de Communauté des Filles de rjui funt-^ Jésus y ou des FUUs du curé de St*~Sulpicet Cet hôpital est maintenant destiné , comme nous Payons dit , k recevoir les » enfans au-dessous de Tàge de quipse ans-, attaqués de mala- dies aiguës. Le notaibre des lits est de cinq cent cinquante. • ENFANS-TEIGNEUX (les), rue de la Chaise, n" 26, lo* arr. , Q. Saint-Thomas-d'Aquin. Cet hospice lut fondé en iG5o. On a réuni les bàtimcus aux Petites-Maisons , et Ton traite maintenant les enfans tei^eux au n" S y dans la même ru^. Enfer (l^. On appelait i^nsi les tripots pri v i légiés ouverts dans presque tous les quartièn de Paris. Le lieutenant de police Sartines, en les autorisant, en avait multiplié le nombre; et les plus eousidérablei, étaient ceux de madame de Selle, rue Montmartre; de madame Chaptiron, rue de Cléry, de madame de la Sarre, place des Victoires ; de madame de ^'onlcnille, cour de TArsenal. Les autres, ^unombre de vic^, • Digitized by Google étaient tennt par daa valets de gn$iéê seigneurs qui leur «tai^t obtenu ce lionteuic privilège. fBVX. ENFEll (boulevard d'j. Il commence boulevard du Mont- Parnasse, et finit a la Lai rière (i'Kiifer. La plantation de ce boulevard, auquel la rue d'Enfer, dont il est voisin, a donné son nom, fut achevée en 1761. EJVFEK (porte d'). £lle était située à lextrémité méridio* nale de la rue de la Harpe^ à l'endroit ou se trouve mainte- naijit une fontaine* Bâtie en laao, cette porte faisait ^rtie de Tenceinte de PJhîHppcrÂuguste. On yaptpelait jencore au siècle GAars^ /et par altération Giihen et Gibert. Elle dtait aussi désignée, en 194^*<>v^a nom àeUpstiumFerU^tn 1371 I^aj^ium Ferrif en i5i 1 Porta In/tmi^ en '1879 ^^'^^ Ferri; le imÎ|£Il Porte-^' Enfer b prévalu, peut-être par la même rai- solR^ii a fuit donner à la vxxd iï Enfer If nom qu'elle a encore maintenant. Elle reçut à la fin du i4* siècle le nom de porte St.-Michel^- parce qu'elle avait été réparée ert iS^/i, époque delà naissance de Michelle, fille de Charles VI. Elle fut démolie en 1684. ENKEGISTUEMENX (direction de 1') F. domaiubs. ENSEIGNEMENT MUTUEL (écoles d*). La méthode kn- eastrîenne n'est pas^ du mbins p6ar la France, nn mode ab- solîiittent nouveau. L'iidée de fiiire. instruire des enians par d*autres eifEgins, existait jadif pour tontes les partie» d'eniei- gnçment élémentaire. 11 s'agissait de réduire cette méthpde n un système uniforme, et on y est heureusement parvenu; ses l^eureux résultats ont été généralement appréciés. Le premier établissement de ce genre, h Paris, est celui de la rue St.- Jean-de-Bcauvais; il fut installé le septeml^re i8i5, d|iis l'église de Tancien collège de Lizieux. £NS£iG?^ES. Avant 1761, l«Ldessus de la plupart des bou- tiques 'était chargé d'énormes enseignes qui menaçaient d*écraser les passans. Lé 17 septembre 1761, M» de Sartinet, . lieutenant. général de police, rendit à cet égard une sage or-» donnance qu'on suit encore « et dont nous allons extraire lee dispositions principales. Cet extrait est à sa place dana ma dictionnaire tel que le nôtre ; Il peut êtce titile à plusienit'de nos lecteurs. Yoici les articles les plus important de cette Digitized by Google s5o ENS doonance s «TV>O0mtfKliMidsel«rfittiiis,deqadqucëtatefdMi- dition qu'ils soient, et gdnëralenient toutes personnes qui se servent d'enseignes pour l'exercice et l'indication de leur com- merce dans la ville et faubourgs de Paris, sont tenus de faire appliquer leursdites enseignes en forme de tableau, contre le mur des boutiques ou maisons par eux occupées , lesquelles en- seignes mû pourront avoir plus de quatre pouces de saillie d^ëpaissemr do on du mur, en y comprenant les bordures ou téHtwtmi» ornemens que le propriétaire jugera à propos d'j «jouter, tant pour la dCooratioii de sadlte enseigne, on de sa profession. Ordonne pareilletnent que tons les étalages ser- vont à indiquer tel commerce ou lelUi profettion, et qui se- ront poi^au-4^usdes aurents, ou an-dessus du rca^le^ las- sée des maisons qui n'auront point d'auvents, seront ^ÊÊÊ' nient supprimés et^^duits à une avance de quatre pouc^WTu nu du mur; comme aussi que tous massifs et toutes figures en relief, servant d'enseignes, seront supprimés, sauf aux particuliers, marchands ou artisans qui les auront, à réduire lesdites figures et massifs à un tableau qu'ils feront de même appliquer aut façades des boutiques et maisons par eux occu- pées, ele* Ordonnant en outre que lesdits tableaux servant d'enseignes, ainsi que les massifs, étalages et figures en relief,' dont 1» suppression a été ordonnéè pour être réduits en ta- bleaux, seront «ttaebés avee crampons de fer, haut et bos^ iéellés en pJAtre dans le mur, et reeoumnt les bords du Ul* bleau ondes susdits étalages, et non simplement accrochés on suspendus, etc^n Avant la révolution on faisait assez peu d'attention aux en- seignes. Chaque corps marchaud avait un nombre déterminé de maîtres, qui n'avaient point à craindre qu'on leur enlevât leurs pratiques ; .mais depuis la liberté des professions , les marchands ont 'compris la puissance de Tenseigne, et de vé- ritables artistes leur ont alors offert leurs pinceaux. Dés \en^ nés gens du plua grand mérite, les Abel-Pujol, les Couder, les Thomas , les Gosse, ete., ont lait plusieurs enseignés qui se diatingucntautant pur Texéciitien que par l'heureux dioix des sujMa. Ce sont eux qui oui valu k cette yaste odérie de ta- bleaux le nom de mméedet rues. Digitizeu L.J ^1 EUT 95 1 ENTKÉE (droits d'). Ils av.iient étd abolis le i^' mai 1791^ ils out été rétablis sous le llPrectoire, en l'an 5, sous le nom àHoctroi de bienfaisance^ dont le produit devait être exc^fuive- ■MBt ^ecté aux hôpiuuxé ÊNTR^ ibË PAlliS. Les péages et droits d'entrée se per- cevaient, du temps de St. Louis, au passage du Petit-Chfttelet. D'après un tarif cite parSaint-Foix, un marchand qui faisaiten^ trer un singe pour le vendre, payait quatre deniers ; si le singe appartenait à un jongleur, il pouvait, en le faisant danser et jouer devant le préposé, s'affranchir du droit d entrée pour son singe et son bagage. On attribue à ce singulier usage le proverbe pttyér en monnaie de singB* Les jongleurs s^afTran- chissaiènt aussi du droit, en chantant un couplet devant le péager. On a accusé SaintFoix d^avoir inventé ce trait; 11 l'a bien réellement tiré des éiablistemens d'Etienne Boislève, pré- vdt de Paris en ia35.£n voici le textes « Li singe au marchand doit quatre deniers, se il, \wmt vendre, le pprte; et seli singe est h home qui l'ait acheté pour son déduit, si est quite, et se li singe est au joueur, jouer en doit devant le péagier, et, par son jeu doit cire quite de toute la chose qu'il achète à son usa- ge. £t aussi tous li jougleurs sont €|uites ^ar un vers de chanson. « ^ ENXAl^POT D£^ VlNS £T£ÀUX.I>£.VIE, quai Saint- Bernprd* tJneiialfe aux vins avait été établie sous Louis XIV, en 1662. Le projet avait été autorisé, dès i656. L« privil^ en dirait été accordé aux sieurs de Ghapsarande, et de Banr, i^arécliaMe-camp. Les administrations des hôpitaux s'y op- posèrent d^abord, et cédèrent enfin, en 1662, à condition qu'elles recevraient la moitié des bénéliees. On joignit à celle halle la chapelle de St.-Ambroise. Cette halle était insuffisante pour les besoins de la capitale. Le plan d'un nouvel établissem^t fut arrêté par un décret iipp^'ial du 5o mai 1808. Les travaux- coantM^ent sopis la direction^et sur les clessîo* de M. Gauehery architecte. La première- pierre fut posée l« ^ Le 3o mai 181a, la eharpeate d*«y des inarcbés fut posée, et le i7'déoeBdbresiiifaat, le eommeiee dee ceu%-de-vie put dispoaer de deuE ballet. Le 5 aoàt 181 5» Digitized by Google a5a quAtre autres hallef , furent livrées an commeree. Les celliers du cûtë de la Seine furent comnUncës dans le courant de i8i5, et le 8 novembre i8i4, cinq celliers du côté du quai furent ouverts aux. marehands de vins. Les travaux se ralentin nt en i8i5, iSif) et 1817. Les masses de constructions commencées ne furent terminées qu*en 1818. On s*est ensuite occupé de la fondaticm des bâtimens du cdté.de la rue St.. Victor. lU se composent de vingt-trois cel- liers ; une grande partie a déjà été livrée au'oommerce. Ces Immenses constroctions touchent à leur terme 9 et pourront eontenîr cent soixante mille bectolitses de vins. Les vins et eaux-de-vie conduits & Tentrepôt peuvent être réexportés hors de la ville sai^s être assujettis aux droits d'oc- troi. Cette exportation ne peut avoir Ireu que par la rivière ou par les barrières de Bercy et de la Garie. Dans ce dernier cas, les transports doivent suivre le quai et être effectués en deux heures. Les vins destinés à la consommation de Paris ne sont passibles des droits d octroi qu'au moment de l^ur sortie de l'entrepôt. ÉPARGNE ET DE PRÉVOYANCE (caisse d*), rue de la Vrillière, n<* ^ 4* arrond. Cet établissement est destiné à offrir à toutes les personnes économes et laborieuses un place- ment «ûr» à utiliser leurs épargnes pour j*avenir; les somanes confiées h cette caisse, en s*aocroissant par racpumulation des intérêts , restent néanmoins à la disposition de celui qui les a versées. EPAVES. Le droit d\'pa^'{'s, bris et naufrages ^ àont les progrès de la civilisation n'ont pu détruire les abus, du moins sur les bords de la mer, ne donne plus lieu aux mêmes reproches dans l'intérieur. On montre maintenant autant d^empressement h secourir les malheureux naufragés qu'on en mettait jadis h les piller. Nous ne citerons qu'un seal trait qui appartient à Thistoiredé Paris. On lit dans les re- gistres manoscrits du Parlement t « Le 10 février 1616, le pro- cnrauf^-général remenstra qa*il a eu afis, que pr^ Saint- Denis et aux environs de cette ville» sur les bords d« kt nvtere, se trouvaient plnsieurs meubles précieux et anttr«s tombés en ioelle , par la mine naguère advenue dc^maisima Digitized by Google MP a55 tnr let ponts St.-Michel et aux Changeurs, ^tk]aell oMlkibles ajant été demande's par ceux aaxqtaéb ils appaHenaîent, la dëlirrance en a été retardée^' sons prétexte des droits d^ëpaves, bris et naufrages, par ceux qui les ont trouvés, au grand prc^jiidice et dommages , tant des particuliers que du public; requiert qu'il leur soit rendus promptement , sans aucun droit d'épaves, bris ou naufrages, n Le parlement rendit un arrêt conforme au réquisitoire; la jostice et rhumanilé eussent exigd davantage, maison pro- nonçant dès tors Tabolition de ce droit, la oonr eût peutnStre tentd eo Tain de détruire nn abus fortifié paf une tradition antique, «t surtout par Pignorance et la cupidité des rÎTe- foins. ÉPÉE DE BEÔNZE. Cette arme curieuse, gravée dans Touvrage de Montlaucon, fut trouvée dans la rue Vivien ne. Des cuirasses de femmes avaient étë découvertes darîs la même rue par un jardinier qui creusait la terre pour deracuier un arbre (1628). D'autres débris de l'antiquité ont été découverts au même lieu, lorsque l'on creusa les fondemens de la nou- velle Bourse. £PlSOOTtES. Sous le rcgtie de Louis XIII, elles étaient considérées par les gouvememens et les cours de justice comme Teffet d'un sortilège opéré |>ar les bergers, et les malheureux accusés de ce crime imaginaire étaient condamnés an feu. Plusieurs condamnationi^ de ee genre furent prononcées par la commission de TArsenal , appelée Chambre des Poisons. * ESCULAPE (fontaine d»). r. oios-caillow. .ESGHALART (la Folie-). On appelait ainsi l'emplacement tur lequel a été établi le marché aux chevaux. ' iQUITATION ( école d'), rue St.-Honoré, n» 35ij. C'est celle du gouvernement. On compte plusieurs autres ccoles.de ce genre à Paris. ESPKIT (hôpital du Sai»t-). Cet hôpital était situe sur la place de Grève. Il avait été fondé en i562 par quelques bour^ geois , en faveur des pauvres orphelitos de Pains. Shan de Meu- Janf, évêque de Paris, y établit une confrérie du St.-Esprit, pour eibfter les Sdèles à soutenir cet établissement par leurs aum6ne|^ Le pnpe •XTrbain 'T confirma cette* fondirtion, «t Digitized by Google aSi ÉTA donai^W an «f^quarante jours d^indulgence à ceux qui Titl** teraientîce nouvel bô|»tal« Les chrétiens éclairés n auraient pa« vÎYemont «ttftqud le syatème des in4ulgences^ si elles fyaîent toujours ea une telle applioatioa et un tel but. On ^(«oevait dans cet bÂpital les orpbalias de l'un et Taotre sex^, quarante garçons et soixante filles, aux oonditioOs suivantes s il fallait y qu'lV» fussent niés de légitime mariage ; 2<> qtl'ilt fussent nés et baptisés a Paris } 5® que les pèfes et mères fussent morts à THotel-Dieu 3 4° il fallait aussi que ces orphe- lins fussent au-dessous de neuf ans. On leur apprenait h lire, à écrire, et rarithmélique. Us devaient donner en entrant l5o livres, qu'on leur rendait en sortant, lotsqu*ils étaient en âge d'apprendre un métier. LVglise et les bàtimens qui en dé- pendaient ont été démolis en 1800. On a oonstruit sur leur emplaeainent Tbètel du préfet de la Seine. iSPUW (séminaire du Saint-) et de V-lmmaadée'^Concep» tion^ rue des Postes* n<* a6,.i2*arrond.^.Q. derObserva- toire. Ce séminaire fut établi en 1705 pour Téducation des pauvres ecclésiastiques françab et étrangers. Il fut supprimé en i''9o. C'est maintenant une maison particulière. ESTRAPADE (place de T), entre les rues des PostM, delà Tieille-Estrapade et des Fossés-St. -Jacques, i2*arrond. Cette place a pris son nom du supplice qu'où faisait subir autrefois dans cet endroit aux soldats. L'estrapade était une potence au baat de laquelle on élevait le coupable attaché avec des cordes, pour le laistar retomber brusquement à ^elques pieds de terre. Lorsqu'on conunença de constr.uire le l'anthéon» cette exécrable machine fut transportée au marché aux chevaux* ÉTAPE on Marché au, vin. On appelait ainsi. dai cavei, celliers ou magasins d« vin, établis à la Grève sous les bâti* mens de l*bdteMe-ville. Cette étape avait été établia por Cliarles VI j elle n'exîste plus. ÉTAT-MAJOR DE LA PLAfE, place Venddmn, n* 7 , if'arrond., Q. de la Place-Vendôme. ÉTAT-MAJOK ( école d' ). Institution nouvelle pour les jeunesgensque rondestiuc à remplir le> places d'oHlciers dVtat- inajor dans Turmée active, et les commandemens des divisioas et des Qlaçes. lU ae formaient naguère daiaui les camps. ÉTI a55 ÉTËIGNOmS , nom donné eu i8i4 partiians dê robscurantitme. Cette plaisanterie fut mise à la mode. par le Najn-Jaune^ petite feuille semi-périodique fort pif urate. IHiiif lotu let tenpe 1 opitoion « flétri par des épigrammet cl des fiArjquétt ridicules les igoorans et les fanatiques* On luk appelait eomificieas an i a* sièelet cdottîiis ou du ni^imeut dé ' la calqtte au 18*9 et éteignoirs au oonneniBement du 1 9*. ' ETIENNB-DES^GEÈS (église St.- ) EHe était située rue St.-ÉtienDe-de»-0'r^, la» arrond. , Q. St.-Jacques. C'était uHe des plus ancieunes églises de Paris. On est incertain sur Tetimologie dcsonsurnora. Lés uns disent c|u il lui a été don- né à cause des marches qu'il y avait à la pll^freiidrait désormais pour guides dana la marche de son gouvernement. S*il est vrai (ce que nous ne croyons pas) qu'il ait consulté ces étoiles, il faut nvouer qa*il a en là de bien Iristès conseillers ; car jamais la France ne fut si •prî's de Digitizeu L.J v^jQi EUD a57 M perte que sous, le règne de ce prince, qu*on nomma le Bon^ et qu'il eût fallu appeler le Faible et V Imprudent, Son ordre de rÉtoîle» trop prodigué» tomba bientôt dans le mëprit^ il disparut en -1460 , et ne fut plui donné qu*l trois cheralicn , qui ne le portèrent que eoqiime marque diktinetiTe de la place qu'ib occupaient. L'un était le cheralier du guet de Paris , loutre de celui de Lyon, et le treikièrae de celui d'Orléans. Cet ordre s*ëteignit enfin entièrement à la révolution y ayec les fondions auxquelles il ëtait affecté. ÉTUVES ou bains. Le droit d'en avoir était spe(nalcment attacbé à la communauté des maîtres perruquiers, {l'. bai- cVEoas-iTUviSTEs). Ces maisons de bains étaient le rendez-vous des femmes galantes qui, par leur condition ou leur état, étaient obligées de cacher leur dérèglement. On aurait pu donner à ces lieus de plaisir et de prostitution un nom moins bonnéte. Ifaillard, dans des sermons remarquables par une énergique crudité d*expression • a'élera avee force contre les desordres dont ces maisons étaient le «candalens théfttre. Mesdames ^ distoitrîl, n*aUeS'¥Ous pas auxétuves^ faites-vous pas ce fu^l^us savez? Les étuves se maintinrent long-temps; on cessa d'y aller vers la fin du 17* siècle. « Auparavant elles étaient » si communes, dit Sauvai, qui écrivait au commencemeat du m' , qu'on ue pouvait faire un pas sans en trouver. » £UD1ST£S (communauté des). C*ëtait une congrégation de prêtres séculiers dont le dcToir était de diriger les séminaires, et de (aire des missions. Ils aTaient été institués sous le nom de Jésus et de Marie par le P. Eudes, frère de l'bistorien Eudes de Méserai. En 1671 , ils s*établirent près de St.- Josse, églûe qui était située à Fangle des rues Aubry-le-Boucfaer et Quim - campois. En 1705, ils acquirent une maisoti rue des Postes, li^ ao, qui d'abord leur servit seulement d*hospice; ilsdeméu- r^reut ensuite cour dn Palais, où ils desservirent la basse Ste- Cbapellej et, en 1727, ils vinrent s'établir définitivement dans leur maison de la rue des Postes, qui est maintenant occupée par les dames de Ste.-Mane. Les ecclésiastiques qui venaient 2i Paris trouvaient dans la maison des Eudistes, à des ^^j^ modérés, un logement commode. Les £udistes furent sup- primés par décret du 5 avril 1792. Digitized by Google s58 EUS EUSTAGHË ( église St^), roes Tninit et du Jour, 3* arr. « Q. St.-Eustache. On ne sait rien de positif sur l'origine de cette église. On pre'tend ipie la chapelle de Ste. -Agnès , qui existait dans cet endroit au 12® siècle, prit le nom de St. -Kus- tase ou St. -Eustaclie , martyr, et qu'elle fut alors e'rigcc en paroisse. L'église de St.-Eustache, telle que nou^ la voyons aujourd'hui , fut commencée le 19 aoùtiSSa^ et terminée en 164a. Cette église renfermait lei tombeaux du grand Colbert y du marquis de Seignelai son fils , de Marie de Goumaj, morte ea' 164^ f à qui noua devons la première compilation des Esiais àe Momaigrte ; de Voiture , si^ célèbre taclie. Il se nommait autrefois cul-de-sac St.-Eustache. EUSTACHE (place de la Pointe-St.-). Elle commence rue de la Tonnellerie , et finit rues Comtesse-d'Artois et Traînée. Les no« impairs dépendent du 5* arrond. , les paira du Célftc place n'est gu'un sale carrefour qu'on élargit un peu en i786eti78&. ^ Digitizeu L.J v^jQi EXP iS^ EXEMPTS , préposas de la police.' Ilf tcmt| sous un «ntre nom, les officiers-de-paix d'aujourd'hui. ' , EXPOSITION des produits de l'industrie française. La première eut lieu au Cliainp-de-Mars , en messidor an G (juillet 1798 ) , sous le ministère de François de Neufchâteau j la seconde en 1802 , sur l'esplanade des Invalides -y la troisième en 1806, sur le même «m^laeement j la 4" en 1819 , au Lôu- Tre,«nmlme temp* qae l'exposition des tableaux; la 5* en L'unioh des beaux-arts et dtemps effrajée de . ses armes. En examinant les firoits innond^rabtes de travaux qui contribueront k enricbir on à illustrer notre patrie, tous les esprits ont été vivement frappés des brillans progrès de notre industrie , et des immenses avantages de la France mo- ■derne sur la France de l'ancien re'gime. , EXPOSITION des tableaux. On l'appelle encore le Salon ^ parce que la salle du Louvre suffisait autrefois pour contenir les t^bleaUK, qui occupent aujourd'hui plusieurs galeries. La première exposition eut lieu le i8< août 1737. Les historio^ra- pbeé de Pari» parlent cependant de deux expositions anttf- .rienres t l'une, en 1675, dans une des cours du Palab-Ro/al; i*autre , en 1 704 , dans la grande galerie du Louvre. Digitized by Google FAC F FACULTÉS* On n*en comptait jadis que quatre ; la nou- Telle organisation de l'université en comprend cinq. lO Faculté (le théologie. Elle vient d'être . transféré de Fancien collège Du-PIessis à la Sorboauej a* De droit, place du Panthéon; S** De médecine, rue et bâtiment de Fécole de médccÎBe; 4° Des sciences, à FancieBOoil^e Du-PiessU; 5^ Des lettres, Mfem. Let giadeS) dans chaque fiicult^ Mmt| oomme autrefob, le baccalauréat y la licence et le doctorat. A dater du i*' |anvier i8a5, on n^admet plut aux grades que ceux qui ont fa\t leurs études dans un ëtablissement de l'oniversité. Les étudians eu droit Boivent, avant de prendre leurs gra- des dans cette faculté , être reçus bacheliers-ès-lettres. ^'est ce qu'on appelait autrefois maîtrc-ës-arts. L*étude des humanités et de la théologie a précédé dans renseignement public celle de la jurisprudence et du droit* 11 était réservé à notre âge de créer une faculté spéciale pour les sciences exactes et'métaphysiques. V, niitvnSiTi. ÈAIENCIERS. Ce sont ceux qui fabriquent et Tendent la faïence. Us formaient autrefois une communauté qui avait obtenu ses premiers statuts de Henri IV, en ^6oo. Le ai sep* teitabre 1706 , un arrêt du conseil d*élat réunit II celte com- munauté celle des émailleurs , verriers , patenôtriers ( fabri-> cans de chapelets , de boutons, etc. ). Toutes étaicu. régies par lés mêmes statuts et régiemens. article de ces statuts ordonnait que tout apprenti ou compagnon qui abuserait des femme ^ fille , parente ou servante de son maître , serait dé- chu du droit de parvenir à la maîtrise. Quelques maîtres faïenciers avaient eu sans doute leurs raisons pour demander Finsertion de cet article. Vapprentissage était de cinq ans, ainsi que le compagno- Digitized by Google nage. Itf fils àù msttre a^ienf pM «lempU de IVipprentU- fa^. Le brevet coûtait 80 1. , et la meîtrlse 5oo, et aoo lea- lemeiit en ëpoasunt unefiUe de naître. Le patron de k 00m- mmiaiittf était saint Etoi. Les fabricans de faïence ne travaillent plus aujourd'hui que pour les petits me'nages. Les tables des princes, des grands , n^admettent que la vaisselle plate ; et la riche bourgeoisie ne connaît que l'usage de la porcelaine. L'application de la chimie am arts industriels a été un bienfait pour les fabricans de fiiïenoe « en neutralisant Taction de la terre y des matières qui entrent dans le Temîiivgc de k laïence. FÂLÔTS. Il 7 avait , avant là révolution, un bureau éta- bli à l'Estrapade, à Feutrée de la rue des Postes , où Ton donnait à des enfons un falot'pour éclairer dans Paris eeus qui se retiraient chez eux la nuit. Ces falots étaient numéro- tés, et les porteurs étaient enregistrés à la police, qui leur donnait une permission imprimée et timbrée. Cet usage n'existe plus. FAMINE. Nous né rappellerons que les principales époques- oti ce terrible fléau a affligé la capitale, et dont*un m^ilk*^ s/fttème d'administration a sans doute' affranchi sans retour notre belle patrîel Nous ferons seulement remarquer que les époques se sont multipliées en raison des progrès du gouverne^ menté'éodal, ét que pour sé délivrer des horreurs de la ft- mine , la France dut oesser dMtre esclave. Sôus Charlemagne, en 779 et 795. La seconde famine fut plus meurtrière que la première. Sous Louis-le-Dcbonnaire , en 821. Sous Charlcs-le-Chauve, en 845, la pénurie d*alimens fut telle que les Parisiens et les habitans des campagnes mêlaient un peu de farine avec de la terre. Ils n'avaient pas d'autre pain. Sous le même règne, dix outres famines et tous les maui qui la suivent remplirent Paris et la France de lar- mes et de deuil. En 845, le nombre des morts fut considérable. ' Un plus grand nombre d'habitaos p^rit en 855; Les Vues étalent Jonchées de leurs cadavres. Digitized by Google a6a FAM En 861 et 86a , famiDCS mniMoiiit tffNWTaiiteblet» * £n $68 y des fïÛ9»t 4et coalWes entièves furent cotièreineDC ^peuplte ; •illenrt èn wH ddi hometdeTCBÎr atsaithu pour dërorer leurs Yictinies. Las horreiirs se prolongèrent rsmiëe soÎTente à Sens. CiB« quaute-tix malheureux expirèrent de faim le même jour. Quatre ans après, en 873, le nombre des morts fut effrayant. Une rage effrt^nde armait les ha bilans les uns contre les au— tjres j tis sVgorgeaient pour se dévorer. la graade famine de 874 étendit ses raTages sur presqna tairta PSurajpa- ïiafaminedes deuiaanéessuiTantesnVpargna aucune partie delà France. Les vexations, Hnsatiable cupidité des comtes ou administrateurs des villes et de leurs dtfpendanccs, réduisirent les habitans à la plus afTreuse misère. De là l'abandon des terres et Tabsolue nullité des récoltes, y, peu sacré. La terre ne pant être fertilisée que par de» nmins libres* Remarquons que l'époque dont nous parlons»' lut aussi îeelle de la tonte«puissanoe féodale. Les guerres continuelles de» innombrable^ tjraas qui pesaient sur tous les points de )a Frand, livraient toutes les campagnes à d*inétitables dévas^ talions. Le roturier, forcé de travailler ou de comb&ttre pour un tyran snns raison et sans pitié, était contraint d'aban- donner à un châtelain aussi cupide qu'insolent, le peu de ré- coltes échappées aux pillages des gens de guerre. Les habitans- de la capitale n'étaient pas moins malheureux ; celui qui n*é^ tait pas noble, ne possédait rien; il fallait être le oompUceoa la Tietime des bandas iléodales. Hoas retrouvons au onsibme siècle Ja ipème ^naicbie, lea mêmes .calamités. La lamine de ioo5 dura cinq ans ; ceux qui édbappërcnt à ce désastre, restèrent exposés aux horreurs de la peste. On enterrait confuséihent les malades avec les morts. Le fléau croissait avec le temps, et dans le cours de la cin- quième année, m les hommes, dit Raoul Glaber» furent ré'- » duits à se nourrir de reptiles, d'animaux immondes, et, ce • qui est plus horrible encore, k se nourrir de la ckair des » bommes, des femvM at des enfims. Le» jcnncs garçons dd« Digitizeu L.J ^1 FAM ^ » voraîcnt leurs mères, et les mères, ëtoulFoDt toufcsefitimeat » maternai, déforaient leurs ea^Biis. » . L*aiiaée loai fut Tdpoque d'une antre famine non moins horrible, et qui se prolongea jusqu'en 1018. Ija peste ajouta ses ravages à ceux tic la disette. Ou respirait h peine après tant de desastres , lorsqu'en io5i une nouvelle fanoine non moins horrible ramena les mc-rnes calamités. «• Les hommes , I» dit un autre écrivain, forcés de se nourrir de charognes, de M cadavres, de racines des forêts, d*heri>es de rivières, ne tar« 11 dsient pas è mourir.... Cesl avec horreur que je me déter- » naine à le dire ; des hommes assouvismient leur faim avce » la chair des hommes. On arrêtait les Vbjragcurs sur les roii- » tes, on les égorgeait, on se partageait leurs membres que a PoB laisait cuire, et on assouvismit wL Him par ces affreuv a vepas* Les personnes qui, pour fuir la ftitaine, s'expatriaient, » étaient, pendant la nuit , pur ceux mêmes qui leur donnaient » l'hospitalité, poignarddos et dévorées. Plusieurs attiraient les » enfans de leur voisinage par de petits présens, et, si ces en- » fans se laissaient prendre au piège, ils étaient tués, et leur a rorps servjsit de nourriture. La rage de la iaim était arrivée a à ce point, qu'on- était plus en sûreté dans un désert, au mi* m Beu des bâtas féroces, que dans la soeiété des hoannas. On I» BMt an vente, au marché de Tounius , de la chair hmpaine » cuite... On ne voyait partout que des ▼isages pAles ou très* » bouffis, ta voix de ces malheureux était altéréè, fiùble, et f) rappelait les.eris des oiseaux expirans. Les cadavres , ti^« » nombreux et qu'on ne pouvait suffire à faire jenterter , de- • Tenaient la proie des loups. » Cette famine dura trois années; la peste reparut avec une autre famine en io3'j. L'année io54 avait été abon- dante; ce ne fut qu'un court intermède de ce long et épouvantable drame. Bientôt les homaMS et les animaux rent atteints d'une funeste contagion ; ' une jGoula immense en» cotebraii las chensins, les ruaa, les cnrreibnrs et surtout las 4gliées. Ces agglomérations augmentaient enoore Tintensiié du ierrîhie fléau. La remède a|ootait à la pi:Qgrmsion du mal. Los historiens nous ént laissé ignoror k durée de cette poste. Aucune famine n*est signalée par eux depuis io55 iusqu'an afi4 FAM 1042; mais celte dpoque devint fameuse par une famine nou- velle qui ddsola la capitale , la France et l'Europe entière. Elle dura sept ans. Le mal des ardens mit Je comble à taot de calamite's. Vainement les prélats ordonnaient des jeûnes^ ▼ainement on re'duisit en poudre, en boisson, les objets du eulte les plus révérés; Tespoir d'une prompte guëri^on s'évs- nouissaik bientôt , et des milliers de malheureux expiraient vm pressant de leur» lèvres livides b coupe sacrée. Tel Ait le ta- bleau de la famine de io55. Celle de 1069 fut surtout meur* trière à Parif. Elle fut accompagnée d'une contagion non moins désastreuse , qui se prolongea jusqu'en to66, otk elle parut perdre un peu Ae son intensité. ^Joiivclle famine en 1 074. Une autre, pluscruelle vX plus opi- niâtre encore, lui succctia en 1080, et continua jusqu'en io85. En 1100, la mortalité fut encore considérable j un grand nombre d'hommes moururent de faim. P^ris et la Finance furent délivrés de ce fléau depuis iioo jtts^'cn 1 108. Mais bientôt il dclata avec une effrayante vic^ lençe vers In fin du règne de Philippe-le-Bd. Lgs droits de syneraineté et de vasselage oat, pendapt pUi« sieurt siècles, éjai la cause on le prétexte des guerres .des roia de «France, d'Angleterre et de Navarre, et des ducs àe Bour- gogne'e^^ Bl«tagne -y la lamine et la pettê en étaient les iné- vitables eifets. En i^Sg, le roi de Navarre marcha sur Paris; il s'empara de plusieurs places, de plusieurs châteaux des en- virons, bloqua la ville, intercepta les arrivages, et livra les babitans à la plus cruelle famine. Les alimcns s'élevèrent à un prix que la plus haute opulence rput à peine atteindre. Un tomielet de harengs se vendait, suivautFroissart, trente éeus d'or* On opDptait jos^'è quatre-vingts morts pnr jour à l'Hdtel-Dieu. . * Au mois de novembre de hi même année, Édouf rd^ roi d'An- gleterre, vint assi^er Paris avec une puissante armée. II mar* i|ua ion passage par la dévastation et la mort. Les habitans des campagnes cherchèieut un refuge dans la capitale. L'ennemi couvrait de ses nombreux soldats les plaines de Mont-Rouge et de Vaugirard. Le Dauphin ne fit aucune ten- tative pour les éloigner. Il se borna 11 faire incendier les fau- Digitized by Google FAM 965 bourgs St««Manel« St.-lacques e% St.^49«rinaiii| pour empê- che^ les Angtait de t*j loger. Gepencfamt let Angloit parrin- rent à s*établir dans quelques maisons de ce dernier fau- bourg , échappées aux flammes. Tout était dévasté depuis firloDtlIiéry, Longjumcau, jusqu'à Issyet Mont-Rouge. La fa- mine força Tennemi à lever le siège ; les Parisiens purent en- fin espérer de voir le terme de leurs maux. * Paris vit se renooveler, daat le même tikcle 9 let même» dësaetrct.Ceit iiae maxime anfiîancieniie que la mttnarehie^ que' nul impôt ne peut être établi s'il n'est consenti par' la nation on ses représentans légitimes. Le doc d*Anjott, ministre de Cbarles, osa braver cette loi Ibikhimentale. Les Pàrisiens se soulevèrent et jni^nt la mort des percepteurs du nouvel impôt. Le 1" mars i38i, tout Paris est sous les armes; on en- lève de TArsenal les maillets de plomb qu'av ut fait fabriquer Charles V. Les séditieux furent appelés Maiilotins. Les pri- sons sont enfoncées, les prisonniers sont mis en liberté. A ces '^premiers actes de violence succède le pillaga, an^illage les massaçres. Le duc d*An)oa effrajd promet au Hom da roi la SQppressîini de l*imp6t, et dëelartf qn*on ne punira que les révoltés; Mb bienlÂt let magistrats eux-mêmes, qui s'étaient opposés à |OQs ces excès* expirent iur réchafand. Ces eié* cutionM^lInment le feu de Tinsurreellon. Le duc d'Anjou , sans iPlUBcer à son sanguinaire système. Ordonne an prë^^ des marchands de faire noyer secrètement ceux qu'il n'ose fairtî périr publiquement. • Cependant les états-généraux sont convoqués ; ils s^assem- blent Ie' i5 avril iSët; on négocie avec les Parisiens , et le duc d* Anjou, pour les réduire, couvre la campagne de trou» pas , auxquelles il donne l'ordre de piller les maisons et les récoltes. Son but était d'aflaroer Paris, et il 7 réussit bientftt. Il ne voulait que do l'argent. On- négocia; il Ibt convenu que le roi pardbnneraiC, et qu'on Int compterait cent mille livres ) le pillage cessa, et avec loi la disette. ' • Mais Paris ne jouit pas long-temps de robondanee et du repos. Bientôt, au dedans et au dehors, les Armagnacs por- tèrent le -pillage et rincendici une aiOfreuic disette | suivie Digitized by Google 2(k} FAM d'iioe maiudic contagieuse , fit périr, dans Tespace d*un moM^ cinquante ouille Parisiens* On était forcé chaque jour dcfMir- ter à une seule inesse des morts, six k huit cliefii de famille. D*iiii%mci prêtres spéculèrent sur eette mortalité, cl mugmen- tteot'le prix des messes. En rSgo, ^enrî IV, profitant dé rainSniae de Mayenne et de réloignementdesi^rottpesétrangères qu*attendaient les ligueurs, pouvait s^mparerde Paris; mais, entraîné par sa passion pour Gabridled'Estrées, il sacrifia à Tamour sa propre gloire, et riionneur de rendre promptement à la France la paix qu'elle désirait. 11 se hâta de former le blocus de Paris, sans faire in- tercepter les arrivages, et courut attendre k Mantes les se- cours de TAngieterre, dont il eût été alors aussi glorieux que facile ^e ^e passer* Ses capitaines,, maîtres de leur ooniduite , laissèrent entlr^ quelques vivres dans la capitale, non par un sentiment d'humanité^ mois par copidi^, et en se faisant froment poyor leurs services» Jfalgré Ws suoQbs de cette oontrelMindo, la disette définir bientôt extrême. « Les habitans , dit un écrivain contempo- » raîn, mangeaient des chiens /dei chats , des rats, des feuilles »de vignes, des herbes. Par la ville, on ne voyait antre chose » que de la bouillie faite avec du son d^avoine, et herbes cuites )) sans sel, et marmitées de chair de cheval, ane et mulet. • Les peaux même et cuirs desdites bêtes, se vendaient cui- » tes, dout ils mangeaient avec grand appétit...Dans les taver- » nés et cabarets, on negtrouvait que des tisanes mal cuites, 9 au lieu de bon vin. On en vendait dans las carrefoui^. $*ii » fallait trouver un pen de pain blanc pour un malade , il ne • s*en pouvait trouver, ou bien c'était à un* éeu la livre. Les » ttufs .se vendaient dix on douie sole la pièce; le setier de • Ué valait cent ou cent vingt écus. J*ai VU manger è des pau- ■ vres des chiens morts, tout cruds, par les mes; aux autres, >• des tripes que Ton avait jetées dans le ruisseau • à d'autres, » des rats et souris que Ton avait pareillement jetés, ét sur» » tout des os, de la tète des chiens, moulus. D.On trouvait chaque matin jusqu*à deux cents cadavres de • personnes nkM%s de faim. £n troif mois de temps, , dit le - FAM 9167. » même autcnrf il s'ctl trowfl^ de ompte fait, trciie. aiiiU i> morts de faim. Cet iniières et calomitët furent tui? iei de i> pliuienrt maladies, entre autres d'enflures^ dont lee peo* M Très étaient tourmentés comnoe d^hydropisie. » Avant que Paris ne fût réduit à cette déplorable extrémité, on agitait , dans une assemblée génériile tenue au Palais, la proposition d« faire constater la quantité des denrées que ren- fermaient les couvens. Le Père Bellarmiii, jésuite, recteur du collège de la rue St. -Jacques, viat supplier le légat dVn exemp- ter leur maison*. Il eût lans peine obtenu ee qu*il demandait du prélat ultramontain; mais le prévôt des mardiands s'y op-» pOM. « M. le recteur, lui dit-il avec Tacoent de l*indignatioii , » votre pri^ n*est ni civile ni'cbitétienne. N *a-t*ll pas fisllft » que tous ceux qui avaient du blé Paient exposé en vente M pour subvenir à la nécessité publique? Poui-quoi serieE-vous . » exempt de cette visite? Votre vie eî.t-ellc de plus grand prix » que la notre? « Les visites eurent lieu. «On trouva chez les » jésuites, dit lliloile, quantité de blé et de biscuit pour les » nourrir plus d'un auj quantité d#ehair salée, des légumes, » du loin, et. autres vivres en plus grande quantité qu'aux. » quatre meilleures maisons de Paris. Cbes les Gapuoias on » trouva du biscuit en abondance; enfin, toutes les maisons » des ecclésiastiques .étaient munies de prévisions au-delà 4e « ce qui leur était nécessaire pour la demi - année. »• Des miUiers de malheureux cbercbaient à s'échapper de Pa- ris; une partie fut forcée par Pamlée d*Henri IV d'y rentrtr« l^es pauvres imagb^rent de pulvériser de rardome et d*en Ciire du pain. Bientôt on déterra les os des morts , on les ré-* duisit en poudre et on en fit une pâte qu'on appela le pain de madame de Morilpensier. On vit des mères égorger leurs enfans et s'en faire une horrible nourriture. Tout ce que Ti- niaginatiou la plus exaltée pourrait concevoir d'horreurs et decrimes, serait au-dessous delà vérité. Les cris de désespoir et de ruf e des habitans forcèrent enfin les chefs <|u pouvoif a entrer en négociation ; mais les députés ne voulurent partir qu'aprH s'êtce fait absoudre par le légat dot crimes qu'ils ■liaient oommettre en communiqaaBt avae «n hérétique* Ces négociations produisirent* me li^ve de dix jours. De» a68 FAN . dames, des prêtres, des écoliers obtinrent des passeports d'Henri IV. Mais ce prince, ne recevant aucune réponse aux proposi- tions qu'il avait faites, attatjua de nouveau Paris le 17 août. Cette attaque fut un coup de foudre pour les Parisiens ; les magistrats , les chefs des ligueurs, et surtout le légat et les jësuiteSt étaient seuls coupables. Le 5o août, les senlinelles tVperçurent que les troupes du roi avaient abandonné le tî^[^* Aux cris de désespoir succédèrent des cris de joie ; on oidonna une proèetsion solennelle I mais toute la population courut dans les campagnes, et se répandit dans les champs et dtfns-les villages pour y Ironver quelques alimens. , La cause de l'éloiffaenient de Tannée d*Henri fat bientte ebonue. Informé de Tarriv^e de Tannée espagnole, comman« dée par le doc de Parme, il avaH levé le siège de Paris k àèax Ikeures du matin ; mais il maintint la ligne de blocus. Par is oflVil , sous le même règne, le double spectacle d*un luxe effréné à la cour et chez les grands, et de la plus excessive miscre parmi le peuple. Tandis qu'au milieu de l'hiver de iSqS, la Qonlagion et la faim décimaient la population , le luxe de la coar, le roi seul excepté, insultait à la misère publique* - Ainsi le fanatisme religieuiL avait été aussi fatal à la France que Tanarebàe féodale. Sotts le r^gne suivant, BicbeUeu fit la gnerreaux privilèges des grands; mais ses suebb ne profilèrent qu'au pouvoir ab- solu qu'il eierca lui-même sons le nom de Louis XÎII. - En 1725, sous le minlst^ du dncde fiourbdn, une affreuse disette, qui avait moins pour cause Tintempérie des saisons que rimprévojance du gouvernement, désola Paris. La fami- ne excita des soulèvemens : aux hommes qui demandaient du pain , on donnait la mort. Les citoyens portèrent la peine de l*inipéi*itie des magistrats. D'autres disettes, surtout celles de 1794, ont affligé notre Age ; mais les effctr en ont été moins désastreux^ FANTASMAGORIE, Ce spectacle, qui maintenant n'est presque destiné qu*a Tenfiinôe , eût fait autrefoU condadsn^r ntt^eu ses inventettrt 4Sonnne sorciers. La fiintasmagorie de Robertson, située boulevard des Italiens, a fait courir tout Paris. 11 y a encore deux ëtaUis&emens de ce genre , celui Digitizeu Ly v^jQOgle FAR de M. Comte , au passage des Panoramas, et c^i de M. Mi- gnoD, au jardin Beaujon. FARCES , sottises et moralités ; noms donnés aux pièces qui composaient, avec les mystères, le répertoire des con- frères de la Passion. La £iroe ne respectait rien* Les archives dn parlement en offrent des preuves aussi nombreuses ^'in* contestables. ^. BASOcnujfs. Le 5 janvier iSiG, la oour manda les Principaux des col- lées de Bourgogne , de Navarre, des Bons-Enfans , du Gir- dinal-le-Moine^ de Justice et de Boncoort, et leur intima Tordre • de ne jouer, faire ou permettre de jouer en leurs M collèges, farces ou autres jeux , contre Thonneur du roi, n de la reine , de Madame régente , des princes du sang , ni » d*aalres personnages dtant auprès du Roi. » Malgré cette ddfense , en ï533, on représenta , dans lecol« lége de Navarre , une comédie où la reinfs de Navarre , sœur de François I*% était représentée soua le personnage d*une furie. Les auteurs et les acteurs ne furent punis que d'an em- prisonnement ) et cette peine ne leur fut ^s infligée par les tribpinanx. FARCEURS. Ils abondent toujours dans là capitale ; on en trouve sur presque tontes les places , sur les quais , et prin- cipalement sur le quai de Gëvres ; ils sont à demeure sur le boulevard du Temple. Les farceurs de la bonne compagnie ont adopté un nom plus relevé ; ils se font appeler professeurs de phjrsûjue^ s'ils ne sont qu'escamoteurs, eimifîificaieurs s'ils ont quelque éducation et un cabriolet. FARD rouge et blanc. L'usage du fard fut introduit en France au i^* siëde; aujourd'hui on n*est plus forcé de s*j soumettre que sur la scène et à la cour* qui est un autre ihé^tre, L*nsage des hups on petits masques de velours que portaient les^femmes, ajant cessé vers la fin du 1 7* siède, elles ,.^prirent le lard. Les femmes de qualité effectuent d'en sur- charger leur visage > .elles remplacèrent un naai|ue ridicule j, un masque hideux , et bientôt , pour que ries ne man- uàt à cette mascarade , elles ajoutant aux eotiebes épaisses de céruse et du vermillon, les moudies» La manière de les devint une partie essentielle de Tart de la toiieite. Les Digitized by Google n^o FÉD mouches, le fard , et les coiffures colossales chargées de pom- made et d'amidon ont disparu depuis trente ans , et les femmes ne paraiiseot pas plus disposées à les reprendre que les ponien. FÂlin^* Oû en consbmme à peu pr^ chaque annëe 87,o52,5oo kilog. , qui produisent ti3,88o,ooo1[ilog. de pain. La consommation était plus consid^ble avan^la révolution. On attribne cette différence à Fosage des pommes de terre. FAUBOURGS. On entend par faubourgs la partie d'une ville qui est au-delà de ses portes et de son enceinte; mais cette définition ne convient plus depuis long-temps aux fau* bourgs de Paris , qui , à force de s^étendre , a fini par les renfermer tous dans ses murailles. On leur a cependant con- «enré ce nom consacré par un long usage f et qiii aide à la connaissance topographîque de la capitale. On comprend en- core sous cette dénomination onze vastes quartiers, dont les rues principales , à rexception d'un seul , portent les noms des fiiu- bourgs ce sont les feubourgs St. -Germain, St. -Marcel , St. -Jacques, St.-Ântoine , du Temple, St. -Martin, St. -De- nis, Poissonnière, Montmartre, du Roule et St. -Honoré. Nous expliquons h V^i \.\v\q murs d*enceintcdc Paris, les aecrois- semens successifs qu*a éprouvés la capitale; les dfitails que nous donnons s'appliquent également aux faubourgs. à rarticle rues , rues du Faubourg-St.*Dems , St,'M€irtin^ St.^ Honoré^ etc., etc. ^FAUBOURG DU aOÛts (fontaine du). Cette fontaine, qui n'est qu'une borne carrée, est située au n* 33, dans la rue du Fa ubourg-du- Roule. Ses eaux ^sont fournies par la pompe h feu de Chaillot. FAUTEUIL du roi Dagobert, Il faisait partie du trésor de St.. Denis ; ii a été placé 4lans le cabinet des niédaiUcs*d«^ la bibliothèque natloaale. FÉDÉRATION. La premi^'flftte natiènale de œ genre fut célébrée an Cbamp-de-Mars en 1790. Quatre centmille spec- tateurs ^ient assis sur des gradins pratiques dans les tahis du pourtour. Des dt Gatle profession s'est perfectionnée; les ferblantiar» a|oalcnt h lenr «Mlonne dénanlnationeelfedeXafiipiifei^ o^ febricans delam. pM j brancbe dlnduitiie absolnment nouvelle par la nuinière dont elle mI asise on «spivrc, ot qvi suppose dans las ouvriers qnl s'j distiaignent, beaucoup de talent et de goût. ITififtlMUli éiÉN]£ll ALES . On appelait ainsi le monopole des contribotions publiques, et fenniers-Qénéraux^ ceux qni Tex- ploitaient. Tous n*ont pas été des Turcaretsj tous n'ont pas prétendu à la céklioos9a» deuE bdmaès ont tu bonorer lenr plaee par l^we Tortns, et lenr patrie pnr léters Inlcns) HelvéHus et Lavoîri«,i FERMES (bôtel des). Cette vaste maison, appartfart soéces- si vement à différtns propriétaires, dont les plus remarquables furent, en iSyJ, Françoiit dX)rléans,v«nvedeLouisde Bour, jMinj en iGo5, Henri de Boarbon, duc de Montpensier ; en 16 la^ I. 18 a74 •PKT le duc de Bellegarde, et en i634, le chancelier Seguierj elle fut achetée par les fermiers-généraux a la fin du 17* siècle. Jus- qu'en 1675, l'académie française y tint ses séances , etc*eitlà qu'elle reçut la visite de la reine Chriatine , qui déshonora sa | philosophie par le meurtre de son éciiyer, Madelctschi. L'hô- tel des Fcraet est maînteiMntoocapë par d^ nessa jferies, nne ^prioMrie, nne éeoie d*ensei|[nemettl motnelf le bureau des Pelites-AfBckes et le Journal du Palais» Le physicien Comte y a eu lopg-tenips son théâtre. • FERRON (oonr) ou Férom. Elle était située dans la me Pé- rou. Elle n'existe plus. FER VAQUES ( religieuses de ) , de Tordre de Citeaux, établies au faubourg St. «Germain. Les guerres intestines qui ont si long-temps affligé la France, ont beaucoup coutiibué à Taugmentation du nombre des oouvens. Pendant la guerre de i656, les religieuses de Fervaques quittèrent Noyon pour €• réibgier à Paris. On ne leur permit d'y rester qu^à condi- ti*B. qu'ailes n'aiiraieut ni cloches ^i tabernacle, et qn'cUet ae pltefaient point de croix à la porte de leur maison. EUea •'olttinfcnt qu*eA la perptissioujdVvoir un eonvapt avec toutes ses attributloBs ; mais oel élablisseasent reUgteui n'eut qu'une trW-oourto etisteuoe. FÊTES. Celle des fbnst oelle de4*Ane, et autres de ce genre, n'ont pu exister que dans des temps d'ignorance et de barba> rie. Elles se céltfbraicnt dans les églises. On conçoit difficile-- j ment que d^aussi scandaleuses profanations aient pu exister ' si long-temps. La fête des fous a été supprimée par le concile de Paris de l ai a ; elle a été long- temps observée ailleurs , et ■otamment en Bourgogne. FÊTES PUfiLlQUE& Laplus anciennedont notre hiatmrtt ' ùmt maiitionf nul lieu eu 1 ttt^, à roccasion de la naiaaM^ d*uu 61s de Phî|ippe*Augttste. Les réjoulssanoat durèrent ««i^ fumns. Des flnmbaani d« eir& éclairaient las mes de Pana , et répaadaieut nu édat qui , sniiattl f JiUtoneli-&igordf anrpaia mH la claHé du jour. FÊTES RELIGIEUSES. Elles étaient jadis si multipliées 1 quil restait à peine la moitié de l'année pour le travail ; elles j arrêtaient les progrès dé Tindustrie et du commerce» c|tAi j . kjuu-ud by Google FÊT S75 1 suivent toujours ceux de la eivtlls«tié«-, dblM flt tOiltY* llitise ( et ia conséquence. La première suppression de fîtes n'eut pas pour objet l'intérêt gênerai, mais seulement le dessein de hâter la construction du Louvre. Louis XIV avait témoigne? la plus ▼ÎTe impAlienoe de voir exécuter le plan de Perrault. On peut fttgtr dtt nombre des fêtes de ces temps par les vers suivans. le pote, aprb t'èta^ pbipt de la tuppresM de Is SHe do .MBte-câtlîeriiie » oontiBoe : On r«lfaiicha St«« Anne et Ste. MadeUint, St. Mare, St. Luc, Su Roch, Ste. Ct-oiz, St« IkoSMiy ZiM Mtnts Barthélémy, Barnabé et M^thlSS^ Tous trois de l'ordre de» apôtret; ^ St. Joseph^ St. Michel avec St. NicoUs^ , Les Innocent comme les autres, Toua ea»«mblc ont paaaé la pat. e " Le nom de Tauteur de ces vers n*est pas venu jusqu^à nous. £n d'autres temps, il n'eût pas échappé peut«étj:e à ia vea- ^ geance des faux dévots. Une piété éclairée inspira seule,' ea 1778, It mmuàtaotml de ^ M- de Jtt^né, arclievèque de Pajrif, mfmétmmk toonfirméptf dot lettret-poteatet enNKittréct «u porl«iio«BU Trêiao fém lar«Bt tupprioBée» dons le dioeiie de Pam. Les dpigramMe if^ à'éfmtr^hmi ni rerchevêqoe» si le perlement; Lûtui XVI bi' fut cb4iiiso»iië ponr avoir resdueo oonmerœ ^ à l*agH€uHiiro ilr éniiieat service, comme Louis XIV Fandl été pour lee it^ travaux dtt Louvre; et son premier mittiitve mt fttt pa« plue ici^ épargné que Coibert. FÊTES D'ADAM, nom donnd aux orgies les plus dégoû- tantes de luxure et d'impiété, et que célébraient à St.Xloud le régent et sa cour. Les acteurs étaient dans une entière nu- ditd; et , alrocitd à peine croyable, à la tête des femmes qui CMf«i«Di daD4 CCS sati^ruales, était la duchesse de Berri, fille ^^^^^ 9 ré^wt. Dire que les fêtes d'Adam surpassaieat en cyniam 1^ soirées du Lnxeoiboorg, c'est asses iMHlluer qa*eUee on- trsigeAΫBt ë^len^ent k reUgiotty la aaCttre et les «aason. Do quoi ponvuient rougir des pnncee» desgniade leigutilirt, fui s'honoraient du non de ruuésl . Digitized by Google ^ FED' F£U GAÉGEOIS, introduit en France du temps des croi- sades, au 13* siècle. Les Français ont étë les derniers à subs« tîtacr les armes à feu à Tarme blanche; ils négligèrent lefen gip^lipcit. LliAbikOTtificier Tomé parvint k découvrir le secret dt «itfet invaatkm si oMttrtflèN. LouU XV rciiiM IbmneU** OMMl d*tB mèofUt l'aMgv. Dtt ÎBitniintBa de mort «Beort plus itrribtet «fMBt élé propoiAi au gouvenMnent de k Fronee républicaine t et furent égaleacotre|etéa. Lee lueéee à la Congrè?eB*ôiit été inpcMnéeaen Angleterre qu'air refus de la France. FEU DE LA SAINT-JEAN. Quelques savans croient re- connaître dans cet usage la continuation d'une ancienne fête aoltticiale. 11 est certain qu'à une époque très-ancienne les éche- ▼ins de Paris faisaient, la veille de la St.-Jean, entasser sur la place de Grève un grand aoMM de bois. Le roi y mettait tolennellement le fen. Louis XI, en t47i * ^ Texemple de ses pfddécenenri, pvdiida h cette singulière cérénonie. Ces fêles devinrent pfaù brlllanles.^ous allons, d^pvèi les historiens et des doeumens authentiques, esquisser ceDe de 1575. Attlni^ lieu de ta place de Grève s'élevait un arbre de soixante pieds de hauteur, hërissé de traverses de bois, auxquelles on attacha cinq cents bourrées et deux cents cotlercts; dix voies de bois et'beanooup de paille en formaiéut la base. On y plaça un tonneau et nnc roue. Des eouronnes , des guirlandes , déco- raient eet. appareil eolossal, et on distribuait des bouquets an roi, h sa soitè, aui magistrats ét ant Uotables. Des pièoes dfiurtiftee et des pëtards étaient placés dans ce vaste bAcfaer. Cent vingt archers «de la ville, cent arfaaidtleri et cent arque* hnsicrs maintenaient Tordre, te suspendit è Pavhre un grand panier renfermant deux douzaines de chats et un renard. Ce dernier article de dépense est ainsi conçu dans les se>* glttres de comptabilité du temps. * A Lucas Pommcreux, l'un des commissaires des quais de M la ville, cent sous parisis, pour avoir fourni, durant trois » années.... tous».les cbats qu'il fallait audit fen, eomme de • coutume; Hiéme pour avoir four^ , U 7 a nn an , «à le roî >. assista, un renard, pbnr donner plaisir à fti Ma{esté, ' et a pour avoir fourni un grand sae de toik oè élnitttt losdHe « chats... » Digitized by Google FEU .a77 Il pantl qu'à aedt ëpoqpM l« biiig* Mrâipal m se lé* gla&l pM dMqnt MUiëe. La liAeher coMaméflafoimenito k FliAtolida-idUf ,aàl%ltaB. 4ul wit eolMoD t— poiét éB dragées, dé«MifitMs.Miei^ de oomiehons, de quatre grandes tartes , de nMseepins, dè Crèmes, etc., elc. La foule se précipitait sur les débris des bûcbeS) et un tison était pour elle un gage de bonheur. Lotfis XIV n'assista qu'une seule fois k cette oéréaionie) Louis XV jamais. Cette fête ne fut plat qu'une' oirtfanAiie tonte populaire; le corps municipal venait mettre |ir hm et ae retirait. Cet usage avait cessé pendant la révolution. II est permis de douter qti'il se rétablisse, du moins avec le même ëclat. Cet auto-da-fé d*animaui ne pouvait plaire qu'à un peuple gros- sier, et que dans des temps barbares. ' ' ' * FEV DE JOIE. Il avait toujours lieu la veille des grandes fttet publiques « et c'était le prélu^g obtigé de tootea les réjouissances. FEU ( loi du couvre- ). La plupart de nos anciennes lois municipales doivent leur origine à un usage que le temps et Topinion ont sanctionné. La loi du couvre-feu existait en ^lelarreau ii* siècle. On ignore Tépoque précise où cet us^^^ a oommaaoé en France. Quelques auteurs ont prétendu qu'il mvait une origine anglaise ; mais aVt.on^pas également affirmé que la procédure par jurés était aussi jane institution anglaise? et lea* doenmens les plus authentiquas prouvent qu'elle exis- tait eJE^ France trois siècles avant la conquête de l'Angleterre par (Vuillaume-le-Bàtard, et que les Anglais n'ont connu le jury qu*après cette dernière époque. Il pourrait bien eu être de même de la loi beaucoup moins importante du couvre-f^w, il eet du moins certain qu'en 1 569 , lorsqu*£douard , roi d'An- glfl^ffe, vint assiéger Paris avec une puissante armée, la loi da oow^fi^ ^^^^ vigueur. Cette loi obligeait chaque ha- bitant à éteindre son feu et sa lumière à huit heures du soir ; il en était averti par hi cloche de Notre-Dame. Les Parisiens, livrât h leurs proprci fovces pour défendre Digitized by Google Umt tillt «outre kt Anglais , apportaleiik la pl«s grasde tiir- ▼«ilknee pour éviter tonte surprise. Il tut défendu de sonner .lei.< doolies ; on craignait qu'à la faveur de leur bruît renncmi ne pénétrât dans la ville. La cloche du couvrC'feu^ qui sonnait tous les soirs à Notre-Dame , dut se taire. Remarquons qu'à la même époque, et pour la même cause, Ici chanoines chantèrent matines à huit heures du soir au lieu 4e flNBuit; iU ont trouvé hon depuis de coatiaticr, par con^e- «Minoe,un usage qu'ils n'avaient adopté que par nécessité. $AÇB£, F£V ]>£ SAmX-ANTOINE, F£U D^EIÎ. FKR. iTatt Je mène fléau sou» des noms différais. V. vbsit- lAIIT-AlfTOiaf. raUILLANS (couvent des). Il était situé tue St-Honoré, sur Pemplacemcnt où Pon a percé depuis la rue de Rivoli. Celait une congrégation particulière de religieux réformés de l'ordre de Citeauxj elle avait pris son nom de l'abbaye de Feuillans ^ dans le diocèse de Rieux. Jean-de-la-Barrière j abbé de Feuillans, fut Pauteur de cette réforme. En iSSy , Henri III l*appeM à Paris avec soixante-deux de ses religieux. L'église de ce couvent, rommencée en )6oi et achevée en iGo8^ renfermait les cendres du vertueux et infortuné maréchal de lipirillaç» assassiné furidiquement sur la place de Grève, le ïô mal i63i , par te cardinal de RicheKea; du marétekal ?fUseIles, etc. La règle des Feuillans était trop rigoureuse et •tt-jdessUs des forées humaines. Lés pi^niérs Feuillans mar-^ cfiaient nu-pieds, avaient la tête nue^ dormaient tout ha • billes sur des planches, mangeaient à genoux et buvaient dans des crânes humains. Quatorze religieux périrent daus une seule semaine. Cette règle fut adoucie, ou plutôt tout-n-fait changée dans la suite. Ce couvent était fort riche. Lorsque l'Assemblée constituante fut transférée à Paris , elle ne resta à Tarchevèché que le temps nécessaire pour disposer la nou* ▼elle salle construite sur l'emplacement dù manège. Les bu> reaum des comités furent placés dans les hàtimens des FeoiU lans; le couvent fut supprimé en 1790^ h% tous ces hâtimeni ont disparu pour feire place h la prolongation du jardin des > ^"^^ 9 *^ le belle rue de Rivoli , et aux rues adfacentes. FEUILLAirS des Anges-Gardiens, rue d'Enfer, n» 45. Gs Digitizeu L.J ^1 FIA. ^ monastère ëtait, dans Torigine, destiné aux novices. Pierre Séguier, alors garde-des-sceaux , en posa la première pierre le 31 juin i633. L'église fut achevt^e en \G5(). Ce couvent, supprimé en 1790, est aujourd'hui une propriété particulière. FEUILLAJNT (le Petit-), noise qui se signala dans le parti des ligueurs par «ne éloquence esftitëe; c'était undes lioute- lira de ees faeîieax; il figurait daas toutes las ^oeassiaus de la saûite ligne. La ^«ftiw Mém^^pée lerapréseBle « boiteui, atasd • tout àeni , se laisant faire place ayae une espde àdeux laius»' a uQe hache d'arme à sa ceinture, son bréviaire pendu par r derrière ; et le faisait beau Toir sur im pied faisant le mou- » linet devant les dames. » {Satire Mén.^ tom. pag. la. et i5. ) FEUILLANS (terrasse des). toileries. FEUILLANTINES (couvent des), rue du Faubourg-St.- Jacques, n<* 12. Les Feuillantines, instituées vers la fin du 16* siècle, par Jeai»-de^la*Barr>ère , ne furent établies à Paris qn*en 1602. Leur couvent lui^ Ibudé-cfn i6a5 par AnneGobe- Hn, femtae de Charles d'Estourmalle.. Supprimé en 1790, e^éit aujonidlitti une maison partieuiftre. On j a établi des. bains en i8bOt ràYmAU(tbéàtre>. onlaA-coMiQOB. FEITDEATJ (passaf^). Il communique de la 'me Fejpdeau b la rue des Filles- St. -Thomas et à la rue des Colonnes, a* ai»- rond., Q. Feydeau. C'est un des plus obscurs et plus sales pas- sages de la capitale. Il doit disparaître lorsquW prolongera' la rue Vivienne. FIACRES ou carrosses de louage, nom donné aux voitures de place, et constaté par une ancienne tradition. On a pré-* tendu que le nom de fiacres leur avait élâ donné parce que l# premier de ces carrosses ijoi ait paru b Paris appartenait et était conduit par un nommé Fiacre^ qui demeurait rue Suinv» Fiacre ^ k Timage de Saint^Ftacres étimolagie na | nous parait pas vraisemblable. On ignorait sans doute que 4 5t.-Fiacre, moine du èoovent des Petits^Vres, qui tétait rendu ftimeux par ses prédications, fut en si grande vénération après sa mort, que les cochers de place collèrent l'image du bien- heureui &t.-Fiacre sur leurs voitures, comme un préservatif \ Digitized by Google I ato FIL contre les accidcns. Les Jiacres reçoivent i fr. 5o cent, pour une course, a fr. pour la première heure, et i fr. 5o cent, poar tontes les autres. Depuis minuit jusqu'à six heures du matin lét pris t/omk doublés. Ces Toitures sont numérotées pour mkéat m» rëdMMtioiM des obfelt qa*on pa«t y oublier, et surtout •ia ^*«IIm aoicBt mkui pUcëet ton» In nratii de In polieo. lillot o«k dot' lânoM ntaifDdet* Dons la «Me dernier. Jour Heoibre e'dleva jusqu'à i8eou Leur Boakpe octnel est de 900b Au ceninienQemenil de iSto, un entrepreneur n Biit sur In pinco cent calèches qui font le même service que les fiaeres. FIDÉLITÉ (place de la), rue la Fidélité, derrière Té- giise St. Laurent, 5' arrond., Q. du Faubourg-St.-Denis. FIDÉLITÉ (ordre de la), nom d'une société mystérieuse et de diverses nssociniioBAxqtti étnient nbsoiuincni étmng^tsà la franc-maçonnerie. FI£F5 DfiPARIS. ▲vantlarévolutiomiljnvaitdcms Parie ■Mif fiefrjquidépendnieafc delnrolievéehë 1 1* le firfdeU riv- ina^t situé dent In modes BoOfdonnnis} a« k Aonlr (niilre- fois Ttllege, maiatenent le Inuboor^^flii Boule) j 3* In Gran^ batelière , à l'eitrémité de la rue de Bichelieu ; 4* le fief ovk 1 arrière-fief de /îoviVr^ ou des, Franc s-Rotters 5» le fief Outre» Pctii'Ponty composé du précédent et de plusieurs autres ar- rière-fiefs; 6° le fief de Tirediappe^ ainsi nommé de la rue Oà il était situé; 7® le M Pépin ou Thibcutd-aux-Dés, qui consisiait en dix nMisons des rues de la Sonnerie, Thibaud* ««li-Dés, Bortin^oirée el fi^GeMMiin-rAuierrois ; ô*» te fief des TWei, près'de mtmpnde; 9* le fief de Poissjr^ qmi apparlennit «a Chnrtrens. Dnas Ions ees'fiefi, rarcheréque nvnit.dfôit de futtieor de fief et de voirie; droit fondé, à co «pieTon disait, sur un grandi noeibfe*d'nrrèts et de senleneesi FILLES-DE-LA-CUÉCHE, ttablies carrefour du Puits- TErmite; le cardinal de Noaillcs les en expulsa en 1702 pour placer les prêtres de St.-François-de-Sales. FlLLES-PÉNlTENTES. Ce couvent fut, dans l'origine, appelé Refuge des filles de Paris, il fui fb|idé pnr Jena Xi&s^ rand, cordelier, qni^ nynttt converti, par sou élofneBcet.deiUL oento filles publiques, pnrvin» à les réunir eo eoesmiunutd. Louis XU, a'din«t eneete quodw d'Orlénw, desM à cet Digitized by Googlc FIL a8i effet, en i494, une parlie de son liùlel d'Orléans, rue Sl.-Ho- noré. Jean Simon, évêque de Paris, rédigea le règlement de ce couvent. Les filles qui voulaient y être admises, étaient obligée» d affirmer par serment, sur les saints Evangiles, en présence du confesseur et de plusieurs autres personnes, quelles s é- taient prostituées. Le désir d'entrer dans cette communauté, pour se soustraire à la misère, déterminait souvent de jeunes infortunées à acquérir le droit honteux d'y être admises. Si Ton parvenait à découvrir le fait, elles étaient chassées de la maison. On ne traitait pas avec moins de sévérité celles dont les parens, par un officieux mensonge, juraient qu'elles s'é- laient prostituées. Ce fut pour prévenir ce qu'on appelait un grand abus, que les aspirantes furent soumises à un examen rigoureux; leur état était vérifié par des matrones et en pré- sence des anciennes du couvent . Elles furent transférées en 1674 dans le couvent de St.- Magloire. Ce monastère, supprimé en 1790, a été démoli, et rem- placé par des maisons particulières. FILLES CONVULSIONNAIKES. Les scènes du cimetière St.-Médard ne furent d'abord que ridicules; le gouvernement voulut les réprimer par la violence. Le théâtre de lant d*exces scandaleux fut fermé. Les convulsiounaires formèrent des réu- nions secrètes, et les scènes devinrent atroces.On les vit, dans l in- concevable exaltationde leurdélire,provoquerlafureurde leurs bourreaux, qu'on appelait secouristes. Les coups les plus terri- bles, les tortures les plusdouloureuses, ne leur arrachaient que des cris de joie. Nous n'indiquerons qu'un seul trait de cet épou- vantable tableau. uUne d'elles », dit un historien contemporain, cité par Tauteur des Cérémonies religieuses, tom. 10, p. 200J « une d'elle recevait cent coups de bûche sur la tête, sur le » ventre, sur les reins; une autre se couchait tout de son » long sur le dos j qp étendait sur elle une planche, et sur n cette planche se plaçaient plus de vingt hommes ; une autre, n ayant les jupes garrottées , les pieds en haut, la tête en bas^ » restait long-temps dans cette attitude. D'autres se laissaient )> tordre les mammellcs avec des pinces, jusqu'au point d'en » fausser les branches. » Au milieu de ces tortures , les victimes ne faisaient en- Digitized by Gc a8a FIL tendre que let aoeent d*àiie citait volvptaease. Celui qui .présidait à ceskorrililes ebèDet t'appelait Papa. Jamais, diei aucun peuple idèlàtre, le fimatitrae n*a été porté à cet eic^ ■WBstnieus ; et déjà le flambeau de la philosophie brillait iur la France. Les lumières plus répandues affranchirent en- fla la capitale de cette frénésie. Ce fut le premier triomphe, le premier bienfait d'une civilisation plus éclairée. FILLFS PUBLIQUES. De temps immémoriol Paris a ren- fermé dans son sein un nombre plus OU moins considérable Je ces êtres dégradés, la honte d*un sexe et le fléau de l'autre. Quelques écrivains, d*uM moralité peu sévère, ont prétendu que les flUus publiques étaicut uu mal néeestaire, et qué lee Kandc proctitutîou défendaient la vertu de nos mères, de nos ^pouset ft de nos teeurt. Etrange et flital raisonnement qui 1M s*appuie que sur un mal existant, et qui an Verdie l*excuse au lieu d*en cherdher le remède ! sophisme pernicieux qui veut me prouver seulement que la corruption est inhérente à toute socidld humaine ! De bonnes lois et de bons exemples suffiraient pour défendre, contre toute entreprise coupable, nos sœurs, nos épouses et nos mères j et les lieux de prostitu- tions, loin de Téteindre, ne font qu'entretenir cette ardeur brutale qui déflore lame et la prépore à de honteux excès* Aemaïqucs, prétendus moraiistes, que vos lietix de prostitua tioB •••mt fréquentés que par ces mêmes libertins dont lee uttaqMM ywkt ù souvent trouMer le repos des familles , sans «ifofr d'expiation. L%ooMBe déttcaiet sensible qui rougirait dUbeter un amour tout &ity a*est pas celui que vous derex emiadm ^ il peut céder au plus doux sentiment de la nature5 mais du moins un roile pudiqtie couvre !ies fautes , et vous avez tout h attendre de son repentir. Mais, diroz-vous, sans le» lieux de proslitulion, ces libertins éhontés seraient plus redoutables encore. ISous n'en croyons riçn ; on sait qu'il est des be&oiai qui s*irritent par la jouissance même. Au surplus, hommes cruels, qu*iniportent ces considérations? La seule bonne, la seule juste, la seule digne d^ne ame noble et hu* maine, la voici t comment peut-on laisser rtnnpcr dans Vmh^ jcetion la plus infâme une si vaste portion d'un seie qu'en FiuMOBselaiftgloired'adm«r?Ah!feBdesèla sodélé,à Digitizeu Ly v^jQOgle * FIL M 1 état, ces êtres malheureux, qui presque tous n'ont clé entraî- nés au crime que par la misère, qui presque tous versent des larmes de sang sur leur horrible métier j donnez-leur du travail et du pain ; l'espoir d'être épouses et mères les fera remonter à la vertu ^ et ces hommes, dont le célibat se prolonge dan» de faciles débauches, chercheront bientôt, faute de secours, à Siiiisfaire , dans des nœuds utiles h la patrie, leurs avilis- sans besoins. Du travail et du pain! Beaumarchais, au nom des femmes, poussait ce cri il y a quarante ans. Sa voix ne fut point entendue, et la nôtre le sera bien moins encore; mais c'est dans ce point seul qu'est tout le remède d*un mal qui dc!>honorc Thumanité ; et si Tégoïsme des gou- vernemens doit toujours peut-être repousser les gémissemens de tant d'infortunées , riionnêlc homme n'en doit pas mains déplorer les funestes réiultats d'un abandon contre lequel réclament la saine religion, la morale et l'humanité. Jetons un rapide coup d'oeil sur les faits qui concernent un sujet aus^jj^isle que révoltant. Nous voyons, dans les Capitulaires de Charlemagne, qu'en 808 il avait voulu bannir de X^aris toutes les femmes publiques. Toutes celles qui n'auraient pas obéi à son ordonnance, de. vaient être condamnées au fouet, et ceux qui les auraient lo- gées ou chez qui on les auraient trouvées, devaient les porter sur leur cou jusqu'au lieu de l'exécution. Cette mesuie fut bientôt abandonnée, et, loin d'être poursuivies, les filles pu- bliques obtinrent la permission de se former en communauté; elles payèrent des taxes, elles eurent leurs juges et leurs sta- tuts. On les appelait femmes amoureuses ^ ou Jillcs folles de leur corps. Un fait bien digne de ces temps d'ignorance, de fanatisme et de brutalité, c'est l'autorisation qui leur fut ac- cordée de faire tous les ans, le jour de la Madelaine, une pro- cession solennelle. Ainsi le nom de la sainte pécheresse et les honneurs qu'elles lui rendaient semblaient autoriser leurs dé- réglemens , quitte à s'en repentir après comme elle. Leurs clapiersy ou bordeliers repaires ^ ne pouvaient être placés que dans les rues Pavée, Glatigny, Tiron, Fromenteau, Chapon, Tire - Boudin , Brisemiche, du Renard, du Hurleur, de la VieiUe-Boucleric, de TAbrcuvoir, Mâcon et Champ. Fleuri. Digitized by Google «64 nL • U leor était ùràommi ée s'j rendre Ik dix heures do matin , et d'en sortir à six heures du soir en hiver, et à huit ou neuf en été, à l'heure fixée par la loi du couvre-feu. Telles qui suivaient la cour étaient tenues^ tant cjue le mois déniai durait^ de faire le Ut du roi des ribauds (/^. ribauds.) En 1420, Louis VIII défen- dit aux bourgeoises , pour let distinguer des âlles publiques^ porter certaines paruref « et «Btre autres des ceintures do^ MêSf de là le proverbe^ honne renotnméw vomi mieux que cein* tnm d^rée* Deat d*a«itref TiUeiy on ordoBimit «us fillat pnbii» qocs de porter nne aigvillelte sur rdpeule; de là cette expMé- wUm proverbiale « courir VatguiOette^ poor dire m lÎTrer «a prenf ier tcav. • En t56ot les clapiers^ tolérés pendant plai de quatre ceata ans , furent abolis. Les filles publiques se répandirent alors dans tous les quartiers de la capitale. La police, qui est à peu près la même dans tous les temps, el qui alors, comme de nos jours, prélevait un droit sur chaque prostituée, ne prit au- cune mesure contre elles , quoique leur professioiif^ie fût plms ngardée comme un, état» Le docteur Cqjret^ toua-prëoepteur d'Henri IV , qui seateit «veo raim ^*ên leur fixant des yens déterminés, leur nombre pourrait nmins s'étendre, pré» sent* au parlement de Farit n% mémoire ponr le rétaMIast^ MBldeeclifn'erv. Voltaire, en pariant dce iNes pnbliques » a dit < Ltar stc «adoax ec kar fis fH |«9«asft» Gtftte saillie a été démentie dana ion CMMb. En effet , lear art est amer et leur vie déplorable» Il en est pen'qui refnsa» raient de quitter cet art si doux et cette joyeuse vie pour une place de servante de cabaret. Âu surplus, on trouve à Paris plusieurs espèces de filles publiques, plus ou moins avilies, plus ou moins ébontées, plus ou moins malheureuses. Mais nous laissons ces détails aux auteurs de ces lirres dont le titre s*étale impudenuncat snr la mmrtte de plnsiaara libraisea dn Palais-BoyaL FILOUS, lli «Ml deniMM pine mrca pâme qu*il y a aeins dVMaiCkUopinionfl^îlMuîinme.Mnaétpt: L'opulence mênw ne dÎMuitt pas le bentein priVilége d'être inatile à k palria« Çeat^ ramétiofatiofrde nos mœurs et au progrk ^ b fM»^ Digitizeù ^jQOgle FIL MphM pnlîqiM font «ttvibtttr oct hemrevx cfatagMitat. $ua» Tappui d«s mœurs, la loi punit el ne corrige pot. fINANCIËRS. Ceux d*ontfefoit n'étaient qne loi mono- poleurs privilégiés des contributions publiques. Nos financiers d aujourd'hui soutiennent la population indigente par des ma- nufactures, ou couvrent les mers de vaisseaux. Ce mot est de* yenu sjnonjme de négociant. 11 a reprit ta véritable accep** tion. FINANCES (riiiniitàre «let), rue NeuTOHlet-Petiti-Chauptk K coaraÔLsvms-oiniaAQX. FLEURISTES. Marehandt et fiibricans de tonte espace de flenrt et de bouqnett artiBdelt. Leur art , riiral de la nature , semble lui avoir dérobé ton tecret. C*ett dans la rue Sainte Denis qu^on trouve letmogasîns les mieux fournis en ce genre. FILLES-BLEUES. jT. annonciades. FILLES de T 'Archevêché. On appelait ainsi trois chnpitrcs qui étaient tenus de venir lorsque rarchcvêque les mandait. Ces trois chapitres étaient St. -Marcel ^ St,'Honoré et Ste," Opportune. St.-Germain-rAuxerrois était aussi «ne des filles Ile rarchevéché; mais ce chapitre ayàit été réuni à Notre- Dame en 1744* FILLES-DIEU (content des). Ce couvent, démon en iftfi^ était situé sur l'emplacement «Kta'occnpent maintenant la rue et le pastage du Caire. H avait été fondé en i^aSpar Guillaume d'Aurergne, évêque de Paris, en fitrenr d'un grand nondire de femmes'et de fiUes de maùvabe yie , dont il avait décidé la conversion. 'Elles occupèrent , dantj!erig ine , une malion ou hôpital situé entre Paris et St. -Lazare. Not guerres civiles les forcèrent de Fabandonner, et de se retirer dans un autre hos- pice près de la porte St—Denis. On ignore le motif qui leur fit prendre le nom de Filles-Dieu ; mais on peut le deviner par l'origine et le but même de leur fondation. Elles étaient obli- gées de pratiquer l'hospitalité, et demandaient, à leur tour, Faumônedans les rues. Le relâchement s'ctant introduit dans cette maison, Charles VIll> en 1485, ordonna qu'elle serait ooeupée par les religieuses reforméet de Fontevrauid, ^.pr»* font aussi le nom de FUies^Dieu. 906 FIL 1 FILLES de bonne volonté ou de S te .-Pélagie. V- Pélagie. FILLF-S de la Croix. Il y avait trois monastères de ce nom : le premier, établi rue de Charonne, n** 86, Q. du Faub.-St.- Antoine, en 164 1 1 et supprimé en 1790; il appartient au gou- Yerncment; le second, impasse Guémencc, 4, Q. du Mft** rait , étabU en i645 9 supprimé k U même époque le précé- dait ; c'est maintenant une maison particulière occupée par une filature de coton ; le trobième, rue d'Orléans St.-Marcel 9 B* 1 1 9 Q* $é.-Marcel «'établi en i656 sur une partie de IVnpla» cernent du Petit-Séjour d*Orléans , et supprimé i la même époque que les deux autres ; c*est maintenant un pensionnat de l'Université. Ces trou couveos étaient d« Tordre de St.-Doini«- nique. FILLES anglaisés. V. anglaises. . FILLES de V Ave-Maria. V. ave-maria. j FILLES de la Conception. Elles étaient du tiers-ordre de ^ St.-François. Leur couvent, bâti en i555, était situe? rue St.- Honoré^ au coin de la rue Neuve-du- Luxembourg. Supprimé en 1790^ on a élevé sur son emplacement des maisons parti-» entières . FILLES de l'immaculée Conception on Récollettes. Ce nonastèrey qui était situé me du Bao, 76, au coin de la rue de la Plaoclie> avait été f • L'objet principal de cet institut était de recevoir de pauvret Digitizeu Lj, v^jQOgle filles orphelines dès l'ftge de neufâ dix ans, de les élever pieu- sement, et de leur apprendre à travailler à diiféreiitei sortes d*ouvrages convenables à leur sexe. FILLES de la providence de Dieu^ rue de l'Arbalète, n** 25 et 26, Q. de l'Observatoire, Ce couvent avait été foodtf en 1645 'y il fut ëiabli rue de l'Arbalète en i652. On y recerait pour les instruirais jeunes pertonnes depuis l'âge de sept aa^ jusqu'à vingt, moyennant une pension modique. Il fiit si^ prime' ^n 1790, à la même ëpoque que lè précédent. Ctit maintenant une maison particulière. FILLES ife /a Trinité. XATScamii. FILLES de Notre-Dame, On donnait ce nom aux chapitres de St.-Merrj, du St-Sépulchre, de St.-Benoit et de St.- Etienne-des-Grès. FILLES de Notre-Dame de la Miséricorde» V. «o'rmg.nAy» DE LA MISÉRICORDE. • FONDERIE ST. LAURENT, entre les rues des Faubourg- St.-Denis et St..Martin,près larue St.-Laurent, dans Tancien enclos de la Foir^t-La^rent , 5^ arrond.; elle fut conatruîto par M. de Launaj, pour la fonte des bas-reliefs de koolonne triomphait de la place Venddme. £Ue appartient au gouver- nement. FONDE&IE DU ROULE, me du Faubourg - du « Roule , »• 65, i*« arrondissement, Q. des Champs - Elysëes. Elle fut construite en 1757, pour la ibnte de la statue de Louis XV, par Boucbardon. Le 6 octobre 1819, on j fondit la nouvelle statue d'Henri IV. FONDEURS EN CARACTÈRES. Anciennement les fon- deurs étaient à la fois graveurs et imprimeurs; ils travaillaient les poinçons 9 Irappaient les matrices i etc., et impriomient. Depuis long - temps les fondeurs n'impriment plua. Par un édit de Louis XI rendu en 1686, les fondeurs furent unis» jusqu'à la rdvolutiim, a^ eorps des libraires. Cet art a fait de m» jours les plus beureux progrès, et, pour la précision et la nettetd des caractères, les belles éditions det Didot, des Gra* pelet , égalent tous les «nclens cbe&-d*0Btfvre typographiques, et l'emportent de beaucoup pour rëlëganee. FONDEURS EN MÉTAUX. Ce sont ceux qui fondçnl Digitized by Google a88 FOI loutat aorlw de grands cl petit* oaTragei en nétal , tels que eloehet,«RiiXf cbaBdeliert, înstranieBi de mftthëoiatiquek, de guerre, etc. ÂTent la révolution, ils forinaient une commu- nauté dont les statuts remontaient à Tannée 1281 ; ces statuts furent corrigés, augmentés et confirmés par Charles XI et par Louis XIV" en 1691 . Les fils de maître fai^aient cinq ans d'ap- prentissage chez leur père; les apprentis de^illes où il y avait maitrUe, étaient reçus à Paris en rapportant leur brevet, et servaient quatre aiwcbe^lea niaitres.Le brevet coûtaife^Solir., la maîtrise 1200. CetU Communauté avait pour patron St.. Eloi; son bureau était me de la Vannerie. FOIRES. On en comptait autrefois cinq principales k Pa- ris) celle aui, Jambons on du parns Notre-Dame; celles de St." Germain^ de St,'Laurent^ du Temple et de St^hide. Les quatre premières étalent affermées par des religieux. "FOIRE aux Jambons. Jusqu'en 1812 elle se tint au parvis Notre-Dame. Elle se tient maintenant quai des Augustins, près du Pont-Neuf. Elle a lieu les mardii mercredi, Jeudi et vendredi de la semaine-sainte. Si" Germain. Elle occupait un vaste emplacement entre les rues du Four St. -Germain, du Petit-Bourbon St.-Oerw main et de Seine St.-Germain. Un magnifique marché Ta vemk^ plaeée. Cette foire avait été établie par Louis XI en i48a, et donnée à l'abbaje de St^Gemain-dea-Prés. Elle ouvrit le S ttvrîer de la même année. Les balles , sons lesquelles se tenait cette foire, et dont on adaMrait la charpente, furent inoeiMliéea dans la nuit du 16 au 17 mars 176a. Elles furent rebâties en 1765, mais sur un plan beaucoup moins vaste. Les premiers bâtimens étaient divisés en deux halles, qui ne composaient qu*une seule et même enceinte, et qui étaient contiguës. Elles avaient i5o pas de longueur, sur 100 de largeur; neuf rues tracées au- cordeau, et qui se coupaient à angles droits, les par- tageaient en vingt>quatre parties. Les loges qui foraaaient et bornaient ces rues étaient composées d'une boutique an rei^ doi^iaussée et d'une ebambre ou petit magasin aunlessus. Les riMt étaient distinguées par les noms des diAfrens msucbands qui j étalaient; ks rues «ut orfWres, aux merclors, aux drapiers, aux peintres, aux tabletiers, aux faSenelers, aux Digitizeu L.J ^1 ^' .89 UogiKt, etc. Let «pectacles, les jeux, les danseurs de corde, le Wauihall d'hiver, «aient dans les rues voisine». On Ten^ daitk la foire St.-Gc-rmain toule soi tc de- marchandises , ex- cepté lits livres et des armes. Cette foire fut fermée en 1786. Nous ne terminerons pas cet article sans rapporter un fait qui prouve jusqu'à quel excès les écoliers de celle ancienne uni- versild si vantée, poussaient l'audace, l'insolence et hndisci- pline. Henri HI fut poursuivi dan. la foire St-Germain par des écoliersqui s'étaient fait foire des ft«i.es façonnées comme celle qu'il portait. lU le suivaient en criant : . A la filaise ou reeonnatt le veau. » Henri UI let fit mettre en prison. • —St.-Laiireni: Cette foire, dont on voit encore remplace- ment dan* un endroit nommé SiuhsJg.la.Fnire-Si.. Laurent situé entre les jniet du Faubourg St.-Dcnis , du Fauboore-St ' Martin et près de la rue St.-Laurent, 5» arrondissement, O. duFauboui^-St.-Dcnis, doit sa première institution au tint de Lou.s-!c-Gros , au commencement du 12' siècle. Elle nedn- ra.td ahcdquelcjourde la St-Laurent.Sa durée futpiolon. gée de hu.t jours, puis de qulnie.jusqu'en 161& En 166a on permit aux prêtres de la mission, qui occup.iént.St.U««, de la transférer sur le terrali, donrnoo. ayons parlé, et «ui leur appartenait. S. doré» fut fixée alm k trou moi. , depuis la fin de ,um jusqu'à la fin de septembre. Le. Prêtres de la Jlitsion firent éleier des boutiques et des loges occupées par des marchands de toute espèce; elles étaient séparées par des allée, de marronnnw. On trouvait cette foire les ,nùmes spec- tndmqu'a Ufoire St.-Germain; c'est là que pendant long- temps le. p*ces un peu graveleuses, mais pétillantes d'esprU deLesage, deFoselier, de Piron, attirèrent tout Pari.j cefuî le modeste berceau de l'opéra comique. La foire St.-Lau- rent fut entièrement abandonnée en .775, lorsqu'on eut m.s aux spectacles forains de s'établir sur le. boulevardsTet que 1 Opéra-Comique eut été rtuni i I. Comédie-Italienne. - Du 7^.,nple mie apparténait.u grm.dH,rieur du Temple. On y ,e«la.t pnnc,pale»cnt de U mercerie, de. me^chon, des rourrures, «le C'..t «r cet endos qu'a él* bâtie la Halle.: «►.W-Lmge, «munencé. « ,809, jcs^ins de M. MobiMM, et odieTée «n i8n. * 1. '9 Digitized by Google ago FOR — St.'Oyide. Voici l'origine de cette foire. Le pape Alexan» dre YIII aT«it donné au duc de Créqui le corps de saint Ovide. Le duc en fit présent aux Aeligieuses-Capucines de la place Yen. dâme. Dès ce moment ces religieuies tolemnisèrent tom les '«M la lîftte du saint, avec la plus grande pompe. Ces fêtes an- vnelles attiraient ht foule t et par conséquent les marchands amlmlans. Bientôt il y vint des merciers , des bijoutiers, des mardiands de vin , pour aider à TÎder la bourse des bonnes gens de ia oam pagne, qui professaient une profonde dévotion . pour saint Ovide , depuis qu*un pair de 'France l'avait donné aux bienheureuses mères capucines. En 1764, un entrepre- neur imagina de faire construire des loges de charpente au- tour de la place Vendôme, où s'était tenue jusqu'alors la foire du 3i août. Son entreprise réussit. Mais on s'apperçut enfin que ees baraques déshonoraient une des plus belles places de Paris, et, en 177 1, la foire St.-Ovide fut transférée àla place Lonis XV . Cette foire, qui durait un mois et qui avait, été brillante* fut abandonnée en 1784* FONTAINES marthanâes. Les premih^ ont été oonslrui* tes en 17749 ^ '^^^ droite de. la Seine , et notamment sur le quai de l*Éc6le. l«s entrêpreneurr recevaient une lé- gère rétribution. Les tonneaux placé» sur lès charrettes i^y remplissaient au moyen d'un tuyau de cuir. Le fisc s*en em* * para en 1775; le droit qu'il exigea en augmenta le prix. Cette subvention extraordinaire excita des murmures. Les prix fu- ^nt changés et établis sur un taux convenable. Ces fontaines se multiplièrent surtout depuis rëtablissemeut des pompes à fou; FONTâDŒS (cour des)«de la rue des Bons-Enfans à celle de Valois, a* arrondissement, Q. du Palais-Royal. Cette cour dépendait aatrefois du Palats-Royal, et l'ancien Opéra y était situé. FORAINS (spectacles). Les déus foires principales de Paris étaient, comme nous Tavons déjà dit, celles de St.-Oermain et de St.-Laurenl. L'une se tenait en été, et l'autre en hiver, llest cer- tain que pendant long-temps elles ne furent occupées que par des vendeurs et des acheteurs. Il y a deux siècles passës qu'on commenta à jr dresser des théâtres Les marionnettes de Brio- FOR ché furent les premières à exploiter, 'à eet deox lelres , la cu- riosité du public. On y rit ensoite let ftnimamc sauvages , les animaux savans , les géans, les nains j et puis les joueurs de go- belets , les sauteurs, les danseurs de cordes, etc. j ce ne fut qu'en 1678 qu'on commenra à y repre'senter des pièces de théA- tre. Laplus ancienne que l'on connaisse est intitulée : les Forces de l'Amour et de la Magie. Ces sortes de pièces étaient re« présentées par des sauteurs qui formaient différentes troupes. En 1697 , on en comptait trois principales : la troupe des frères d^AUrd^ celle àeMauricâ^ et celk d'Alexandre Bertnmd, Cette même année , l*ancienne troupe italienne ayant été snp- primée » les entrepreneurs des jens de la foire se saisirent des d^Kmilîes des comédiens italiens , et l'on constmisit alors ans dem foires des salles de spectacles régulières. Les comédiens français se plaignirent an lieutenant de police, qui défendit anx comédiens forains de représenter dfjsormais «ne une comédie. Ceux-ci appelèrent au parlement de cette sentence; elle fut confirmée : un arrêt^du grand-conseil leur fut plus favorable ; il fut casse par un autre arrêt du conseil privé du roi. Réduits à ne plus représenter que des scènes muettes , ils achetèrent de TAcadémie rojale de Musique le droit de jouer sur leurs théà* très des petites pièces mises.en vaudevilles , mêlées de prose , et accompagnées de danses. Ces spectacles prirent alors le nom ^Ope'ra-Cnmique\ et , soutenus par Tesprit des Lesage et des PIron , iU obtinrent le pins grand succès. Un autre spectacle eut cours pendant quelques années ; ce fut celui des pièces re- prtentées par écrîteaux. Les comédiens forains , ajant perdu le droit des représentations ordinaires*) se décidèrent à ne don- ner que des pantomimes, liais lerpièces qu'ils représentaient^ offraient une foule de nuances négligées dans les pantomimes ordinaires , et que les gestes ne peuvent rendre^ alors il imagi- nèrent de se servir de cartons sur lesquels on imprimait , en gros caractères et en peu de mots , tous les passages nécessaires à l'intelligence de la pièce. Ces cartons ou écriteadx étaient roulés; chaque acteur en portait dans sa poche droite le nombre marqué pour son rôle ; à mesure qu'il en avait besoin , il les tirait , les faisait lire aux spectateurs , et les mettait dans ja poche gtnclie. Les écriteaux furent bientêt a]>andonnésj on 3ga FOR tabstitus k cette prose des cotiplets faits sur des aîrs connus ; l'orchestre en joaaîft l'aîrj des gens pay^s par la troupe les chantaient dans la salle, et les spectateurs suivaient leur exemple. Telle est l'histoire des spectacles forains, depuis la suppression de rancienne Comcdic ltalicnne jusqu'à l'arrive'e de la seconde troupe en 1716. Quelques années après son éta- blissement, cette troupe, espérant recueillir d'abondantes re- cettes, prit la résolution d'abandouticr pour quelque temps le théâtre de rhotcl de Bourg^pgne, et d'ouvrir une salle à la foire St.-LaiireDt; ils n'y jouèrent que duranttrois années, et pendant la foire seulement; on ne joua plus ensuite aux tbéitres forains que des pantomimes ; et 9 quelques années ayant la révolution, on n'y vit plus, comme dans Torigine, que des danseurs de corde, d^ sauteurs, des marionnettes , etc. Les théâtres forains lurent tour i tour occupes par Alard, Maurice, son élève , et Ber- trand, eu 1697^ Selle, en 170 1 ; iBiViitco2e//t, plus connu SOUS le nom de Z>o//im<^u^ , en 1710; Octave ou Constantini^ en 1712J Honore' y en l'j^^jPontaUj en 1727; Francisijue ^ en 1729; Kestier^ en i755j Gaudon ^ Saury ^ ci enfin Nicolet ^ dont la fille, madame Bourguignon, dirige maintenant l'heu- reuse entreprise connue sous le nom de théâtre de la Gaîle'. Un seul spectacle à Paris porte à présent le titre de forain. On y joue des vaudevilles et des petites pantomimes ; la danse de corde y est obligée. Ce spectacle, nommé spectacle forain du Luxembourg^ est établi rue Madame, 11* arrond», Q. du Luxembourg. FORGE (prisons de la grande et de la petite ) , rue du Roi- de^idle > a , et rue Pavée au Marais, n* , 7* arrondis- sement, quartier du MarchéSt-Jean. La maison de la petite Force'fut originairement établie pour y recevoir les prostituées. Construite sur un nouveau plan , sa destination n'a point cban- gé. C'était autrefois Thôlel de Brienne 5 sa façade extérieure présente une masse cphisse ) trois portes très-basses s'ouvrent sous une voûte: la partie supérieure est percée de croisées étroites et fermées par des barreaux. La grande Force est contiguë : c'était l'ancien hôtel Saint- Pol 'y il a appartenu successivement au duc d'Alençon , au comte de Saint-Pol , décapité sous Charles IX ; à Louis de Digitizeu Lj, '^j FOR ^9^ BovUiiliers , comle de Gharign j ^ au dac de la Force , i M M . P4- ris de Montmartel et Duvernay, qui le rerendireot à mademoi- selle Toupel , de qui le comte d'Argeuson iFacheU, en 1754, pour l'école militaire. Le nouTcl édifice connu «ont ce taom, rendit ces l>;Uimcns à une aulre destination, et c'ettanjour^ d'hui rime des plus vastes prisons de l'intérieur de Paria; elle est destinée aux prévenus de délits. Cet hôtel avait aussi appartenu^aux rois de Navarre. On n'a point découvert à qud titre est. néanmoins certain qu'ij en a porté le nom. Let bâtiment de la première cour avaient été détruits en partie par nn incendie ; ilt ont été reconstruits il y a plusieurs années. Cette cour a conservé le nom bizarre de la f^itauietj c'était le lien de détention des prisonniers pour mois de nour- rice. Les prisonniers pour dettes étaient jadis confondus àvec lès criminels. Nous devons à Louis XVI la réfi^rmation de cet abus. Dans la prison de la Force , un seul mur séparait les di- verses classes de prisonniers j aujourd'hui un bâtiment a été spécialement c'ievc aux prisonniers pour dctlcs chms la*prisOA de Sainte-Pélagie. On ne voit plus que bien rar(?ment des pri- sonniers pour dettes à la Force. La partie qui leur était ré- servée est occupée par les détenus qui ne sont qu'en état de prévention ou d'accusation devant les cours de justice. Ils n'y rentrent plus dès ^e les tribunaux ont prononcé sur leur sort. * Une njravelle clii^el)e a été bâtie tur remplacement de la deuxième cour. U a failli abattre une partie des arbre» qui en ombrageaient le pourtoiir. On fait remarquer aux curieux , entre la cour de la Vijtaolet et Tancienne infinnerie , la cbambre dite du conseil f un larfps escalier en pierre j co»- duil. On assure que" ce fut dans cette chambre que fut asta»- siné le duc d'Aumont. Son plus jeune fils 9 céWbre depuis sons le nom de maréchal de la Force , fut sauvé par une sorte de miracle. Nous avons déjà parle' de cet événement. {P'. Saint- BA-RTHÉlemi.) D'autres évdnemens , non moins horribles, ont ^ensanglanté celte prison à une épo(iuc peu éloignée. ^ Nous nous abstiendroni.de retracer ces ai£r eux souvenirs. Digitized by Goégle 994 FOR FOR - L'ÉYÉQinS. Cette prison était sitaée rne St.-Ger- jii«iii«>rAinerreii. Cétait U que siégeait anciennemenl la juri- diction de Févêque de Paris; Forum EpiscopL Le bâtiment fut reconstruit en partie en 1662 • il devint ensuite prison pu- blique j on y renfermait des prisonniers pour dettes, et les co- me'diens qui avaient manqué au règlement. II fut démoli en 1780. Dans l'origine le prévôt, ou juge de l'évèque, y faisait sa résidence. Les peines prononcées par lui étaient, selon leur gra* vite, infligées dans des lieux diffé||îns; Texécution se faisait hors de la banlieue de Paris, si les condamnés devaient être pendut ou brùlës yi£i ; s'ils devaient avoir, suivant la jurispmdence du tenps^ les oreilles coupées, Tex^éGUtion avait lien «or la place dn Trahoir. La maison bâtie sur l'emplacement du For-l'Évé» qoe, me St.*Gennain-rAinerrob, porte le n* 65. FORTET (le colUge), me des Sept-Voies, n<> 27, la* arnnw . ditsement, Q. St.- Jacques* Ce collège, qui maintenant est nne maison occupée par des particuliers, dut son nom i Pierre Fortet, chanoine de IVglise de Paris, mort en i5g4 , qui fit un legs pour sa fondation j elle eut lieu en i5g7. C'est dans ce col- légeqiîc se tint, en i585, rassemblée qui conçut la ligue si fatale à Henri 111, à Henri IV et à la France; c'est là que furent choi* sis les seize quarteniers de Paris. FORTIFICATIONS Martin, no 1 74 1 pr^ b> fbntoine des Récollets. Il est ouvert tous les jours. Un autre marché de ce genre a été établi rue Fourc^ Ste.-Geneviève. Il est également ouvert tous les jours. FKANCE (collège de), place Cambrai, 12* arroodi&S., Q. St .-Jacques. 11 fut fondé par François I" en 1S29, à la sollicitation de Guillaume Parvi , son précUcateurt et du sa* vant Budé. On institua d^abord deux daaires 9 i*nne de grec et l'autre de langue hébraïque. Les cours avaient lieu 4ins les salles du ooUëge d^ Cambrai. Srasme refusa d*aooepter une place da prafosseurv Bientôt les ehairqi furent portées à douse-, quatre pour les laognea , deux pour les mathématiques» deux pour in philosophie, deux pour Téloquence, et deux pour la médecine. Les profes- seurs avaient le titre de lecteurâ royaux,, et recevaient un traiterae nt annuel de deux cents écus d'or. Les premiers professeurs furent Tierre Danès, parisien, Jacques Tussan ou Toussa in , champenois , pour le grec j Paul la Canosse, ^uif, Agatbias Guidacier, espagnol, Fran- çois Valable « picard , pour la langue hébraïque; Kartin Problatiott, espagnol, Oronce Fiaé* dauphinois , pour les mathématiques; garthéfamy Masson, allemand, |L^er-]Hi- «hesne, smi ndioint, rouenmds^ professaient Téloquenco et la hingua lalme; Vidius'^ florentin» et après lui Jacques Dubois 00 Silvins, k médecine. .Charles CL y ajouta une chaire de médecine, et Henri IV une autre obaire dt botanique et d ana» agS FRA tOBÎc. L« première chaire de philosophie avait été établie sous Heori ; elle fut d'abord occupée par François Vicoraer- cat, milanais, et ensuite parle célèbre et infortune La Kamec, Rnmus, qui, eu i588, avait fontld à ses frais une chaire de mathématique. On sait que l'université' persécuta ce savent professeur avec le plus injuste et le plus opiniâtre acharne- ment, et fit brûler ses livres. Toiit^on crime était duvoir^crit contre Aristote. Ses ineptes et féroces adversaires avaieut juré sa mort , et il fut une des premières victimes du massacre de la Saint-Barthélemi. - Henri 111 avait fondé dans ce collège une cbaire d*arabe, qui fut confiée à Araout de |«îsse, qui eut pour successeur Ëtienne-Hubert Orléans. Louis Xm fonda une seoomle chaire * d*arabe* et une autre de droit canon. Louis XI une seconda chaire de droit canon-et une cbaire de langue syriaque. Le collège de Tréguier et celui de Cambrai menaçaient ruine, lorsque Henri IV résolut de faire construire un nouvel édifice; les collèges de Tréguier, de Léon et de Cambrai, ou des Trois- £vêqucs, lurent démolis. Henri IV fut assassiné, et Louis XIII posa la première pierre du collège de France, le iGaoïU 1610. Les travaux ne furent point achevés, et le collège fut bâti sur un nouveau plan en 1774? i^ achevé que trois ou quatre années après« sur les dessins de Cbalgria« Sous Lou is XVi les chaires s'élevaient à dit^hnit^ et ce bel et utile éta|||iss6tpent a reçu depuis la révolution d'utiles améliorations. On y pro« fesse les sciences exactes et métaphysiques, les langues an- ciennes et orientales modernes, réfoquence latine, la poésie française. Les cours sont très-suivis ; le nombre des {eutafes élèves va toujours croissant, et les salles, trop vastes autre- fois, sont insui&santes. Le collège de France a un observatoire remarquable. F RANGS- ARCHERS. Ces soldats , qui ne devaient servir qu'en temps de guerre, avaient été créés en i44^9 P^** Charles VU. Ce prince avait ordonné que chaque pAroisse du royaume enverrait un homme le plus avisé pour l* exercice de Varc, et qui serait obligé d'apporter avec loi son équipement complet j la Malade^ la éa^^ Vépéey Vare^ la trousse, etc. Ces «rcbers recevaient .en campagne quatre livres par mois , ce ipii ferait Digitizeu Lj, FRA 997 quatre oa cinq fois la paye d'un Ikntassin de nos jovrs. Après la campagne, leur paye cessait; mais ils tftaiSnt exemptés de tonte espèce d'imposition on de redevance j de U lenr nom de Francs-Archers . Ce corps n'eut qu'une courte existence; il ëtait dcjà int prisë dès la fin du règne de Charlcâ VU, et il disparut tout-à-fait sous les deux règnes suivans. ' FRANÇOIS (cour du Roi-) , rue St.-Denis , n° 5x8, G" ar- rond., Q. de lu Porle-St.-Denis. On croît que les écuries de François avaient été placées dans cette cour, et que c*est de !h qii'elle a pris son nom. FRANÇOIS-D'ASSISE (église St.-), rue du Perche, i5,efc me d'Orléans , au Marais, 7* arr/, Q. du Mont-de-Piété. Cette église, qui est maintenant la seconde succursale de Féglise pa- roissiale St.-Mèrr7, fut bâtie en t6aA sur l'e|M>lacement d'un jeu de paume. Elle dépendit ju8qu'ei^i7^ d'iin eonVent de capucins. FRANÇOIS DE SALES (communauté de St.-). Elle it^aît ëté fondée par Witasse, docteur de Sorbonne , en ftiveur de prêtres pauvres ou infirmes. En 1702, le cardinal de Noailles lui avait donne les biens des relif;ieuses de la Crèche, qu'il avait supprimées. Cette communauté fut dissoute à l'époque delà révolution. FRANCS- FIEFS (droit de). On appelait ainsi un droit préle- vé sur les églises et sur les roti^'iers qui avaient acquis des terres nobles. St.<->Louis est le premier roi qui imagina de tirer ainsi parti de l'agrandissement des gens de main-morte et des rotu- riers. Philippe-le-Uardi en 1275, Charles-le-Bel en 1526, et Pbilrppe-de- Valois en iSaS, rendirent -aussi diverses ordon- nances à ce sujet. La révolution a aboli cet ini|»6t du r^ime ftodal, dont, «u surplus, il était depuis i^ng-tes^ asses l^cile de s'exempter. ■ FRANCS-MAÇONS. L'histoire de cette société cosmopolite, le récit de sa création , de son but , de ses mystères , ne doivent point nous occuper ici. Ses cérémonies extérieures sont géné- ralement connues, et un examen approfondi de cette antique association , dont beaucoup de francs-maçons eux-mêmes igno* rent l'origine et l'esprit, ne peut être fait par nous. Le Grand-Orient de France réside à Pàris. Il est c«vapos^ a 298 FRE d*une fimlefeluMBiiiiM «Ustinguët dans U monde par leort ta» lent «t leort ▼JSrtut. Les loges ( on appelle ainsi le lieu te rastembloit let fraDCt-maçons) , les loges les plus remarqua- bles de la capitale sont celles des Artistes , des Neuf- Sœurs , dont Voltaire était membre^ des Rigides-Observateurs y de Memphis ^ du Phe'nix y d'Isis ^ etc. , etc. Presque toutes se tiennent tour à tour dans un vaste local pr^aré à cet effet ^ rue de Grenelle St.-Honord. FRriNÇ Aïs (Théâtre-), rue Richelieu, n° 6, a* arrond., Q. du Palais-Royal. Ce théâtre fut construit de 1787 à 17909 sur les dessins de Moreau. ( comédte-française.) FRASCATI. Cest un bel hôtel, à rentrée de la rue de Ei* cbelieu , du eôtd du boulemrd. Uoe eonpagiiie d'entrepre^ . Heurt ravait converti' en bnî ptsblio. On j donna 'loiig-tcmpt des ISÉtct m«|^ifiquet« Une grande partie de cet hML ett aa- jonrdlitti occupée par la ferme des jeus. fRATERMITÉ (marché de la), me St.-IiOQit, en Kle, 9" ar- rondissement, Q. de.nie-St^Looîs. L'ancienne dirision delà Fratemité\m a donné son nom. Il se tient tous les jours. FRÈR'ES DE LA CROIX. On dit que les jésuites se sont ré- . cemmrnt introduits en France sous ce nom. FRERES des Ecoles clirtUennes. V. écoles. FRÈRES SACHET ou Frères de là Pénitence de \èsus~ Christ^ fondas, en 1261, par Saint-Louis, qui acheta de Tabbé de St.«GermaiB et du curé de St.-André-des-Arts un emplace» ment, et la permission d*j établir les frères Sachet. Ce cba- Ycat Aait titod tar le bord de la Seine, à l'endroit même où a ét^ établi dcpuit le couvent des Augustînt , et actuellamcftt le BOQTcatt nsarcbd à la volaille. On appelait cet moines /hères au sac^ parce qu*ile étalent vétnt dhin tac; lit allaient, comme presque tous les moines du temps , quêter dans les rues. Ils cédèrent ensuite, en i2g5, une partie de leur emplacement ; ils ont été supprimés peu de temps après. Us étaient extrê- mement grossiers et malpropres. Ils avaient aussi le sot or- gueil de prétendre que la forme de leur babil était la même que celle que portait J.-C. V. soeurs sachettbs. FRIPPIEHS. Espèce de marchanda*<|ui achètent, revendènt, raccommodent el*tro^ent tontes sortes de meuble», ustensi- Digitized by Google FRO 999 let, etc. Leort fUtnU leur «valent tfW donnai par Françoial*', en i544» ^ «Yaient étëconfirméssoiuLoiiuXlV, eniCSSJJvpprtO' tissage et le compagnonage étaient l'un et i'antre de trois ansl Leboyi^ co&tait 73 livres, la maîtrise 1000, avec clieM*œiivre. Le patron était la TrinUë et Sainte-Croii« aux SS.-Innocens } le bureau ëtait rue Montmartre. Depuis que l'incltistrie apris en France un essor si rapide et si brillant, et qu'une heureuse con- currence a fait baisser la main-d'œuvre, le nombre des frippicrs a dû nt^cessairement diminuer ; il est peu de me'nages, jouissant de quelque aisance, qui n'achclcnt des meubles neufs, et la plupart des ancien^ frippiers se sont faits tapissiers. On trouve encore cependant des frippiers dans les divers quartiers de Paris; mais c*est à la Hàllc-au-Vicux-Unge qu'il faut les aller chercher tels qu'ils e'taient autrefois. FRONIffi. Les hommes de cour, dont le despotisme de Hi- cbelieu contrariait Tambitiony s'étaient ligués contre ce mi- nistre; mais leur Jigue n'éclata qu'apr^ sa mort. Anne d*Autricbe et Ifasarin, pour acheter la soumission des çbefs de partie qui pouvaient s'opposer à ce qu'elle s'emparât sans réserre de la toute^puissance, multiplièrent les impôts. Be là le mécontentement de toute la nation, à qui Ton faisait payer chèrement les frais de ces honteux marches. Le i5 janvier 1648, on fit tenir à Louis XIV, encore en- fant, un lit de justice, pour forcer le parlement à enregis- trer ces e'dits bursaux. Le surintendant des finances Emery, avait créé ((e nouilles charges, dont les titres ridicules attes- tent la cupide ineptie dn ministre qui les vendait , et la sotte"^ vanité de ceux qui ne rougissaient pas de les acheter. On vit des ctnÊ0âkwi é».fi^g0ti^ deikjurés vendeurs de fiin^ des Jurés crittirs devù^ des e^f^tgUers languejreurs de porcs^ etc., etc. ^Les titras de nobless» étaient k renchère; on n'avait, pu créer de nouveHea t^arges sans blesser les prérogatives des parle- * natAs. Celui de Rms prit l'initiative des remontrances. La régente refusa de les eotendre^ le mécontentement fut au comble. Jjû parlement annonça, par une déclaration solennelle, qu*U n.*enrcgisti*erait plus d'édits contre le peuple. La cour 1 5oo FfiO prétendit que le parlement n^avait pas le droit de t*oppotcr aai ordres du roi. Les factions se ootsotid^reut. Le parlement se divisa en trois partis : Les Frondeurs^ les Matarins et les Mitigés, Les pre- miers remportèrent, et les i3 mai et i5 juin, les parlemens proclamèrent leur union. Cette union ne fit que provoquer la guerre civile; il n'y avait réellement ni unité de vœui, ni unitd de moyens. L'arresta- tion imprévue de deux conseillers, BlancmcniL et Droussel, fit courir tout Paris aux armes. Ce n*étâit que le préluile d'une attaque violente contre le gouvernement de la régence, et le signai de la fameuse journée des Barricades (27 août 1648). (^« BÂKaiCADBS.) La guerre de la fronde ne fut qu'une guerre d*intrigues; il 7 eut peu d'actions militaires; la oour comp- tait plus sur ses moyens de corruption que sur son armée. Des emprisonnemeos , des condamnations arbitraires, des né- gociations souvent tentées et souvent rompues; et pour résul- tat, tout pour les chefs, rien pour le peuple au nom duquel on prt^tendait agir. Dès lors les dignités devinrent le prix avoué des plus lâches défections; le prince de Condé quitta le donjon de Vincennes pour être replacé à la tête des armées j de Retz, nrchcvêque de Paris, obtint le cardinalat. Le prince de Conti, les ducs de Bouillon « de Longucvillc , d'Elbœuf, et tous les autres chefs, se vendirent tour à ^ur. Le duo de Beauibrt, qui avait embrassé franchement la cause populaire, et qu*on appelait le roi des halles ^ ne se déshonora point par une capitulation intéressée. Une déclaration du roi, du i*' avril 1649, octroya une amnistie, qui fut observde comme toutes celles que les conve- nances du moment commandent au parti vainqueur, impa- tient de ressaisir le pouvoir qui lui est échappé. Ces deliats entre les ministres et les pnrlemenajM sobT-m— Bonvelés plusieurs' fois dans le siècle, dernier, maïs avec dea résultats différens. FauiTIEBS-ORÀNGERS. Marchands d»lo«te espèce ^e lrmts,et en outrede bêprre, d'«u6, defiromagei dWbages, etc. Digitizeu Ly '^jQOgle FUN Sot lU formaient anciennemeiit une communauté qui datait tes statuts de t4ia* On ne pouvait y être reçu maître qu'après avoir lait un apprentissaj^e de 6 ans; le brevet coûtait 4^ livres, la mûtrise 85û; le patron était St. Léonard; le bureau était situé k la balle. On donne aussi le nom de fruitières à des femmes qui font un petit commerce de légumes, de heurrc, de salades, etc. FRUITS (marche aux), quai de la Tournelle, au port aux Tuiles, i2« arrondissement} Q. St.-Jacques. lise tient tous les jours. FUMIST£S. On appelle ainsi ceux qui se chargent de mettre les chemirie'es en ëtat, de les empêcher de fumer, et de les faire ramoner. Us ajoutent maintenant le badigeonnage à leur ancien- ne industrie, qui depuis la révolution a £^t les phisgrands pro- grès. Presque tous sont Italiens. FUNAMBULES (théâti^ des). Ils s'appelaient modestement danseurs de corde ; mais Us ont perfectionné leur art.- Ils exé- cutent sans danger, sur une triple corde » des danses gracieuses. Il se trouve sur le boulevard du Temple plusieurs théâtres consacrés à ces exercices. F, oAriS£0AS de coeos. . 4 Digitized by Google 5m gai G GABELLE (droit de), impôt silr le sel, établi par Philippe- Ic-Bel en 1286. Phlippe de Valois raugmenta. Le premier bail de la gabelle fut fait pour dix ans , par Henri II , le 4 janvier 154S. U y «Yftil, dans la gënéraUié à% Paris, ^5 greniers à>a«l. Cet impôt existe encore } le nom seul est diangé. coatam- Tioiis mntRioTis. . GAGES. Ce mot, ijni ne désigne anjottrdlmî que le salaire des domestiques, n'avait jadis rien dlmmillant) les magistrats des cours sboTeraines, les premiefs^dignitaires de Tëtat, rece- vaient des gages , et lE MONSIEUR. Ils ferment dtnx Digitizeu L.J v^jQi GAR M compagnies distinctes parle nom de leur* capitaines; la com- pagnie d'Escars et la compagnie de Rivière* L«ur h6iei est rue de Greoeile St.-Geniuânf d° i56. GARDES DUœMMERCE. Huissiers cliargësescliisirement d'arrêter et d'^rouer les débiteurs condamnés pour dettes commerciales. GARDE-MEUBLE. Ce magnifique édifice fut commeiicë en 1760, et achevé en 1768, sur les dessins de Farcliitecte Gabriel. Une belle colonnade s' e'iève sur une ioygtic snitc de portiques. L'aile du côté de l'orient est occupée par le ministère de la ma- rine et des colonies ; l'aile parallèle l'était par l'e'lat-major de la i'^" division militaire, qu'on a placé depuis quelque temps rue des SS.-Pères. Le garde-meuble de la couronne a été trans- féré à Tancien hôtel de Junot, duc d'Ahrantès , rue des Champs- Éljsécs. Les objets rares et précieux de Tancien garde-mctible ont été en partie vendus, en partie transportés à la bibliothèque de la rue de Richelieu.- On y remarquait de riches tapisseries, le lit du sacre, la «i^ApcU® ^*or donnée au roi Louis XIII par le cardinal de Richelieu, le 1*' juin i656$ la néf d'or du roi ; plu- sieurs armures de nos roi;, de magnifiques harnais, le fameux bouclier trouvé dans le Rhte^^^ et connu sous le nom de bou- clier de Scipion, etc. GARDE NATIONALE. Son institution est aussi ancienne que la monarchie. Elle n'avait jamais été appelée à un ser- vice actif que lorsque la tranquillité publique avait étémenacée. Cependant, avant la révolution, on ne soupçonnaitpas même son existence ; sa réorganisation spontanée en 1789 n'est pas un des «noindres prodiges de cette époque. ^ Sous Charles VI elle contribua à faire éloigner de Paris Tar-» mée de Charles-ie-Mauvais, roi de Navarre. Dans le siècle suL- irant, chaque quartier, chaque paroisse eut son chef militaire./ •Seisequarteniers, quatre cinquanteniers, deux cent cinquante dUxeniers, commandaient la garde bourgeoise deParis. Les trob compagnies d'archers y d'arbalétiers , d'arquebusiers , ont été long-temps sous le commandement des ch«Gi de l'antwité mu- nicipale. Elles eurent un général en i55o. igitizeo Lj >^jOpgIe 3o6 GAR La garde parisienne se divisait en guet royal^ cavalerie et in- fanterie, pour faire les rondes^ et en guetassis^ compotë de bourgeois postés dans les differens quartiers. J^îapoleon ne laissa subsister de la garde aationaUl que le nMa. L'imminence des dangers Tobligea à la remettre en acti- vité en i8i5. On sait quels éminens services elle rendit en iSi4 et en t8i5« au milieu de l'Europe armée, en présence des bandes étrangères iréaniet autour et dans Tenceinte de la capitale. La garde nationale se divise en douie légions, sous le com-> mandement d'un maréchal de France j les chefs de Ic'gions ont le titre de colonel. Les légions sont composées de quatre batail- lons, et chaque bataillon de quatre compagnies, donl une de gre- nadiers et trois de chasseurs. Tous les gardes nationaux portent on doivent porter le bonnet à poil; leur ancien uniforme a changé dans quelques détails 3 la couleur de Tbabit a été conservée. Cha* qoft I4gm a un corjps de musique. Au commencement de la révolution, chaque bataillon avait une compagnie de çanonniers et deux pièces de 6. GARDE NATIONALE A CHEVAL. C^tte partie d'un corps si rccommandable par les éminens services qu'il a rendus à la capitale dans les grands dangers de la patrie, est plutùl un objet de luxe que d'utilité. Le bureau de sou ctat-major est rue de Provence, n° G5. GARDE NATIONALE (élat-raajor delà). Il était pUcé à rh)&tel Choiseuli rue Lepelletier. Cet hôtel ayant élé en parti* démoli pour la construction de la nouvelle salle de TOpéra, Vétal-major de la garde nationale a été transféré rue Orange* Batelière. GARDE ROYAILE. La garde rojrale forme quatre divisions» deux d infanterie et deux de eavalerie. Chaque division se com- pose de deux brigades, et chaque brigade de deux rëginicns j il y a enoutreunrcgimcnt U'ai lillcricà pied, un rcgimcnt d'artillerie à cheval, et un régiment du train d'artillerie. Les deux divisions d'infanterie forment 18,200 hommes ; les deux divisions de ca- valerie 6,896 ; le régiment d'artillerie à pied 476; le régiment d'artillerie à cheval nSS } le régiment du train d'artillerie 408, total a6fa68 hommes. Lteervice auprès du foi ae renpiHivelle uiyiiizûd by Google GAR S07 toot les ^cm mois. Qmtre nuirëclMNni- d€ Vnmtm remplissent alternativement, et par quartier, les fonarrière de Courcclles. Une autre a ouvert ses travaux derrière ie cirque de MM. Frauconi. Des caoaux portent le gaz dans les difTcrens quartiers ; et ceux qui veulent en iiûre usage établissent des conduits d^embran- cbenMl. Les compagnies tra i t e n t par abonnement avec les con-* sompftateiirs. L'expérience ofirira^ans doute aux entrepreneurs français les mojrens de remédier aux iaconjéniens que ce mode priÀente..Dts conduits d'une matière solide et compacte, pré- viendront l'extinction subite de la lumière; mais il sera plus di|&ciWdeneutralîser l'odeur Siti'^e qu'exbaient.lesInTauxquand on est foircé de lesnétoyer. GAZETTE DE SANTÉ. Cette feuille utile, rédigée par dei médecins distingues , paraît tous les dix jours ; rabonncmcut est de lo francspour sixiaois, et de ibfr.paran. I^je bureau est rue Montesquieu, n° 2. GAZIERS. RUUAMERS. GJËLQ^l. No^i d'une troupe de comédiens ilaUpns. Le parle7 ment avait fait fermer le spectacle d'une autre troupe italienne qui jouait desliirces et avait ouvert son théâtre à lafinde 1^76 ; elle ftvai^ été antorisée par le prévôt de Paris } mais, sans é|^d h oettc antorisatioii, le paclementlerma ce tbéàtre sur la plainte dès doyens et maître dC'UPas^on. En 1677, Henri 111 fit venir' de Yenis^à^Blois les gelosi» Une partie de la troupe fut &ite prisonnière par un détacbement de rarmce proiesiantc. Henri III paya leur rançon, et les fit}0««r dans la salle même des états. Le ir) niai 1577, ouvrirent leur théâtre à Paris, à l'iiôtcl d« Bourbon, près leLouvre • le prix des places e'iait de 4 sous. Le aa juin, le parlement ordonna aux gelosi de cesser leurs comé- dies, qui n'caseigiuient que^ paillardises. Le mu la» maintint ÉCU 5u • 9 MsPt^tf éàt r|ltoîle, que les larotivi , bô«ffMu , p...... et » migiioBi, «raient tmit crédit tuprèt du roi. » Nous ne citerons que les titres de deos enyragei de cette époque. Aice jojreuse étune fimme ^ui demande les arr^ira^ ges à sen mari. Farce noupelle du débat ^un jeune moine et d'un vieil gendarme, par-des-ant le dieu Cupîdon, pourune fille. Et le titre n'était pas la partie la plus licencieuse de l'ouvrage. GENDARMEKIE. C'est le nouveau nom que l'on donna à la maréchaussée au commencement de la re'volution. Ce corps a e'té,très»aQgmenté. La ville de Paris , outre la gendarmerie rojrisle ^ a un corps nombreux de gendarmes à pied et à cherai. Les principales casernes sont celles de la rue des Francs^fiour^ geois, de la rue de Toumcm, de iarue Mouifetard, de la me du Faubourg*$t .-Martin, et de la rue de la Qiauss¥e-4es«Mt^ nimea. * . GENDARMEilIE D'iîUTE (caserne de la compagnie de la) , rue de Vaugirard, n** s5. GENBARME1U£ 'du dép^rtemem de la Seime (caserne de la), me des Francs-Boûrgeeis, n^ la, au Marais. GENEST (St.), patron des ménétners. st.-jvlkii -oas- véNéTKiEns. GENEVIÈVE (filles de Ste.-) ou Ce couvent, qui est maintenant occupé par la pharmacie centrale du 12" ar- rond., est situé rue de la Tournelle, n** 5, 12" arrond., Q. du Jardin -du-Roi. Il avait été fondé en 1670, par Marie Mammemu, veuve de Beaiiharnois de Miraml^nf conseiller au parieuenl. Ste. GeDeviève était kpatrone de ces religieuses; elles ne por* paient point d'habits particuliers, ne ^usaient potmt de Tesua, et n'étaient potnt cloîtrées. Elles se conîtaier^ent k rinstraedon des jeunes filles et au soulagement des- pauvres blessés. Leur courent lut supprimé, en 1 790. GENETIÈyE (Abbaye Ste.). Avant la révolution, les vastet Mtimens de cette'antique abbaye étaient occupés par des cha* noines réguliers de Tordre de St.-Augustin j ils en étaient pos sesscurs depuis l'an 1 14B. Cette abbaye, si Ton en croit la tra- dition, avait été' fondée par Clovis et la reine Clotildc sa fem- me. On dit quccette fondation (txi raccomplissemeul d'un v^jsu Si2 GEN que le fier Sycambre avait fait, lorsqu'il partit pour combattre Alaric II, roi des Visigots. St. Rcmi fit la dédicace de raî)bajc, sous riiivocation des apôtres St. Pierre et St. Paul. Clovis habi- tait alors le palais des Thermes, II mourut avant que cet e'dificc fût achevé'; Clolildc fit continuer les travaux. L'antique église Ste* - Geneviève, qui seule a r(5sistë aux outrages des siècles et à la liireur des Normands, fut qualifiée de basiiiqoe dès les premiers temps de sa fondation; onne donnait alors ce nom qu'aux ^liset de moines, ce qui prouve que l'église $te.-Ge- nevîère (alors la basiUque éo St,~Piem)j àépmé^ivtne ab- baje. Goyis et Glotilde y forent inbumtf s. L«s bâiîiiwM de l'ab- baye et de l'église Ste»-GeneylèTe ne furent entièrement termi- nés qu'en 1 1 yS. De tous ces bitimens » l'abbaye seule subsiste telle qu*eUe fot construite alori. Ce fo't en 1 148 que l'abbaye de St.-Pierre et de St.-Paul prit le nom de Ste.-Geneviève, qui, à ce que l'on rapporte, y fut enterrée en 5 12, un an après la mort de Clovis. Sle. Geneviève est révérée comme patrone de Paris; sous rancion réi:;inie , on descendait sa châsse dans les grandes calamités, et on la portait eu procession à Notre-Dame." Toyt le clergé et les cours supérieures assissent à cette proces- sion, que les religieux de Ste.-Geneviève suivaient pieds nus. ^ On YOJAit d^ns le milieu du chœur le tombeau de Clovis» et^ dans une cbapelle quTétaità c6ié du grand autel, lelombeav, en niaibre noir^dn cardinal delaRocbeibucault| ce tombeau firt transféré an musée des Petits-Augùstins. St.-Foîx a. dit plai- samment, à pnopos de l'ange qui aert de caodataire on porte* queue au cardinal, qu il étai| étonné que l'eittravagante imagi- nation qui avaft créé ce page, au lien de lé laisser à nmitiënQ y. ne lui eut pas donné la livrée. La principale porte par laquelle on entre dans l'abbaye, fut bâtie sur les dessins du père de Creil , religieux de la maison. C'est une espèce de double portique, soutenu de colonnes dori- ques, dont les . bases sont d'ordre toscan; il y a deux pavillons carrés aux deux extrémités. De là on entre s<^us un péristyle formé par des colonnes doriques, et 4piir a environ 40 pas*de longueur. La partie desbàtimens qu'on appelait le Nouveau- Gloitre, est soutenue d'un c4tépar des colonnes dori^ues.L*ab» Ujre Ste.-Geneviève est occupée depuis i8«^par un éuiblift^ Digitized by Google GEN 3i3 scment d'instruction publique, lequel s'appela tour à tour école centrale du Panthéon ^ lycée ÎS'apoléon^ et, depuis iSi4) col- lège d'Henri If. GENEVIÈVE ( nouvrllo ('glisc Sainte-). V. Panthéon. GENEVIÈVE ( Montagne -Sainte- ). On prétend que le sommet de cette montagne , ou plutôt de ce coteau , ^enr^it de cimetière aux Romaiiis et aux premiers habitons de Paris. On fonde cette conjecture sur ce que ce sommet ^tait placé , selon l'usage, entre deux grands chemins, et parce qu'on y dé- couvrit , en i6ao y un tonneau de mari>re blanc orné de figurea du paganisme. • a *> GENEVIÈVE (place Sainte-), entre .la rueSoufflot etift nouvelle église Sainte-Generiive , 12* arrondissement, quar* tier Saint-Jacques. Elle fut tracée pigr SoulBot en même temps que Téglise. El% Ait appelée place du PtarMon depuis 1791 jusqu'à 181 5. • GENEVIEVE (fontaine Sainte- ), rue de la Montagne-Ste.- Genevicvc. Cette fontaine a un soubassement surmonte d'une ' coupole ; sa forme est triangulaire. Dans l'une de ses façades Ç8t une arcade du milieu de laquelle jaillit, l'eaia^ £Uc est alimentée par l'aqueduc d'Arcueil. . GENEVIÈVE { carré-Sainte- ) , la* arrondissement , quar- tier Saint-Jacques. C'est ainsi que Ton nomma long-temps la place qui'est devaAt Icgrand portail de l'église Saint^tienne- du-Mont. C'est en iSSS que l'iin commença de rentourer de maisoiA. GENEVIÈVE (bibliothèque Sainte-). F. BiBUoroiQUE. GENEVIÈVE d0S Ariens ( église Sainte- ) ; elle était située me Neove-Notre-Dame , au coin de cette rue et de celle du Marché-Palu. On la nomma d'abord Notre-Dame la petite , et ensuite Sainte-Geneviève la petite , pour la distinguer de l'abbaye à laquelle elle appartenait. En 1229 ou i25o, elle fut appelée Sainte-Geneviève des Ardens , en commémora- tion de la guérison subite du feu S£u:ré , ou mal des ardens , dont nous avons déjà perlé ; guérison obtenue par Tinterces- sion dci la bienheureuse sainte Geneviève , patrone de l'église^ de la rue Neqve-Notre-Dame. Cette église fat aba^ue^en 1747. p<>w egfMidir l'h6pi^l des Enians-Tfouvés. 3i4 OER GÉNIE MILITAIRE (inspection générale et comité central du), rue de rf 'niversite, n"()4- GEOGRAPHES ( ingénieurs-). Ils sont également em- ployés aux armées et au ministère de la guerre pour la confec- Ùoû. des cartes et plans topographiques. Presque tons ces offi- ciers sortent de l'école Polytechnique. GEORGE (oratoire St.-). st.-barthélbmt. GERMAIN (la porte St.-). Cette porte, qui étùt située •roA de r£colo-4le-Mé4eciDe , entre la me du Paon et la cour ds Conmerce , au même tudroit ou l*oDToit maintenaot une Antahief ëtalt une «des portes de l'enceinte de Philippe- Auguste; elle sVppelait d'abord portû des CordèUs ( des Cùnieliers ) on des Ftèns^Mtnmm , parce qu'elle était Toi- smc du couvent de ces rclîgieuT. En i55o, elle prit le nom de Saint-Germain, que la porte Bussy avait porté jusqu'alors. C'est par la porte St. -Germain qu'en 141B Perrinel-Leclerc introduisit les Bourguignons dans Paris. Elle fut abattue en 1572. GERMAIN (marché St.-), entre les rues du Four St.- Germaint du Pctii-Bourbon St.-Germain , et de Seine St.- Germain ^10' arrondissement, Q. du Luxembourg. 11* a été cokistruit sur l'emplacement de l'ancienne foire St.-Germain. C'est le plus beau marché de Paris. On le doit k M. Blondel , • architecte. voias sr.-oBBMAni. GERMAIN (foire St.). K roiMs. * GEftMAIN-DES^RÉS (église et ahhajre St.-). C'est un des pljqs anciens monumens religieux de Patis. On dit qu'il Iht fondé, en 545 par Childebert sous l'invocation de St. Vin- cent et de la Ste. -Croix ; il porta d'abord ce double nom. Chil- debert donna aux religieux, po\ir leur enlrrlien , le fief d'/A'yj-. Ce fief s'clciulait depuis le Petit-Pont jusqu'à la porto St. -Mi- chel ou d'Enfer , nommée autrefois la porte Gibart; depuis cette porte jusqu'à Vanvres; de là passant au-dessus de Meudon jus- qu'auprès de Sèvres; pùis en remontant la rivière jusqu'au pont Notre-Dame. On voit que ce fief était d'une immense ^^*>^du^'{ et que les bons religieux de St.-Germain-des-Prés , en appuyant un tel présent de titres foux 6u vrais, ne pouvaient mantpitr de devenir puissamment riches. L'es hâtimensjde la première ahbaye^t son église ne forent achevés ^'en 557. Le I C£R * 3iâ nom 4e SCe-Croix ti àé St.*Viiicciit ftMÈ chKttgé en cchii d« 8t«-> Gertnaii») dsM l^Minée 764 y^ors de ]a.traiitUtion du corps d^*^ St. Germain , évl^ie de ParU ; on ajonta Jes Prés , parce que cette abbajeëtait située aii milieu des champs. LVglise ctTab- baye furent saccagées par les Normands en 845, 867 , 858, et brûlées en 861 et 885. En 1014 on bâtit une nouvelle église. Il ne reste des bâtimcns que Chihlchert avait fait élever, qu'une seule tour , dont le bas sert de porcbe à l'église. Auprès de cette tour, on vit, jusqu'en i5i4) une statue de la déesse Isis^ un jour on surprit aux pieds de cette statue une femmeletté ^tii ^faisait brûler une touffée de chandelles s cette bonne femme prenait Isis pour la Vierge ; sans élever une discussion qui n'av^ rait peut-être pai-^^nt*ii*iait au désavantage delà femme^ Guillaume Bfiçonnet, ér^ue de Meanx, et abbtf de St.-Ger-k main , fit enliUrer et Vriser la statue. On croit que nos jpremiert rois chrétiens furent inhumés d'ans l'égUse Saint «Germain^es^ Prés. Lea tombeaux qu'on y voyait avant la révolution , et qui , depuis , avaient été transportés au Musée desMonumens fran- çais, semblent le prouver. Ces tombeaux sont ceux de Childe- bert, d'Ultrogotbe safeinmc, de Cliilpéric, de Frédégonde , de Clotaire II, et do sa femme Berlrudc. En ifîj^, des ouvrirrs, employés dans l'abbaye, découvrirent deux grands cercueils, dans lesquels étaient les corps entiers de Childeric II et de Bi- lihilj^jic sa femme. .Les ouvriers volèrent plusieurs des objets qyi étaient renfi^rmes dans ces tombeaux. Ils ne rapportèrent ^*un diaddmo t|fi4td'or. Lorsqu'on rouvrit les deux cercueils en i656, on ne trouva plus dans celui du roi qu'un petit vase de verre y qbiTcnfermait un parium desséctié; des fragmens -de son d^e, sa oein|nre , les morceaux d'un bftton, plusieurs j>ièces d'argent carréen A figure do serpent Amphisbaine. Dans le cercueil de la reine, on ne trouva que des os et des vêtemens qui| à.l'oiivertare , s'en allèrent en poussière. Sur le tombeau de la reine était un petit coffre de pierre qui renfermait les cendres d'un enfant ; on^rut que c'était celles de Dagohcrt, fils de Childéric et de Bilihildc. On découvrit après, sur une pierre du tombeau du roi, cette inscription gravée en grosses . lettres : CHILDR. REX. Le tombeau de Jean-Casimir , roi de Pologne , ornait aussi 5i6 GER , r^lite Sftiat-Gemuùn-des-Pres. On sait qae Casimir , ayant ^époêé sa conroniie en 1667 « iTiat en France «uj^s de* LoQÎs Xiy qui Ini donna l'abliaje St.-Germain. Uabbaye St.-Gennain , occnp^ depnis i5iS par^VÉI reli- gieux delà congrégation de Chtftal-Fenott, le fut depuis ip3c jusqu'à la révolution , pat des religieux de la congrégation de St.-Maur. L'abbe' de St. -Germain était ordinairement prince ou cardinal, et possédait un revenu considérable. Parmi les droits dont il jouissait, en voici deux que nous rapporterons, à cause de leur singularité. Le premier fut en usage pendant cent cin- quante ans. Le jour delà féte de St. Germain, le 38 mai, les ma- rëohansde France receraient de Tabbé et def religieux douze pains du covrent, douce septiers de yin, didouse sous parisis, pour le senrsce qu'ils étaient tenus de rendre à l'abbé, et qui con-^ sistait Jimarcher ^c^ant lui avec un bâton blanc à la main,pen-> dant la procession et la grand'messe de cejour. Si^dueun d*ëux ne pouvait y assister, ils envoyaient un gentilhomme au<|uel ils donnaient par écrit pouvoir de les représenter , et de recevoir la rétribution accoutumée. A dater de l'année i4»B, cet usage tomba en désuétude. L'autre droit était celui que l'abbe de St.-Gerraain avait sur les habitans de Cbaiilot. Tous les ans, le jour de VAscension, ils devaient lui donner deux grands bouqueU, six autres petite, un fromage gras fiait du lait des vacbes qu'ils menaient paitre dans YUe M^^uerelle ^ïle^e^ Cygnes^ comblée depuis la réTolution);et euÂi un denier p%. risis pour cbaque vacbe* Nous ignorons l'origine de ces deux droits 4 et Tépoque oà ils ont- commencé. Les abbés de St.-Germain-des-Prés avaient autreISns toute juridiction, tant spirituelle que temporelle, sur le faubourg St.- Germain. En 1668, la juridiction spirituelle leur fut enlevée par Tarcbevêque de Pans , Péréfixe ; et en 1674, un édit ro^al limita leur juridiction temporelle. Jusqu'à la révolutilÀ, est maintenant la premi^rë succursale de U' paroisse $t.^l- pice. GERMAIN-DES-PRÉS (place St-^). Elle est sitnée Mi bout uiyiiizûd by Google .G£R 5i7 4« lâTiiç fit>(&enkiftiiir^cs-Prës, en fiic« de T^lUe St.-G«r- main-det-Pr^f» , t o* ari'éiiâ . , Q . de la Monnaie. GERMidN-DES PRÉSC fontaine St.-). Elle est placée dans un pan coupé de l'une des rues construites sur remplacement de l'ancienne abbaye St. -Germain. Elle se compose d'unp niche, au milieu de laquelle est un macaron de bronze. Sa partie supérieure est décorée de deux dauphins. Elle est ali- jnente'e par la pompe Notre-Dame et par celle du Gros^Caillou. G£AMAlNni;AUX£RROIS (cloître St.^), F. plàcs aAiNT- ;i6ERMAIN-LT[tJXERROIS Ct RUE CHÎI.PÉRIC. GERMAIN-L'AUXERROIS (église St. ), place $t.<9ennam-^ PAuxarroUy yU4-vU la colonnade du Louvre, 4* arrondisie» inent^Qr^tt Lonvre« On ne sait rien de positif snr l'origine de cette ^lisef On'croit qu'elle a ^të bâtie par Ghilpéric 1*/, en lîionnenr dirSt. Germain, éréâoed'Anzerre ; et c*est là la con- jecture la 'plnsyraiseniblable^M qu'il y a de pins certain^ c'est qu'elle eiistait dès Ie7*rAuxefroit; entre autret, Jacques Dubois 9 plus connn «ons le nom de Sjrlvius^ médecin célHire , mort en t54i; le/ c^iceUers de France François OUvier , d'Aligre Pom- ^onn^e Bellièvrc , et Pbelippeaux de Pontchartrain ; Mal- herbe; Eléazar de Sarcillj, son neveu, l'un des héros du ro- man de Cjrus, jeune homme cju'une mort prématurée enleva aux lettres j Abraham Remi, l'un des meilleurs poètes latins de son temps; Nicolas Faret, de l'Acadcmie française ; le peintre Jac4pîet Stella^ né à Ljron eu 1596, et mort au Louvre en 1657 ^ 5i8 Jacques SarrMin , sculpteur haS^ile ; Guj-PlUiii, dont les 'let- tres furent long tcmpf ettimëefj le sculpteur DMjardma , teur de la statue de Louif XIV, phctfe aatrefois sWr U place des Victoires; le géographe Guillaume Sanson ; Denis Dodart, médecin de Louis XIV, dont Racine et Boileau parlent quelque- fois dans leurs lettres^ Noël et Antoine Cojpel , tous les deux peintres estimes; Santerre, peintre encore plus ( stiinL- qu'eux; la savante Anne Lefevrc et son mari André Dacier, l'une morte . le i(iaoût i''?o, l'afllrc le 1 8 septembre 1722; Antoine Coizc- vox, Tun des meilleurs sculpteurs du règne de Louis XIV; le «comte de Caylut , etc. Dans la nuit du 24 aii aS ftvril 1G17, le mAréchal d'Ancre ayait ëté inhumé aii«detsous di>i'w|giiede cettiB égUie) mais , aa point da jour, le pavple lîàriéiiMi^' ton cadèrre de la fosse^ et le mit en pi^et.^St.4}«l«uâk^éll6rw rob a été réfwée en i6a5 et en 1746; elle serf ie^ptiiliii kto palais des Tuileries. • GERM AIN-L'ADXERROIS (place St.-)* fille est titube entre la rue Chilpéric et la rue des PrStres-St.-Germain-V Auxen'ots , 4" arrondissement. Ce n'dtait jadis qu'un ])assage. Les maisons qui masquaient l'entrée principale de l'église ont e'te démolies depuis la rcvolulion. La colonnade du Louvre, chef-d'œuvre d*arçliilecture moderne, contraste singulièrement avec le go- thiijoe et mesquin portail de l'église. On appelait , par dérision, Henri III mar^iUer d^ St.-Germain-VAuxerrois. Le journal ttH^nriJUmm» a conservé la nomenclature des titi-es burles- ques dont on aftiblait le triste monarque : « Henri, par la grâce a dé sa mère , inerte rojr de France et de Pologne fkiiiagittaîre, a concierge du Louvre, mpf^ilUeéfdeSt.'Germmn^jiwfer-' »*m£f, basteleut des églises de Paris ,'g,endre'de Colas, gaade>« 9 rofineur des colets de sa fejpune et friseur de ses cheveux , » mercier du palais, visiteur des étuvcs, gardien des quatre^ » mendians, père conscripl des blancs-battus et protecteur des » capucins. » {Journal d /lenri J II, t. \ill , p. 180.) ' OKRMAIN-LK-VIEUX (église St.-). Klle était située rac du Marchë-Ncuf, 9* arrond., Q. de la Cité. On croit que cette église avait été, dans l'origine, une chapelle bâtie par saint ( ver> . main, évêquc de Paris , sous l'invocMion de saint Jean-P^j- iiste. £n 686, lorsque les Nortnands menaçaient Paris ^ les re- Digitizeu L.J GER 9i<^ hpm d« VûibtLjé Sainto-Croix H Sibit-Yisctat (depbiê ab^ iMije Stîate-G«ii«Tiève), craignant qut l'einieiiii ne pr^bnât le corps de St.-GenMia , dont fli étaient dépositaires , transpor* tirent ces reli hospitaliè&b d£ stx.-ànas- VASE. . GË&VAIS (collège de Maître-), on^fo Notre-Dame- de ^ Bareux, rue du J'oinSt.-Jmcques'^ ii^i4« > 1* arrond. , Q. de la Sorboone* C'est nuiintenantune caserne d^infiinterie. Gtfr- wtis Cbm&tien , qu'on appelait cbnununénient MaùrO'Gervais, premier pbysicien^.on médecin de Charles avaifrfendé ce collège pour de pauvres étudians , en 1570. Uétâit néàBayenx, et son collège était principalement affecté aux étudians de ce diocèse. Maiire-Gervais ChUétien mourut le^io mai r59a. Le collège qui portait son nom fut rè^mi à l'Université en 1765. • . • * GERVAIS (passage des Dames-St.-). Il n'existe plus. Ou- vert en 1792, sur les bâliraens des Hospitalières de Ste.-Anas- tase, il 'communiquait de la rue des Francs-Bourgeois, au Ma- rab , à la rue des Rosiers et à la rueVieille-du-Temple- T/em- placement qu'il occupait fait mainten^t partie dn marché de 1^ rue Vieille-dopTemple. GERVAIS ( orme St.-) V. oemx. ^ GÈyRES ( quai de). 11 commence, an Poot-Noire-Dame et à la me Plânche-Mibrây^ et finit w PoBt-an*Change/et à la piacç dn Ghàfelet , 7» arrond. , Q. des Arciè. Daas les pre- Digitizeu Lj, v^jQOgl » GLA 5ai mièrcs années du 17' siècle , le terrain qui est entre le Pont- au-Cliangc et le Pont-Ps o Ire-Dame allait encore en pente jus- qu'à la rivière , et n^était couvert que par quelques maisons où étaient placëei la tverie et IVcorcherie. £n 16429 ce terrain lat cédé au marquis de Gèvres , sous condition d*y faire construire un quai. On n'éleva det maisons sur le qnai de Gèyrtê qn*en 1657. GIBABD,«GIBERT et GILBERT (porte). Fofex voirn GILLES. ( St.-)- ^- sT.-LF.u. GILLOTINS. Pauvres écoliers , ainsi nommas de Germain Gillot , docteur de Sorbonne , qui les avait réunis au nombre de deux cents dans l'ancien colldgc de Stc. - Barbe. GLACES (manufacture des), rue de Reuilly , 8* arrond. , Q. des Quinze-Vingts. £ile fut fondée en iS5^ par Rivière-Dufirenj^ sous la protection de Colbert. On n*j fabrî<{ua , dans l'origine , que des glaces soufflées.' Leur di- mension ne pouvait excéder quatre pieds* En 1688 » Lucas de Nehon inventa la manière de les couler. Ce travail s*exécute A St -Gobin ^ bourg de Picardie , près de La* Fcre , au dé^ partement de TAisne. De là les glaces sont transport('es à Paris sur des chariots construits expies.. Elles rc(;oivc'nt à Paris le poli nécessaire. On fabi iipie à St. -Gobin des glaces qui ont 122 pouces de haut sur r5 de large. C'est à Colbert qu'on peut appliquer ces beaux vers , où Boileau peint NasartissM posiim rtadas indiiatri«w I Et nos voisins frosués àa e» tributs serriles QiM paj«ità Um art b lue d« nos villes.' La France faisait venir toutes ses glaces de Venise. Col- bert fit donner à Rivière -Dufrt^ny le privilège, que l'artiste, qui avait plus de génie que de fortune , vendit ensuite à une compagnie. C'est aujourdlnii un point de fait incontestable qnelcs glaaet de cet établ^sement , qui ne doit rien à des talens étrangiers^ sont j( p«f la grandeur de leur diivensfoa , la finesse de leor poli , letf plm belles que Toii çomiaine «n Earepe. I. ai Digitized by Google Sas 60B GLORIETTE ou du Petit- Pont (la Boucherie ). Elle ëtait située rue du Petit-Pont, au bout de la rue de iti Hachette^ docMe de la rivière. Elle avait été établie en 1416*^ et se composait de. dix éùuz. Elle n*exMte plus. Tous les bâtîmens ont été démolis 9 et ont £iit place au nouTeau reuses bandes de brigands qui infes-^ tatent la capitale et les provinces dans le' i5* siècle. Ils ren- daient leurs services au plus offrant; et , à cette 'époque oà rana#cliie féodale pesait sur tous les points de la France, cçs brigands n'avaient que Tenibarras du choix. Ils pèrtaieht par^ tout la plus dégoûtante lifxure , le pillage et la mort. Olivier de la Marche, gentilhomme, et partant jaloux de l'honneur delà noblesse, trace, dans ses mémoires, le tableau le plus effrayant des exploits des grandes compagnies. « Tout le a. tournoieiQÎent du rojraume , dtt41 , était plein de places et de 5a4 GEA » forteresses, dont les gardes vivaient de rap ines et de proie; » et par le milieu du roj'aumc et des pn ys voisins s'assemblèrent ii toute manière de gens de compagnie que Tou nomnxait ef" » corcheurs^ et chevauchaient et allaient de paya en pajs et » de marché en marché, quêtant victuaiUea et aventures pour )i vÎTre et paur gagner , sans regarder « n'épargner les pajs du » roi de France, du duc de Bourgognoi ne d'antres princes du 9 rojaume; mais leur estaient la proie et le butin tout un et a tout d'une querelle. Et furent les capitaines principaux. Je » Basiard de Bourbon, Brussac , GeofTroi de St.-Bellin , Lcs- » trac, le Bastard d'Ainiif^nac , Rodrigucs de Villan furent de^içe ' é pillage et de cette escorcherie; mais ils combattaient les en- a nemis du rojaume..».. Ces dits escorcheurs firent mélllt'fle » niamt et griefi au pauvre peuple de France et aux mar- a cliand8> etc. {Méfnoires dtOUfierde la Marche y tome i*% » partie 2 , cbap. 5). a * . * Si Paris fut moins maltraité que les autres villes de la France, û faut Tattribuer à Ja foroe armée organisée a cetta éppcpie pour sa défense. GRANGE-AUX-GUKUX. f^. Mcârai. GRANGE-AUX-MERCIERS. On appelait ainsi une maison située à rextrémitë de la rue de Bercy. Cest là que se tinrent plusieurs assemblées sous le r^ae de Charles VI ^ on y délibéra eàr les moyens de mettre un terme aux troubles de la Franee. D^antres MMnblées eurent -lieu dans la même maieon sons le . ligne de Louis XI pendant la guerre du bien publie. EUe fiit adjugée par décr^, en i585/au ebancélierde France, Pierre de Giac , et devint ensuite la propriété de Jean*,* duc de Bcrry. GRANGE-BATELIKRE (la). Cette maison existait au douzième siècle, à Tangle formé par le grand egoùt et le fossé qui aboutissait à la rue MoMmàrtre. Suivant l'abbé Lebceuf, il j avait dans caue partie du territoire^ q[ui appartenait 4 TëTéque, un pré,de trente arpens an^moins , qu'on sippelait les Jontes; de uiyiiizuQ by Googlc GRA 5a5 \k le nom de Grangiaprêliaia^ ou Gran^BatiàUUn^ à eattse des joutes et exercices militaires dont ce lien était le thé&tre habitoel. Le même savant assvre qoe cet endroit est le mêmcf qae celui appelé Tuâàlla dans on dipl6ma de Louis«le«Débon- naire , daté de Tan 820. Aux près, aux terres labourables , ont succède de beaux bà- timens , de belles rues. C'est maintenant le plus brillant quar-» tier de la capitale. Il s'est considérablement augmente depuis ' la révolution. A la place qu'occupait le modeste domaine de l'évcché de Paris, s'élèvent de magnifiques hôtels^ et la dou- velle salle de l'Opéra, dont la construction provisoire a coûté . plus de deux millions y domine le champêtre làanoâr dq la Grange-Battaillère. y. bue ORAifGB-BAT£LiàiiB. GRANGE de VHéteU-Dieu. Elle faisait partie de cet limitai. On y disait coucber les malades. F", nêTai^puiu. GRAVEURS en bois, La parure sur bois est beaucoup|iina ancienne que la gravure sur cuiyre; celle-ci l'a jfidt tçtal^ment abandonner pour les ouTrages- d*nne certaine dimension. De- puis lon^-temps on ne fait plus guère usage de la gravure sur bois que pour les vignettes et les fleurons qui ornent les livres. Cependant cet art s'est beaucoup perfectionné de nos jours, , et l'on admire les vignettes qui décorent nos belles éditions mo- ^ dernes. GRAVEURS en métaux. Au commencement du 17® siècle bn ne connaissait de graveurs en mdtaux que ceux qui étaient employés à l'hôtel des Monnaies. Le talent de graver l'or et l'ar* • * gent dépendait autrefois de l'orfèvrerie, comme celui de tailler les pierres prébieuses, de la Joaillerie. En j65a, les compagnons grarenri obtinrent d*être érigés en comurananté qui ferait corps 1 avec les lapidaires* L'art de la gravure sur métaux avait éttf longotemps négligé; ilareçu depuis d'heureux enoonragemens, et il Justifie une r^^otation q[n'il a reconquise j|»ar dos dic6- d*œuvre. GRAVEURS en taille douce. Artistes qui gravent ndsloirè^ le paysage, la figure, sur des pUncbes de cuivre. Ils ont depuis * long-temps pris rang parmi les artistes de la première classe.' , Les noms des Nauteuil, des Audran^ des Bervicy sont immor- tels. 336 GR A GRAVURE à la manit'ne noire. C'est une conqaéte nou« relie de rindostrie française sur les arts étrangers. En i^go , les Anglais vendaient en France un grand nombre d'estampe» à la manière noire. Vers Tannée 1800, M. Debuconrt, jeune encore y mab déjà connu par une foule de dessins et de gravn* res fendis d'écrit et de grâce , commença à leur enlever une grande partie de ce commerce, en exécutant, à leur manière , les gravures si justement estimées cheval ejjrajré de la fùW' ère , du cheval effrayé du lion, etc. , d'après Caries V«met. Mais ce genre ne pouvait tirer que deux cents épreuves envi- ron , et ce nombre était loin de suffire aux demandes des ama- teurs. M. Debucourt imagina délier à la manière noire Vaçua- tinta ^ genre de gravure beaucoup plus solide, mais qiii offre plus de dificuUés, et qui demande, pour la bien faire, une grande pratique 1 ainsi M.Debucourt peut être regardé comme lo créateur de ce genre. En 181 5, M. Jaset, son nereu et son élève , commença à se fûre connaître par des productions dignes de rexcellent» 4ooîo oà il avait étudié son ant; l'on peut dire que si Bl. Debu- cowt a marqué son rang parmi les artistes de la manière Ut plus honorable , M. Jazet est son plus bel ouvrage. Dès l'âge de vingt-cinq ans , M. Jazet s'annonça par les productions les plus remarquables. Le portrait du gênerai La s aile , le portrait du général Colbert, un bivouac de hussards , le portrait du duc de Beny ^ etc., furent placts, dès leur apparition, dans le' cabinet de tous les amateurs. Depuis huit ans, M. Jazet» ajouté cha4]ue anpée à sa réputation. Sans vouloir rien 6ter au 4nérite sirecommandable de M. Debucourt, nous crojons qpie M.^aset a mis enéore plus do fini dans son exécution, et en outre SCS planclies peuvent tifer un bien plus gran^ nombre d'etemplaires. Si la -gravure au burin doit l'emporter toujours pour les tableaux de stjle , la gravure â la manière noire a sur elle l'incontestable supériorité ^ejjet dans les sujets de grande dimension, dans les pages d'apparat, dans les grandes et lar- ges masses , dans tout ce qui concerne la grande lutte de la lu- mière et des ombres. M. Jatet nous semble avoir porté son art au plus haut point de perfection. Qui ne connaît V Apothéose, le Serment du Jeu de paume ^ le Soldat laboureur, le Grena^ Digitized by Google diêrdê FOe stElbe^ le Soldat de Wmmploo, 1« Hèciâ de Frun^ çois etc. , etc ?Ces gr«T«vet , si difpaes tiet ^l^gct dcf con- naisseurs, ontëtë, à ce qu'il nous semble, surpassées encore par la barrière de Clichjr ^ d'après Horace Vernct. Celte der- nière gravure est d'un effet magique; c'est peindre que de gra- ver ainsi, ha. barrière de CUchj- amis le sceau à la réputation de M. Jazet. GRAyUR£ en pierres fines (école de). Cet art ëtati pour ainti dire inconna en France \ le gouvernement s*est oce«^ «rec autant de sèle qoe de snccès de former des élèrei. On ci^- poie chaque année le produit de leurs traraux dans une des •alletderinstttttt. GRENELLE (Initaîne de), nie de Grenelle St^ermaîn. Cette Ibntaine est une des plus belles de Paris. Elle fut conS'- truite et sculptée par Bouchardon \ la première pierre lut pe^ sée en lySjjpar Turgot, alors prévôt des marchands. Elle n'a été terminée qu*en 1745. Sa forme est une portion de cercfe; au centre est l'avant-corps principal, d'où partent deux ailes dont les extrémités aboutissent à l'alignement des màisons^ sa largeur est d'environ trente m êtres. Elle se compose d'un soubassement orné de refends, ensuite d'un étage supérieur qui offre» au mi- lien d'nnpéristjrle et dans les ailes^ des niches et des croisées qui le séparent de petits arant^corps dk forme de pilastres, sans soid>asses et sans chapiiteaux|un attique couronne .l'édifice dans toute sa longueur} au milieu mie figure, repràoitant. la ville de Paris, est assise sur un piédestal; au-dessous sont un fleuve et une nymphe, appuyés sur leuraumet, et couchés- sur des ro- seaux. Us représentent la Seine et la Marne \ ces trois figures sont en marbre^ d'autres statues placées dans les niches , repré- sentent les Saisons. Cette fontaine qu'alimente la pompe à feu du Gros-Caillou, a été restaurée il y a peu d'années. GRENETXA (fontaine de la rue). L'époque précise de sa cons- truction est ignorée. Elle fut réparée en i6o5, et reconstruite entièrement en 167 1 . Sa décoration est simple. Elle est alimen- tée par les pompes Notre-0ame et de Chaillot. GRENIER à Ml^me St^^ermam-FAnaerrois. On 7 Jugeait les conlestations qui s'élevaient au sujet des gabelles, pour la distribution du sel et des droits dn^roi. Le grenier à sel a élé Digitized by Google 328 GUE aboli à îa révolution ; les batinn n^ en sont occupes par les ate- liers-d'un menuisier, de» magosuM de iarinc, et diverses bou- tiqa«s. GRENIERS de reserve. Cet .utiU édifice occupe Templace- meatr da jardis de TAraenal, boulevard Bourdon, 9" arrond., Q. 4e FArsenat. On en poea la première pierre en 1^07. U a ëlë conâtnût iar les dessins de M. Delannoy* architecte. Ces igre^ Merf KMrmeol unelongtie ligne de rue 5t.-Dominique , entre lesn*» "5 et yS, 10* arrond. Elle fut construite en i8i5. Elle est formée d un socle carre j à chaque angle est un pilastre d'or- dre dorique. La façade princij)alc est ornée de deux statues, re- présentant Mars et JU déesse de la santé., faites par M. Beauva- let. Des vases sont sculptés sur les faces latérales. L*eau jaillit . par trois macarons de bronse. Cette fontaine est a^mentée-par la pompe à feu du GrostiÇailleu. •> GK08-C4ILLOU (pompe i'feu du). F". Postm à fcv. GUÉRITES en bois. Le prc^vot des marchands, Ktiennc Marcel . en avait fait plaçai sept cent cinquante aux créneaux Digitized by Google GU£ 339 des murs de Paris, pour ic service miliUiredâUplace* A", cjuruk: BOURGEOIbE PAI\!5IEN>F. rtOTET. GUERRE (bureaux du ministère de la\ rue St. -Dominique, n'' -Sa, et rue de Varcnncs, n° 26, pour ic» archives, la gen- darmerie et lei h^itaux miUuircs. Les bureaux aoni otiverU au public feiMTCl^edi à une havre, da i*f décembre au 1'' malrf^ atàdemhaoretpasdaot le reita dei'anéa. LamiiiutradoMie «né andÎMice publique le «amedi âm chaque scmaiiw, nia Su>« DoniiDique, n* 86w ; ^! ni. GUERKE (coateildela). U iien^ trfancai an .T«ilaHa$; GUERRE (dep6t gëntfral de ia), au miniaâre de la gtierfe. Il renferme les mémoires historiques qui concernent la guerre, les plans et cartes ge'ograpUiqucs, les travaux topographiques, la levée des cartes, l'entretien, la gravurp et 1 imprcition de toutes les cartes ge'ogjraphiques. GUERRE (payepir gâiéralule la), iil tîenlaee bttreansnM'yi^ TÎemië , n° I. 60£iiA£ (t^inifltère de la); rée $i..Ikp^ifûqlie; n» 86 , lof arrond. 'h. ' OUET DE PARIS (le). Cëtait la eurpa ohar^tf d» y^lln à k wtréié de la capitaW. 'L*epoque de aa crëatioD remantait'àiiiia haute antiquité. Les Francs avaient établi en Gante ime milice à peu près semblable, à rcx(in])ie des Romains. Du temps de Clotaire II , chacune tics prnicipalcs villes du royaume avait un. guet de nuit. En 695, se lit un cdit dont les principales dispositions portaient que, lorsqu'un vol serait faU de nt^it \ ceux qui seraient de gmnim dmn$ h quartier ^ en r^Htnémièmât s'ils n'anétùi0mi pms le volemrf ^«e $i U tfolûur, mn /urtm» detumt e99pr9m$^r$\ éij^ «m 'dàns un atara tfuartUr, et qjuè les gmrdn édc»9teèond fueftier^ en étamtmmnUât mêHi$\ gligeaiûmt de rarrétér^ la perte £am$ét par h 9oi tombentii sur emx, et qu'ils seraient en outre condamnés en cinq sojas d*amende^ et ainsi de quartier en quartier, Nous avons parle du f:uct assis à l'article garde nationale. Le guet roy al était entretenu par le roi. Dans les premiers siècles de la monarchie , il était compose de vingt sergens à pied. U était chargé de faire les rondes. Mihs gueti^ tel est * 4 uiyiiized by Google 55o GUE le titre que porte le cheralier du gœl) CO\J 5Si une foule considérable, clans le dessein d'exterminer tout ce qu'elle rencontrerait de guet, et d'aller mettre le feu à la mai- son de M. Dubois, cpù? averti da projet, envoya ordre à ses détachemens de se replier sur la rue Meslée , et de se cacher de droite et de gauche dans les maisons. Il rempUt sa cour de guet â cheval; et, leiwqne la rue lut bien engorgée, il fil dè- boacher ton ^infanterie sur les flancs, k coups de baïonnettes, tandis ^e sa cavalerie chargeait en tète à covp$ de sabre. Cette ttanoeorre le sauva et ta maison; mais il j eut beaucoup de monde de iné et de blessë. Voilà le point oÀ la conduite de la police j disons mieux , celle de la cour , avait laissé venir ies choses. » (Mémoires du baron de Desciival , tome 11.) GOUVERNEMENT de Paris. C'est moins à l'impcritie de» magistrats qu'à rinconccvablc division des pouvoirs, avant la révolution , qu'il faut attribuer les désordres qui rendaient le séjour de Paris insupportable pour tous ceum qui avaient quel* qu*amoar de l'oMire , et surtout pour tout cens que ae tovto^ naient pas un grand .'nom ou l'opulence. Le gooveraement était doux, mais &ible et sant point d'appni réel ; il ne 0e sonto- nait que par le prestige d'une longue possession que lé peuple n'avait jamaîa pensé i lui contester; aussi dut41 tomber quand le peuple songea à revendiquer ses droits } il était ftiUe , et , par une juste conséquence , les agens du pouvoir, OU ceux que le pouvoir ctail force de ménager, e'taient tyrans. Le par- lement avait la haute police; mais il rencontrait a chafjiie pas line autorite rivale. Plusieurs abbayes, plusieurs communau- tés religieuses, des chapitres, celui de Notre-Dame surtout, avisent leurs juridictions , leurs préposés , leurs gardes , leurs sergens. On comptait dans la capitale plusieurs bailliages. Le prévit de Paris exécutait les ordres du roi et les arrêts du par- lement; le prévM des marchands avait la police relative au commerce I à la navigation | quatre échevins, un procureur du roi, vn greffier , présidés par le prévèt des marchands, plu-» sieurs adjoints, vingt-'six conseillers, six sergens, composaient, • sons le nom de bureau de la ville , Tantorité municipale. La garde bourgeoise de Paris était à la disposition de cette au- tonté. 352 ^^^^ Ua gonrera^ur, lieutenant do roi , commandait la capitale. Anciem^iiirât le gouycrnemcnt de Paris et celui de Tlle-dc- France étaient réaois. Ils furent avares pour la premier» ^ia on liaS. (On app***'*^ originairement V Ile-de-France ia 3pro- nnoe qu'entourent la Seine, la Blarne, rpiie, FAiane «t rOuroq.Dans la suite ce gottrememenC attendit et embraaaa plusieurs cantons déUché» de la Picardie > de la Glumpagna^ de rOrl^anaii y dja-Ferche et de la Normandie.) L'biâtoire de Paris dfre sur ce point une étonnante aingn- |«rit^* Le gouvernement militaire fut souTent confié à des prê- tres : Jean yilartiel, cvcque de Marseille, eu 14^1 J André ^ cardinal d'Espinay, sous (>liarles VIII5 Pierre Filhoti ^ arche- vêque d'Aix, en i522j le cardinal Du Bellay , tivèque de Pa- ris , en i556j Antoine Sanguin, cardinal de Aleudon^ arche- vêque de Toulouse, en 1544 ; cardinal de Bourbon, en i55i; en i635, le cardinal de Richelieu ^ par un pouvoir spécial et limitë an tMnps de l'absence da roi. Anne d'Autriche lut nom»- mé% gQirrernante par lettr«i«>patentes du 1*' septembre 1656-. Chaque résidence royale avait aussi' son gonvemement par- ticulier. Maintenant le gouvernement de Paris cottprettd la I** di^ vision militaire qui se compose des dffpartemens de la Seine, de Scinc-ct-Oisc, de l'Aisne, de Seine-el-Marno , de l'Oise, du Loiret, d'Eure-et-Loir. Les bureau! de l'etat-major occupent l'hôtel de la rue de . Yerneuil, n« qu'habitait auparavant le comte Real, con- teillcr d'éUt. Un commaiidaBt d*annei, ofiicier -général, cupmandç la place de Paria. . « ^ GUEUX. Le nombre do ces mendians valides e^ presque loua voleurs, «'élevait à quarante mille dans le 17* aiècle, et, à Aa honte de l'administration du temps, ils se rendaient redoutables à l'autoritd même. Us formaient au milieu de Paris une masse clTrayanlc , sans mœurs et sans autres lois que celles que lai imposait un chef qu'on nommait le Graud-Coerc. L'hopilal général Ua fondé pour les recevoir; mais on ne put parvenir qu'ii en diminuer le nombre,, et nous craignons même que le- Digitized by Google GUI 335 paisible habitant de Paris ne soit jamais enttertmcnt affranchi de cet horrible ramai de brigands. GDILLAU ME (cour St.-) , entre la me de Richelieu et celle Trarersière, a* arrond., Q. dA Palais-Royal. Elle-est principa- lement occupée par des rôtisséurs, des cabaretiers et des filles publiques. GIIILT^EMITES ou G aille mains ^ moines mendiant. Ils a- vaicnt remplacé, en 1297, les Blancs-Manteaux. Le ur coiuluitc parut aons reproche tant qu'ils furent pauvres^ mais, devcauii riches par les libéralités des grands , Ifur luxe et Icnr immo- ralité scandalisèrent bientôt les fidèles. Ils furent supprimé en 161 8, et réunis anx Bénédictins qui suivaient la réforme deSt.- Tannes-de-Verdun. y» blancs-sIahti avx. GUILLERIS. On donnait ce nom à ime troupe d'environ quatre cents gentilshommes^ à la tête desquels étaient les trois frères Guilleris , nobles bretons. Cette troupe porta , pendant dix années consécutives, le pillage et TefFroi dans la Bretagne , la Saintongc, le Poitou, etc., et répandit l'alarme jusque dans la capitale. Ils avaient afllrlié, sur les arbres des grands chemins, des placards où on lisait : Paix aux gentilshommes ^ la mort aux prévôts et archers, et la bourse aux marchands. On fit marcher contre eux quatre mille cinq cents hommes et quelques pièces d'artillerie. Cette armée parvint à s'emparer de leurs repaires } plusieurs périrent dans le combat ; quatre-vingts furent pris et roués vifs. Ce trait est rapporté dans le Journal ^^i9/kn' IVf septembre 1608, et èiJM VHistotre des Liurons ^ lir.a, p/iw. • • GUIMtARD ( théâtre de fnademoiselle) . Cette fiunense dan - seuse avait un théâtre à sa maison de campagne de Pantin , et un autre dans son liôti l de la rue Cliantrrcine. Lnbnrdo, pre- mier valct-dc-cliambrc du roi, dirigeait le spectacle. Colle' coni- posaiL les pièces. Ce lln'àtre était le rcndcr-vous des plus fa- meuses courtisanes et des premiers seigneurs de la cour. GUINGUETTES. On appelle ?insi tous les petits cabarets qiû sont hors des barrières. Les plus fameuses sont toujours celles, de la Courtille , du Gros- Caillou, âlé la barrière du Maine <, de Bellevilley de Ménil-Montant, de la barrière de la Vilfctte. a I 554 ^^^^ Les guingeltcs sont moins freqnestécs qu*autrefi»U • Elles n'offirent plus si souvent le hideux tpectocle d'une crapo- lense ivrognerie. Leur intërienr est bien entretenu , et on n'y voit beanconp d'oQvriert que les dimancbef et les lundis. Le goàt du spectacle a, nous ne dirons pas remplacé, mais du moins dimtnuë , dans la classe ouvrière , celui du cabaret. Les mélo- drames et les Funambules sont moins dangereux pour les mœurs que les tableaux (juf Ton voyait et qu on voit même encore quel- quefois aux guinguettes. ^ GYMNASE DRAMATIQUE. Nouveau thtAtre établi bou- levard Bonne^NouveilCf entre les n°* '^t ^^^^ des- sins de M. Kougtvtn arcliitecte. On avait d'abord tente' de le construire de l'autre c6té du boulevard; mais l'autorité eccltf«> sîastiqne s'y opposa à cause dn voisinage de l'église paroissiale d^Bonne-Noavelle. L'emplacement du cafi^ Yaspard futicbetié, et c'est sur cet emplacement qu'est blti le théâtre. Le répertoire ne peut admettre que des pièces en un acte , opéra comique, comëdie ou vaudeville. La salle est très-dle'vée, mais étroite, et, au total, d'un aspect désagréable. L'ouverture de ce théâtre a eu lieu le 2.Ô décembre 1820. GYMNASTIQUE. EUefaiwit une partie essentielle de le'du- cation des anciens , qui attachaient avec raison une grande im* partance à Téducation physique da la jeunesse. Ce n'est que depuis, quelques années que pl«i9i«nrs écoles de gymnastique ont été^rtablies. Celle* de M. Amoros est spécialement destinée aux militaires. Plusieurs institutions particulières ont accueilli cette utile innovation. Les exercices sont sagement calcula sur le degré des forces des élèves. Tout est parfaitement com- biné pour en obtenir de salutaires re'sultats , et pour en écarter tous les inconvcniens. Ces exercices offrent lo double avantage d'imprimer à toutes les articulations plus de force et degrâce» et de corriger sans eâbrt les déviations de quelques parties. Les élèves sont exercés à se servir également de ta main droite et de la gauche. L'escrime« l'équitation, le tir, le jet du javelot « et d'autres exercices, composent le nouveau système de gymnas- tique. Il serait à désirer que l'exenqile heureux donné par nos principaux penstonnàU Hikt plus généralement'soivi. Nous nous uiyiiizûd by Google GYM 555 faisons nn devoir et un plaisir d'indiquer aux chefs de famille rinstitution de )1M. Nyon , père et fils, rue Pigale; celle de M. Monnod , rue de la Tour-det-Dames ; VécoXt d'enseigne- ment mutuel de M.Morm| me LoniiJ^Grandy etc. 556 HAL H HALLAGE (droit de). Au i3* «èclet sur le lieu ou Top vend encore aujourd'hui la marée, était un fief appelé Hellebick ou Albîcqn o& les élus au poisson de mer firent élever des bâti- mens (ju'on nomma les Dix-Greniers. Le droit qu'ils y per- çurent s'appela le droit à' Hcîlehick. Le fief et le droit qui y était attache , passèrent par succession jusqu'à une Afar— guérite de Neuville^ qui céda la moitié qui lui était échue par héritage, à THoteUDieu de Paris. Le revenu de cette moitié consistait en deux déni ers sur chaque charrette de marche, ce qui faisai^ à peu près 200 liv. par an. Le droit et le fief existèrent jusqu'à Henri U. HALLE (carreau de la). C'est l'espace compris entre les rues de la Tonnellerie, du Marché-aux-Poirées et des Pipers-Potiers- d'Étain, Z^*' arrond., Q. des Marchés. C'est U que se tiennent chaque jour les revendeuses de poissons et de I^umes. HALLE (fontaine de la Nouvelle-). F", colonne de irinicis. HALLES. Elles sont situées entre les rues St. -Denis, de la Ferronnerie, St. - Honore, de la Tonnellerie , et Toj;lise St.- Euslache, et dépendent du 4*" arrond., Q. des IMarclu-s. L'em- placement qu'elles occupent était dans l'origine un terrain nom- mé CampeUi^ Champ eaux ^Petits- Champs^ situe hors la vilie, et qui appartenait tu prieuré de St.-Denis-de-la-Chàtre. Louis-le-Gros acheta ce terrain et y établit un marchépour les changeurs et les merciers. En 1 1 Bi, Philippe-Auguste qui tâcha d'agrandir et d'emhellir Paris, qui, avant lui, ne valait guère mieux qn^une petite ville de province de nos jours, acheta des i-eligicux de St.-LaKare ui^ marché qu'il transféra aux Cham- peaux. Deux halles, entourées d'un mur de pierre, avec des portes qui étaient fermées pendant la nuit, s'y élevèrent par ses . ordres j il fit faire aussi des galeries couvertes pour la comnio- ditd des marchands. Sous le règne de St. Louis, on construisit « Digitized by Google HAN 557 éevoL hilles.ftux draps, et une halle pour les tnercien et les cor- royeùrs ; et sotuiPliilippe-1e>Hârn»-Tn l. HAUTE-COUR. V. coun. HEIDUQUES. C'étaient de grands laquais, d'une taille très- élevée, habillés h la hongroise, et q^e les princes et les grands- seigneurs faisaient placer debout derrière leur voiture. Cet usage cessa au commencement de la révolution , lors de la suppression des armoiries et des livrées^ mais depuis le réta- blissement des écussons et des titres, et de tous leurs acces- soires, on a substitué aux heiduques d'autrefois des laquais d'une taille avantageuse, habillés en militaires, portant un couteau de chasse %u côté, et sur le baudrier une plaque aux armes du maître. I,^ plaque blasonnée n'est pas de rigueur, et il ne faut plus faire preuve de noblesse pour avoir un c/irt^^cwr derrière î>a voilure; maison a poussé l'oubli des convenances jusqu'à leur faire porter des épaulettes de colonel. Hf^LOÏSE. T"^. RUE CIIANOINESSE. HERAUTS D'ARMES. L'i nstitution des hérauts , des rois d'armes , des poursuivans , etc. , remonte au berceau de la mo- narchie. On les divisait en trois classes , chevauche urs , pour- suivans et hérauts cC armcs'i^ commandes par un seul chef nommé roi d'armes. Voici à ce sujet quelques détails dont on cxcnscra peut-être la lon^çueur, parce qu'ils sont en général peu Go Ho HÉE connus. Ceux qui se destinaient à cet ét&t ne parvcuaiciil aux iliilerens degrés de l'ordre que successivement, et après un certain nombre d'anners de service dans les cours et fmm^ sa henùtte mère, et de mùnMeignmtr SV^JO^^ieU^ tron. Les hdnuus ^Xpoumdvans téfék^tfkl alor» pv (Hi»i«ÎM Mont/oie St. Demis. L« roi mlrtit dam ton •ni|«irt.f li Mrii d'annes se plaçait sur s« chaire , o& il demecur^k mmêe pcod^D^ Le service divin , tendis que des relf et htfraute dtwnm teDaieot le manteau royal étendu contre le mur derrière lui. Le roi d'armes, après l'oHice, suivait le roi a\i ]»alais, où les tabler étaient dresse'es pour le festin ; il prenait j)la( c au haut bout de la seconde table , et , pendant le repas , il était servi par deux ëctijnrs, tlavait ime coope dorée. Quelquefois, mais rarement, / le roi d*armes ^tait admis à la table du roi. A 1« lin du rcjpas le roi se faisait apporter la covpe dorée qiii aToil «ervi à messlre Montfoie^ etymc«lait«e&oroaeBargeni,laa«pMt4oiitU^n»- laît le gratifier. On prenait ensuite les ^piçes elle ▼!» dm coBgé |^ et le roi d'armes , aTanfc de se retirer , présentait jsm mttnwrqno celui des hérauts qu'il choisissait pour son marédlisil 4'armes. Mont joie , pare' de la cotte d'armes , et la couronne en tête , se* rendait à son hôtel , toujours escorte du cunuetaLlc ou des ma- réchaux, et des hérauts et poursuivans. Lndcs valets de cham- bre du roi l'attendait dans 6on appartement , et lui présentait ^ de la part du prince , une courcmne et un kabiUemeut complet de chtralier. Ces oficierr, et le roi d'armes surt|>ui, )oyiH»isiPl de pririléges «t d'exemptions sans nombre ) leurs pcraoAl^ . étaient sacrées c également employés pendant U paix et ]^en- d«Bt U guerre, amis el ennemis avaient pour eu^x U même respeet. La plupart des commissions o& il Cillait représenter le • roi on la nation, leur étaient confiées. Ib s'ohligeaient , entrfr autres choses , par serment , à protéger en toute occasion et i conserver l'honneur des dames et demoiselles : Si 7jous en- tendez bldmcr ffiiehjuune ^ était-il dit dans leurs statuts, ■vous honnétemetit les reprendrez. Ils furent soumis à Tinspoo- tion du grand écujrer de France , lorsque cette charge fui ins- tituée. Une des andennes iionctions des hérauts d'armée éteitde dresser dans chaque pcoTinoe un état des seigneurs et gentils- hoosmes de leur déparUibent. Tous les troi%ans, les roie d'armes des provinces fl'assemhlaienti et remettaient auroi 4'amiea Jk/étu- V " « . * Uiyiiized by Googl HER 343 joie leurs états particulierf dont OBOOf^OMàtim nobiliaire géné* ral. Un tel travail serait mainteMat pour le lioins inutile ] mais il 0MiX lom à» i'étra étm qb tca^ o4 U noblcMe /«ÎMit la ]prttc^alc i»rei «noéei . Lei liéni«tf d*armm ioiit rkat^ aux ctfvéknoDÎeti 4'uiic cotle d'amet de ralonrt violtt-cramoiii v clittrgtfo derast at darrière dat amas du |nriiice. Us portant una toque de velours noir, ornée d'un cordon d*or , et tiennent i la nain un bâton ^ dit caducée , qui ressemble à celui des maré- chaux de France. Les he'rauts d'armes furent supprimes à la révolution. Ils ont été rétablis par l'empereur Napoléon. Km- plojës seulement dans les cérémonies, leurs fonctiont sont maintenaDt toutes pacifiqoat. HE&GULE (liMal TES. HOMMES (assurance sur la vie des), rue de Richelieu, n° 7g, a* arrond., Q. de. la Chaussée-d'Antin. L'assuré, en payant Immédiatement une somme déterminée , ou en acquittant cha- que année une somme moindre , qu'on appelle prime d'assu- ronce , oblige la compagnie à payer , lors de son décès , un ca- pital aux personnes par lui désignées , ou i lui-même lors de la mort d'un tiers. Le contrat d'assurance peut s'étendre a la vie entière, on seulement à un non4>re déterminé d'années. Il peut être passible de certaines conditions de survivance, ou n'avoir son effet qu'après la mort de plusieurs personnes. HONORÉ (église St.-). Elle était située rue St.-Honorc, entre les n°* 178 et 186, 4^ arrond., Q. de la Banque de France. Un Renold Chereins et Sybilc, sa femme, l'avaient fondée en 1204. Ce n'était d'abord qu'une chapelle ; on en ajouta une autre en 1679, et les deux réunies formèrent l'église, qui était basse et petite. On 7 voyait le mausolée érigé à la méaioire du cardinal Dubois , qui avait été chanoine de cette ^ise. Elle lut Digitized by Google HOP dmitse en , et sur son cmplacemenl on a hê>ld les bouli- qaet àa pasitge du Cloltre-St.-Hooortf • HONORÉ (cloître SM* ^ ëuit êitné entre let mes St.-Ho- nor^, Montesqoieo, des Boni-Eofims et Crotx^des-Pettts- • Champs , 4* arrond., Q. de la Banque de France. On le démo- lit en 1792* l>es maitonf particnlières ont été constmites tur son emplacement. HONORÉ (marché St.-), ou des Jacobins, 2* arrond., Q. du Palais-Royal. Il est ouvert tous les jours. Il est arrose' par des bornes-fontaines qu'alimente la pompe à leu de- Chaillot. Il ae'td bâti sur remplacement de l'ancien couvent des Jacobins , qni fut depuis fameux par la société des A ritis de la Constitua Hon y plus connus sous le nom de Jacobins , qui jr tint ses séances. HONORÉ (porte St.->), Au commencement du iS** siècle, elle était placée rue St.-Honoré, en ^ce de rOratoire; sous Charles Y , près de lame du Rempart; en i65t , elle Ait dém^ lie et reconstruite à l'extiiémité de la rue St.-Honoré9 en jàce de^a rue St.*Honoré. Elle était hâtie de pierres de taille, en forme de pavillon couvert d'ardoises. C'était la seule des an- ciennes portes de Paris qui fût restée sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV. On commença à l'abattre le i5 juin 1 755. HOPITAL militaire^ rue St.-Dominique , au Gros4:aiilou. ». . f^. GARDE 1xnYA.LE. HOPITAL maUaire pour las soldats de la ligne. V. moh- TllOV etTAL^I-ORAU. ' HÔPITAL-GÉNÉRAL. aAi^TBiiai. HOPITAL (j^ace de 1'), rue Polivean, en&ce dempital de la Salpétrière , la* arrond., Q. St.-Marcel. HOPITAL (port de P) , prèè de l*h6piul de la Salpârl^e , la* arrornd. , Q. St.-Marcel. Il est destiné 4 Parrirage des fourrages et des grains. HOPITAL (quai de T) , de la barrière de la Garre au pont d'Austerlitz, 12" arrond. , Q. St.-Marcel. Auu^ôô estPentre- pôt général des laines. HOPITAL (boulevard de 1'), nommé ainsi parce qu'il est Toisin de Phàpital de la Salpétrièra. On achera de le planter Digitized by Google 346 HOT en 1 761. Il commence place Walhubert, tt Aûi- bArrière Moufictard , I arroncL ^ Q. Sl^-Marcel* HOHXAUX. V. leuri hmw ]Mvâciiiien. HOSPITALIERS dm ia Charit^Notm^Dame. ^. camib*- MUfBTTlS. HOSPITALIERS éie St.^etm^dê^ifntsatemy appelai ém^ puis chevaliers de Malte. F, tkiiflb et 84imt- jiAjf-iDK*LATiuUf . HORLOGE duPaiais, F, touhdb l*horloob. HORLOGE (quai de 1'), du pont au Change à la place du Pont-Neuf, 11* arrond. , Q. du Palais-de-Justice. Ou l'a ap- pelé autrefois des Morfondus ^ parce qu'il est situé au nord, et on le nommQ aus«i des Lunettes^ à cause du grand nombre 4*opticîens etc. etc. Digitized by Google HUI ^ UOT£LS. V* leurt noms par|^iUi«rf . HOTEL SOLENNEL dêt grands éhûêtemeni. V. HUBAINS, mendianf TftltdM, ^ont les bandit infestaient jadis la capitale. Guivx. HUBANT ( collège de ) ou de VAye-Maria , nie de la Montagnc-Ste. -Geneviève ^ n" 85. Il avait ele loiule en i j Jc) par Jean de Hubant , président de la chambre des enquêtes. Ce pre'sident fit orner très-richement les bàtimens , et n'assi- gna à riastitutiou que de faibles revenus. Six enfans devaient j être iogës et nourris depuis neuf ans jusqu'à seiio* Le 21 avril i55o , Pierre Poncet , prêtre, assassina dans ce collège un curé et son domestique \ il fut d<%|radéy et br&U vif après avoir eu le poing coupé. Le colUge de Hubant lot rénni à celui de I rière'ouvrait la marche. Des huissiers portaient les attributs de la justice militaire. Suivaient quatre-vingts huissiers i cheval , cent quatre-vingts tergent à verget ; derrière , marchaient , babillét de divertet coaleurt , cent vingt huutiertrprtteurt , 55o HYP vingt huissicrMndicn*^^*^'*'^ ^ ^^^-^^ V^^^^^ y douze commis- ••irt» du CMtelct en robe en 1452. Les savans grecs fugitifs, avec leurs livres, cherchè- rent un asjle en Italie : le pape Nicolas Y profita de leurs malheurs pour enrichir U hihliothècpe du Vatican des pins précieu|t mannscicits hébreux, grecs et latins. Cest de 14 qve les mannserits se r^pcndirent dans ionte l'Enrobe. Dans le même ttmps à peu près, l'Bnprimerîe9%onD«e des Chinois 1600 ans avant J.-C., ignorés cependant d« reste de la terre, fîit inventée par tm AUsinaBd, Jean (Gmttei^erg , gcniilhommt de May «ice. Cette découverte passa bientôt en France , et y fît tomber l'art de l'c'criture qui faisait, dit-on, subsister plus de 10,000 e'crivaius dans les seules villes de Paris et d'Or- Ic'ans j art dont nous admirons encore les chefs-d'œuvre dans les anciens manuscrits enluminés , conservés dans plusieurs bibliothiMfnés. L'imprimerie, en ■ailtipliint les sources de la lumière , en étendit le» effets bona on manvaia. La lacilité de a'inttraire fit naître le besoin de montrer quTon avait oppfit| et FEwpope, dapois ce temps fusqo^à nos jours, %, éké sana relâche inondée d'nn déluge d'onvrages de tonte espèce* On dptt rimprnnerie en France k Gnillanma Fichet et Jean de La Pierre , docteurs ai» théologie , de la ùiculLé de Paris. Ils attirèrent dans la capitale Ulric Gcring, Martin Krants et Michel Friburger, imprimeurs de Majrence. Les premiers li- 35a IMP vrcf imprimai à Paris * coûtèrent dei sommet immenses. Un livre d'heures qui avait appartenu au duc de Bcrry y frère- de Charles V, fut estime 875 livres , ce qui fait près de 7,000 fr. de nos Jours. Nicolas Janson, établi à Venise en i/jSf), fit faire de jjrands progrès à l')in|)riincrie. En i4<)5, Aide Maïuice in- venta le caractère italiijue , caractère qu'indiquent les mots mêmes que nous venons de souligner. Dignes successeurs des Aide, des Etienne, des Eizévirs, des Morelie, lesOillée, les Crapelet, les Hcrhan , les Didot, semblent avoir fait atteindre A cet art son dernier point de perfection. IMPKIMEam- ROYALE, Vieille rue du Temple, n'' 89 , 7* arrond.. Elle était plaeëe an Louvre avant la révolution. Elle fut transférée ensuite à l*hdlel de Toulouse, pr^ la place des Victoires. On Ta établie Vieille rue du Temple , depuis ' que la Banque de France a été Lûtie sur remplacement de l'hôtel de Toulouse. L'hôtel que l'imprimerie Royale occupe maintenant est l'an- cien Palais Cardinal, construit en 1712, pour Armand GastODf cardinal de JEloban. C'était uùe dépendance de l'hôtel de Sou- bise. FtBnçois P' fonda rimprimerie royale. C'est le plus bel établissement de ce geiiN; deux cent trente presses peuvent y être mises en mouvement ^ il possède un assortiment de ca- ractères de toutes l« langues ancicBncs et modereet. Cette imprimerie a pris snccesstvement le titre de natio- nale, impériale et enfin royale. •* IMPIUMEURS. Sous J'an( ien régime, le nombre des impri. meurs, à Paris, était fixé à trente-six. Par édit de Louis XI V, de 1686, les impimeurs avaient été réunis aux libraires. Cette profession s'exerçait Ubreoient depuis la révolution. Napo» léon la soumit à une censure sévère, et Térifea en oorpova- tion privilégiée. Les imprimeurs ne peuvent exercer lear état sans être munis d'un brevet. lis sont malntemint au nombre de 8o. y* LmaAiEis. IBf PRIMEURS en t(nBe-dov*ce, Ce sont ceux qui impri» ment les ouvrages gravés au burin ou h l'eau forte sur des planches de cuivre, d'étain, etc., tels qu'estampes, cartes. Ils avaient été érigés en communauté en 169a. L'appi:en- Digitized by Google me S55 tissage durait quatre anf. Le compagnonage deux. Le brevet coûtait 55 liv.j la maîtrise Goo. Cette com mu nantit avait pour patron saint Jean-Porte-Latine; son bureau citait situé rue du Plâtre St. -Jacques. De nos jours, les imprimeurs en taille- douce sont soumis aux mêmes conditions que les imprimeurs tiatmdhves^ seulement quant à la responsabilité des ouvrages qu'ils oon&ctionnent. IMPRIMEUBS-LYTHOGRÀPHES. r. lttbooeâfbii. INCENDIE (pompes à). K tomms. INCENDIES (compagnies d'assurance contre les). On en compte trois k Paris. Toutes trois ont des agens dans les dtf « partemens. 1° La compagnie française du Phénix, rue Neuve-des-Ca- pucines, n° i5. Elle garantitj, moyennant une piime, contre les incendies et le feu du ciel; ses assurances sont au moins d'une annc'e. — 2° Compagnie d'assurance mutuelle, rue du Marché - St. - Honoré , n<» 4 ; association de propriétairés qui se garantissent mutuellement leurs biens contré rincen» die. Les assarances sont de cinq années aù moins. Compa- gnie royale d'assurance, rue de Eicbelien, n* io4* Elle ga- rantit les Taleuri mobilières et immobilisés contre l'incendie et lé féu du ciel, moyennant une prime d'assurance. Ses as- surances durent sept ans. INCENDIES FAMEUX. En 585, il y eut un incendie qui s'étendit de la porte du sud à celle ilu nord de la Cité. Un seul trait peint l'ignorante crédulité du temps, a On disait que cette ville (Paris) avait e'té anciennement consacrée, de telle sorte que les incendies ne pouvaient y étendre leurs ravages ni ies loirs et les serpens s'y montrer; -dernièrement, en répa- rant les fondations du pont, et en enlerant la boue dont elles étaient remplies» on découvrit un loir et un serpent de bronse. I«*enl^ement de cet figures fut bientôt suivi d'une invasion de loirs et de serpens j et on oommenfa à voir des incendies.» (^Grégoire de Tbiirt, llv. VI, chap. 25). — Le «7 âvrîl ïyiS, les maisons qui étaient bâties sur le Petit -Pont furent la proie des flammes. — L'hotel - Dieu éprouva deux grands in- cendies, l'un en 1757 et Tautrc en 1772. — Dans la nuit du i6^au 17 mars 17621 incendie de la foire St. -Germain. Le 1* a5 554 1NN Palais-de-Jusiice éprouva le même sort en janvier 1766. — dans la nuit du 27 au 28 décembre 1777, incendie des bara- ques de la foire St. -Ovide. — En 1781 , incendie de 1 Opéra , qui déjà avait été la proie des ilammes en avril 1765. — £a 17899 de rbôtel des Menus-Plaisirs. — Du cirque du Palais» Koyal le i5 novembre 179B. — Le 18 mars 17999 le Théâtre* Français (depuis l'Odëon) fut entièrement détruit s c*est de eette époque que date la réunion dei anciens comédiens au théâtre de la rue de Richelieu. Eeconstrulte par M. Cbalgrio, la salle de l'Odéon fut de nouveau incendiée le ao mars 181 9, et reconstruite la même année. INCURACLES-IIOMMES (bospicedes\ rue duFaubourg- St. -Martin, u" iG6, 5" arroud., Q. St.-Martin. Cet établis- sement, destiné aux hommes indigens attaqués de maladies graves ou incurables » occupe l'église et le couvent des Récol'* tels ^ supprimés en 1790. •INCURABLES -FEMMES (hospice des), rue de SWret, ii*'54, io* arrond., Q. St.-Thomas-d'Aquin. Même destina- tion que j*hospice des încuraUes^ffommes, Le cardinal de la Rochefottcault Ta fondé en 1637. JNDlYfôlBIUTÉ (place de 1*). F. PLAc<-aoTALB. INDUSTRIE NATIONALE (i06iétéd*encouragemea\de 1'). jf^. ENCOURAGEMENT. INDUSTRIE NATIONALE (produite de T). F. expo- sition. INFIRMERIE de Marie' Thérèse j près de la barrière d^Enfer ; elle a été l^ndée par madame la duchesse d*An* gonléme* INGÉNIEURS-GÉOGRAPHES (corps r07al.des)« aa dëpdl de la gaerref rue de l'Université « n<» 61. INHUMATIONS. F. »o»«fnriifciEis. INNOCENS (église des Saints-). Elle éuit située place du Marché-des-lnnocens, en face delà rue Anbr^-le-Bouclier. Nous ne connaissons rien de certain sur son origine. Elle exis- lait déjà sous le règne de Lou is -le - Jeune. RecoQiitruite en 1445, elle fut démolie en 17 85. INNOCEI>^. dé- INSTITUT de France. Il fut fondé par une loi de la Con- vention nationale du 5 brumaire an4 (a6 octobre 1795). Ilem- l^rasM tontes les parties des connaissances humaines, sciences exactes et métaphysiques , littérature , beaux-arts, etc. j56 lISS La lot de bruinairc avait ainsi désigné sa division : i'* ckflsey sciences physiques et mathétnûtitpies ^ a* olasse, sciences morales et politiques f 5*, littératurû et beaux^^s. En l*an 1 1 , Bonaparte fit ane nouvelle division ep quatre classes : la i^* conserva son titre , et fut composé de 60 mem* bres; la 2* , ayant pour objet la langue et la littérature fran- çaises, compta quarante membres ; c'était, quant à ses attri- butions et au nombre de ses membres, rancienne académie française, et elle en a repris le titre dans la suite. La 3* classe « d'histoire et de littérature anciennes, eut quarante membres rësidens^ huit associés étrangers, 60 correspondans. La 4% relative aux beaux-arts, fut composée de vingt membres résidens, de huit associés étmgers, et de 56 correspondans. En 181 5, llnstitut fut conservé, mais ses quatre classes reprirent le nom des anciennes académies. Ainsi la 1'* devint V Académie des sciences ; la 2*, V Académie française ; la 5° , ï Académie des inscriptions et belles^lcttres ^ et la 4"» ^Acadé» mie de peinture et de sculpture, INSTITUTION , nom donné maintenant aux pensionnats» on maisons d*édncation autres que les collèges. Toutes les éco- les des flores de la doctrine chrétienne, on frëre^ ignorantins, exceptées, sont èoustetorité de l'Université. F. vniTEmsixi. INSTITUTIONS diverses. V. leurs noms particuliers. INSTRUCTION CHRÉTIENNE (Filles de l ). / . aÂMi- VAIEK SAINT-SULPICB. INSTRUCTION GRATUITE. Elle était jadis sans rétri- bution , même dans l'Université de Paris. L'instruction est le premier besoin d^une nation polie ; aussi re'ducation publique fut - elle Tobjet des premiers travadx de rassemblée consti- tuante. Etablie sur un plus vaste plan, elle reçut de nouveaux dcveloppemensh tous les degrés, et les établissemens d'instruc- tion furent multiplies sur tous les points de la France. Ses bienfaits furent oflFerts à toutes les classes de citoyens. Dans Tarmée même l'instruction était une condition expresse pour être admis an ^ade d'oi&cier. Les établissemens publics d'instruction furent ouverU à tous les cn^ns sans aucune rétribution. Cet heureux état de Digitized by Google ' 1 2i< INT SS7 choses ii« «rtsti que Ion de rëtabMaieniefit de l^niversitë j^^* impcriale. Tous les enlèves lurent assujettis h un impôt an- nuel, appelé re'tn'huiion universitaire» Elle a iHé maintenue • - depuis i8i4- Chaque annexe, la suppression de cet impôt a JÛ' *** été demandée à la tribune de la chambre des députés, mais sans succës. L'instruction élémentaire ii*est gratuite que dans r ^ les écoles dites de charité , dirigées par les frères de la doc- trine chrëtîenDe, irulgairement appelés ignoraniins^ et dans «n trèa.petit nombre d'écoles d^enstigoemént itiiitM?^ ^ Les cours pour les sciences exactes-, les artt^ W laitues orientales, etc. , sont gratuits. F". V9%yw%àtfÈL ' * INSTRUCTION PÛITLIQITE (conséHroJirt'd'). Établi sotis ^ Pautorild du ministre de riiiti^rieur , il réunissait les pouvoirs nttribues au grand - maître. Cette dernière dignité a éf(' réta- blie en 1822. Le nombre des académies est égal à celui des cours de justice. Chaque académie est présidée par un rec- teur. Llnstruciioa comprend , i» les facultés, 29 les collèges foytm èl commnàmix, 3<* les institutions et pensionnats, et les petite^ écoles ou écoles secondaires. i IWUBéSlikVS des finances, L*ftdtiihiistration générale de» finances Iht dirigée, depuis le 14* silde jusqu*en 1661, par un tirintendant. Ce titl^ fat supprimé dans la personne du fii- IMeùx Fouquet. On substitua dès-lors à ce ti tre, celui dé con- trôleur général , seul chef et ordonnateur des finances de l'état. Il avait sous ses ordres des intcmlans di.'s finances, ayant cha- cun un (l('[iartcment de ce ministère. Le nombre n'était point limité. On en comptait douze en i<>5o, quatre eu i658, six en 17S5. On trouve aussi des directeurs des finances : ils ét»ient au nombre de deux en 1660. Ces charges furent supprimées en 1780. Depuis cettirëpocfue jusqu'à la révolution^ Us «tiefs de chacpie principale division de ■ce ministère reçurent W tiitt« de pfcmier ooninis des finances. Depuis l!époqne de la révolution jusqu'en 1 81 5, on les « dé- signés sous le nom de cbef de division, qui indiquait d^nne ma- ni^re plus claire et plus précise le cercle de Icnrs iÉttribttCions. Ils ont repris leur ancien titre. INTENDANT thda gdru'ra/ih' ]\jri'i. On appelait gènera- lilé^les dividioos dt;$ proviuctd ; chaque géncralité formait une Digitized by Google 358 INT întenéioicc ; on en ooa^jrtait trente.une. Les intendani éUàfiA presque toufourt efaoisis ^rni les maltlfes des requêtes. Hinri II fut le premier qui établit (en i5^i) des intendens province, sous le titre de^ommissairesHêépartis pour l'exécu^ iion des ordres du roi» Louïâ XIII, en i655, leur donna le titre dUntaidans du militaire^ justice f police et Jinances. En 1648, pendant la minoriJë de Louis XIV, les cours souveraines, assemblées à Paris, dressèrent des plaintes contre les intendant, et demandèrent la révocation de leurs commissions. Quelques provinces en furent délivrées; maie 1^ intendans furent rétablis dans la "suite. Ils ont été défini- tiyement supprimés en 1790. Depuis leur établissement jusqu^à leur suppression^ on compte à Paris huit intendans. Le dernier a été Berthier de * Sauvîgny, qui périt dans une émeute populaire en 1789. La généralité de Paris comprenait vingt-deux élections s Paris, Beauvais, Compiègue, Senlis, Nogent-sur-Scinc, Sens, Joigny, St. -Florentin, Tonnerre, Pontoise, Vezelay, Meaux, Rozoy, Coulommiers, Provins, Montereau, Nemours, Melun, Etampes, Mantes, Montfort-Laroaury , Dreux. ^ IMT£NBANX des forêts et des domaines de la couronne. Il a sons «et ordres un inspecteur général et un inspecteur généial adjoint ebargé spécialement de k conserration de Paris. Les bureaqiL de Tîntendance sont établis rue de Grenelle» n* 119» Indépendamment de rintendanoe des forêts et domai- nes , etc., il Y a un intendant des bàtimens, parcs et jardins. Il réside rue Caumartin, n'^ 3o. Il a sous ses ordres des archi- tectes attachés au service de chaque résidence royale , un di- recteur fies eaux de Versailles, un administrateur des parcs, pépinières et jnvdins , et un comité consultatif des bàtimeaa ^ composé de trois architectes , autres que cent qui sont spë* cialement çhargés de la surveillance et des travaux des réaî- dcnces royales. INTENDANT BflUTAïaE défit i** dmston. Ses borMim sont établit rue de Yerneuil, faubourg St.-Germain-, n» 58. Il y a un intendant militaire par division, qui a sona ees ordres dés sons^intendans. Leurs attributions sont les mêmes Digitized by Google INT 569 que ceiles dat intpcetoirt «l aont -iMpclMirt mi vtnicfr. Le nom M«l a éU changé drpUM <|a«k|iier«iiite. INTÉ&ISUa (oHéMt^dd 1*). S«t bnnain aontpkoés nM de Grenelle St^-Geranin , n* lea. Le aeeréteriet , la dÎTMÎon det effbtres cocMattiques , la divisicAi du commerce, arts et nianiifacturcs , la division de la comptabilitd générale, i>oDt dans la même rue, 101. Ce ministère a dans sa dépen- dance l'administration de la police (qui faisait autrefois un miaUtère séparé), et fadministration départementale, rue de Grenelle, n° 116; le conseil des bâtimens civils, da conmeree etdct nMinufactoree^ ruedes Sti.-Pères, i3; la conserva- tion des monnnieni publics, rue St.-Honoré, no 319; ladU reetkm des travana publics de Parii, me des Fost^g^^t.^ Gemiain«rAiixerf0lf 9 n* 99. . ^ . Le bureen.de eomplabîUtd est ouvert au publie les lundis et jeudis , de midi à trois beures.Les autres bureaux sont ou. ▼erts an publie lis feudis, de deux à troit heures. INTERPRÉTATION générale et traduction de langues mortes et vivantes (bureau de 1'). Cet établissement, fondé et dirigé par M. Nanex de ïaboada, est situé rue 5te.*Anne, II. INVALIDES (hôtel des). Sous Henri IV, les invaUdes ^ient placés. il i'iiôpitai de la me de FOursine; sous IiOuUXIII,a]lieètre. Ondoîtli Louis XIV l'edmirable éta» bliMnent qui lait le sujet de cet article» CM le 5o naveou bre 1671 qu'on posa les premiers lendenens de l'hôtel des lur iralides, Tun des cbefs-d'œuvre de rerebiteéture moderne, eonstratt sur les dessins de Libéral Bruant. On a fait ubc foule de descriptions de ce beau monument; la plus complète et la plus cxactç, même jusqu'à nos jours, est celle que labbé Pérau publia en 17S6. Nous croyons devoir en faire usage, en y) ajoutant les clmagemens que Thôtel a éprouvés. depuis que cette description a paru. La £içad|e de l'hôtel a loa toises d*étendue d*une eitsémité à Tantre de ses papillons » ^và sont en saillie. Do la eonr d'entrée, on arriYo dens une grande cour entourée de quatre corps de logis , sur le dorant dcsqneb sont deux nings- d^areedes Tun sur l'autre, qui lomient les eorridoveou galeriasquî régnent anlopir* Le milieu do chaque Digitized by Google 56o INV face est acoonpagD^ d*une espèce de corps avancé awee vm fronton s les coiMei sont orn^s de tout oUéê, Les apparte* BMM, qvi oat quatre étages, ton! coanuodéncnt dUpotii# Dant les corps bàtiant de chaque c6té, au.reiHdeH^lmus-i ftée, soBt les qpatre rëftctoiras. Les înfirBMrics sont séparées de k maison par une cour. Elles sont composées de pkisieuri grandes salles garnies de lits. LVglise' est an des plus beaux édifices de Paris. La porte pilncipale donne sur l'avenue de Breteuil. Un magnifique portail décore Tentrde de cctfe église ou dôme, exécuté sur les dessins de Jules-Hardouin Rlan.sard, et terminé en 1706, après trente ans de travail. Ce portail est élevé sur un perron formé de plusieurs degrés; il a trente toises d'étendue, et cinquante d'élévation, depuis le rea-de- chaussée fusqu au plus haut du dAme* Cette fiifade est com-» posée d'un ordre dorique, d'un corinthien, et d'un attique au - dessus ; le tout orné de colonnes et de pilastres, accom- pagnés de statues, dont les principales sont celle de St. Louis, à qui cette e'glise est dédiée, modelée par Girardon, et faite en marbre par Couhtou l'aîné; et celle de Cliarlemagne , faite aussi en marbre par Coizevox ; elles ont près de onze pieds de hauteur. Les autres statues repiésentent la Justice, la Tem- pérance, la Prudence et la Force. Les groupes posés sur 1% balustrade, sont ks huit pères des églises grecque et latine ; saToir 1 S*> Basile ai Si. Amhroise^ par Foulletier ;.St. Xeun. ChnsostAme et St Grégoire^l^rand, par MaseUne; St. ^ré. goire-de-Naaiance et St. Alhaaase, par Goisevox; St. Jérâoïc et St. Augustin, par Hurtrel. Le fronton est eomhié d'une croix et dedeux statues qui représentent la Foi et la Charité; celles des côtés sont la Constance, THumilité, la Confiance et la Magnanimité; tels sont du moins les 90ms qu'on leur doma. Le dôme a 5oo pieds d'élévation du rez-de>chaussée jusqu'à la croix. li est ibrroé d*un corps d'architecture d^ordre «amposite, accompagné de quarante oolortaes du même ordre, derrière lesquelles le gros de rouTfaga est presque caché. 11 est percé de douze fenêtres , et l« oohmnes soutiennent um attique percé aussi de doute fisuétrcs cmtrées, qui ne sont pas ouTcrtes intérieurement. Seize statues de pierre sont posées depx h deux sur les piédestaux d'une balustrade ^ui règne uiyiiizud by Google INV 56i tout autour; ce sont les douze apôtres , et St. Paul , St. Bar- nabë, St. Jean-BaptUte et le prophète £Ue. Sur la comicbe de Tattique, il j a doute vaiet ardent e« torclièrtt eaflam* oïdet. La eonirertore de ce dôme et! revêtue de doute grande* c6tet.doréet^ dont Ict etpaoet tout remplit de trophëet d^anuet ^aleoMut dorét $ le dôme ett turmouté d'une lanterne ouverte par quatre arcades, avec doute colonnes et quatre ttatoes de plomb dord, qui représentent des Vertus. Cette lanterrte est entourée d'une halustnide de fer, et rbargde d'un obélisque fort élevé, terminé par un globe surmonté d'une croix; le tout entièrement doré. Pour voir rintérieur du dôme , il fiittt rentrer dans Tancienne église, et passer par un corridor qui ett à la tète du bat-côtë de la fauehe. Il conduit dant la nouvelle églite ^ dont le pavé ett cai^arti de différent mar^ bret raret et précieux. Let peinturet^de rintérieur du dtae , qui a cinquante piedt d» diamètre, reprétentent la Gloire du Paraditoù St. Lon» vient d'entrer, ouvrage de Charles delà Fosse. Entre les fenêtres, on voit douze tableaux de trente pieds de bauteur cbaeuu , sur onze de large par* le bas , et huit par le haut, peints à fresque par Jouvenet, et représen- tant let apôtres accompagnés de groupes d*anges. Ces figuret ont quatone piedt de hauteur* Autour du dôme tont doute Snrodet médaillée kondet, ou portraitt de douce rois de FrancOf Cbarlemagne, Louit «le -Débonnaire, Charlet* le- Gfanuve* Philippe-Augutte, St..Louit, Louit XII, Henri IV, Louit Xin et Louit XIV, fintet per différent tculpteur». Patte pour Louis XIII, cVtait le père de I^uis XIV ; mais on est étonné de trouver en pareille compagnie un Louis-le-Dé- bonnaire, ou plutôt rimbécille, et un Charles-le-Chauve. Plus bas , sur les massifs qui supportent le dome, il y a ({uatrc grands tableaux triangulaires où les quatre évangéli!»tes sont peints par Charlet de la Fotte* Cette église est ornée d'une belle architecture en colonnet et pilattret d*ordre corinthien. Le plan a k forme d'une croix grecque; le tanctuaire ett h la tète i deux grandet chapellet aux estrémitét de la croitée } le bet sert d'entrée. Il y • d*autret chapellet rondet aux côfét des grandes, et, au 'dessus de leurs principales entrées, des tribunes avec des balcons de fer doré , soutenues chacune par uiyiiized by Google 56a INV deu& ooloBoes. Les quatre petites cbapellet tm d^me mit or- nées «bacune de huit oolonncscorintliieiiiiei^ de trou etatnee et de bes-reliefs j leor vùtkte est partagée en fis tableaux et deux fimélres. La preoiâre est dédiée à St. Grégoire4e^raBd* Lei peintures sont de Midbel-Gonieille. La chapelle de St.- Jérôme est peinte par Boatogne Patné. Entre'le grand autel et la chapelle de Ste.«*Tliér^e, est la chapelle de St.-Amhroise, peinte par Boulogne Taîné. La dernière chapelle est celle de St.-Aiigiibtin , peinte par Boulogne le jeune. Pendant le cours des guerres de la révolution, les voûtes de ce temple e'iaient oroées de drapeaux pris à rennemi. Un plus grand nombre était réuni en faisceaux. £q i8i4>« ces drapeaux avaient été' soustraitsotts regards de Tétranger. Ils avaient reparu eiiiiS 1 5, depuis le retour de Napoléon, Ils ont disparu de -nouveau à la seoonde rentrée du roi Louis XVIII et des armées coalisées. On ne les a plus revus depuis ; on assure qu'ils ont été bràlés. Le portique , qui est en face de la grande cour , «onduit à Téglise intérieura. Il est composé de deux différent corps d'architecture, de huit colonnes chacun, accompaguds d'or- nemens et d'un cadran. Cette dglise, destinée aux invalides et aux employés de riiôtet, est une espèce de nef de Irentc- deux toises de longueur, et de soixante-six de hauteur, sur soiuinte- douze pîeds de largeur , y compris les bas-côtés. Elle est ornée d'une architecture d^ordre corinthien i avec diiUiuit arcades revêtues de vingt pilastres du même ordre, qui sou- tiennent une galerie ou corridor de chaque côté. Ces arcades forment des ailes ou bas-côtés , dans lesquels les soldats, qui occupent auMi la nef, ont chacun leur place et leur siège. Cette église est éclairée par jcinquante-quatre fenêtres, vingt- sept de chaque côté. Au-dessus de l'entrée est une grande tribune avec un orgue. Du coté de la Seine, riiôtel est pré- cédé d'une vaste cour en jardin, entourée d'une grille magni- fique, et de fossés garnis de canons. De chaque côté de la cour principale sont deui cours plus petites. Au côté diroit de f église, sont quatre cours; à gauche, six. Ce magn^ fique établissement t qui peut contenir sept mille hommes, est sous Us ordres d'un lienteimnt-g^énl , ou même d*um •WJéchai de France, gouyernewr des imHMdet. U « aupite Digitized by Google INV 5G5 lui un ëtnt-niajor et un conseil d'admiDislration. Les malades, traités par d'habiles médeciof et chirorgient, sont soignés par les sœurs de la Ciiarité. Les invalidet Mmraoïirris» logé** billéty etc. , et reçoirent une paye proportionnée ao gMde qu'tlt ooenpaientt et à leurs blessures. L*h6tal des invalides, pbcë dans un des quartiers les plus sains et te plus rîans, est situé entre les mes de Grenelle St.4>emioin et de Grenelte Gros-Caillou, i o* arrond. , des Invalides. Il est ouvert tous les jours au public, depuis dix heures du malin jusqu'à quatre de l'aprcs-midi. On est obligé , en entraot, d^inscril'e son Doin sur un registre tenu par un officier. INVALIDES (bibliothèque des), à l'hôtel des Invalides, dans le pavillou du milieu, au premier; elle sert aussi de chambre du conseil. Elle est ouverte tous les jours ouvrables aux niUtaises de iMtel, depuis neuf heures jusqu'à trois. Ou j trouve h peu près vingt mi lie volumes. mVAUDES N(cour rofuludes). On donue ce nom k lu grande coUr qtii tÉH eu foce de T^Use. INVALIDES (esplanade des ). Cest un parallél<^flAne hordé de tous e6tâ d*allées garnies d*arbres, qui, en été, for^ ment le plus bel aspect. Il commence au qu'ai d'Orçay, et finit à la place des Invalides, lo* arrond., Q. des Invalides. Au milieu est une fontaine construite sur les dessins de M. Trep- sa j c'est un piédestal carré enfermé dans un bassin circulaire. Jusqu'en 1814, celte fontaine fut surmontée du fameux lion de St.-Marc, dépouille de Venise. Lorsque les Autrichiens voulurent le reprendre, ils le laissèrent tomber du haut de lu fontaine » et cet antique pulladium des libertés vénilien||es velu en éclats aux pieds de ses nouveaux maîtres. Ou ï\ «f. paré, tant bien que mal, ef il est revenu sur la pièce (t.- Jifarc.' INVALIDES (place des), entre rhAtel et l'esplanade des Invalides. Jusqu'en i8i5, on Tappela place d'Jéna. INVALIDES (boulevard des). Il commence rue de Gre- nelle St. -Germain, et linit rue de Sèvres. * INVALIDES (quai des), construit sous le règne de l'empe- reur Napoléon. 11 commence au pont Louis X\ I , et finit au pont des Invalides •ou d7éna , 10* airrond. , Q. tics Invalides- 564 INVALIDES (port de») quai des Iiimlidcs, to* «rrond. « Q. des Invalida. Il est destiné an tirage du bois flotté et au déchargement des fourrages* INVALIDES (pont des). Il fut cooimencëen 180G, et achevé en 1816. Le nom d'Jéna , qu'il portait auparavant, lui avait été donné en mémoire île la célchre bataille gnpnée par les FraDÇais sur les Prussiens, le 14 octobre 180G. Une ordon- nance de Louis XVIII, rendue au mois de juillet i8i5f subs- titua h ce nom celui de pont fies Invalides. Il oommuni^e de te barrière de Passy «u Chanp-de-Mars. INVENTION (brevets d*). F*, bebym. ITALIEN (tbéàtre royal ). La troupe des bouffes oUcrnait avee k troupe française d«l'Odéon. Elle en fut séparée , et après avoir été quelque temps nu théâtre Favart , sons la di- rection de la célèbre cantatrice luailame Catalani , elle fut installée à l'ancien théâtre Louvois, qui, depuis le départ de la troupe de Picard, servait de magasin à i'Opéra. Les reprc- sentatioBS de l'Opéra-Buila ont lieu les mardi , jeudi, samedi et dimanche. Ce tbéàtre est régi par la même administration ^ue rAcadémie royale de Musique. Son orchestre, le meilleur peut-être de Paris It de l'Europe, est composé d'artistes fran- çais. Quelques-uns dès acteurs et des actrices sont égalensent frtinçais. ITALIENS (théâtre des) 00 de Fmart^ d'un oftté sur le boulevard des Italiens , de l'autre sur te place des Italiens, a» arrond., Q. Feydeau. Il fut construit en 1782, sifr le^ des- seins d'Heurlicr. La troupe de l'Opéra-Comique l'occupa jus- qu'en 1791 • L'aimable auteur de la Chercheuse d'Esprit , de JNiiMû à la Cour^ des Trois SuUaneSy etc, avait donné son nom à ce tbéàtre, q«i n'est plus qtt*unesuceursaleau service des autres théâtres royaux. C^est, en cas d'incendie ou de répara- ti^ns, Pédifiœ qui leur est spécialeriient destiné. L'Opéra- Buffa y fut installé pendant quelque temps, sous la directirou de madame Catalani; la troupe de TOdéon y donna des représentations pendant te reconstruction de sa salle , apr^ son eeeond incendie en 1818. L'Académie royale de Musique y joua également pendant la construction de la nouvelle sa Ile de la rue Lcpcllctier. La façade du théâtre Favarl est iinpo- Digitized by Google IT 365 • Mate ; un péristyle de six colonnes d*ordre ionique la décore* , On s*est scNivent étonné qae Tentrée de ce beau théâtre ne tàX pai sitnée sur le boulerard; on donne pour motif de cette étrange disposition, la crainte des acteurs de l'Opéra-Comique d'être considérés comme acteurs des boulevards , si l'entrée de leur salle avait été placée comme elle aurait dft Tétre. Les acteurs de Feydcaii devaient être transférés au théâtre des Italiens, lorsque la nouvelle Bourse serait bâtie. PLACE DES ITALIENS. Elle est située entre les rues Grctry, Marivaux et Favart , s* nrond., Q. Feydeau. Le théâtre des Italiens, auquel elle fait face, lui a donné son nom. ITALIENS (boulevard des); au nord, Q. de la Chaussée^ d'Antin; an lyidi, Q. Feydeau, a* arrond. Avant 1783, il s'appelait boulevard du D^i^ parce que le dépôt des gardes- françaises y fut placé en 1764 ; en 1782, le théâtre des Italiens, construit h cette époque, lui donna son nom. Dans le cours de la révolution, la partie de ce boulevard, qui s'étend de- • puis la rue Grange- Batelière jusqu'à la rue Taitbout, fut appelé (mais sans que ce nom fût reconnu et autorisé) boule- vard de CoblenU} en i8i5, il changea ce nom en celui de Gond, On y remarque de tr^s beaux cafés. Les plus brjjians sont ceux de Biche, Tortoni et Hardi. En i8aa> on 7 a fiiit Touyerture d*un nouveau café plus richement décoré encore et plus étendu; il a pris le nom de café Paris» D 566 JAC « J JACOBINS, Frères Prêcheurs on Dominicains , rue St.- Jacques. Fondé à la fin du siècle par St.-Dominique , et approuve au commencement tlu i5' sous le titre de Frères Prêcheurs ^ cet ordre s'établit à Paris, en i?. 17, dans une maison située près de NotrerDame. £11 1218, le doyen de Sfc.- Quçntin leur fît présent d'une autre maison qui touchait aux murs de la ville et de la chapelle de rhôpital de St.-Quentin. Cette chapelle était sous l'iavocation de St. Jacques } de là le - nom de Jacobins que prirent les Frères Prêcheurs^ et le nom de la me St-Jacques. Ils durent à la muni6cence pieuse de St.- Loods rentière édificaUon de leur église ( qui s'éleva sur les mim» du château de« seigneurs de Hautefeuille ) , de leur couvent et de leurs écoles. Divers présens ou cessions de Louis X, de Charles V, de Louis XII, agrandirent successi- vement ce couvent , qu'un riche bourgeois , nommé Aicolas Hennequin , fit reconstruire en i556. On voyait autrefois dans l'église du couvent des Jacobins plusieurs tombeaux de rois , de reines ^ princes et princesses de la maison de France. Nous citerons ceux de Charles de France , comte de Valois , chef de la branche de ce nom \ de Charles de Valois , son second fils , comte d'Alençon ; d'Agnès de France; de Louis, comte d'Evreux; de Robert, comte de Clermont , sixième fils de St. Louis , chef de la maison de Bourbon , par son mariage avec Béatrix de Bourgogne , héri- tière de Bourbon ; de Louis I*', duc de Bourbon , fils du comte de Clermont ; de Marguerite de Bourbon , sa sœur ; de Pierre , duc do Bourbon et comte de la Marche, etc. Parmi ces tom- beaux , ou remarquait aussi ceux qui renfermaicut le cœur ou les eulrailU s de Plulippe-le-Hardi , fils et successeur de Saint- Louis ; de Pierre, comU d'Alençon, son frère j'tie Charles Digitized by Google lAC 367 (l'Anjou y roi de Napics , frère de St. Louis ; de Charles IV ; de ï^hilippe III, roi de Navarre, dit le Sage , (ils du comte d'£vreux; de Philippe V, dit le Long; de Philippe de Va- lois , etc. Devant le grand autel était la tombe de Humbert de la Tour-du»Pin , dernier dauphin de Vienneis « le même qui , après la mort de ton fils et de sa femme , c^da ses ^tats à Phi- lippe de Valois ^ à condition que le fils aintf des rois de France prendrait le titre de Dauphin. On avait aussi inhumë dans cette église une foule d'autres personnages très - illustres dans leur ordre ou dans leur ëcolc, mais très - ignor(5s dans l'histoire de France. On n'en peut citer que deux qui soient connus des savans , Nicolas CocfTe- teau, et Jean de Meunp, dit Clopinel ( il était boiteux), con- tinuateur du roman de la Rose. Le couvent des Jacobins de la rue St.-Jacqaes fut supprimé en '790. Les bàtimcns appartiennent au gouvernement. Leur emplacement , destine^ d'abord à des embellissemens projetés, n'a point été aliéné. £n 1816 et en 1 8 1 7 , on avait ordonné des réparations à ce couvent , pour en &ire une prison d'état ou une maison de refuge. II est mai]}tenant occupé par les frères ignorantins. JACOBINS du noviciat général (couvent cl église des ), rue St.-Domîniquc'St.-Gcrmain. Le cardinal de Richelieu * avait fondé cette maison, en i65i 7 en faveur des novices de Paris et des provinces. En i585 , on commença de cons- truire l'église sur les dessins de Pierre Bullet. Ce couvent fut supprimé en 1790. En 1802 , l'église a été érigée en église paroissiale sous Tinvocalion de St. Thomas- d'Aquin. Les bÂtimens du couvent sont, depuis Tépoque de la Convention, occupés par le Musée-d' Artillerie. JACOBINS RÉFORMES (couvent des ), rue St.-Honoré. Ce couvent avait été fondé, en 1611 , par le P. Sébastien Mi- cliaëlis , frère prêcheur on dominicain , qui avait institné.une réforme de son ordre. 5o,oooli v. données par Henri de Gondi , évéqne de Paris , aidèrent i bâtir le couvent et l'église. La bibliothèque des Jacobins-Réformés était estimée ; elle se composait de près de 5o,ooo volumes. Ce fut dans la salle de cette bibliothèque que siégea la société des Amis de la 568 JAC Constitution, si fameuse sous le nom de Club des Jacobins. m . CLUBS. Ce couvent fut supprime en 1790. Les bàtimens furent dé- molis depuis , et , sur leur emplacement , on bâtit, en 1810 y le marché St. -Honoré ou des Jiicobins. JACQUES (porte St.-). Elle lut construite au commence- cément do i3* siècle , et abattue en 1684. Elle faisait partie de Fenceinte de Philippe-Auguste , et était située rue St.- Jacques , entre les mes St.-Hjracinthe et des Fossés-St.- Jacqucs. JACQU£S ( boulevard St.-). La plantation de ce boulevard fut achevée en 1761. Il est situe' à Tcxtrcfmité du faubourg St.* Jacques; il commence barrière de TOursine et rue de la Gla- cière , et finit à la barrière d*£nfer, 12* arrond. JACQUES-DU-HAUT-PAS ( (5glise St.-). Elle est située me St,-Jac), pla^idambrai, n° 2. Cette commandcric appartenait à l'ordre de Malte. Les hospitaliers de Jérusalem, qui existaient avant les templiers, avaient été institues des l'an 1171. Leur maison s'appelait éga- lement St. -Jean-dc-JérusnIcm, et riiùpital de Jérusalem. Elle passa dans la suite à Tordre de Malte. C'était un lieu da £fan* cluse qui sVtendait jus(|u'à la rue des Noyers ; le comi^|pdeur j avait haute, moyenne ethasse justice. Cette commanderi^ rapjportait ia,ooo lir. de rente. On remar<{oait dans l'église le beau tombeau de Jacques de Soovré, qui fut d'abord comman- deur de Saint^ean-de-Latran , et ensuit^, grand-prieiy de France^ Ce mausolée , chef-d'œuvre de François Anguier l'^inff , lut transféré, après fa révolution, au Musée des momunens français. Lors de la suppression de Tordre de Malte en 1792 , les hàlimens de la comraanderie furent vendus comme proprié- tés nationales^ l'église subsiste encore; elle sert de magasin à . un tonnelier. ^ JEAN-DE-I.ATRAN (enclos et passage St.-), de la place C^^mbrai à la rue St.-Jean-dc-Beauvais ,-ia* arr(Hid., Q.^t.- Jacques. Cet enclos, qui dépendait de la commanderic de St.- Jèan-de.Latran*, était encore, au moment de la révolution, un lien de franchise pour les gens poursuivis pa^ leurs créan- • ciers. * JEAN-EN-GEËVE ( église St.-). Cette église , qui fut dé- BKiKe k l'époque d« la révolution , était sitnée me du Martroi , \* derrière l'hôtel- dé-TÎUe. D^Aord simple chapelle , où te clergd *« de St.-Gcrvais avait la permission d'allefr conférer le baptême, elle avait été, en 1212, érigée en paroisse. Elle était déposi- taire de la fameuse hostie profanée par un juif de la rue des T fillettes. On y remarquait les toml>eaox d'Alain Veau, célèbre financier sous les règnes de François l"*", Henri II, Fr^nçois.U et Charles IX; de Simon Vouet, le maître de Le SttCQr et de Xge f*de Baudran « fanirax géogrSjphe , etc.- ' * • Digitized by ' Dya JÊS J&A1I-LE-R0ND ( église St.- ). Cette église , qni était U pareiete du eloitre de Notre-Dame, ^teit $kaét oà non» maintenant la rue FémAon^ 9*- arran., Q. de U Cittf. Elle Art èAmilteen 174^. JEAN^ D'ARC. Le nom de l illuïtre hcroine de Vaucou- leurs ne se trouve placé ici que parce qu'il se rattache à un fait qui interesse l'histoire de Paris. Jeanne commandait dans l'armec que Charles VII fit marcher sur Paris. Cette armëe commença l'attaque le 8 septembre i4^9- L'auteur du Journal de Paris ^ soosles règnes de Charles YI et de Charles Y II, . ra- conte ainsi ce combat : , « CUmmencèrent à assaillir entre la porte $t,-Honoré et la » porte St.-Denu, ét lut Tassant très-cruel; et les assaillans » disaient moult de vilaines paroles à ceux de Paris; et U était » leur Pucclle, qui disait à ceux de Paris ; Rendez -iwus de » par Je'sus ; à nous^ tost! car, se ne vous rendez avant » qu'il soit la nuit ^ nous y entrerons par force. P^euillez , » ou non , et tous serez mis à mort sans merci, p'oirc ! dit » un ^paillarde ! ribaude I ettraict de son arbalestre droit & » elle , et lui perce la jambe tout outre ; et elle de s'enfouir, » etc., etc. » L'aita<|ae.lut vive et dura quatre heures L*armtfe de Char» lefVU îoX^^it de se retirer. Le porte-ëtendard de Jeanne d*Arc fut blessë mortellement. Le i5 avril i436 , sept ans après le combat dont nous venons de parler, le comte de Richement, connétable de France, çt le brave Dunois , secondés par des Parisiens , entrèrent dans la ville cl en chassèrent les Anglais. JÉSU1X£S, De toutes les sociétés religieuses , celle des jd- suites fut iaftf contredit colle qpû jeta le plus vif éclat da^s It ttionde religions ou prolane. Jamais ordre ne lut ni si pnîssMt» ni si célèbre. Par soninfluenne directe on cachet il a gonverad les roiSf tfbranld la vieille Europe , et fondtf dans le Nouveam- Hende un empire qui subsbte encore. Le fondateur de cette compagnie fameuse fat un gentilhonime espagnol, nommé Ignace, ou Inigo de Loyola, qui fit ses premières éludes au collège de Sainle-Barbe. « A peine, dit d'Alembert (dans son ouvrage s\^r la Destruction des J^smtes)^ à peine la Compa- o « Digitized by Google gnie Je Jémi^ttit €*cst le noni qu'elle erait pris, commence» t^e à te iBoaIrer en f faM| qv'el|p mtêjm dei difieolttft leilt Bosbrefom*/ 4leblir, Lit «ahrcrût^ siirtovl fireq^ les plus fjiMdt eibris peur ^eaiter oct Bearems veiMiy il est diiîcib ém dMeider ti cette oppotitioii fiût IVkege on le condemnetiiMi des jésuites qui réprouvèrent. lk l'annonçaient pour enseigner gratuitement; ils comptaient déjà parmi eux des hommes sa- vans et célèbres , supérieurs pcut-ctre»à ceux dont les univer- fitcs pouvaient se glorifier; l'intérêt et la vanité pouvaient donc esffire à leurs advaraaireiy enmeiiit dant ces premiers moment, pmir chercher à les exclure**....»* D'an autre cÀté, la société •eaiblMto s'enaeneer dis-lort eiveo eet esprit d'ameioti qu'ette B*e qne trop montré depuis , mais qu'elle « en seÎB de conviy daas tons les temps du masqne de la religion, et dn sèlê pour le aelnt dis emes. Ce désir de s'étendre et de dominer perçait déjà de tontes parts; elle s'tnsinnait dans la confianec^de plo.- sienrs sourerains ; elle cabalait chez quelques autres ; elle se rendait redoutable aux évêques par la dépendance qu'elle af- fectait de la seule cour de Rome; enfin plus clic s'agrandissait, plus elle semblait justifier , par son crédit et ses intrigues , Ta- charnement de ses ennemis contre elle. Gouverner Vunivers^ non par la force , mais par la relîg^ion , telle paraît avoir été la devise de cette société die eon Of%ine| dov^ ^'elle a laissé ▼oir davantage à OMsiure q«i» ioB MisHsm et iob «BèofiM M MbC BcnnMe • • • C^eM en 1S40 qne Ui fénàim eo logèMnt m tollég» des Tréaorfert. Bn i54!ft, ils passèrent dneoUége desT^lènert ameollége des Lombards , et en i55o « à Vhôtel de Clermont , me de la iiarpe , près du collège de Justice. En 1664, ils ache- tèrent l'hôtel de Langres, dans la rue St. -Jacques , où iU ou- vrirent leurs classes j ils donnèrent à leur maison le nom de collège de Clermont de la société' de ffésus, £n 1694 1 Tatteli* fat de Jean ChAtcl, qu'on les eotnsn d'avoir suscité, les fit btMBir dn rejMnse* HemnlV Im rappela en i6o5« et LmajUtt Unt fermit d«.ro«mr leMcbsicerSB ittftf iMÎa MTUmf àMOUk le eollége dft llhne>y et, en bn^flivenr s Rangea ce bmb en c^m decolléjfe de Lomis»h''Gnutd^ • . I . » • 4 LetR' puiiunce 4tni lenfoort* allée eB-eagmentant ji3M(|n*à 574 JEU Véj^oqim d« la prisr de la'Miurtmi^e) dans la ^erre'de ijê»* CeSaoAt syêi^ l^t^itttliç qui arak VopTuiûre le catomerct i la M«itiB&i{ii< , et qpi arait làît bao^aeroofea-à «s e«mtpoii« ■lant de Lya^^tde'ManeiUe, iut condamnd par le parlemeat d'une voix unaDÎme, Mas aucinie opposition de -la part de l'autorité ^othreraine^ les VtE&x farent déclarés abusif, les jésuites sccnlarisés et dissous, et leurs biens aliénés et vendus. Depuis ce temps, il» ont vécu loin de la France, disperses çà et là , ou ils n'y sont rcste's qu'en portant Fliabit séculier. On prétend cejîcndant que depuis quelques années ils y sont ren- trés, mais sous un autre titre « £1^ il faut l'espérer , avec de . Moins hautes prétentions, et nn esprit de coips moins turiMileat etBMÎas deafotiqne.' JÉSiniCS (maison du noviciat des)-, me dii Pot^de-Fer, la ét i4i ii**arrond., Q. dn Ltiïcmbourp. Ce noviciat %Vait ë\é établi en 1610; l'église fut bâlic de i65o à De- pfuls la révolution , on en a formé deux maisons particulières^ JÉSL'ITES (coUégç des).^. collège louis-lb-orand* JÉSUiTËS, (maison projfeMe des), p^, paroimi st.-lovis->btw J£UX (administration des). Elle est établie rue des Bons- Enfans , n° i9> La caisse est ouverte tous les jovirs depuis dix. heures du matin jusqu'à quatre.bcures dn soirn • . IJËUX (maisons de). Quoique beaucoup trop nombuettote^ cncomt , eUer le sont oependaoi moisi qn'autrefoufc Lea*plut coniidé^âbles'sont t h €$réle d9S' Etrangers^ me LepcHeàer» JVhMOAli, et' cellet dn Maié^Royàl. EH«r'sent:affitoif, des si^lles de roulettes D*âutres femmes, d'une classe fueTco rougit de dësigv.v, ont .ower|, tous le nom de penr- sions bourgeoise» 9 4es réunions oà ceux qui craignent de com- promettre ienr rmg «IMP^ redoutent Teell deU police demies nuisons publiques, trouTent des teUevde' Jeu toujanrs dresiëee et des beentâ toujours dettes. Nos lois se boràent ànepes admettre d'action pour-lës dettes du jeu ; et, à la honte de nos lois qui devaient &ire daranugey les dettes du jeu sont réputées dettes d'honueui'. Les TuTcf , que nous appelons barbares, ont mieux connu les convenances. Chex eux les joueurs sont réputés infâmes, et leur témoignage n'est pas reçu en justice. L'assemble'e Constituante avait pros- crit les jeux de hasard j les lois actuelles les protègent. JEUX GYMNIQUES, spectacle dramatique, dont l'ouver- ture eut lieu le iV janvier 1810 ^ àTancicnne salle de TOpéra. Le public a donnë i ce théâtre le nom de ThéÂtre-de-la-Porte* St.-liartin 9 et c'est le nom qu'il porte aujourd'hui, f^, xBéff TRI-DB-JbA«POUTMT.-lUmTllf. . ' t . ' i JEUX GYMNA«TIQUES. gymnases. • JONGLEURS, JONGLERESSES. F. saiht-julien-db»- MÉNÉTRIERS. JOSEPH , ou de la Providence ( couvent des Filles St.- ). Il était situé rue St.-Dominique , n° 82 , 10" arrond., Q. du Fau- bourg<^t.^ermaîn. Les religieuses de St.-Joseph s'étaient éta- Mîesen cet endroit en 1-640. Elles se chargeaient de Téducatiou des orphelines. On les supprima en 1790* Leur chapelle est mifintenant un magasin ) lfi§ hureaus de la guëH*e occupent lef autres bàtimens. * J06CPH ( chapelle St^^. Elle était située rue Montmartre, au coin de la rue St.-Joseph,Jii* arrund., Q. Montmartre. Ëlle aTtit été construite en 1 640 , amc frais du chancelier Ségnicr; C'est là que lut enterré Molière , le 17 février 1675, et, vingjt- deux ans après, La Fontaine. Lors de la destruction de cette chapelle, au commencement de la révolution, ces deux tombeaux • précieux furent transportés au Mus^cdes monumens français, et depuis la si^jfMSsion de ce musée , au cimetiiepr du fkwe La- chaiie. a ligitized by Google I 576 JOU JOSEPH (amrAé St.-), rnet.MontMftre et du Croissant, i44- 11 construit en 1 7941 sur remplacement qu'occupait la chapelle St. -Joseph, dont il a pris le nom. U est ouverl tous les jours. C'est une propriété particulière, JOSEPH ( cour St.-), rue de Charomte , 7 , 8« arrood.» Q. du Faubourg-St.-Antoine. JOSSE ( église St.- ). Elle exista jusqu'en 1791 , au coin dm raii Aubrj^-le-Boucher etQiiinoaBipois*Cétait dans l'origine une ebapelle qui fiil 4nfrf« tu pmîas«'«ii ittSn. On b rtMtit 1679 f sur tel deMcÎM de GabrM L« Dut, Sur VtmghàtBMà qtte-oMtt ëgKse oecopait, es a bàtt» ma QMiMawf ala i «ta MÎfon qui porte la B*i. •JOURNAL. On appelait ainsi le lirra dVrdre det an^Bcca et des vacances des chambres du parlement, de la chambre des comptes, et des autres juridictions. JOURNAUX. Nous ne donnerons pas l'immense et très^inu- tile nomenclature des feuilles périodiques qui se sont succé- da 4 Paris depuis trente ans. Neuf nous bornerons à citer lea plus remarquables de celles ^pii paraissent maintenant. Les bienfaits de l'instroattoii i^dtcadent à toutes les classes de U saci^ } les Français ont mevs appr^ë ieara droits et leara deroirs en apprenant à lesconndtre. Les jonmawitant dera» n»s ponr an» «inins un 4tf sMamanf afNaUa yi'nne 0 acftioi> ndopwaifw La poléBoiqae littéraire , peu de nonrjdlas politiques. Tan» nonce seule des présentations i la cour, des laveurs distribuées aux courtisans, des nominations aux diverses places du gouvcr- ment, tels étaient les élcmens des gazettes d'autrefois. Leur » influence était nulle. Celles des journaux d'à présent est très- considérablc. Point de succès , pour un journal , s'il n'a pas une aaolenr prononcée. Pour obtenir plus de lecteurs et plus de snccès , U £uU aliiar à la dignité d'historien, l'observation des ë|ards d«s ans pevionnas at «om inalitntinna* ÂxtfM rmarqnana les jonmanx consacrés à Ia«dëfensa des int^âts natianans^ è la saine eritiqjie des prodactiona arta al daa sutanaaa , fiWaf an respect dû à la religion etam BMpm, k la casse sa* cidfc de la patrie et de la liberté , sont les organes de l'opinion , et qu'ils finissent par U diriger en ne faisant que la suivre. Digitized by Google JOD 577 L«a étSÊpê9 de» o^imons opposées est atile pour les citojens comme pour les ageM del'Mitorité ; mais les joumcux qui, dan» U polémique Itttteire f puuiiaiaat faire le plus grand bifii| m •uBt pour la plupart que les édiot d'ans coterie. 11 faut donc être membre de tefle ou telle coterie, sous peine de n'obtenir qu^uns BMBttoB fugiûve. Aimi de TéritaUet talent eont décofongës, et l'orgueiU^se et cupide médiocrité impose de» OBUrres et des ré* * pwtations aux libraires ci au public. Malheur aux écrifailis qui tFavaiJlent beaucoup leurs ouvrages et très-peu leurs succès ! Ce scandale ne peut cesser qu'avec le monopole de la presse. Les journaux n'ont joui qu'à de courts intervalles d'une vé- ritable liberté'. Ils n'ont dchappe aux ciseaux arbitraires de la censure^ que pour être livrés aux vagues interprétations d'une ' jurisprudence incertaine. Les entrepreneurs sont assujettis à un Calltionnément qui est de 5,oo*fraBS» de rento po«r le» jonrnsiuz quotidien» de la ce-* pitala , m ca» qu'ils sVcupent de matières politises. Depui» la loi de i8sa, il ne peut en être établi de nouveaux, sans P««h ttrisatîon spéciale du gouvemenent. Chaque {onmal a un édi- teur responsabiew ' '■ Les journaux se divisent en journaux quotidiens et journaux semi - périodiques. Les journaux purement littéraires sont exempts du cautionnement, sauf à être poursuivis devant les tribunaux, pour tendance aux discussions politiques. Les journaux scmi -périodiques ne paraissent qu'une ou plu- sieurs •foisj>ar mois, sans époque déterminée. Ils sont presque tous consacrés aux art», aux sciences , au commerce, à Tagri- culture ou à la jurisprudence. Lm fumam politiques qiiotidien» stfit Hbét^aux, Ultras on miriittéfieUé Qu*on^ nous pardonne ce» dénominatioits ; dfe» »ont d^ «ea^e général j elle» iqipartiennent à lliistoiré deré- poque. Dan» toute position politique semblable à celle o& nous nous trouvons , 1m mots tiennent tellement aux choses, qu'on ne peut les séparer, sous peine de n'être plus entendu. ' Journaux libéraux Le Constitutionnel ^ rue Thibautodé , n<» 8; le Courrier, rue Tiquetonne , n" i4} le Pilote , rue Ste.- Anoe, n*> a5.— Ultras : Le Journal des Débats, trie des Prêtres- St.-0«nnaîn-rAnxerrois, n*" aÔ^ i^Oaztt^ da #hMC9, me Digitized by Google jm Christine j la Quotidienne , rue Ncuvc-des-Bons-Enfans ; le Drapeau Blanc , rue Ncuvc-St. -Augustin , vis-à-vis celte de Choiseul.' — Ministériels : he Journal de Paris ^ rue de la Mon- naie , 1 1 5 le Moniteur Universel, journal S€ini*>oiffictd. • rue des Poitcriot , n° 6. On cttqipteplusieurs joumanxqiiots^ieotoonMcrës auzspec*» Uçlet et à la ^l^fani^iie littéraire. Les principvas toat : U Pan- dore ( aotrefois le Miroir) , le Diable Boiteux, le Courrier ' des Spectactes, le Corsaires Qaelqbes entres se lirrent a» viéme genre; mais ils elian§ent si soiivent de titre et de cou- leur, leur enste^oeestsipassi^ère, que leur indicatien n'offre aucun intérêt. Parmi les ouvrages semi-périodiques consacre's aux débats littéraires , aux arts , aux sciences , à la philosophie , au com- merce, à la jurisprudence , etc., nous citerons la Revue Encjr- clope'dique , \es Annales de V Industrie , \c Recueil des arrêts de la Cour de Cassation^ les Archives de Thémis, le Journal du Palais, la Gazette de Santé-' y cic* ^ etc. JOUTES SUR L'EAU. Ki\» âôsaient partie des jeux do CoKsée. Une antique tradition avait consacré ces jeux dans lee f^oois^anccs publiques j elles avaient acqtiis un nouveau degré dUntépét etdeinagnifieence dans, les iltes nationales oél4>rée8 * pendigiit lie cours de U révolution. JOUY ( carrefour de ). 11 est situé entre les rues de Joaj , St.«Antoifle, Geoffroi-rAsnier et Tiron , 7* arro«id. , Q. .da Marché-St.-Jcan, etg» arrond., Q. de l'Hètel-de-Ville. ' JUIFS. Leur état à Paris a été toujours très-précaire, jus- qu'au milieu du i8* siècle. Ils furent chasses par Philipe-Au- guste qui leur vendit cher leur rappel. St. Louis autorisa leurs dâliteurs à ne pas les payer, ou à n'acquitter qu'une partie de leurs dettes. U défendit aux créanciers juifs de poursuivre leurs débiteurs devant les tribunaux. Il fit brûler leurs livres de re- ligion , et leur imposa Tobligation de porter sur leunliabita une marque distinctire et routée inlamante. 11 les chassa et* \w rappela tour à tour. Tel fiit leur, sort pendant une longue suite de règnes. Il n'eurent de sûreté pour leur vie et leur furtune , comme nous l'avons dit , que vers le mlHeu du sîMè dernier; mais ce n'est que sous Tempercur Napoléon que leur • Digitized by Google " JUL 579 soft « ^ddmitiTcme&tfix^ Ut naintentnt le libre exer- cice de leur culte , tt jouissent 4e tbiu lesiiroits do citpyeiu* . JlJiyERI£< cour de U ). £Ue Ait râsi ncnîm^ i^arse fife des- )uift niibitèrcBt. fille est titoée me de U Contrescaife -St.-Antoine , entre les n»» 70 et 7 2 , 8^ arrond., Q. dos QainM- Vingts. JLLIEN-DES-MÉNÉTRIERS (église St.-). Elle éâeiisitnrfe rue St.-Martin, 11° 96. EUe avait été fondée en i5!)o. S^sprl^- miers fondateurs furent deux ménétriers qui bâtirent , sur l'em* I^Ucement qu'elle occupait , un pelil }iù])ital en favi ur des pau- yrtê paSfMT*- Ces deux honnête» musicieo;» se nommaient Jacques Grare et Uugttcs*le- Lorrain. La confrérie de$ méaé^ irietts*unit à enx« et les aida i fopkder cet hôpital et uneclia- pelle conti^uèy. sons rinypeation^e St. Julien. La chapelle lot érigée en bénéfice à U nomination des ménétriers.. £«. 1644»' le^imètres de la doctrine cbréiicùne liiirent coflamts poun 31 té- Iteer le service^dÂTii». £Ue appartint , m 1649 , à leurteon|[cé« gatioB. Cependant^ les ma&tres à dpnser. et )oa«vft:d*«lis^ttk mens de Paris avaient conseeyé U droit de faire , visiter yde temps en temps l'éi^lisr, pour s'assurer qu'elle était toujours bien entretenue. lU avaient mténia cqn&ervé aussi le droit de ^ nommer un chapelain. r • ' • Cette église ou chapelle fut démolie à l'époque de la râvo-» lutioa. C'est maintenaut uoe'inaisou particulière. - '" Les jdftgleura et jonglcrcsscs habitaient la rue. St.-Martin^ et laisaieat aussi partie de la qoniréric des ménétriers. lU .épient . gonv^rnés par «A cbef qu'ils .^pelaienlt. roi , ^t parie prévôt de 5t.-Juliep. St.«Gtncs étfU leur .patron. Il était ? «présasê^^ ^dan» l'égliM SaintKln&ien, sous la cnstoaie des nàn^tiri^ du i4« siècle, et Jouant .diu..ti4(loB. , JUUfiN-JLE^PAUVRE (le prieur^. de St.-). Catte é^sliK^ qui était située rue SL*^nli«n4e-^Pauvre , n" 1 5 , . ia*,artp»d., Q. St.-Jacques, existait déjà au 0* siècle; au i2' siècle, elle appartint aux religieux de Longpont ( le monastère de Notre- Dame de Longpont, près Montlhéry), et fut alors qualifiée de lyrieuxé. Ën i655, elle fut unie à lliùtel-Dicu, et le titre dll prieuré iîit éjteint. £Ue a été;deiB4»li«.deptti&4a.féT«l«^ion« 58« * Jim JULIEN-LE-PALVRE (cloître St.-), rae St^i^ien-le- Pauvre, n® i5, i?.* arrond., Q. St.-Jacqucs. JULIEN-LE-PAUVRE (cour St.-). Cette cour, qui n'existe phu , touchait à U ch0pelU ou priewrd dê St.>fuUen. ce deniier article. JURAN0ES. Lonis XVI , par un ^t dattf du mois 4« ^ri«r vJi^^ araicut st^yprimées ; on hâta d« l«t rëtalblir par «tt «utrt 'ëdît du m oit ndva&t. SeulcdMBt on ditii* Im profaMÎoBt mefcêiitilti tu six corps de mareliaiidii et en qua» reute-quatre communautës d'atts el métiers. Ou Imposa auk eommerçans ou fabricans des droits de maîtrise trcs-ëlevës. Quelques professions restèrent libres ; les coiffeurs de femmes, les bouquetières, les savetiers, les vidanp;eiirs, etc. L'indépen- dance de ces professions importait fort peu aux progrès de Tindttstrie. • La question d'économie poltliqiie sur le système des priri- Mgw tl celm de l'indépendance du commerce est décidée. ilPrec les jntundes et les maîtrises, rindustrieétâit sutiumaaire, L'étrmiger nous abandonnait le sceptre de lâ mode , et se ré- iewaii « pour presque toutes les auti^es branches du commerce^ le droit ^ètre nos isunnsseurs èxclusiâ. L'Allemagne nous envoyait les jouets d'en&ns; l'Angleterre, des dentelles, des draps, et jusqu'aux outils nécessaires au petit nombre d'ou- vriers (ju'il nous était permis d'entretenir. Pour conserver un monopole si humiliant pour nous , si lucratif pour elle , il sulii- sail à TAnglcterre de pensionner à la cour quelques hommes puissans, et snrtout des femmes. SVlevait-tl un ministre qui tovlàt le bien de k France , il était bientôt disgracié. JursAdes et les maîtrises sont abolies depuis plut . de ■ trente ans , et l'industrie firançaise a ISiit dPimmenses progrès. Lee bienikhs de lindéjpendanct du commerce sont incontesu- b1es| le fisc n'j a rien perdu « et Res citoyens se sont enrickts. Le moindre incovrénient du ré^e des privilèges mercantiles était d'enlever, pour droit de maîtrise, à ceux qui eetamen- ^aieikt leur établissement, une partie de leur capital, au mo- ment où ils en avaient le plus besoin. Espérons que les efforts de quelques exclusife ne remporteront pas sur l'opinion publi- Digitized by Googlc m B8i que €t les vrais inUréts de tous , et , disonvle y sur le profond sentiment d^lionneur et de patriotisme qui anime maintenant la nation tout entière. JUSSIENNE (chapelle de la). Elle ëuit située rue de la Jus- tienne , au coin de la rue Montmartre. £ile prit son nom de la raa Sainte - Marie - l'Egyptienne , par eormption Jussienne. Bu 1660 , le cnré de lk.-GcraMin-i*Avicrroif fil enlerer de cette dMipeUe «n Titrage e& Ste. Marie était reprtenttfe nue jusqa^aux genoftft derant un liatefier, evee cette iniciiptioii au* detiOM i Comâiêmt la Saimiû ûffritson cwpsim batùliêr pour son passage. Cette cliapeUe , reconstruite au 14* si^Ie, ftit d^ molie en 1792. On a éïevé suriou emplacement une maison particulière qui porte le n° aS. JUSSIENNE (cour et passage de la). De la rue de la Jus- sienne , n° 25, à la rue Montmartre, n° 55, 5* arrond., Q. du Mail} elle s'appelait anciennement cour Tricot, et passage de la cour Tricot. JUSSIOM (Lettres de). On appelait aiasi Ils ordres que le roi donnait au parlement pour renregtftrcnent det ^dits. Les registres du parlement offireat mille exemples de celte nelatÎQA ' de ses droits; il exerçait , à cet égard» par IraditîoB, les prd» rogatives des assemUées aatîoiiales, JUSTICE (collège de). Il était situé me de la Harpe , n*" ^4. 11 aTait été fondé en i558 , en exécution du testament de Jean de Justice , chantre et chanoine de Tcglife de Bayeux. Il lut réuni au collège Louis-le-Grand en 1764. Sur son emplace- ment, et sur celui de l'ancien collège (niarcourt, on a cons- truit un vaste édifice destiné à renseignement et qui est à Tusage de TUniversité. £n 1816, ces bâtimens furent proposés pour une prison d'essai. En i8ao, ils on^ été convertis en un nouveau collège , auquel on a donné le nom de St.-Louis. JUSTICE (Palais-de-). F". Miois. JUSTICE (chemin de la). F» mtt sAinr-notanfiQui SAurr* biaKAiir. JUSTICE (cottr du Palais de). C'était autrefois cour du Mai. Elle est entre la grille et la fitçade d« Palais , 1 1* arrond.t Q. du Palais-de-Justice. JUSTICE (passage du Palais-de-). 11 va de la cour de Digitized by Google S6s JUS Harlaj, i9f ^ U place du PalaU-de-Juftice, ii* arrood.i Q. du Palais-de-Justice. ^ JUSTICE (place du Palais^de-). Cette place commence me de b YieiUc-Draperie, et finit foe de la BarUlerie, 9* ar- rondisaeiaent", ^[aartier Je' la Cittf, et 11* arrooduienient, Q. du PakU-de-Jntttce. EUeiut bâtie en -même temps que lu fiiçade du Palais , quelques anarfes avant la rdrohition. Ûn y expose les crumnels condamnés à nne peine infamante^G'fst là quVtait situdc la maison du père de Jean Ghàtcl, assassin d'Henri IV. La maison lïit rasec , cl on éleva sur l'cmplace- nienl qu'elle occupait, luie pyramide pourperpétucrlamémoire du erime de Jean Cliàtel , et son cliàtiment. JUSTICE de paix. Cette institution est l'un des premiers bienfaits de latre'volution. il eàt été à délirer que Ton n*en eàt point paralyié les développemens, et que, comme il y a vingt •us, les procès-verbaux de ces bureaux de conciliation rappor- tassent l'expression simple et vraie des intentions des parties. • Il y a àParis line justice de paix pour chacun des arrondisse- mens. Cette magistrature est essentiellement populaire. Depuis quelques années, les juges de paix datent leurs actes de leur iigteL L'orgueil d*une telle prétention est plus que ridicule. L'institution nou4 reste, et il est urgent de lui rendre sa pureté p^ilive^ - . ' . i Digitized by Google R « KALÉIDOSCOPES , joujoux fort à la mode il y a quelque* annc'cs. Leur forme était cvlindriqijc ; ils ressemblaient à une longue lorgnette. Oc pel ilcs jucrres y Le P- La Chaise connaissait Tespritde son ordre, etne^i^fT dissimulait point la turbulente amèition. a Ne prenes jamaUfw^ i^tonlesseur jésuite, » «vait-il dit', eniftonrant, k son royat- p4taftent ; c ne me faites point de question lii-dcssus } je n'y réS » "pondrais pas. » Louis XIV lui donna pouf successeur un au- tre jésuite, bien pins dangereux encore , le P. Le Tellier, dont la despotique intolérance eut pour la France de si funestes ré-> SUltatS. ■ ■ r' L'observateur ]ihiloso^Iic , rapprochant dans sa pense'c les hommes, les temps et les lieux, ne voit point sons int« rèt ua lieu qui fut le théâtre des plaisirs d'un moine puissant , pcrsé^ c#tèur de toutes ) < s sejctes qui n'étaient pas la sienne, devenu le dernier asile des hommes de toutes les croyances. f|Les monumena funéiuires qui intéressent l'histoire de l'art ontété lithograpfaiés sur les dessins de M. Joljrmont. ^ . LAINES (dép6t des). Ce lavoir public est situéport de l'm* pilai , n^ 55, près du pont t'Austerlitz. Il fut fondé en i8i5, et placé setis la siii'vcillance de plusieurs membres du conseil gé** néral d'agriculture. On iV'taI)Iit, le 10 juillet delà même année, dans l'ancienne église de Si. -Julien-lc-Pauvre. En iJ^i^, il fut IransfiTé et^denz secrétaires dirigent cette école, l^^admintttratinn eut pen^fltit long-temps à sa téte M. Langlè% tevant aus^ -jopiedeste qnerdislingué, que la littérature et les science* ontçiirdu cette année (1824). ' ^ LWTERNIîlS. Les voleurs, qui infestaient les rues de Paris au coiiiinenccment du iG" siècle, forcèrent la police à prendre de nouvelle-, mesures pour la sûreté des personnes et des propri»-tés. Le f;uet fut réor<^anisé. Les Parisiens reçurent l'ordr^de placer des lanternes allumées devant leurs maisons. 888 LAP Cependant les nies n'étaient pas encore e'claircfes re'gulière- mcnt. C'est au lieutenant du prévôt de Paris, La Reynic, qiron doit rétablissement permanent des lanternes. On ^n plaça d'abord une à chaque extre'mité des rues^ et nnc troisième au ■lilieu. Elles n'ëtaient garnies que.de chandelles. Cette inno- ▼ationfut ctfl^rée par une me'daille avec cette légende z Urbis âecuritas êt nitor^ sécurité et clarté de la ville. Les lanternes à révèrbère ont été inventées par Vehhé M a* tberot de Pregoej et Bour£;d'œuvre. Leur patron ëtait St. Fiacre; leur bureau était^ placé rue du HauUMoulin. LAZARE (maison 3t.-). On sait peu de chose spr l'origine de cette maison» dontl es tHres furent perdus durant nos. lon- gues guerres avec les Anglais. Au 14* siècle , elle était habitée par des chanoines réguliers, et servait de léproserie yr^u hôpital pour la guc'rison des lépreux; son nom indiqtic cette destina- tion j c'est celui du Lazare ou du K prcux dont parle l'Evanjiile. Quelques-uns font remonter son origine au 11* siècle, d'autres bien plus liaul encore, et la désignent sous le titre de prieure'. Ce titre est confirmé par la charte que Louis VU 9 dit le Jeune, donna, en 1 174^ pour la fondation d'un monastère de l'ordre de Grandmont à Vincenncs ; i\y est dit que le prieur et le coU" vmt de Saint-Lazare voulaient bien, en laveur de ce nouvel étabtisseinent et à U prière du roi , céder le droit d'usage qu'ils avaient auparavant dans le bois de Vincennes. Quelques-uns enfin prétendent que ce fîitsous Philippe-Auguste quela lépro. série de la ville fut jointe au prieuré de Saint-Lazare. Quoi <* qu'il en 8oit,^e8 lépreux forent traités dans cet hôpital jusqu'à la fin du i5* siècle. La lèpre alors disparut en i65?.. On donna la maison et l'hôpital Poissonnière. Elle passe pour la plus ancienne de Pa ris.LVpoque de sa fondation estaignorée. 11 est du moins certain qu'elle exis^sit avant 1 265 } car plusieurs historiens rapportent que les Filles-Dieu 9 cette même année, furent autorisées à faire venir de Feau de cette fontaine pour alimedler celle de leur couvent. On prétend qu'elle Ait recons* truite sous la prévôté de François Mirpn. 6a principale façade est opiée jl'un soubassement et de deux pieds^roits surmontés d'un fronton. Au-dessous de la corniche est une table. Elle est maintenant alimenter par le canal de l'Ourq. LÉGION-D'IIONNEUK ^palais de In) , rue Bourbon , n« -o, 10* *rrond., Q. du Faubourg-St -Germain. Ce palais fut bâti en 1786 sur les dessins de M. Rousseau, pour le prince de Salm , ci porta le ifbm d'hôtel de Salm jusqu'en 1802. Bona- parte fonda la Légion-d'HMneur le 19 mai de la même année. L'inauguration de cet ordre fut célArée le 14 juillet suivant. Le chef de l'administration reçut le titre de grand*cliMce1ltr. Cette décoration dut itre le prix des talens dans toutes les classes de la société, et des serrices en tout genre rendns à l'étal. Lorsque la loi d 'mslilution fut proposée au tribunal , plu- 393 L£AI sieurs membres ne Tirent ds«is le projet qo*une première ten- tative de Bonaparte contre IVgalité sociale. <]^uelqaes citoyen» refusèrent cette décoration à cause du serment exigé des réci* piendaires. Un membre de l'Institut, M. Anquctil-Dupcrronf un juge de la cour de Cassation^ crurent ne devoir point l'ac» ceptcr, et , malgré la modicité de leur fortune , renoncèrent à leurs fondions. D'autres inulcrent cet exemple. Ce fut une faute de donner la décoration nii ran;; plutôt qu'à Tlionneur même. Tous les principaux fonclionnaires , magistrats, admi- nistrateurs civils et militaires, la reçurent immcdiatcnienf . Cet ordre a surtout été honoré par les militaires. Malgré quelques nominations dont on a pu s'étonner, et quelques dis- tributions trop libérales , Topinion publique attache à cet ordre une considération tonte particulière. Depuis 1814 1 l'effigie de Henri IV a été substituée sur l'c'toilc à celle de IS apolcon. Le nombre de ceux (juiont obtenTi celte décoration dc])nis i8i4, est très-considérable. Avant cette époque, le nombre des lei^ionnaires , ofliciers , rnmnian- dans , gS«ijid'croix, n'cxccdoit pas 28,700 > il passe maintenant 42,000. LÉGION-D*HONN£UR (chancellerie de la), me de Bour- bon, n* 70. LÉGION-D'HONNEUR ( maison des orphelines de la), rue Barbette, n" 9., au Marais. Cette maison, fonn r(»>alc de Sl.- Denis. Elle e^t destinée à l'éducation des fiUcs des membres de la LégioU'd'Honnéur. LEMOINE (collège du Cardinal-). En i5o2, surTemiiace^ ment d'une chapelle, d*un cimetière et de plusieurs maisona qui avaient appartenu aun Augustins,le cardinalJcan L< moine lit bâtir ce collège, dont le propriétaire actuel est un marchand de bois «[ui a rempli le jardin de ses chantiers, « t (jni loue le reste de sa propriété à plusieurs inannf; cluriers. On a conservé le nom de colli'ge du (.ardiual-Lenioine à ces vastes bâtiniens situés rue St. -Victor, n° 76, la* arrond., Q, du JardinduKoi. LEMOINë (passage). Ce passage, qui communique de la me St.-Daûs au passage de la Longue-Allée, 6* «rrond., Q. de la Digitized by Google 4 • LET .395 Porte-St. -Denis, était anciennement, à ce qu'on croit, une rue • nomme'e du J loussaic ^ ti'uii Klicnnc lIou-»s.'iic', <]ui y avait ac- quis, eu i()'38, une maison dite la I.oiii;ue~AUée ; la rue du Houssaie s'appela alors la Lon^iic-Allcc , nom (ju'a conserve le passage voi&in. Le passage Lcmoinc s'appelle ainsi du nom de son propriétaire actuel. LÉON (collège de). 11 était situé sur la place Cambrai. 11 arait été fondé en iSaS par (Suillaume Koetmohan, grand- chancelier de Teglise de Treguier , docteur-régent en la faculté de droit de Paris. Les boursiers de ce collège , soit par néces- site, soit j)ar l'cfTet d'une mauvaise administration, avaient vendu presque tous les matériaux des bàlinieus. I^'emplace- ment lut donne', en 1 , an colle'p;c do Tr«-p;nier (\\\\ eîait con- tii^u. I^c collège de Fiance a cle bâti sur 1 ernj)laccmcnt dcs collège^ de Léon, de Treguier et des Xrois-Évêques. LÉPREUX. Cette maladie , triste et inévitable résultat de la misère du peuple, avait sa cause dans la mauvaise qualité des alhnans , et dans la malpropreté des bardes et dès habitations. Pkris en était encore infecté au 1 7* siècle, puisque l^ircbevèque de Paris, en installant Vincent de Panle à St. -Lazare, lui imposa l oMigalion de recevoir les lépreux, de la ville cl des faubourgs. Paris avait, à ccUe époque , plusieurs autres lépro- series. LÈTES ou Gentils , nom d'une des nations étrangères in- troduites dans les Gaules par tes Romains, et auxquelles ils donnèrent det terres. La politique romaine voulait sans doute s'en faire des auxiliaires pour maintenir les indigènes dans l'obéissance. 11 fallait les attacher a leur nouvelle patrie et aux intérêts de Tempire, et, pour atteindre ce but, c'était un bon moyen que de leur assigner des^terres î mais, en les élevant aux premières dignités, on arriva à un re'sullat absolument con- traire;^ on diminua la considération et par cnnséfpient Tin- fluencc des vrais citoj'cns romains, des vrais soutiens de l'em- pire. Quelques auteurs ont fait dériver de ce mot Gentils celui de gentilhomme j d'autres de gémis Aomo, homme àe la ne* tien. Lliistoire « suffisamment prouvé que si cette dcmiiff •^■Digitized by Google '0\ LIA ëlymologic est vraie , le mot et la chose ont presque toujours e'tc' en opposition. LEU-ET-SAINT-GILLES (église St.-), rue St^Denif, entre les n^* 182 ti i84) 6* arrond.^ Q. des Lombards. Cette 4%lise ne fiit^ dans l'origine, qu'une chapelle succursale, que l'abbé et les moines de St.-Magloire permirent de bAtir, en 1255, aux particuliers de St.-Bartbëlerai , qui demeuraient au-delà du pont. Elle fut dedTée sous l'invocation de St.-Lcu et de St. -Gilles, à cause d'une chapelle de l'église St.-Ma- gloirc , qui portait les noms de ces deux saints. Elle fut eri-^ec en paroisse en 1617. Cette église fut réparée en 161 1 et en 1727. C'est maintenant la première succursale de la paroisse St. -Nicolas-des-Champs . LEU (cour St.-). C'était ainsi qu*on nommait la ruf Salle-au- Comtc, en i623 et i()5i. LEUFROY (chapelle St.-), bâtie vers le io« ou ii« siècle. Cette cbapelle dtait situ place be la bastille. LIBRAIRES. Ce n'est que son*; François 1" que le gouver- nement s'occupa de Bxer la discipline des libraires. Les dé- clarations royales, rédigées en forme de statuts , furent renou- velées/ augmentées et confirmées par Cbarles IX, Henri UI, Louis XIII, Louis XIV qui, au mois d^ao&t 1686, imit le corps des Rliraires a celui des fondeurs de caractères d'imprimerie, et enfin par Louis XV, en 1725 et 1725. Avant la révolution , les -libraires et les imprimeurs faisaient partie du corps de l'Université. Us jouissaient des mêmes droits et des mêmes privilèges que les six corps marchands. On n'était admis à faire apprentissage pour parvenir à la maîtrise que lor^i^u'on était cungni en langue latine^ et qu'on savait lire et t'a ire. Il fallait eu prest;nter un certificat au rec- teur de ruiiiversité. Pour être reçu libraire ou imprimeur, il fallait avoir an moins vingt ans , être de mœurs pures , de la religion caUio- 596 U£ liquc, avoir justifié de son Ikrevet d'apprenti et de compagnon, en présence du syndic, des adjoints , etc., et avoir les deux tiers des suffrages en sa faveur, par la voie du scrniin. Toutes ces formalités étant remplies, le icctcur de rCnivcrsite expé- diait des Icltri -, (J(< niaih iM', v[ les rcinellait au li eu tcnanl-gé» neral de police qui les renvoyait, avec sou avis motivé, augard^» des -sceaux qui décidait en dernier ressort , mais cependant , d'après un arrêt du consciU .L'apprentissage était de quatre ans, ainsi «pie le compagnon- nage. La maitrise de libraire coûtait 1,000 liv. et celte d'inA- primeur 1 ,5oo. Les (Sis de maître ou les apprentis qui épou- saient une fille ou veuve de maître, ne payaient que Goo Uy, pour la librairie, et goo pour rmiju-inH rie. Les libraires ei les imprimeurs prêtaient serment entre les mains du recteur de l' Université^ Leur patron était St. Jean- Porie Laiinc; la chambre rojale et syndicale était située rue du Foin St. -Jacques. Ainsi que dans toutes les autres professions mercantiles le ' nombre des libraires s'est beaucoup accru depuis la révolu- tion. La librairie n'a joui que par intervalle de quelque i u dé- pendance; Napoléon lui imposa de fortes entraves , en soumet- tant à une censure inquisitorialc les ouvrages nouveaux et â un droit fiscal la reimpression des textes des anciens ouvra ges , publies comme citations et simples notes. Maintenant les libraires ne peuvent exercer profe^siog^ sans être munis d*un brevet. Ils ne peuvent rien publier sans avoir fait le dépôt d'un nombre déterminés d'exemplaire à la direction de la librairie, ni mettre en vente aucun oiivra^'c sans avoir obtenti de ce dépôt un récépissé qui vaiu .uitoi isa- tîon pro\^isoirc. Ce dépôt, sous le rejj;ime rc'puMieai ii'ctait (ju'une précaution Ic'f^ale olTcrtc aux libraires-c'dileurs , pour la |j;arantic de leurs propriétés; les nouvelles lois l'ont rendu obligatoire pour un motif tout diflerent. ï-cs livres qoi attaquent les mo^rs et la religion ne troo- vent plus ni acheteurs ni lecteurs» même parmi les jeunes gens. Il n'y a que les pensées utiles qui puissent maintenant aroir quelque succès auprès du public. WEUTENANT-CIVIL. C'était le premier des licutenans ME 597 do prévôt de Paris; ce qui lui donnait droit de prëiider aux assemblée* du Chàtelet* Ce magistrat était jngeHronienrateur des privilèges royaux accordés aux particuUers de TUniverfilé. Il tenait les audiences do parc civil et de la chambre civile. CVtail à hii que s*adrcss>ffènt toutes les requêtes en matière civile. II 11*. minait «Fonicc les experts , lors(jue les |>arlies n'étaient pas d'accord , reliait les contestalious arrivi'es à iHocra^ion des scelles , des inventaires, etc., et accordait, qnandil lejugeait à propos, des défenses d'exécuLer les sentences rendues dans les sièges qui ressortissaicnt au ChAtelat* Toutes les affaires de famille le regardaient uniquement. Cétait par- devant lui que s9 faisaient les procès - verbaux A* assemblée de parens^ pour les affaires des mineurs , les demandes en sépa~ tatiortf en interdiction , rouverlurc des testamens trouves ca- chetés après la mort d'un testateur, etc. etc. Ces foneiioiis ont ei«: supprimées lors de la mise en activité de la municipalité de Paris. 4 LIEIJTKNANT-CRIMINEL. Il présidait à tous les juge- mens criminels. 11 connaissait des cas prévôtaux. L'instruction de tous les procès criminels lui appartenait , à Texception de ceux qui étaient de la compétence du lieutenant 4* robe- courle et du prévôt de l'ilc. La nouvelle or-^anisation judiciaire a aholi ces fonctions, dont une pnrli<' appartient maintenant au procureur du ro'\ près la eour d'apj)el , et à ses substituts. LlËUTENA]>iiT-CHlMIN£L ^« robe courte. Les attril.u- tions de ce magistrat étaient moins importantes que celles du lieuleoant-criminel. Elles comprenaient la sûreté de Paris con- tre les meurtriers , les vagabonds et tous lei gens sans aveu ; les attentats k la vie des maîtres par les domestiques i les crimes de vtol, d'enlèvement, etc. Cette charge cessa d'exister à la même époque que la pré- cédente. LlEUTtNANÏ- GÉNÉRAL de Paris. Cette charge avait été créée par vn édit du mois de février 1692. f^. covviniii- MElfT DB PARIS. LIEUTENANT - GÉNÉRAL de Police, Cette cbarge fut créée le la mars 1667. Le premier lieutenaiktgénéral de police 598 L1G fut M. de la Rejnie, et le dernier M. de Crosne. Les attribu* lions dp cette magistrature sont aujourd'hui , diuiioim en par- tie , celles d« prdfet .de police . LIEUTENANS-PARTICITLIERS. Ces maçiUPuU tenuicnl Faudience du pr^idial de mois en lÉbis. En cas d*abs«nce^ poui' quelque cause que ce fût, ils remplissaient les Ibnclions du lieutenant-civil , du lieutenant i criminel et du lieutenant de police. Lenr> functions furent supprimées» eu même temps que Jes précédentes. LIGUE (U sainte ). La religion et le bien-être du peuple ont loujonrs^tf^, non la cause , mais le prétexte des guerres civUee qui ont désolé Paiis et la France. Le but véritable de la ligue était de détrôner Henri III , et de placer sur le tr6ne de Frunce un prince de Lorraine. Henri III n'avait point d'enlant , et son plus proche héritier était le chef delà maison de Bourbon. Ce chef était protestant. On fit craindre à la cour de Rome et à celle d'ICspa^ne que ce prince n'établit en France le proteslan- tismc ; craintes que se hâta d'adopter Tanibilion cspaj^nole. Llj^ Guises lancèrent dans le public des généalogies établies aur des litres suppose's, et qui4endaient à les signaler comme descen- ^an< de Chariemagne. Le cardinal de Lorraine, dès i55a,avmt conçu le plan d*une ligue catholique pour placer sur Ic4r6iie de France le duc Pk-auçois, frère. La mort du duc , assassiné à Orléans par Poltrot, ne déconcerta po'mt les projets de cette ambitieuse famille. Henri de Lorraine, fils de François , gouverneur de Cham- pague et de Brie, fit composer une fornmle de serment , par laquelle les signataires s*engageaient à sacrifier leurs biens et leur vie pdur la défense de la religion catholique, envers et oontre tous* Cette formule fut signée -par la noblesse, et le juillet , par l'évêque et le clergé de Troyes. Cette assoetm- tion avait pris le titre de Smme^Ligue , Ligue chnftiennc et royale Le plus sûr moyen de consolider une faction est de la compromettre par des actes qui rempècîient de retrop^rader, et de la plat rr entre le succès cl l'echafaud. Le> massacres de la Sainl-liarilicMemy attachèrent aux intérêts des Guises tous les fanatifpics , tous les êtres perdus de mœurs et de réputation qui firent couler le sang français k Paris et dans presque tontes les LIG 399 " viUat de U France. Ia ii^e ne prit de consistance qu'après cette jonnufe d*extfcrable m^mnre. Les émUsiires desOnises colportèrent, d'abord enlPicardie, ensuite à Paris, puis dans toute la France» la formule du ser- nfèoilde la sainte ligue. Eki'i 576,41s dépêchèrent à Rome, David, avocat de Parts, pour solliciter l'appui du pontife .David réussit; mais, à son retour, il niouruL a Lyon. On trouva pariiii ses papiers une espèce de manifeste où les projets de la sainte ligue étaient clairement expliqués. On y déclarait Hugues Capet usurpateur^ et ses successeurs rois illégiiimes. On y signalait comme des hérésies les libertés de IVglisc gallicane, et Henri lu coxnme indigne du trône. Il devait être enfermé dans un monastère. On invitait le peuple à se réunir au duc de Guise, chef de la ligue etf^Kendant de Charlemagne. Tous les habi- tans des villes et ides campagnes étaient appelés aux armes | les prêtres devaient aedniilë^/de tous Iç^rs efforts la sainte coalt'" Henri m, épouvanté, autorisa la ligue, et s'en lit déclarer le chef à Blois. L es conjurés abandonneront et reprirent plu- sieurs fois l'éxecution de leurs projets, sélon les circonstances. Après ])lusicurs années d'apparente inaction , les ligueurs se levèrent avec plus d'audace et de force ; le duc d'Alençon .était mort, et il n'existait plus d'intervalle eptrc le roi régnant et le chef de la maison de Bourbon* L'assassinat du duc de Guise et du cardinal de Lorraine p^r ordre de Henri lil(i 588), l'assas- sinat de Henri 111 par Jacques Qément >j)arc en c > p.i ro , dans tonte la circonfé- rence de la ville ^ des lunUes , au-delà desquelles on nd poor- Fait plus bdlir sans une permission eipresse, et sans lettres- patentes du roi. Depuis cette (fpoque, Paris 8*est agrandi de beaucoup } nuis l'ordonnance a ilé renonvelée. Ofy lit sur les murs d*enceinte la de'fense de bâtir ànoins de cinquante toises de distance. Cependant cette dëfcnsen*a pas été rigoureusement observée, et nous voyons encore cha(juc jour s'clevcr des mai- sons pres(jn'à la sortie de>î barrières. LIMOMADIKIIS. Avant la rc'voîntion , ils foriuaiicnl une communauté, dont les statuts dataient de iGrG; en 1704 des IMriviléges remplacèrent ces statuts qui furent rétablis en I7i5« Les veuves ét tous le règne de St.-Lonis qui est regferdé comme leur instittt'» teur. Us avaient été renouvelés en i^^. Elles avaient soûles Udroit d'acheter àlaliallefUx Toiles. L'apprentissage était de kjio^ jd by GoOgl UV 401 quatre ans; il fallait'y ajouter deux ans de service comme fille de boutique. Le brevet coûtait 5G Uv.^ la maîtrise 600. Le pa- tron de cette communauté était St. Louis ^ le bureau était cloî- tre Ste .-Opportune. Cette profession est, depuis la révolution , libre comme les antres. LION-PUGNAIS (ruelle dn). Elle aboattstait à la rue de la Bdcherie et à la rivière. Elle existait en 1490. LIONS^SAINT-PAUL (fontaine de la me des ) , 9* arrond., Q. de l'xVrsenal. Elle se compose d'une table adossëe i un murj sa partie supérieure est elliptique. Un macaron verse l'eau dans une cuvette au niveau du sol. Elle est alimentée par les pompes Notre-Dame et dr (.liaillot. LITHOGKAPHIE. C'est une invention nouvelle, découverte en Allemagne en 1804 , par Joseph Sneeller, et importée en France par M. André de Manheim. Les presses lidiographiqnes se sont promptement multq»liées à Paris. D*abord le noinbre des imprimeurs de ce genre n'était point fixé, mais une or- donnance l*a limité comme celui des imprimeurs en caract^s. Les principales imprimeries lithographiques sont celles de M. le comte de Lasleyrie, rue du Bac , n° 58 j de M. Engelmann, rue Louis-le-Grand, n° 27 ; de M. Laiigliime, rue de l'Abbave; de M. Marlct f rue de l'Université; et de M. Cornilion, rue des Boucheries St.-Germain , qui a poussé au plus haut point de perfection les écritures lithogrâpbiqucs. La lithographie peut suppléer,,! moins de frais, la gravure, pour tous les sujets qui n'exigent pas une exécution d'une per* fection achevée. Elle est aussi , mais ^pour les ouvrages de peu d'étendue^ une utile auxiliaire pour l'imprimerie en caractères. LIT NUPTIAL (bénédiction du). C'était un droit imposé par les évéques et les curés. Ce droit scandaleux s'étendait jusqu'à interdire aux l'poux la consommation du mariage pendant un nombre de jours déterminé. Celte interdiction n'était révo* cable qu'à prix d'argent. Cet usage existait encore an 17* siècle. LIVRÉE. Ce mor, qui ne désigne aujourd'hui que l'babil* lement des valets , avait dans l'origine une acception toute dif- férente, selon les personnes auxquellea il s'appliquait. Chacun 1. a6 uiyiiizea by ^OOgle 4oa lOG i'éUit éoané des armoiries à sa lantaisiei et roo put dioîsir ëgalenieiiC la Itrrtfe èe ses domestiqves. Mais on appelait aossi livrées les manteaux rouges que les rots distribuaient aux che- valiers ot aux principaux membres de leur conseil. Dans les registres des dépenses de la cour, sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, on trouve, après la désignation du traitement aBanel, une somme déterminée pour la livrée^ nous dirions aujourd'hui pour le costume des grands fonctionnaires. LISIEOX (coU<%€ de), rue St. -Jean-de-Beauvais , 5 » 1 2* arrond., Q. St.*Jaei{nes, fondé en i$56 par Guy de Harcourt* évèque de Lisieax , qui lëgua mille liv. parisis pour la nourri- ture et rinstruction de ringt-quatre pauvres écoliers, et cent livres parisis pour leur logement. De nouvelles libéralités, faites par trois frères de la maison d'Estouville, augmentèrent les re- venus de ce collège qui fut transfert de la rue des Prètrcs-St.- Severin, où il avait e'té d*abord établi, dans la rue St. -Etienne- des-Grès. £n 17647 il fut transféré dans la rue St.-Jean-de- BeauTais et dans les bâtimens du collège de Dormans. Il a été depuis converti en caserne. Le i*' septembre i8i5, la pre- mière école d'enseignement mutuel a été installée dans l'an» cienne église de ee colline. LOCUTECÏUS (mont). Ainsi s'appelait, dalis les premiers siècles de rétablissement des Francs dans les Gaules, la mon- tagne Sic. -Geneviève, où Clovis fit construire l'ancienne église de St.-Picrrc et de St.-Paul, rebâtie et dédiée à Sle.-Geneviève dans le 1 2* siècle. LOGES éle F^mcS" Maçons, Nous compléterons dans cet article tout ce que aow pouvons dire sur les francs^naçons ce mot). La plus ancienne loge de France lut établie à Paris , Tuc des Boucheries , che» Hure , traiteur, par lord Dervent- Waters , le chevalier Maskesine et d'antres Anglais. D'autres 1< ges s'établirent bientôt à Paris et dans les principales villes du royaume. Elles furent fermées pendant les premières an- nées de la révolution; on les rouvrit sous le Directoire. !>• longues scissions divisèrent les grandes loges; le Grand^Orient fut organisé, et tout rentra dans Tordre: mais depuis ^el* <{ues années, de nouveaux débats ont éclaté. lie Grand*Ori«nt de France a tenu sa première séance le 5 mars 1775 , h^tel V Digitized by Google LON 4o5 4e Chaulnetf sur le bonlerard ; de 1774 ^ iBoi , il »e rëanit daos le» bâtimens da Noviciat des Jésuites , rue du Pot-de- Fer; et deiMiis il siëgc nie du Foar St.-Germain , 47* LOMBARDS, usuriers italiens, venus à Paris sur la fin du 17* siècle, et dont la plus grande partie s'établit dans la rue qui porte encore leur nom. Par la suite on donna ce nom à tous les préteurs sur gages et aux maisons de prêt. L*étaMisse- ment du Moni-de-Piété a fait disparaître tees usuriers publics. Leurs successeurs, beaucoup moins nombreux, sont obligés maintenant de cacher leur inflbne et exécrable métier. LOMBARDS (collège des), rue des Carmes, n* ^5, ia« ar- rondissement, Q. St.-Jac(^ues. H futfendé en i55o,par (quatre Italiens , qui lui donnèrent le nom modeste de Maison des pauvres écoliers italiens de la bienheureuse Marie. Il n'jr eut d'abord que onze boursiers. André' Cliinni, Florentin, e'vê- que d'Arras , puis de Tournay, l'un des fondateurs, donna , pour (ftablir ce collège, sa maison située au mont St.-Uilaire. Espagnols se réunirent aux premiers fondateurs ; mais ce collège , insuffisamment doté, fut abandonné dans la suite. En, 1681 ,Me gouvernement le donna à deux prêtres irlandais, Ma» lachie Killy et Patrice Maginn , qui le firent reconstruire*. Cette maison de'pend maintenant du collège dea Mandais, An- glais et Écossais réunis. LOIS GCH AMP (cbcmin de ronde de la barrière de). Il va de la barrière de Longchamp à la barrière Stc.-Marie, l"' ar- rondissement, Q. des Champs-£ljse'es. ^LONGCHAMP^ (promenade de). CVtait jadis, et c'est m^ne encore le rendez-vous obligé des gens riches ou de ceux qui veulent le paraître, et qui, les mercredi, jeudi et vendredi de la Semaine-Sainte, viennent s j disputer le prix de l'élégance et du luxe. On prôclamait autrefois le nom de l'heureux pro- priétaire du plus brillant équipage ; ce succès révélait au pu- blic if nom d'une courtisane , et laissait soupçoniï^f^elui du grand seigneur ou du Turcaret qui avait paj'é les (rais de ce scandaleux triomphe. Cette promenade^ interrompue pendant le cours de la révo- Intidn , reprit une activité nouvelle à ravénement de Napoléon au tr6ne. « 4o4 LOT LONGUE-ALLÉE (le cul-de-sac de la). Cet impasse était situ^ anciennement rue de la MorUilcrie, entre les rues des Nonaindières et Gcoflroy-l'Asmer. LORI AUX (tour de). Dans le sytème de défense etécaié sous Charles VI, Ventrue de Paris, da cAté.de la Seine, tfuit défen- due ]Mir de fortes chaînes de fer supporté par des bateaux. Du êété d'amont, la chaîne, partant de la Toumelle, traver- sait le bat de la Seiné et de l'ile Si.-Louis , alors divisée en deux parties par un fosse, et protëgc'c par une autre tour ap- pelée tour de Loriaux. Toutes ces tours ont disparu à des époques plus OU moins éloignées de notre âge. iLE Sjlikt- i dix années . Il a'associa Le Rcgrattier , trésorier des Cen^Svisses» et PpuUetier commissaire des guerres. Marie et ses associés , après aroir fiiit bAtir une-partie de l'ile , fiiligués des obstacles sans nombre qne leur opposait le chapitre de Notre-Dame , se rebutèrent ^ et^ le 16 septem* bre 1625 , cédèrent leur traité k Jean de la Grange , secrétaire du roi. En iS'y.r , ce traité fut rompu ; ils rentrèrent dans leurs droits; mais il> furent enfin forcés d'en faire une nouvelle ces- sion à un nommé Herbert, et à d'autres habitans de Tile, qui terminèrent les constructions en 1647* ^ On entre dans l'île St.-Louis par trois ponts : le pont Marie, le pont de la ToumeUe^ et celui de la Cité, anciennement le pont Eouge {P^. les noms de cbacun de ces ponts). On y re- marque quelques beaux bétels , entre autres TbAtel Lambert , qui maintenant est transformé en magasin des lits militaires de la garde royale. On a pris les plus grandes jn ecautions pour la conservation des objets d'art que renferment les apparte- inens. Les talens de Le Sueur, de Le Brun, de Komanelli , de Van^Ostal, du Bassan, etc. , ont embelli chacpie pièce. Les ta- bleaux qui décoraient le salon des Muses et le cabinet des . Amours , ont été placés au Musée du Louvre. On remarque encore plusieurs autres bétels : celui deCbeni- ^ot , FhMel Jassaud , celui de Bretonvilliers qui fut loué par la compagnie des fermes générales. M. Le Ragois de Bretonvil- liers, président de la chambre des comptes , fit construire à ses frais le quai qui environne la pointe de l'île où son hôtel est bati. Les seules fondations, dans cet endroit où la Seine est profonde et rapide , coûtèrent ôoo,ooo francs. Cest dans nie de Notre-Dame qu'en i6i3, Nicolas, ^ardh- nal-légat en France, précba une nouvelle croisade. Philippe ' de Valois , ses fils, Edouard II , roi d'Angleterre, et un grand nombre de seigneurs français et anglais , 7 reçurent U croix des mains du prélat. Digitized by Google Lon 407 LOUIS (Ii6piuk Sl«-), rttftdn Caréme-PrciMat , H rut de raôpital-St.«-IiOiiis , 5* arroDd.« Q. d« U Poile-St.4kiarUii.' En 1607, Henri IV accorda à rH6tel-Dien un droit de dix tout tnr chaque niinot de tel qnï te vendralC dans tons les greniers à sel de la généralité de Paris pendant quinze ans, et de cinq sous à perpétuité', après les quinze années cxpireos, à condition de faire bâtir un hôpital de santé hors de la» ville, entre la porte du Temple et celle de St.-Martin. Les administrateurs de VHôtcl-Dicu acceptèrent ces conditions; et la première pierre de l'htpital St. -Louis fut posée le i3 juillet. L'édifice ûat teraiiné en 1610. Cet établissennent, destiné d'abord uni* * quement aux maladies contagieuses, fat très-utile dans la peste de 1619. On lui donna le nom de St.-Louis, en rhonnenr de ce prince, Ikiort de la peste devant Tunis, le 25 aoAt 1S70. Dans le cours de la révolution, il s'appela hospice du Nord. Il est ouvert maintenant aux personnes afTligées de maladies chroni- ques , d'ulcères , de dartres , de la teigne , de la galle, etc. LOUIS (passage St.>), Ce passage est ainsi nommé parce qu'il conduit k Téglise St. -Louis^tUIS (pont St.-). Ce pont, n'eibte plus depuis long- temps, s^appelait aussi Ponz-aHur-CAonx, âcausedesaprosi^ mité du frubourg St.-Antoine, ricke en jardins potagers, et parce que les maraîchers le traversaient pour porter leurs lé- . guuics dans rintéricur de la ville. H était silué entre la porte du Temple et la porte St. -Antoine, et sur les fossés de la ville. y, RUE DU PONT-AUX-CHOUX. LOUIS (porte St.-). Cette porte, d'une grossière architecture, était située sur le Pontaux-Choux, Elle portait cette insrrip. tion t LudovUgiS magnus^ avo divo Ludovico, Anno K. S. H* M.-D. CLXXIV. Elle fbt détruite en 1760. LOUIS-DU-LOUTRE (égUsa St.-}. Elle était située à Tez- trémité méridionale de la rue St.-Tbomas-dn-Louvre, 1*' arr., Q. des Tuileries. Son emplacement était occupé auparavant ' par l'église collégiale et paroissiale de St. -Thomas-du-Louvrc, fondée par Robert, comte de Dreux, quatrième fils de Louis- ie-Gros. Le. i5 septembre 1759, une partie de cet antique édi- fice s*écroula , et écrasa dana sa chute une partie des chanoines 4o8 LOU qui s'étaient assemblé* pour tenir le chapitre. On le démolit entièrement, et Ton éleva à sa place TégUse St.-Loais (ai achevée en 1744* Lorsque l'assemblée nationale ent décrété la liberté descnltes, St.Lovis-du-LoiiYre fut occupée par U culte protestant. On lisait, au-dessm tdu portail, cette inscription prescrite par Isi loi t Edifice cB.-]pambert, et les dons de quelques fidèles , permirent de commencer les travaux. La première pierre de cette seconde chapelle fut posée le 1*' octobre 1664* L'ancienne chapelle s'écroula, le a f8 novembre 1688. . LOUlS-L£-GRA^D (collège royal). Dans l'origine, c'était lliMel nommé la 90ur de.Langres ; en 1 56o, jGuiUaume Duprat, évèque de Clermont , y fonda le collège de Clcrmont. Les jé- suites l'achetèrent en i563, et y fondèrent un autre collège, qui prit le nom de collège de Clemnont de la socie'té de Jésus; en 1681 , Louis permit aux jésuites, conmic marque de la faveur qu'il leur accordait, de donner son nom à leur collège j la liat- tcric des adroits ctpuissans disciples d'Ignace y ajouta le titre Digitized by Google qut de grandes actions et nne longue prospérité avaient mérité au monarque. Le collège Louis-le-Gr.ind , qui porta co nom jusqu'en l'^fja, avait été agrandi en i^'jQ et 1682, et reconstruit en 1628 ; il fut encore agrandi en 1682 par sa jonction avec le collège du Mans. En 1792 , il prit le nom de collège de l'Ega" liitff en 1800 4il $*appela Prytannée-'Frànçais ; et en 180a ^ lorcéei'Impérial y jas^*en i8i4i ^oqae à laquelle il a repris «on ancien nom. ■ LOOIS-ET-SAINT-PAUL (église St.-*), rue St^Antoine, 9* arfond . , Q. de l'Arsenal. C'est l'ancienne église de la maison professe des jésuites. C'est un des plus beaux monumens reli- gieux de la capitale. La première pierre fut posée en 1627. IjVdifice fut termine en 1(^41 • H a t't«-* \yA\.\ sur remplacement des hôtels de Roclicpot et de Damville. La première messey fut célébrée par le cardinal de Richelieu, le 9 mai 1641 , en pré- sence du roi, de la reine et de Gaston, duc d'Orléans, fr.ère du roi. L'intérieur de cette église est d'une grande richesse de sculp- ture, quoiqu'on puisse regretter souvent que le goÀt ait moÎM présidé à la distribution de ces ornemens que la magnificence. L'orgue, les galeries supérieures de la nef, sont remarquables par leur hardiesse et leur élégance. Ou reiiiarjjne d.nis les chapelles plusieurs monumens funèbres,' entre autres ceux (jui renferment les cœurs de Louis XIII et de Louis XIV, celui du duc dU' Maine, le tombeau du père du Grand»Condé y chef^ d'œuvre de l'art, etc., etc. • Cette église est maintenant la troisième succursale de Notre- Dame. LOUIS XY (place). Cette superbe place, située entre le pont Louis XVI, lesChamps-Kl vsees, la rue Royale et le jardin des Tuileries, n'était encore, % er^ la moitié' du 18' siècle, qu'une esplanade entourée à moitié d'un fosse. Elle fut commencée en 1765, sur les dessins de Gabriel, architecte du roi, et achevée en 177À* C*estun immense carré dont les quatrc'angles forment* quatre pans coupés. Deux de ces pans, du côté des Chamjps-Élj- sées, sont ouverts ; du même c6té, à la téte des Champs-Elysées, sont quatre pavillons, deflinés dans l'origine aux fontainiera, garde et portier des Champs-Élysces. On arrive à cette place 4»û LOU par six entrées ; àa centre on voyait, avtnt la révolution, la sta- tue équestre, en bronse, de Louis XV, âk le Bien^Aime. Elic avait quatorze pieds de hauteur; celait l'ouvra^^e de Bouchar- don. Elle fut renversée en 1792, et sur son piédestal on plaça la statue de la liberté. Près de ec même endroit, où s'élevait la statue de son aieul, Louis XVI périt sur l'echafaud, le 21 jan-* vier 1795. La jrface Louis XV s'appelait alors place de la Re\^o- lution} plus tard on la nomma de la Concordfs; en avril 1814, elle a repris son premier nom; le lodumêmemoislesPrussienay les Autrichiens et les Russes j dressèrent un autel et jr ehan^ tèrent un Te Deum. On doit rétablir sur cette place la statue du monarque k qui elle doit son nom. U>DISXV1 (pont). C e pont, (jui coninmnique des (juais des Tuileries et de la CoiilVrence aux quais d Orçay el des Invali- des, fut construit, de 1787 à 1791, sur les dessins de M. Perron- net. Le roi Louis XVI, qui régnait encore quand il fut achevé, lui donna son nom. En 1792, il prit celui de la Rei^olutioriy et en 1800, delà Concorde; au mois d'avril i8i4t on lui rendit son premier nom. D'après les deux ordonnances des 19 février el 14 janvier 1816^ ce pont doit être orné de la statues colossales ; celles de Turenne, Gondé, Sully, Duguay-Trouin , Duquesne, l'âbbé Puf^er, du cardinal de Richelieu, Daguesclin, Bayard, SullVcn, Cnlbert et Tourville. Ces statues ont paru aux diverses expos itiouâj queiqucs-uucs. ont été jugées dignes de leurs au- teurs. LOUVIKR (ile). Cette île, qui est située le longduquai Mor- land, 9« arroud.» Q. de l'Arsenal, s'appelait, en 1570, Tiie des Javiaux. Javiau signifie une île formée au milieu d!unc rivière par un amas de sable et de limon. Or, l'île Louvier n'est un amas ni de limon ni de sable; mais comme elle est plus expo- sée qu'une autre aux, de1)ordemens de la Seine, et aux diverses alluvions qui les suivent, ce nom à'ile des Javiaux lui fut sans doute donne par anah^i^ie. Kn i/,'.>.5, on l'appela Vile aux Meules des Javaux ; l'etymologie de ces deux noms nous est inconnue. Au 16° siècle, on la nommait à'£ntragueSf du nom de son propriétaire 5 c'est probablement pour le même motif qu'on r« appelée depuis Louvier, Cette ile a à peu près 220 toises de longueur. Le bras qui Digitized by Google LOU • 4s > la sëpare de la rive droite de la Seine était aneieimeiiient beatt-' eoupplm étroit qu'il ne Test. En lySo, la Ville de Paris fit élar- gir ce cantil ; on construisit à la tête une forte digue ouverte par le milieu, qui devait défendre les bateaux contre les débâ- cles ou la rupluiHî subite des glaces. En 1 549> celle île fut le théâtre d'une fètc brillante que le prc^vôt des marchands et leséchevins de Paris donnèrent à Hen- ri U. On construisit sur ses bords un fort et une espeee^de havre , pour donner au monarque le spectacle d'un combat naval et d'un si^e. Li'ilè Louvier n'est faéquentée que des marchands de bois; c'est un vaste et riche dép6t de bois à brûler. LOUVETERIE , rue ÎS< uve-du-Luxexubourg , 11° 2^, j^'' arrond., Q. de la Place- Vendôme. LOL'VOIS (théâtre). Ce petit théâtre , situé rue Louvois , n** 8, a*' arrond., Q. F ejdcau, fut construit dan^ les dernières années du 18° siècle, sur les dessins de M. Brongniard. La troupe que dirigeait M. Picard TeaploiU jusqu'en i8o8u C'est li que le spirituel auteur de la Petite^FUie^ des Élariownet'' tes , du ColUuéraî^ donna ses plus jolies pièces 11 serrit en* auite de magasin k l'Académie de Musique, qui y cooununi- quait par un pont en fer qui traversait la rye Louvois. 11 est occupe depuis quelques années par l'Opéra- Italien. Louvre (palais du), 4*^ arrond. , Q. du. Louvre. Le.> liislo- riens de Paris ne sont pas d'accord sur rétymo|ogie du mot Louvre' Les uns le font venir de lupara^ lieu propre à la chasse au loi|p , parce qu'il y avait ^ciennement une forêt dans cet endroit ; d'autres de lower on louwear^ mot saxon qui signifié château; d'autres prétendent qu'on y appelé ce palais Lotfvre^ de Vouvre, Vœuvre, le chef^^œuvre, l'odvragc par ezcellenf e. Ei|fin on a aussi avancé que Louvre était une altdr;/tion des vieux mots rouvre, rouvre t , qui viennent du latin robur, chenej roborclu/n ^ forêt de chênes. On choisira de ces ét^mo- iogies celle qui paraîtra la plus vrai$end>lahle. L'origine du Louvre est très- incertaine. On n'a, à cet e'gard, auctm dàeument qui mérite quelque confiance. C'est à dater ' du règne de Philippe-Auguste que le Louvre commença à être coniau- Il porta dès-lors le titre de cbiteau. fiyilizea by ^OOglc 4ia LOU Le -Louvre tftaitiitiie' dans une vMte plaine ^ hon de§ oivurf de Paru. Od peut croire qu'il avait été conatroifc pour servir k la fois de maison de campagne â nos rois^ et de forteresse pour defondre la rivière, et tenir les Parisiens en respect. Cependant dès le règne de Pliilippc- Auguste , Paris prit un tel accroisse- ment que le Louvre fut bientôt entoure de ruas et de maisons j mais Philippe ne voulut pas qu'iifùt renfermé dans la nouvelle enceinte qu'il avait tracée. Le plan de cet ancien Louvre s* étendait en longueur depuis ^ la rivière jusqu'à la rue de Beauvais, et en largeur deppia là, rue Froidmantean jusqu'à la rue de TOratoire St.-Honoré ; ce qui formait un parallélogramme de soixante - une toises trois- quarts de large, sur cinquante-huit toises et densie de-long. Cet édifice se composait de plusieurs corps-de-logis de rarcliilcclurc la plus irrc'gulièrc et la plus triste. Il était fortifié et flanqué d'un grand nombre de tours , et environne de fosses larges et profonds. Au centre de la grande cour était la tour du Louvre , bâtie ^ dit-on, par Philippe-Auguste; les divers historiens de Parî« rappellent aussi la tour Neuve , la forteresse du Louvre, la tour de Paris, la tour Ferrand^ la grosse tour du Louvre • Elle était entourée d'un fossé, et tenait à la.conr du Louvre par un pont de pierrot un pont>levis. Cette tour servit de demeure < à plusieurs de nos rois , et de prison à plusieurs grands sei- gneurs, et même à des souverains. Trois couites de Flandre, Fcrrand, Guj et Louis, y furent enfermes. Elle reçut tour à tour Jean, duc de Bretagne , comte de Richemont ci de Mont- fort; Enguerand de Coucjr , Enguerand de Marigny , Cl^arles* le-Mauvais, roi de Navarre; Jean de Grailly, capul de Bucb, qui ^ mourut de chagrin*. Les révoltés de Paris, 'sous Char- les VI, y emprisonnèrent Pierre des Essartt, le duc de Bar et le comte de Dammarlin. Le dernier prisonnier qu'on y ait mis, est, en i/j'"4 > J^'-'ïn 11 , duc dWlcnçon, par ordre (l70. Sous Louis XV 9 on continua pendant quelque temps les tra- ûiyitizea by ^OOglc 4f4 vaaxqui furent abandonnes jusqu'en 1804, époque à laquelle iU reprirent une activité nouvelle. Nous prendrons dans un bon ouvrage sur les cmbellissemcns de Paris , par M. Goulet, architecte , quelques réflexions judicieuses sur quelqués-nns des travaux qui eurent lieu k cette époque an Louvre,. « La principale face du Louvre 9 dit-il , j'entends celle de Perrault ou de la colonnade , est celle qui a éprouvé le phis de changemens ; sur cette face on a ouvert toutes les croisées qui nVtaient que figure'cs , et on a baissé et diminué de lar- geur la porte d'entrée. L'ouverture des croisées a ete' comman- dée par la nécessite d'éclairer les appartemens qui ont ete' faits dans l'intérieur; et ces ouvertures , loin de nuire à la dé- coration , enrichissent encore la galerie extérieure. Le rabais- sement de la porte a paru d'abord aussi être commandé par le besoin de communiquer d'un c&té de la galerie à l'autre. Tout le monde a cru qu'on faisait au-dessus de cette porte une grande croisée pour éclairer cette communication', comme on en a fait deux dans les pavillons^cs bouts , comme elles enistenl au milieu des quatre faces intérieures de la cour, et comme étant la seule chose qui fût utile , convenable , et d'ac- cord avec le surplus de cette face. Mais on a vu avec élon- nement et le bifs relief et le mur plein qui le reçoit , et Ib cintre renfoncé de la port^, qui est resté là sans motif et sans . aucun rapport actuel avec l'ordonnance. En effet ^ on ne aail ce que veut dire ce renfoncement du cintre de l'arcade , au-dessus de la platebande^ toutes les constructions faites pour diminuer la, porte de largeur et de hauteur furent inutiles, puisqu'on ne conununicpie pas au-dessus , et qu'elles rendent cette porte discordante avec les trois autres entrées du même palais , qui sont plus larges , plus hautes , et cintrées en arcade . • , ' » Lepç'rislylc , qui lient à celle entrée, côté du levant, est décoré, dès . Torigine , de seiae- colonnes d'ordonnance dorique par lenrs chapiteaux et lei^rs bases, mais qui s'appro- cbent de la proportion ionique par leur diamètre , de])uis qu'il a été diminué par la retaille. Ces colonnes sont engagées dans les murs , tt couronnc'cs d'une seule an lut rave à la naissance des voûtes. On a ouvert dans ce peristj'le deux Digitized by Googl( LOU 4]5 grandes portes qm coQdiiisent à des galeries iniërieares. Pour décorer et coimniner ces deux portes, on a coopë l'architrave , dont on a fait une espèce de frise plus ëlevëe , qui ressaute et se profile au-dessus de la première, sans goût, sans rcfriila- ritc, sans motif. Au-dcssns de cette frise , dans l'étendue des pignons de la voûte , on a plact^ des figures , des trophées cl des morceaux d'architecture qu'on avait retirés de l'une des laces intérieures de la coor. Les iîgares sont supérieurement bien scttpltées ; mais elles étaient placées à soixante-dix pieds d'élévation f et i ciel découvert, oà elles faisaient très -bien ^ ici, elles sont 4 vingt pieds sous une voûte ^ en sorte qu'elles paraissent trop grosses , ainsi que les trophées. Quant aux morceaux d'architecture , attributs et omemens qui accompa- gnent les figures , ils sont aussi très-bien sculpte's ; mais ils sont petits, fort délicatement traités , et n'ont aucun rapport avec les figures , ni avec le surplus de l'architecture du vesti» bule 9 etc. , etc. » Deux immenses galeries dohrent joindre le Louvre an palais des Tuileries. Celle qui est dn c6té du nord n'est pas encore achevée^ Celle qui est située du côté de la Seine . fut com- mencée sous Charles IX , continuée sous Henri I V> et achevée sous Louis XIII , sur les dessins de Clément Méteseau , le même qui inventa et fit construire la digue de La Rochelle en 1628. Henri IV avait destiné les appartemens inférieurs de cette galerie à loger les artistes les plus fameux. L'exposé des lettres- patentes qu'il donna a cet eUet , mérite d'être rapporté : c Comme entre les infinis biens qui sont causés par la paix, » celui^qui provient de la culture des arts n'est pas des moin- m dres , se rendant florissant par icelle , et dont le public » reçoit une très-grande commodité; nous avons eu aussi » cet égard en la construction de notre galerie, du Louvre , » d'en disposer le bâtiment en telle forme que nous y puissions » commodément loger (juantité de meilleurs ouvriers , et plus 1» sulfisans maîtres qui se pourraient recoi^'rer , tant ilc pein- » ture , orfèvrerie , horlogerie , inscuptures^ en pierreries , 9 qu'autres de plusieurs et excellcns arts , tant po«r nous » servir d'iceux, comme pour nous être par ce mojen em- » plojés par nos sujets en ce qu'ib auraient besoin de kpr 4i6 LOW » indastric « et aiiisi pour fiiîre comme une pt^pinière d*oii- » vricrs ; de laquelle , soii8 l'apprentissage dq si bons maîtres , » il en sortirait plusieurs qui , par après , se rc'pandraient » partout notre rojraume, cl qui sauraient très-bien servir » le public. » • Les intentions de Henri IV furent suivies jusqu'à la révo- Itttioo f et Ton continua de donner' ces logement aux artistes les plus célèbres. Cette galerie, sous Tempertur Napoléon , n renfermé la plus belle collection dè tableaux et de sculptures antiennes qui fàt dans l'univers. Malgré les pertes qu^elle a es* sujées en 1814 1 c'est encore le dépôt le plus précieux des cbefs-d'œuvre des deux premiers des beaux-arts. LOUVRE (place du;. Au i4" sièdlc , cette place était occu- pée par unt* rue nomnie'c d'abord Osteriche » ensuite Autrui" che y Aultraiche ^ Autriche et Autruche y f:px passait devant l'ancien Louvre et allait jusqu'au cpiai. (/^r>;^.,pour plus amples* détails sur cette rue, l'article , rue de l'Oratoire du Uouvre,) Dans cette rue , vis-à-vis Ja porte principale du Louvre, était situé le palais des ducs de Bourbon; bâti au i5* sièâe, il' lut en partie démoli au 16* , et totalement détruit au 17', tors de la construction de la colonnade du Louvre. I>a place du Louvre fut encore long-temps occupée j)ar plusieurs autres bàtinicns, tels que le Gardc-Mcuble de la (>ouronnc, les Kcuries de la Reine, l'Hôtel des Postes, l'Hôtel de Créqui,, etc. Elle ne fut entièrement dégagée que dans les premières années du règne de Louis. XVL De 1806 à 1814, elle s'appela place ^léna^ en ipémoire de la célèbre bataille de ce nfm. Cette place , qui commence aux quais de l'École et du Louvre , et finit nte des Poulies, est encore bien peu digne du monument devant lequel elle est située. LOUVRE f(juai du ;. Il commmcnce place el quai de l'Ecole, et finit au guichet Froidnicntcau , 4" arrond., Q. du Louvre. Pendant le cours de la révolution ^ on l'appela quai du Muséum . ^ LOW£NDAL (avenue). Elle doit son nom an maréchal de Lotrendal. Elle commence à l'avenue de l'JElçole-Milîtaire, et finit à la barrière de l'Ecole-Militaire » 10* arrondissement, Q. des Invalides. Digitized by Google LYC 417 'LUNETIERS. Ce lont cens taillenl les verret ponr le« Innettes. Ib ne formaient point un corps de comnmntuttf ; ils étaient unis k celle des miroitiers. mieoitibu. LUNETTES (quai des). F", quii db ti'nonLooi. LUTÈCE. C'était la capitale des peuples appelés Parisii ; c'est le nom que porta Paris à son origine. Z". paris. LUTHIERS, fahricans d'instrumens de musique. Avant )a révolution ils formaient une communauté dont iea statuts dataient de iSgg, sous le règne de Henri lY . Un apprenti de Paris pouvait travailler en chambre , pourvu que ses ouvrages lussent cc4nmandés par les maîtres; les veuves de maîtres pouvaient eiercer à l*aide d*nn apprenti. L'apprentissage du- rait six ans. Le breVet coûtait 3o liv.^ la maîtrise 800. Le patron de cette communauté était sainte Cécile ; le bureau était rue tic la Pelleterie. Les fabricans d'instrumens de nuisic[ue ont suivi les heu- reux progrès que la musique instrumentale a faits en France depuis trente ans. LUXEMBOURG (palais du ). F. Palau dis paiis. LIJXBMfiOURG (p^iniëre du), 1 1* arrond., Q. du Luxem- bourg. Lors(pae, il y a ^inse ans, on détruisit le couvent et le jardin des Chartr^x, on conserva la pépinière, qui , considé- rablement agrandie et tenue avec le plus grand soin , fermé maintenant une dci>plus belles parties des jardins de la Cham- bre des Pairs. LUXEMBOrRG (hôtel duPclil-)- Cet hôtel , qui est une dé- pendance du Luxembourg, aujourd'hui le palais de la Chambre de* Pairs , Ait bâti par le cardinal de Richetieu. Autrefois il se nommait aussi le Petit ^-Bourbon» C'est maintenant 1a rési^ dence du cbancelier, président de la Chambre des Pairs* LYCÉE , premier nom donné à rAtbénée. La Harpe j pro- fessa son co«urs de littérature. Les collèges de Paris et oeui^' des départemens ont anssi porté ce nom sons le règne de Fem-i pereur Napoléon. ' I 4i8 MAÇ M * \ • MACHIIfE HYDRADUQUE «2» poni HMœ^Dkimé, F. POMPB DU PORT urOTRB-DAXB. * ' * MACHINE INFERNALE. Bonapaff«e» alors ^Asmiér^onnilY se rendait â l'Opéré , dans la soirée du 5 nivôs^ an 9 (24 dé- cembre i8oo). Une machine, qu'on appela infernale, place'e à rentrée de la rue St.-Nicaise, et dont l'explosion devait faire pe'rir le premier consul , partit au moment même où sa voiture avait à peine i% mattns généraux des Miimens de S» M., ponts-^t^hausidês d^ Frmnee. L'apprentissage des maçons , sous l'ancien régime , durait six ans; la maîtrise coûtait 2,000 liv. Leur patron était St. Biaise ; leur bureau était rue de la Mortellerie. On ne bâtit pas mieux maintenant qu'eu ne bâtissait il y a cinquante ans ) on peut même dire qu'on bàtii beaucoup moins solidement. Ce n'est pas la faute des maçons , c'est celle des en- trepreneurs. L'avarice de cen-ci ne sait quels moyens em- ployer pour ga^er beaucoup d'argent en disant le moins d'à- Tances possible. Us élàvent des chAteaux de cartes dont les * loyers sont hors de prix. On bâtit une maison pour vingt ans , pourtrente ans , pour cinquante ans; sa construction est pro- portioiintie à sa durée. C'est un usage anglais j mais ce n'est pas dans de tels abus qu'il faut imiter nos voisins. Je pose en fait que la moindre commotion souterraine renverserait presque un quart de Paris ; mais les entrepreneurs n'ont rien à craindre A cet égard; et y tranquilles sur le présent, que leur importe que la capitale , grâce à leurs spéculations avides , soit périodi- quement couverte de mines ! N'auronUils pas retiré l'intérêt de leur argent? Tels sont les calculs de ces bons et grands ci- toyens. Plusieurs de ces entrepreneurs 9#nt des maîtres maçons qui ont l'audace de donner eux-mêmes les dessins des bâtimens (ju'ils font construire. Les habiles architectes! On a remarqué, dans tout le cours de cet ouvrage , jusqu'à quel point nous tommes- ennemis de tous les privilèges ; mais nous pouvons kardiment réclamer cqox de la science outragée ^ contre ces Vandales à qui plus d'un quartier de Paris est livré » et qui dés- honorent la moderne Athènes par des édifices indignes dTelle. MADELEINE en la'CUd(é^\ue de la). Cétait, dans l'ori* gine , une chapelle dédiée k St. Pffcolas , et qui avait été hàlie en 11407 sous le règne de Louis lc-Jcune. En 149 1 , cette cha- pelle fut agrandie , et devint une église archipresby terale , sous l'invocation de Ste, Madeleine. L'abbé Lebœuf , dans son his- toire de Paris , prétend qu'elle a toujours porté le -nom de la Madeleine, k C'était aiqparavant, dit-il, une synagogue à l'usage Diyilizea by v^OOglc 4ao MAO des jnifr , dcmt on grand nombre demenrtit dani ce ^piartier*U; la rue où ett la Madeleine «^appelle même encore aujourd'hui la rue de la Juiveric. Lorsqu'ils furent chasstfs du roj'aume, au commencement du règne de Philippe-Auguste, ce prince donna à l'e'vèque de Paris des lettres portant permission de con^ ▼ertir latjnagogue en ëglUe. Ces lettres sont de 1 183; et , dès ce ten^f y IVglite fut tous Tinvocation de la Madeleine. On le prouve par un passage de la Somme théolagique de Pierre , cliantre de l'^lUe de Paris, part, i , chap. loi , oàcet aatear, qui est mort en 1 197 , parle d'une augmentation de prébende que sept ecclésiastiques voulaient (aire dans Téglise de la Ma- deleine, où e'tait auparavant la synagogue des juifs : Jn ecclesi^f B. M. Ma^dalencv ubifuit synagoga juJeoruni. Ce nom est donc le vrai titre primitif de cette église , et St. Nicolas n'est qtt*un patron accessoire. Au commencement du i5* siècle, \e curé de la Madeleine n'était pas encore archiprétre t on cnrtn* laire deSt^-Victor tni mention d'un curé de St.-Jac(jues-de4a» Bottcberie « qui l'était en laai ; mais ce titre passa peu après au cuTiéde la Bfadeleine. Dans un acte de laSa, qui est dans les archives de St.-Magloîre, la cure de la Madeleine est citée comme archipresbytérale. » Il y avait, dans l'église de la Madeleine, une confrérie qui était la plus ancienne de Paris; on ignore même son origine; elle se nommait U grande confrérie de Notre-Dame aux sei- grnsM^ préires, bourgeois, bàurgeoises de Paris. Cettteow firérie avait six officiers, l'abbé , le doyen, le prévit, le greffier, U receveur et le cferc. L'abbé était toujours l'archevêque de Paris, et le doyen , le premier président du parlement , ou Tun des premiers magistrats des cours souveraines. Le roi et la reine faisaient aussi toujours partie de cette confrérie qui jouissait ^e 20 à 25,000 livres de rente, acquises par les libéralités de plusieurs de nos rois. L'église de la Madeleine avait été agrandie à diverses. ^ro- ques , et on lui avait réuni les parobses de St.«Oilles «t $t.-Len, de St..Gbristopbe et de Ste.-Geneviève-des-Ardens. JBIle Ibt dteolie an coipmencement de la révolution. Elle 4tmt située me de la Juiveric , 9" arrond. , Q. de la Cité. MADELEINE (passage de la). 11 communique de la rue de kju,^ jd by Google I M AD 4a I la Juiverie à la rue de la Licorne , 9* arrond., Q. de la Cite. Il a été établi «or VempUccment dei'anciciiB^ égiiM dont il porte le nom. B1AD£L£1M£ (ëgUse puroiMiaie de la), me St.-Honôré. AMMimoir. MADELEINE (BOVTelle ëglUe de la) . Elle est fitn^e boule* ▼ard de la Madeleine , 1** arrond. , Q. de la Plaee-YendAme. Elle fut commencée en 1764; les iravaux restèrent suspendus jusqu'en 1804 ; Napole'on conçut alors l'ide'e de faire de cette ëglise un temple de la Gloire j mais cette ide'e n'eut point de tnite. £n 181G, une ordonnance rojrale a décidé que cette égUse serait achevée sur un nouveau plan , et qu'elle serait des- tinée à receroir les monumens expiatoires de Louis XV I , de Marte-Antoioette» de Louis XVU, et de madame Elisabeth. Ces trarauz doivent être faits sur les dessins et sous la direction de M. Vignon , élève de M. Ledonx. MADELEINE (boulevard de la). Il doit son nom k la nou- velle église delà Madeleine , qui y est située. 11 conmience rue Neuve-du-Luxcmbourg et boulevard des Capucines, et finit rues St.-Honoré et du F aubourg-St.-Honoré, 1'' arrond., Q. de la Place-Vendôme. MADELEINEDE-XKESNEL (Filles-de^la-). Ce pneuré de • bénédictines réformées , lisndé en Champagne par. la comtesse Mathilde, avait été transféré en i6aa à Blelun, eten iSJ^à Pans, rue de Charomey n^68, faubourgSt.- Antoine» dansunbâtimenl dont Anne d'Autricka posa la première pierre. Les religieuses ditfla Madeleine-de-Tresnel furent supprimées en 1 790. Leur couvent est maintenant Tune des dépendauccs de la grande ma- nufacture de M. Richard-Lenoir. MADELONNETTES (prison des). Elle est située rue des Fontaines , entre les n°* 14 et 16 1 6" arrond. , Q. St. -Martin - des-Champs. C'était anciennement un couvent institué en fa- veur des filles pénitentes, sous fe nom de couvent des Filles^ de^Uk'Madeleine , ad^elées ordinairement Madelonnettes* Elles avaient tfté inititoées au conmiencement du 17* siècle , par Robert Montoj ^ riche marchand de vin f Ihipont , curtf de St.-Nicolas-des-Champs ; le P. Alhanasc Molé, capucin , et Defresne, oiTicicr des gardes*du- corps. Celte association siu- Diyitizea by ^OOglc 4^3 MAG goti^re retira d'abord , dans des chambres particulières , qoeU qoes filles de mauvaise rie qu'ils mâent en soin de rassembler eux-mêmes. Ensuite Montoj céda i la communauté naissante ane de ses maîtfons, située auprès de la Croix-Rouge^ ^ubourg St.-Germain. Cette maison ne put bientôt plus contenir le nombre toujours croissant des pénitentes; et le i6 juillet 1620, Marguerite de Gondi, marquise de Maiguclai, ie^* acheta la maison de la rue des Fontaines. Comme on avait assez peu de confiance dans la conversion de ces tristes pécheresses , on les mit d'abord sous la surveil- lance des religieuses de la Visitation, qui, fatiguées enfin d« leurs pénibles fonctions , cédèrent la place à des ursaUnes. Cel- les-ci obtinrent de la quitter à leur tour, et furent remplacées par les religieuses de St.-Michel. Il'parait que la plupart des filles pénitentes apportaient dans le cloitr e peu des vertus douces et modestes qui lui conviennent. La communauté était divisée en trois classes. La première , sous le titre de Sle. -Madeleine , était composée de celles dont la piété pouvait être admise à prononcer des vœux ; la seconde , nommétf la Congrégation de Stû»'Manhe , recevait celles dont la ferveur n'était pas encore assez prononcée ; dans la troisième , enfin , étaient toutes celles dont la Tocation forcée rappelait sans cesse les souvenus du monde, et qm ne pleuraient d'autre^reur que celle d'avoir pu croire à leur propre repentir. Cette classe était la ]pkis nom- breuse. ». • Le couvent des Madclonnetles sert maintenant de prison aux femmes condamnées pour délits. ' * MAGASIN de la ville. II était placé ^ans TancienUe ssdled% rOpéra , boulevard St.-Martin , laquelle a servi k. cet QSago jusqu'à l'ourerture du tbéàtre deia Porte-St.-M|urtin. MAGIE. L'kofluat «st éêf^Êif «as vértt£i p n «t dt fea pour Ist mensongiet. De tout temps ces rers de Tiifimortel fabuliste -ont trouvé et tronreront leur application. Tous les grands charlatans , dans quelque état, dans quelque rang , dans quelque posilion qu'on ▼euîHe les placer, ont senti qu'il fallait parler à rimagiuatiou des hommes avant de s'adresser à leur raison. On obtient lout Digitized by Google 1 MAO 425 pv ce mojeo. L'imagination une fois IbrieDient fràfféOf la rMon arrive trop tard ; bien pluttOI dKtcvtant, elle ne lait que piéter det^foneet m ckaime c&ftàrtt ta rirait | eUa riant onir à la pidaiaiica da l'entralDaMnt calla da k oawâatioa. Las plus fortes tAtas méma ont peina à résister à cet ébranla* ment des aboaat snmatnreUes. •1hr#ar«ilége gràièiar réroHe; adroitement conduit, il étonne j Fétbtiïicincnt conduit au doute; et douter, eu fait de mafîjie, c'est presque croii o. D ailleurs, le» passions qui san§ cesse nous a<;iteiit , qui sans cesse nous jettent dans Tavcnir , sont là pour servir le sorcier. Nous avons vu las. beimei las pins distingadi mê ponroir résister au désir d'inier* rogar la sort. Las tiransas da cartes, les disensea de bonne arantiirey ont encora^Miir sactataors ca^és, nuis' fidèles, des personnes dont on s'étonnerait d'entendre le nom. Et quel joueur , par asemple , n'est pas resalara né da tontes les chimé^ rîqnes croyances? 11 préroit, il craint, il espère, il calcule, d'après des combinaisons auxquelles il accorde la foi la plus entière. Il croit parce qu'il désire. C'est Vu l'histoire de tous ceux que les charlatans ou les sorciers ont trompés tant de fois sans craindre leurs reproches. Un joncnr ne peut pas être nn esprit fort | il est tout formé pour le premier Caglidstro qfol flattera son avide espérance. Ce n'est pins dans lo^feinf êlim creuset, mais c'est sur un tapis rert que la joueur dieMlia la pierre philosophale. • ' Le seul moyen da résister àces ilHiBÎoBS triftfl|ieuaès eet da se conduire de manière k n'avoir rien k craindre ni du pàss^ , ni du présent, ni de l'avenir. L'homme vicieux est faible j s'il a résisté au sorcier de la veille , c'est qu'il n'avait ranimé en lui ni désirs m remords j un désir nouveau, un moment de repentir, lui feront croire au sorcier du lendemain. La rertu seule est à Fabri de toutes ces raines impressians. Que peulH9H:ontre cielat cpii n'a rien à se* rcprocbar , on «jui ne dMstra rien qàe de juste?) « ' : . ' BencoUp do gens parmi le peuple, et même parmi la ftiuta fodété, sont encore au i5* siMc è l'égard de tous ces fevhi |taié»* fils dont le hasard a quelquefois confirmé les calculs. Nos lois actuelles ne considèrent le» soi-disant sorciers que comme des escrocs qui abusent de la crédulité du vulgaire. Autrefois 4a4 MAG iU ^taîciit trdUf «vee use rigurar arie. Les prévcnaa de magie ^ent ene^e, au 17* siècle , justieiàbles de la commission extraordinaire établie à rArienal, et cotamie sons le nom de dkamlMre des empoisonnemens. V. ce dernier mot. MAGLOIRE (les masures St.-). V. rue poissonnikiie. MAGLOIRE (religieuses de St.-). On les appelait aussi Filles- Repenties^ ou Pénitentes-de-St,-Magloire. Leur couvent ëtait silu^ rue St.-Denis , n° i6(> , 6^ arroad., Q. des Lombards- Elles avaient éié instituées en 14929 vm cordclier, nommé Jean Tissierand , dont les prédications «vasent conrerti pins dedenx cents 6Ues on femmes de mavraise vie. En t499« commn-» nanté occopait nne partie de llièteL de Baigne on d'Orléans, sar Femplacemcnt duquel on éleva dans la suite ThMel de Sois* « sons, qui fit place à son tour à la halle au ble'. En i58o, les filles pe'nitentes remplacèrent , dans la rue St.-Denis , les moi- nes de St.-Magloire , qui furent transfères à l'hôpital de Saint- Jacques-du-Haut-Pas. Ces filles prirent alors le nom de reli* giensesde St«-Magloirc. Elles restèrent dans leur nouveau cou- vent j«s^*en 1790 , époque à laquelle elles fiurent^nppriméea. Qnelqoss années après» leur couvent et l'église qui end^endait teent abattus. HAGLOIRS (steinaire St.« ), rue St.-Jacques , n<» 2^4 , 25f> , 258 , 12* arrond., Q. de l'Observatoire. C'était dans To- riginc l'hôpital du Haut-Pas. Les religieux de St.-Magloire , qui d*abord étaient placés dans la rue St.-Denis , comme nous Tavons dit dans l'article précédent, s'établirent dans cet hôpital en 1^0. Leur conduite scandaleuse les en fit expulser; ils âirent I aiiiia taMo]^emiBr de Paris. Il fiu supprimé en 1792. Les bàtiaaeiia sent ooonpés par l'institution des sourds et muets « et l'^liae a été ckangée en magasin. MAGNÉTISME ANIMAL, r. société DE L*HA1«M0mB. MAI ( place ou cour du ). C'est maintenant la cour du Palais- dc-Justice. On lui avait donné ce nom parce que tous les ans les clercs des procureurs au parlement plantaient un mai au milieu de cette conr. C'était un arbre de cinquante pieds de baut , cbargé de cartouches aui armes de la basoche , portée Lnyilizeo by Google MAI 4%5 par deux an«^es. Les armes de la basoche étaient d^azur à trois écritoires d'or. On coupait cet arbre dans la forêt de liondy. MAIL( le ). Ce jeu n'avait ])liis lie#à Paris lonp-tenips avant la reVolution. Il y en avait eu d etablis dans plusieurs quartiers de Pacis. Le principal était situé derrière TArseDai, au bord de la Seine. F", moulas», antrefou quai du mail et wm dv XAIIn. MAIL ( quai du )• F*, ^ii moulaioi. MAILLOTINS. La minorité de Charles VI fut pour la France un temps d'oppression et de calamités. Peu d'epotpirs de notre histoire nous offrent des souvenirs si pleins de honte et de dou- leur. Les oncles du jeune roi traitaient la France en pays con- quis. Le duc d'Anjou ne mettait point de bornes à son ambi* tion et à sa cupidité. Il ne déployait le plus intolérable deapotîf- me que pour avoir de Tor, et ne semblait désirer l'or que pour assurer sa domination. Nous expliquons ailleurs comment un noni^I imp6t, créé par cet indigne prince, révolta les Parisiens et fit .donner aux insurgés le nom de Maillotins, V» FAiiiJttf. MAINE (barrière du). V. barrières. MAINE (cbemin de ronde de la barrière du), il commence k la barrière du Maine et finit à celle des Fourneaux, 1 1* arrond., Q. du Luxembourg. MAINE ( avenue ou chaussée du ;. Elle conduit de la rue de Vaugirard à la barrière dont elle a pris le nom , 1 1* arroud., Q. du Luxembourg. MAIN>MORT£. Cette bonteuse servitude , dernier vestige do la Modalité, s'est perpétuée josqa*à la révolution. Louis XVI Pavait supprimée dans sesdomaines , par un édit daté da mois d'août 1779- Les seigneurs ne suivirent point s'on exeaiple. On sait que les moines de Sttfi*Ciaude , malgré les invitations et les remontrances du roi , persistèrent à faire peser sur les habitans de leur domaine tout le poid-> de l'esclavage féodal. Les serfs dumont Jura furent des premiers à jouir, dans toute leur plé- nitude , des bienfaits de la liberté proclamée en 1789. MAIRES D£ PARIS. Le premier fut Tinfortunè Bailiy^Pe- tkion Ini snçcéda et périt misérablement \ Pache ne -fut pas moins Diyilizea by v^OOglc 436 MAI malheurem. La constitution de Tau 3 divisa cette autorité en- tre dodia magistrats , assistés 4^iacim de deoz adjoints. Let douse arrondisstAiis mnidpaax sont subdivisés en (piaraBte-liQlt «jttartitrt. Cette diTkiea de Parit eet frite de la manière raivante t arrondUfemenî, — f«» quartier, des Tuileries ; a% des Champs-Élysees ; 5% du Roule; 4% delà Place-Vendôme. Le chcf-licii est rue du Faubourg-St. -Honoré , n** i4- 2« arrondissement. quartier, du Palais-Royal; 6«, Fey- deau; 7% de la CUaussée-d'Antin ; 8% du Faubourg -Mont- martre. Le chef-Ueu est rue d'Antin, n^* 3 . ^^ amndissemênt. — 9* quartier, du Faubourg-Poissonniè- re^ lo*, Montmartre j 1 1», du Jlail; ia«, de St.-£ufUclie. Le chef «Ueu est aus Petitt-Pèret. 4* arrondissement. — quartier, de laBanque-de-Fran^ ce; i4% St. -Honore; i5%duLonlrrc; 16% desMarchés. Chef- lieu , place du Chevalier-du-Guet. 5* arrondissement. — 17* quartier ,Montorgucil ; 18*, Bon- ne-Nouvelle; 19", du Faubourg-St.-Denis ; 20", de la Porte- St.-Martin. Chef-lieu , rue Grange-aux-Belles , n** 2. 6* arrondissement. — 2i* quartier, des Lombards ; 22* , de St. -Martin-des -Champs; a5*, de la Porte-St.-Dcnis; a4% du Temple. Chef-Uen , à l'Abbaye-St-Martin-dcs-Champ» , me St.-Bfartîn^ n^aio. 7« arrondissement.'^^* quarUer, Ste.-AToie; des Ar- ris ; 27% du Mont-dc-Piete ; 28% du Marchë-St.-Jêan. Chef- lieu , rue Ste.-Avoie , n" 67. 8* arrondissement. — 29® quartier, du Marais; 5o* des Qninse-Vingts ; 3i*, du Faubourg-St. - Antoine ; 3a', de Po- pincourft. Che£4ieii , Place- Royale, n° 14. 9« amims«f^«fMii^n- 33* quartier, de l'Hôtel-de-Ville ; 54% de r Artenal } 5S% de lOlfft^.- Leniiaini 4o% des Invalides. Chef-lieu, rue de Vernruil , n° i5. ï !• arrondissement. — 4i' quartier, de i'École-de-Medcci- t Digitized by Google MAI 4^7 ne; 4^*, àn Palaû<[e*J>isticef 4^% de U Sorimme; 44* dk LuTembourg. Chrf^tieii f riie'd#yiem->CiJoiiibi0r, il* ag. 12". arrondissement. -^i^^ quartier, St.-Jacqiics j 46*, du Jaixltn-du-Roi j 4?"^ S'-"^®'**-'*'^ i 4^*> rObservatoire. Chef- lieu , rue St. -Jacques, "* Let boreaax des mairies >ont ouverts to«s ics jours, de neuf ktores* da malin à qoalreliei^es' du «Ôir; et les dimanclies et fêtes t de neuf à midi \ ponr Ut iictes citils*'seiilement. Les maires ou leurs adjoints so^it obligél de rfliir toill les joors à la mairie, et d'y tenir séance deptii$^d^e heures jnsqvi'à deux. Ces fonctions , non rétribuées , sont tonfiées à des personnes cboi* . sies parmi les citoyens les phis re^ommandables. ^ Il y a en outre, dans tliaqiic arrondissement, un juge de paix, un receveur dcs conlriljulious directes et un bureau de l'i nrc^i-^trcment des actes civils et de commerce. Dans chaque quartier est un commissaire depolîc^ et un bureau de charité. MÂIIŒ DU PALAIS. 11 y avait sous la première race sept officiers de la coaronne; le maire était le premier. On l'appelait de divers noms , Pne/ecms Palatii, PatritiÊS, major PaltUU (qui est le seul titre que lui ait conservé Tbistoire ) , Prœfec* tus AuUe regiœ, major Domus, Les maires dp palais n'avaient dt(?, dans l'origine, que les chefs des ofhcicrs domestiques du prince, a Leur emploi, dit ftlnhly, devmt plus important à me- sure (jne les rois agrandissaient eux-mêmes leur puissance. Ces courtisans habiles corrompirent leurs maîtres pour les dominer j eo leur apprenant à négliger dans [les plaisir^ les soins pénibles du gouvernement, ils en attiraient à eux toutes les fonctions. Us gotovernèrent le& finances , ccmmandèrent les armées , et présidèrent enfin ce Iribunal suprême #2t le roi devait rendre lui-même la justice anxLeudes, et juger définitivement les pro- cès qui y étaient portés par appel de toutes les provinces du royaume. Etant parvenus à se renérc les dépositaires de toute la puissance royale , il doit paraître surprenant qu'au lieu d'être accables les premiers sous ces ruines, quand riu redite des bé- ne^ces rendit la noblesse maîtresse absolue du royaume , leur fortune, au contraire, ait fait de nouveaux progrès et n'aitplus coDBQ da bornes ; ils né firent changer leur qnalité de mi- 4a8 MAI nistres , de capitaines et de fiiTorit do prince , en celle de mi- nistres, de capitaines ot de favoris de la nation. » Après avoir usurpe' l'autorité du prince , et avoir exercé tou- tes les attributions de la prérogative royale sous le nom de ces rois que Thistoire a flétris du nom de fainéçns^ ils renversèrent la seconde racedu ts^ne, et se mirent à sa place. D'ailleurs cette usurpation, consommée par PefÉn-le-Bcef » fils do grand Ghar- les-liartel, etpetiwfils de^^^io^'Héristal, wmtélé Intimée par une longue suite d'exploits et de services rendus Jk lu na- tion , et par des vertus dignes delà couronne. MAISONS. On en comptait à Pans environ vingt-neuf mille quatre cents, il j a deux ans. Mais les nouvelles bâtisses qui ont éié entreprises de tous cètés , ont du porter ce nombre beaucoup plus loin. MAISON DU KOI(ministère de U), rue de Grenelle Saint- Germain, n^ lai • Les bureaux sont ouverts tous les jours à deux . beores. MAISON MILITAIRE DU ROL Avant la révoluUon elle se composait des gardes-françaises , des gardes-suisses , des gendarmes de la garde , des chevau -légers de la garde, des mousquetaires , de quatre compagnies de gardes-du-corps, des gardcs-de-la-porlc , des cent-suisses. pour la composition nouvelle , garde royale , gai\des-du-corps. MAISON ET SOCIÉTÉ de Sorbonne. y.hmmofnm. BfAlSON £X SOCIÉTÉ d0 Navam. F. colUgs db ma- VAUBB. MAISONjGOMBIUNE. Cest le nom que porta PhÀtel dc- ville pendant le cours de la révolution. L'ancienne dénomina- tion a été remise publiquement en usage sous Bonaparte. MAJESTÉ. Louis XI fut le premier qui prit le titre de ma- jesté. On n^avait donné aux rois jusqu'alors que ceux d*ea:ce/- lenctf, de sérénUé^de grdce. L'excellence, la sérénité^ la grâce,ne convenaientnuUement auTib^e firançais;et il est aates singulier que le tilre de majesté ait étd pris pour la première fois par eelai de tous les rbis de France qai a peutétre le de dignité sur le tr6ne. Cest qu*au fait tous ces mots ne signifient rien , et que la majesté d'un roi repose tout catiècc sur SCS actions , et non sur le vain titre qu'on lui donuc. kju,^ jd by Google HÉR 429 M ALADR£R1£ d^ faubourg Si.^Germain, V,^ hospicx DBS MtlfAaM. MALADRERIE ( chemio de la ). V. rvb sb la châisb. IIALAQUAIS ( €{uai ). 11 eommence rue de Seine et pont des Arts , et finit rue det Saintf-Pères et quai Toltaire, 10* er. , Q. de la Monnaie. Le terrain qu'occupe ce quai s'appelait autrefois le port Malaquest } uue partie de ce terrain se nommait aussi le I leurt-du-Port-aii-Passcurs , une autre VÉcorcheiie ou la Sablonnière. Vers le milieu du 17® siècle^ on rappela le quai de la Reine-Marguerite ^ parce querhôtel oà cette première femme d'Henri IV était morte , tftait situé m eom de la me de Seine 9 sur l'emplacement qu'occupe ■Mintenant l*h6tel de Mirabeau* Le quai Malaquais ne com-> mença à être bordé de maisons qu^an 16* siècle ; on le para en 1670. On remarque sur ce quai plusieurs beaux bétels , entre autres celui de Bouillon et celui de Juignëqu'a occupe' pendant long-temps le ministre de la police ge'nerale. MANDÉ ( avenue de St.-). On l'appelle ainsi parce qu'elle conduit, au village de S t. -Mandé ; elle va de la ruelle de St.- •Mandé à la barrière du même nom , 8^ arrond. , Q. des Quinae- VinjU. MANDÉ ( barrière de St.- )« F'. sAiiRièaBs. MAMDK (cbemin de ronde de la barrière de St.-). Il conduit de la barrière de St.-Mandé à la barrière de Ylncennes 9 8* arrond. , Q. des Quinze-Vingts. ' MANS (collège du), rue d'Enfer, n° 2 , ii* arrond., Q. de la Sorbonne. Il avait éié fondé en iSu), en exécution du testament du cardinal Philippe de Luxembourg , évêque du Mans. 11 fut d'abord établi rue de Reims. Au bout dé cent ans, ses rerenus étaient tellement diminués , que leprin- pal , le procureur et les boursiers louaient à leur profit; pour irirre , les cbambres du collège. Tout enseignement y avait cesse' , lorsqu'en 1682 les Jésuites du collège de Glermont en achetèrent les bâtimens pour la somme de 55,j56 liv, , que leur donna Louis XIV. Du produit de la vente , on acheta la maison de la me d'Enfer, où l'on établit le nouveau collège du filans. Ce collège fut réuni à l'Universîté en 1763. C'est maintenant une maison particulière. 4^ MAN MANUFACrpiŒS.O'etl «f&nmortel Golbtrt tfitt Paris doit ses premières çwAii&ctiiret J cer seul bienfifit a assarë à ee grand homme l'anukpr et la reep Aiaissance de ses concitôyMl^ . A son exemple , des particuliers formèrent des entreprises sem- blables. Les conquêtes de Louis XI»V, sa longue pre'ponde'- rance sur le continent curope'«;n, ouvrirent d'abwrd de faciles débouchés à nos produits industriels. Mais lorsqHe la vieillesse malheureuse du monar^qi^e eytmis la France à deux doigts de sa perte, et qu'une réglée sanà dignité eut achevitf de démo- raliser la nation ^ la pro|pécitë dtf" nos fabrique» , soumise 4 l'influence des événement*|>olitîques, dut^aîa^r'avec le cr4- * dit de la France. Des spéauUtions d'uji iippreau genre agir tèrent toutes les têtes; «et la^anufiietnre 4^ billets de banque de la rue Quincampoix fut la seule qu'on voulut favoriser. Ce lâche espoir de s'enrichir sans travail porla un coup mortel à l'industrie; un cngoûnient déplorable pour les produits étran- gers acheva de décourager nos manufacturiers. L'influence politique de la France fut nulle pendant presque tout le long règne de Louis XV; dans les premières années du règne de Louis XVI 9 elle reprit fuelque consistance , et Ton yit alors se former quelques utiles entreprises : mais il fellut la rrf« Tolution pour retremper les âmes. Dès les premiers temps de cette époque terrible , mats glorieuse, tous l^s regards se' fixè- rent sur les ressources de la patrie : elles étaient immenses. L'Europe éntière , arnice contre nous , nous refusa les se- cours de son industrie ; la notre setile dut satisfaire à tous nos besoins. Paris, qui auparavant consommiait sans produire, re- tentit tout^à-coup du bfuitdes marteaux et des métieni; de vastes counrensy changés en ateliers, reçurent une foule de malheureux qui ne deaandslent'que du^ travail et du pain. La guerre continentale, en se prolongeant, ne fit qu'animer Tes- sor de l'industrie -nationale. Toutes considérations politiques sur cette guerre sont étrangères à notre sujet; mais en déplo- rant les maux d'une lutte si longue et si sanglante, on peut dire que c'est à elle peut-être que nos fabriques ont dû leur prodi- gieux développement; 11 fallut «chercher sur notre propre ter» rani les ressources que n» nous appoctaient plus les mers. La nécessité seule enfin fit plus en quelques années que n'aurait Digitized by Google MAR 45i Ikire en sn nècle la ToUmU des numarqptt les plus sibso» lus. Nos sayans , cnflammës du saint amour de la patrie , mi- rent alors toute leur gloire à seconder l'élan de Tindustric française. Nos manufactures s'enrichirent des heureuses de- |^>uv^ftes de la chimie et de la mécanique. Les beaux-arti même" s*unirent pour embellir des produits que la France était -Bkre de ne deroir qu' elle - même. Nos bronses , nos mmdilest notre porcelaine» nos cristaos, notre orfthrrerte , ans formes antiques « au goût pnr et ël^ant» font l'admirltbn de l'Europe } notre acier soutient la concurrence arec celui de l'Angleterre. Les noms de MM. Temaun, Darillicrs, BelUnger, Grégoire , Lindelang, Sablé, Sallandrouzc, Jacquemart, Mat- ter, Didier, Couturier, Renie, Debost, Schcy, Gillet, d'Her- becort, Vivario , Le llchours, Bréguet, Chaptal , Charpentier, Natft, Dagoty, Denuelle, Odiot, Thomire, Allard, Demalter, Erardy etc., etc., et d*une foule d^autres fabricans, ont mérité la réputation la plus hônôrable. Paris , enrichi par les talens et rinfatigsMe actirité de ces citojens si recommandables « marche maintenant 4 U tète des Tilles manufacturières it ta France. MANUFACTURES ROYALES. F. glaces , oobxlims, mo- «AIQUKS , SAVONNEaJS. MAQUERELLE (lie). V. Ilb dis cYohbs. MARBRES {dépbt de), quai de Billj, n* , i*« arretid. Ce Dépôt renferme une grande quantité de marbres exotiques et indigènes destinés à rexecution des travaux ordonnés par le gouvernement. Les marbres découverts récemment dans les Py- rénées pourront aûranchir le oommerce français de l'importa- tion des marhres étrangeipi. MARBRIERS , ourriers qui taillent , sculptent et polissent le marbre^ • En 1G09, des lettres-patentes les avaient erigt's en commu- nauté^ mais les sculpteurs et les peintres s'opposèrent à cette faveur, et en 1610 les marbriers rentrèrent dans la commu- nauté des sculpteurs, dont ils faisaient partie auparavant. Les progrès qn*une étude nveus sentie de l'uitique a fiiit ftire d^uis quarante ans à l'art du dessin, n*ont pas été Digitized by Google 45s MAR perdus pour les marbriers. Les divers travaux qu'ils exo, voulut ïnème que le bourg de St. - Marcel prit le nom de ville , et îMui donna par année deux foires et un marché chaque semaine. Avant 1790, ce fau- bourg était encore sépare de la ville par l'ancienne enceinte de Philippe-Auguste. C'est maintenant un quartier très-riche et très-populeux ; ses laborieux habitans exploitent principa- lement avec le plus grand succès la tannerie, U brasserie et la filature de laine et de coton. MARCEL (église St.O* Elle était située au bout de la rae des Francs-Bourgeois , place de la Collégiale , n° 5, 12* arrond. , Q. St. -Marcel. Dans l'origine elle se nommait St. Clement. Sl.- Marcel , ëvèquc de Paris, qui fut inhumé dans cette église, lui avait donné le nom qu'elle portail. C'était une quatre des colle'- giales dépendantes de l'arche vechë de Paris , qu'on nommait les quatre filles. On l'avait rebâtie au 11* siècle. £Ue a été dé- molie sous le règne de Napoléon. MARCEL (séminaire de St.-), la» arrond., Q. St.-Marcel. C'était un établissement particulier, exclusivement forme' pour les prêtres de l'église de St.-Marcel. 11 ne se composait que de dix personnes avant 1670. Le njpmbrc s'accrut dès que le di- recteur de cette maison eut obtenu la permission de recevoir des jeunes pensionnaires. Ce séminaire a étésupprimé en 1 792. MARCEL (place St.-). Elle est ainsi nommée parce qu'elle occupe l'emplacement où étaient situés autrefois le flk>îtrc et l'église St.-Marcel. Cette place' s'étend de la rue des Francs- Bourgeois à la rue St.-Marcel, 12* arrond., Q. St. -Marcel. MARCEL (doitre St.-). 11 fait partie de la, place St.-Marcel , I a« arrond., Q. St.-Marcel. MARCEL (porte St.-). Elle éUit située me Descartes , an Digitized by Google « MA& e«ii»de tsrae «fei Pofsés-St.*>Victof'. Elle çobduUait au bourg , St. -Marcel. Cetait une dos portes de l'enceinte de Philippe Au- ' gustc. Elle avait auisi porte' le nom de Bordt^t ou Bordelle^ ainsi (|ue la rue à rcxtrcmitc de laquelle elle était placée. On l'abattit en iGBS^ ' V MARCEL (fausse pofte St«-)- CVtait la porte du bourg St.- Maréei* fiUe^était situ^ me dea Foss^s-St.-MarceL On Tap* pelait auparavant porte PoupMie. fious ignoroni rdtyttolo* * gre éé ce dernier nam. • 'MikRCHÂNP (pont^. POMT*DB COABLBS-IJE^^HAinrB. MARCHAND ^passage). F. pamaok». MÂRCILVNDS (le* «ix corps), lis avaient été formés par Philippc-AuguStd. Anciennement le commerce de Paris, comme nou» l'avons dit ailleurs, rie se faisait tjue par une compagnie de gens associes sous le titre de uiai chands de l'eau haései de Paris » Cetler compagnie avait dans la suite formé le corpa de villey et c*était pcnir ce motif que le prévôt des marcbaAdi a*appelait aussi le Chef de VHdiel-de-^FiUe; V. MiNsp fau- SIEICSB. Six maîtres et six gardes choisis par le corps , et dont les fonctions «duraient deux années , gouvernaient chacun des six corps marchands. Ils étaient à la tète de tout le commerce de Paris. Dans les cérémonies puhli<|iies ils portaient une robe de drap noir bordée de velours de couleur diflercnte pour chaque corps. Cliacuu des membres les plus distingués des six corps passait successivement jnge - consul* et échevin. Cette der- nière ^alité lea anoblissaient f et leur donnait le titre d'^ cu^ers. Maintenant tontes les^industries^ sagement èt beureu- temebt conduites ^ont droit à 4^ bvinenrs qut surpwsent da beanconp^tous les titres et les privil^es* accordéis à quelques* uttes^dVntre qlles sous l'anden régime.. Tout marcband *dont les richesses ont été acquises par d'honorables travaux, peut devenir membre du trilnmal de commerce, maire, etc., et, bien plus encore, la chambre d^ rcprésentans de la nation lui est ouverte. *. Les six corps de marchands qu'avait créés Louis XVI^ par son ëdit du mob de fe'vrief 177^» étaient 1° les drapierr-meroîen ; 0* lat dpieifn*, 5<» les bonnetien^ pMietien et chepelièn;- ûiyitizea by ^OOglc 454 WAR 4* les orfèvres , baiteun itor et tireun d'or; 5* \t$/abrUaMi détoffe$ et de gaxes, et Hssutien ^ ruhanien s 6^ \t§ nua^ ehands de vin, V* TURAMOit. MARCHANDISE (pont de U). V. vomt-av-^bangi. . MARCHANDS (place aux). V, placi db L'ic^Li. • # MARCHE (collège de la), nie de la'MoBtagné^e.^Gene- vièvc, n*» 5?, i2' arrond., Q. St.-Jac(]ucs. Ce coHëgo avait été fondé par Guillaume de la Marche , et Bcuvc de Winville. 11 fut d'abord placé dans la rue nommée Sans-Bout ou d'^m- boise, sous le nom de collège de Consianli'nople ; il prit en- suite celui de la Petite'M arche . Guillaume ëiant mort et ajrant laissé la plos grande partie de ses biens k ce collège, Beuvc de Winrille, ton exécuteur testamentairey'fit construire Tédifite de la rue de laliontagne-Ste.-Genévière, et j transféra le col- lège qui prit alors Te nom qu'il porta depuis. Ce bâtiment ap* partient maintenant au gouvernement ; il est occupé par une maison d éducation. MARCHÉ AUX CHEVAUX (fontaine du). Elle a été cons- truite en i8o6, sous la direction de M. Brallc, inççénieur. Le» omemens sont de M. Beauvalet. Elle se compose d'une borne dans le goût antique et décorée d'une aigle sculptée en reltof dans une couronne de lauriers. Une simple moulure sert d'an*, cadrement. L'eau jaillit par un mftcaron de bronse appli<|iié à ' la partie inférieure de la borne, et tombe dans un bassin carrif. Cette ibntaine ast alimentée par la pompe Notre-Dame et par celle du Oros-Cailkni. MARCHÉ AUX FLEURS (fontaines du). Ces deux fon- taines, construites sur les dessins de M. Molinos, se composent d'une cuve antique , du milieu de laquelle jaillit l'eau. £llea •ont alimentées par la pompe Notre-Dame. • MARCHÉ DES ENFANS - ROUGES (fontaine dnX 7* ar- rondissement, Q. du Montdte-Piété. Cette fontaine, placée sni milieu du petit marcbé des Ênfans-Rouges, est un petit bâti- ment carré, de la construction la plus simple même la pHis triste. Ses eaux vieAnent des pompes Notre-Dame et de Cbaillot. mXrché -LENOIR (fontaine du), faubourg St. -Antoine ^ 8* arrond. , Q. des Quinse- Vingts» C'est une borne carrée ; Digitized by Google MÀa 4S5 d'où Tcau tombe dans une cuvette formant un cône lront alimentée par la pDmpe à feu de Chaillot. MARCHÉ Sr..J£AN (fontaine do). CeUe fonUine aëté, 4it*€fnt élevée en 17 17. Cest un massif carrtf, adossé à un corps «de -garde qoi cache une de ses façades. Elle es^ ali- menUe par les povnpes Notre - Dame et de QiaiUot. IIARCHÉS. 11 11*7 en avait avant la révolation que dn-nenf s on en compte maintenant vingt-sept; F'oyez les mots Agues^ seau ^ Beauveau, Soulainvilliers , Catherine, Chevaux^ En» fans-Roufres, Fleurs, Fourcy, Fourrages^ Fraternité^ Fruits,, Germain- Jcs-Prc's ^ Germain ^ Honoré, Jnnocens ^ Joseph, Linge ^ Martin, Mauhert , Mnzas ^ Michel, ^^i^» Pain, Pommes de terre , Sèvres, Temple, Volaille, MARÉCHAUX DE FRAJNC£. Ils furent institues en 1 185^ par PhiHppe-Aagnste. Supprimés à Tépoque de la révolnticii) ib lurent rétablis par Ni^oléon sons le nom de maréchaux dû Empire* Depnis 18 14 i^ ont repris l'ancienne déncsni- nation. MARÉCHAUX DE FRANCE ( tribunal des). Il se tenait cLcz le doyen des maréchaux tle France, qui jouissait de tous les droits du connétable. Ce tribunal connaissait de tous les dilFé- rcns des ofiiciers et des gentilshommes. Il jugeait sans appel. Un sécretaire général, faisant les fonctions de greffier, jr était attlaché. MARÉCHAUX, artisans dontyle métier est de ferrer las clievaux. Sons l'ancien régime ils formaient une commnanté dont les stiKuts remontaient k une époque très -reculée. Ils y étaient qualifiés de fivres mare'ehaux. .Gliaque maStfe de- vait %voir sa marque ou son poinçon pour marquer ses ou- vrages. Il n'était permis qu'aux fils de mailres dont les pères et mères étaient morts, de tenir bouti(j[uc à dix-huit ansj les autres ne pouvaient le faire qu'à vingt-quatre. Les maîtres de cette communauté avaient le droit de vendre on d'acheter tontes sortes de bctes de charge, sans qu'aucun courtier ou antre pût les en empêcher. L'apprentissage était de trois ans. Ln brevet coûtait lao Uv., la maîtrise 600, arec chef-d'onivre. lie |»atron' était St.- Eloi ; le bnreau était situé rue des Grands-* AugusUns. Le métier si bomd de maréchal ferrant a dà rester ûiyitizea by ^OOglc 456 VtAR an même point où il ëtait sous Tancicn régime; il a même â pea prêt perdu Tune de «es parties lucratives. Les maréchaux traU taient seuls anciennement les maladies des chevaux: les écoles rétërinaires leur ont opposé des cliirurgiens qui joignenr une pratique consommée k une théorie profonde ^ et qui ont fait un art de ce qui n*était qu'un métier. MARÉCHAL-DE-CAMP , officier-général qui prend rang immédiatement après les maréchaux de France et les lioute- nans-genéraux. Ce grade fut institué par Henri IV. Dans Tori - gine le maréchal- de-camp était charge', sous les ordres du général , dWdonner le canfpcment et le logement de Tarmée ; lorsqu'elle décampait, il prenait le devant pour connaître le pays y et faire marcher les troupes en sûreté'. Aprèà qn*il avait déterminé l'étendue et la forme du camp , il laissait ie dépar-> tement du terrain au maréclial-des-logis de l'armée , et ata major-général de l'infanterie. Le maréchaUde-camp était mafi chargé de porter lui-même les grandes gardes à environ une dcmi-lieuc du camp^ il voyait loger les troupes, et les voyait partir. Daus la suite, la plus grande partie des attributions des maréchaux- de - camp passa aux maréchaux- des- logis de l'armée, et de nos jours aux chefs d'état-major et aux adjudans- généraux , nommés depuis adjudans-commandansi Dans Tor— ganisation militaire établie depuis la révolution, les marécHaiix* d^amp (appelés jusqu'en 1814 généraux de brigade), aont appelés, sauf les caê d'excepÉîon pour unsenrice particulier, au commandement ordinùre des tcoupes sous les ordres des gé- néraux der division ou lieutenans-généraux. MARÉCHAUSSÉES (les). On appelait ainsi les troupes à cheval établies dans les différentes provinces de la France pour la sûreté publique. Ces troupes étaient divisées par compagnies; chaque compagnie était composée d'un certain nombre de ca- Valiert, souB-1>rigadiers , de brigadiers et d'exempts , coRuaan» dés par plut ou moins de lientcfUans et unf rév6t général , tous sous le commandement des maréchaux de France. A quai* ques modifications près 9 la maréchaussée d'aùtrefeâa est la gendarmerie d'i présent. MARÉE (chambre de la). Cétait une juridiction soureraînc, composée de comjoussaircs du parlement. Jblllc avait la police I ûiyilizea by v^OOglc MAR 457 g^nér«l« for le Uit d[« la marduodise de poiston de mer, fraiï, •ec , sal^ et d*eaii 'douce dans la TÎUe, iaobourgs et banheve de Paris , ci de tout ce qui y avait rapport; et dans toute l'éten- due du royaume , pour raison des mêmes marchandises desti- nées pour la pfovision de celte ville ) et des droits attribués sur ces marcbandises aux jurés-vendeurs de marée, et à l'adju- dicataire général des ferme», lesquels, avaient leurs cause» eotninises en cette chambif. 'Cette juridiction m été supprimée- à la révolution, ainsi que- tous lea tribunaux d'exception. MARKE (halle à la), aux halles, en face de l'ancien pilori. Des lettres patentes du 21 août 1 784 ordonnèrent sa transla- tion sur l'emplacement de l'ancienne cour des Miracles , près le Petits -Carreaux. £lle vient d'éire reconstruite. MARENGO (place de). F'. wLhCE m l'okatoiih. MARENGO ( barrière de ). Fojr, BAHRièait au mot cha- AENTOK. MAR£UX (théâtre). U était établi rue St.- Antoine, près de la place Baudoyer. Avant la révolution , il n'était Ouvert C[u*à dea sociétés particulières. 11 devint public lorsque ' l'on compta dans Paris jusqu^ Irente-stx théâtres. Heureusement «Upprimé avec ceite foule d'entreprises subalternes qui nui- saient à l'art, l^en loin de le servir,' on en • iait un ma- gasin. MARGUERITE (église paroissiale Ste.-), rue St.-Bemard, n*' 28 et 3o, 8" arrond., Q. du Faubourg-St.-Antoine. Cette église fut dans l'origine une cbapeUe , fondée en iG^S par An- toine Fayet, curé de St.-Paul. £n i654, elle fut déclarée suc- cursale de l'église; elle conserva ce titre jusqu'en 1712 , époque à laquelle le cardinal de Noailles , archevêque de Paris, l*érigea en paroisse. MARGUERITE-ST.-ANTOI NE (place Stc.-), rue St.-Bei^ nard, en face de Téglise paroissiale Ste. -Marguerite, 8" arrond., Q. du Faubourg-St.-Antoine. MARGUERITE (quai de la Reine-). ^Aï UàhAqVAi9. MARGUERITE (Filles-de-SUr). niu»-ni-iioTiui-Diifi- •IS-VBUTVi* 458 MAR IMtARGOT (leCkM-). F. wm fT.-cLAUDB au Mmi». BIÀRIE (pont). U «tt établi mtr le bra» «eptantrianal de h Seinet et commuiiique da qvaî des Ocipet à l'île des Ormes ^ 9* arrond., Q. de llie-St.-Looîs. Selon Sanyal, il j avait dans cet endroit, on i56i, un pont de bois nomme le pont de Fust {hoh) d'emprès St,'Bemard-aux-Barrès. Le pont Marie fui commencé en 1614, achevé' et couvert de cinquante maisons en i655. £n i658 les eaux renversèrent les dcui arches ')ea plus voisines de Tile, et vkigt-denx maisons qui étaient dessus. Cet événement, arrivé entre minnit et une benre, coûta la vie i pins da cinquante personnes. Les arcbes forent rétablies , mais on n*y éleva pins de maisons. Les viiigt*bnil maisons qoi rea- taient ne furent démolies qa*4 Vëpoque de la rérolntion. MARIE (barrière Sic.-). F", barrières. ' MARIE-ÉGYPTIENNE (chapelle de Sic.-), siluëc au coin de In rue Montmartre et de la rue Sic . Marie-Egyptienne^ laquelle, ainsi que la chapelle, s*est appelée depuis, par cormp- tien, rue de la Jussienne. En 1660, le curé de St.-Germain- TAuxerrois fit effacer d'un vitrage de cette cbap elle une pein- ture, faite depuis 3oo ans, qui représentait Ste. Marie, assbe dans un bateau, et retroussant sa robe jusqu'aux genoux dorant nnbateiier^ on Ibait au- devisons de cette scandaleuse pein- ture cette pieuse explication : comment la sainte offrit son cofps au batelier pour son passade. Il existait depuis long-temps un procès entre le titulaire de celte chapelle et le cure de St.- Eustache, lorsque la révolution arriva, qui termina le différent. Cette chapelle avait été convertie en un corps-de-garde ; c*est aujourd'hui une maison particulière. MAR1£-M£R£.D£-D1£U (les religieux ser6 de Ste.-). K BLAKCS-fEAKTXAVX. MARIE*A-CHAILLOT. (couvent de Ste.-). V. Visitation. MARIES (place des Trois-)- EUecst située entre les quîiis de l'Ecole, delaMcgisscrie, et les rues St.-Gcrmain-rAuxt rrois et des Prètres-St.-Germaiii-rAuxrrrois, Au i4* sitH:lo, elle se nommait phice au Foin, parce qu'elle était en 'face du port an Foin; au I ; « s i ècle, placs du Pont-Neuf^ du n^n du pont dont ell c c s t v o i - sioe. Son nouveau nom vient d'une enseigne connue dès 1664. MARINE («égUse Ste.-). Elle était située impassa Sta.-Mn- ûiyilizea by v^OOglc MAR 459 rine, g* arroiid., Q. de la Cité. Elle servait de paroisse à l'ar- chevêclié. 11 n*en reste piiu mainUAâDt que le» murft oii ïojk m placë une raffinerie de sucre. M let des colonies (h6i^ àa minUtère de riM Royale, s, et nie St^-FlorentiB, 1» i^'arrond., Q. àn Tuileries» Il fut contlnih en 1760, sur lei dcssint de Gabriel « en même temps que l*li6tel qui est en Ikce. Ctftait autrefois le Garde-Meuble de la couronne. F", pi.ack louis iv. MARLE (fontaine de), rue Salle-au-Comle, entre les n°' 16 et 18, 6* arrond., Q. des Lombards. Elle fut h^tïe au i5* siècle sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Dampmartin, qui de- vint la propriété du chancelier de Marie. Celui-ci fit construire en 14^3 cette fontaine, à laquelle il donna son nom. Elle fut r^ar^ en 1606. Elle est enclavée dans une maison; sa déco- ration, fort simple, se compose de deux daupbins, entre lesquels est une tête de fleure; an-dessjms est une coquille. Elle est alU mentée par les pompes Notre-Dame et de Ghaillot. MARMITE (cour delà). F, fassaois. MARMOUTIER (collège de). Il était situé rue St.-Jacques. / 11 avait été fondé, en 1 328, par GeoflVoi-Duplessis , qui donna sa maison aux étudians de l'abbaye de Marmoutier. En 1657 ce collège fut abandonné , et l'abbé de Marmoutier le vendit aux jésuites, qui agrandirent leur colié^ de Ciernumt^ nommé- d^nis Ij)uiS'le»Grand. MARTHE (les Filles-de-Ste.-). En 1719 cette commonauté vint s*tftablir rue de la Muette, n* 10, 8* arrond., Q. Popincourt. Elles lurent supprimées en 1 790. Leur maûon est maintenant occupée parles sorars de $t.-François et de Ste.-Claire. MARTIALE (église St.-). Elle était située rue St.-É!oi, 9* arrond., Q. de la Cité. Bâtie par St.-Eloi, sous le roi Dago- bert, érigée en paroisse vers Tan 1107, elle fut démolie en 1722; un presbytère fut élevé sur son emplacement. MARTIN (église St.-). Elle était située faubourg St.-Marçel, nP 4« *v ^6 ^ Francs->BoiirgeoiS) i a* arr. Q. St.-Mar* ceUCétaitdansrorigine une ebapelle qui fut érigéeen paroisse en idoo.Elle iiété démolie sous le règne de Fempereur Napoléon. MARTlN-DES-CHAMPS^rieuré royal ou abbaye de St.-). Qu il y ait eu ou non une église ou une chapelle de ce ùom à 44o MAR ParU| au ("on «a 7* siècle, il est prouvé, par les dodumens \eê plus certainti qat les Normands, dans Tune de leurs inrasionfi détruisirent «jie église de St.-MartviY ^e Henri I*'^ fit rdbons- trulre i ^u près sur le même emplacement* On l'appela St/ tfarAn-des^hamps parce qu'elle était située hors la viÛe, et an milieu des champs. Dessenrie d'abord par des chanoines régu- liers, elle fut donnée t ii 1079 religieux de CJugny, et prit alors le litre de prieure. En ii5o on l'entoura de murs et on la ibrtifia de tourelles. Le cloitr^, commence en 1702, fut achevé en 1720. Les bÀtimens^^de ce monasùre, supprimé en ^790, sont occupés maintenant par le Consenratoire des arta et «uf- tiers. • MARTIN (la cour St.-}« C'était anciennement le lieu de aë* pultore des morts de la paroisse $t.-Nicolas-des-Champs , qui n'était primitivement qu'une simple chapelle, constmile proche le monastère de Sl.-Martin-des-Champs, et sur son torrein. MARTIN (marché St.-). Jl n'existe plus ; il avait e'tc' construit en 1765 sur une partie du territoire de i'abbaye de St.-Martin- deS'Champs. En 1816 Touyerture du marché de TAbbaje-St.- Martin-des-Champs le fit supprimer. BIARTJJ^ Marché de rAbbaje-St.-)^ Cemarché^ qui est un des plus hfiêax de la capitale, est situé sur l'emplacement qu'oc- cupaient lesîardins de l'ancienne abbaye St.-Martin , entre \es rues du Vcrtbois, de la Croix, et Tancicn marclic 8. -Martin. La première pierre fut posée le i5 août 181 i ^ il a ctc achevé sous la direction de M. Peyre, nçvcu. Il se compose de deux grands corps de halle de 184 pieds de long sur 61 de large. MAKTIN (fonUine du mar/:héde l'Abbaye-St..). Cette jolie fontaine est placée au milieu du nouveau marché. On la doiti M. Gois, fils. El|e consiste en une Vaste coupe , que supporte un groupe en bronae composé de trois enCans chargés des di- vers attributs de la chasse, de la pèche et du jardinage. £Ue est alimente'c par la pompe deChaillot. MARTIN (fontaine de Tancien marche? St.-). Elle est placée au milieu de l'ancien marché dont elle porte ^e nom. £Ue a été construite en 1806. CVst Une simple borne, qui reçoit acs eaux de la pompe à feu de Ëhailfot. MARTIN (fontaine St.^» rue S.-Martin, ai| coin éé la rae kju,^ jd by Google MAR 441 àn Vertbob, 6* arroad. Q. St.-M artîn-des-Champt. Ceitfi fon- taine, qui fut bâtie au commencement dfl t8* tiède, est adossée à une tour qui faisait autrefois partie du mur d'enceinte de rabhnyo St. -Martin -des-Cbanips, Elle se compose d'un son- basseiiicnt qui supporte deux pilastres charges de bossages or- nés de stalactites et de vermicuiés , et surmontés d*un piédes- tal qui porte un cartouche avec des ailes ; une conque marine couronne le cartouche. Une tabie^ destinée à recevoir une ins- cription, et un cadre représentant un vaisseau, occupent la çade. L'eau jaillit d*nn macaron en bronse. Cette fontaine est alimentée par la pompe Notre-Dame. MARTfN(porteSt.-), 5* arrond.,Q. de laPorte-St.-Martin. Sous le roi Dapjobert la porte qni servait d'entrée à la ville de ce côte, était située à peu près à la hauteur de la rue Neuve- St.-Merry ; sous Philippe-Auguste on la recula juscju'à la rue Grenier-Saint-Lazare j et sous Charles V et Charles VI, jus- qu'à la rue Neuve-St.-Deob. Sous Louis . XIII elle fut placée à l'endroit où nous vojons aujourd'hui Tare de triomphe élevé^ en i674f à la gloire de Lonis XIY, sur les dessins de Pierre BuUet, élève de Françou Hlondel, à qui l'on doit ta porte St.- Denîs. La porte St.-Martin, bien inférieure en élégance et en richesse au chef-d'œuvre de Blondcl, est cependant un monu- ment remarquable. Elle a 54 pieds de liant sur autant de large. On la franchit par trois ouvertures, dont l'une, celle du milieu, est beaucoup plus grande que les deux autres. Sun architec- ture est en bossages rustiques vermicules, avec des bas-reliefs dans les tjrmpans, et un grand entablement dorique, surmonté d'un attique. Les bas-reliefs représentent, du c6té de la ville, la prise de Besai^on et la triple alliance ; et, dn c6té du fau- bourg, la prise de Lilnbonrg et la défaite des Allemands. Ils ont été «xécutés par Desjardins, Marsy, Le Hongre et Legros. ' MARTIN ( théâtre delà PorteSt. ), boulevard St .-Martin , près la porte St. -Martin, 5« arrond.,Q. delà Porte St. -Martin. Il acte bâti en 1781, en soixante-quinze jours, sur les dosins dc« Lenoir, dit le Romain^ j)our remplacer la salle df TOpCTa, qui venait d'être détruite par un incendie. L'Opëra occupa cette nouvelle salle jusqu'en 1794 qu'il fut transféré rue de Richelieu. Ce théâtre provisoire n'avait ^té construit qu'en charpente; 44a MAT il « été répari , il j a pluitenri uméet , par M. Debrel. LtTré à diverses époques à det entrepreneurt q«i l*tTaleiit tvecesMre- mcnt abandonne , et fermé même pendant quelque temps , il a été rouvert en i8i5. Son répertoire se compose de ballets d'action , de mélodrames et de vaudevilles* MARTIN ( boulevard St.- ). Il commence an boulevacd du Temple» et finit à la porte St.->Martin. On commença k le tra- cer, ainsi que tous les boulevards du nord» ^n 1 536.' On le planta de 1668 à 1705. MARTIN ( barrière St.- ). F. bâiuuèrks. MARTYRS ( barrière des ). F. BAHRiiass. MARTYRS f clu ruiu de ronde de la barrière des). 1\ conduit de la barrière des Martyrs àlabarfière Montmartre, arrond., Q. de la Chausséc-d'Autin. BIASQUB DE F£R. ^. bastills. MASQUES. Ils sont depuis long-temps en mage à Paris. Avant de servir aux plaisirs d^cens « ils ont servi au crâne et à la plus scandaleuse immoralité. Les seigneurs et les dames de la cour de Chartes VI s'en servirent pour se livrer imponc- mcnt aux écarU de la plus crapuleuse dc'bauclie , dans l'abbaje de St. -Denis. Sous les règnes suivans , on les employa pour commettre des vols , et pour aller, sans risque d*être reconnu, jouer aux jeux de hasard. Le 26 novembre i555, le parlement ordonna k ses huissiers d'enlever tous les masques qui se trou- veraient dans les boutiques. 11 en défendit la fabrication et la ▼ente. Sous François les dames adoptèrent Tusa^c des masques pour con^iorver la fraîcheur de leur teint. Margiicrilc de Valois, sœur de Charles IX, portait un masque lorsqu*< llr fut arrêtée, au mois d'août i58?., par les archers de son frère. Elle avait iui de Paris pour aller joindre en Gascogne Henri ly son mari. I«es comédiens de Thètelde Beurgogne.portateat presque tow •un masque sur le thëAtre. Les mas(|ucs dont se servaient les dames « sous le règne de Louis XrV, étaient de velours noir. Ils se ployaient en deux. On les assujétissait par une petite verge de fil d'arclml , termi- née par un boulon de verre, et qui était fixée à rouvertuie kju,^ jd by Google MAT 445 praUqucc à Pcndroit^lc la bouche. Celte verge pouvait entrer dans la bouche de la personne masquée , et l'on changeait ainsi le tin^re de sa voix. Les masques e'taient' doublés de taffetas blanc. Cet usaç^e cessa S€us la rëgcnce. MATERNITÉ ( bospîce de la ) , rue de ia Bourbe , &• 5 , et me d*£ofer, 1 ta* arrond., Q. de rObsenratoir«. L'un de cet bàtimois (celui de la Bouribe) est l*Ancienne abbaye de Port-Royal , coDStrait de 1646 1 1648 , tn)p les desshis de Le- p autre ; les enfaas trouyés y trouvent des nourrices , soit dans rintërieur même dé l'hospice, soit à la campagne. La maison de la rue d'Knfer, appelée autrefois Vinstiiution ou le noviciat des religieux de la con^rc'i^ntion de f Oratoire , et bâtie de i65o à 1657 , est destine'e aux femmes grosses et en couchos. MATHURINS, ou Religieux-de la Sainte^ Trinité-de^a-- rédemption~de$'Captif$, me des Mathurins, n<» 10, ar- rond., Q. de la Sorbonne. Jean de Matha et Félix de Valois aTaient institué cet tkrdre en 1 198, pour la délivrance des Croi- se'spris parles infidèles. Formés d'àbord en province , sur les confins du Yalois , les Matburins vinrent sVtablir à Paris au commencement du i5* siècle. Le bâtiment qu'on leur donna était un hôpital ou auniAnerie, appelé St.-Bmoit, sous le titre de St.-Mathurin. Les religieux de la Trinité ajoutèrent ce dernier nom à celui qii*ils portaient dcfjà, et le conuxiuuiquèrejDt à la rue dans laquelle ils habitaient. * • • Le cloître des Mathurins lîit rebâti en laig. En 1619) on abattit le portail de IVglise; il lîilt reconstruit en 1729, tuP remplacement de deux étaux déboucher et d*une halle au paiS- chemin. Cette halle appartenait & l'Université depuis 1291 ; la chan^pe syndicale des libraires y avait été établie depuis 1679 jusqu'en 17?. (>. • Jusqu'en i 7(>4 , î'ï^niversitc avait tenu ses séances dans une salle de cette maison; elle l'avait quittée à cette époque pour aller occuper le collège Louis-le>Grand. On remarquait autrefois au béut du cloître de ce couvent , une tombe plate 9 sur laquelle étaient réprésentés deux hommes avec .cette inscription sur la muraille : ' € Ci^essous gisent Léger dn Moussel et Olivier Bourgeois, » jadis clercs- dcoKcrs , étudians en ^'Université de Paris , exé-m Di 4i4 MAT ■ eûtes à la justice du roi notre sire , pa» Ic 'prrfyôt 4e ParU , » l'an 1407 t d'octobre , pourtertairts cas à eux im- » pose's ; l('S(jncls , à la poursuite de i'Universitd, furent restitués » et amenés au parvis de Notre-Dame, et rendus à l'e'vêque de » Paris comme cler^, et «q recteur et aux députés de l'Uni-» » vèrsité comme supp^tf d'àcelle^ à très-grandg «oleonité , et » là en ce lieu-ci furent ameift^i* pour être mis en sépulture, » Fan i4oâl, 1« 16* j^ir mat, et finr«nt iesdits prëy^t et am » lieutenant dânis de leurs ftfees » à lâdite poursuite , comme » plut à plein appert par lettres-patentes et instr.ua«if sur ce » CM.' Priez Dieu quilieurf$ardi obierufit , > restituti hon'orifice >^|^c scpnlli. Anne Domini 1408 , die . » 16 mcnsis maii. » ^^^^f^'t Ci-dessous gisent Le'ger du Moussel y originaire de Nor^ mandie , et Olivier Bourgeois , de Bretagne , clers-écolievs ^ Wtonduits autrefois à la justieê séculière qui les fit mourir ^ rendus ensuite homorablement ^ et enteitrés^ dans cet endroit^ l'an du Seigneur 1408 , le 16* jour du mois de mai. Cette lutte « souvent renouvelée , des privilèges d^ clergd et de l'Université contre la supréknatie royale, nous donne une juste idée de l'esprit de ces temps déplorables. €e conflit de droits opposés, ce chaos de prétentions favorables à l'or- gueilleuse puissance de quelques corps , et si funeste à l'inté- rêt de tous , n'étonnait personne^ personne ne pouvait se ren- dre compte de ses droits et de ses devoirs. Quel caslcs.cil07ens pouvaient-ils faire de l'autorité du prince quand ilsla vojraieut si ouvertement méprisée, par ceuirlàtnéme qui auraient fiiiCe jusqu'à Notre-Dam«to Ainsi un IbnctittriBairt ^Mte 4tA 'ffUki de k mnière la fïvii înfliiic p«r'4n«'a«taitfef oirdumoîiis la poursuite d'une autorité qu'il ne devait ni ne powaît ilKOfinattrc , pour avoir fWit son devoir î car les deux écoliers méritaient la corde. On est révolte de cet excès d'insolence du cierge'. Mais que dire de FUnivcrsilé ? Voilà une Jî lie ainc'e dit roi bien ingrate et bien peu respectueuse envers son père 7 Disons aussi que de tels ex- cès n'ont guère eu lieu que sous des princes aussi faibles que Charles VI. L'Université, le clergé même pliaient devant un roi épi voulait être le miâtre. L'ordre des Mathurîns îat suppnmif eil 1790. Leur courent est maintenant une maison particulière. MATHURINES (religieuses). C'était un couvent de filles, A% Tordre de la Trinité, établi d'abord, en 1 705, près du cloître St^Marcel; peu de temps après au faubourg* St.- Jacqiies, a è&té de l'Observatoire; en 17079 d«9S U rue du Faubourg-St.- . Antoine, et en V7j5, rue de Reuilljr. t^ef Mathurines recevaient de j«unes'pensionAaires, et se cbirgeaient de l'instruction gra- tuite des pauvres 4îUes du faubourg St.»Àntoine. Elles lurent supprimées à Vépoquede la révolution. MAUBERT ( place ), Elle commence rues de la Bucherie et des Grands -Degrés 9 et finit rues^ de Bièvre et des Nojers , 1 2* • arrônd.f Q* Sailit - Jacqois. Elle exi«te depuis l'an laaS. Oo * ' commença à j bAtir an commencmenVde ce siècle. Aubert ^ second dbbé de Ste.-Geaevfeve , Itû donna, dlt-«n , soniiom; Il avait permis ,*au i sièck , qu'on établît sur cette place, qui était dans la censive , des étaux de bou<^erie. MAUBERT ( marché de la place ) , place Maubert , 1 2« ar- rond., Q. St. -Jacques. Ce marché , qui était peut-être le plus •aie de tout Paria, a été rgimplacé , il 7 a ({uelqucs années , par vu nouveau mtfcbé oonUruit sut l'emplacement de rtncienrié ûiyitizea by ^OOglc 44G MED église des Carmes, et qui se tient tous Us jours^On vead du pain, des fruits, des légumes >ct des herbages, MAL'fiEET (fontaine du marche de la place). Elle est stUié« au milieu de Tancicn lyarché, »*appeltit auMTois fontoiae des Capmes. Elle alioientéc^ la*ÎM>iiqieNotre-DaHM. MAUBUÉ ( &ntaine ). An coin d« la rue Manbutf et de la rue St.-Martin, 48, 7* arrond., Q- St.-Martiii. C'est une des plus niKiinnes de Paris; on croit t[u'ellc existait an com- menceriicnt du i4* siècle. Elle a cte recon^lrullr en 1755. Elle se compose d'un avant-corps qui a la fcu iiu; d ud piocleatal obloug. Sa base est orncc d'ua vase qucoloureot des roseaux et des conques marines; au-dessus règnoimeiable-destm^ 4 receroir une inecription. L'eau coule p^r upft ouverture pru^- quée dans les flancs do vase* Elle est aliaMntéepar les pompes de ChaîHot et Notre-Dame. > ^ MAUR (fontaine au Regard-St.-), meSl.-Maur,6« arrond., Q. du Temple. Bâtie nu commencement du 17* siècle , elle e'tait alors hors d(;ln ville. Elle se c<»ni])osc d'un pavillon carré, surmonté par un dôme; un soubassement cl un étage orné de pilastres angulaires et de refends, forment le paviUon. Entre Tes pilastres, du c6të de la rue, on a pratiqué une porte qui sert d'entrée pour rinspcction des eaux, cjui viennent de BelleviUe. L'eau coule d'une borne placée à cdté de cette porte. MAURES (cour des), rue St.-Honoré, n*2io, a* arrond., Q. du Palais-Royal. M AU VOISIN (clos). II faisait partie de la seigneurie de Gar- lande. C^est sur son emplacement que sont bâties les mesGa* lande, des Trois-Portes, des Rats et du Fouarre. HAZARlNEtbibliotiièqijê).'!^. bieliothèqub. . MAZAS ( place ). Un brave colonel , lue à la bataille d'Aus- lerlitz , lui a donné son nom. Elle est située en face le poot d'Austcrlitz , entre le quai de iaXlapéc et \a, rue de la, Contres- carpe, 8* arrond., Q. des Quiuac-Vingts. MAZAS (marché ). Il est établi sur la place du même nom- On y vend du charbon de terre. MEDAILLES (monnaie des), rue Guénégaud, n** 8 ji rondi^semcnt, Q. de la {doniiaie. Cet établissanieiil n kju,^ jd by Googl MËD 447 uoe collection complète de tous les carrés et poinçons des mé- dailles et jetons frappés en France ^epuU Tavénement de François V' au tr6iie , et dont les épreuves sont déposées à la btblidtlièqiie de la.nie de RicheKea. Ce cabioct est ouvert tovs les jom depuis to heures du malin Jusqu'à 4 heures après-» midi. MÉDARD (cimetière St.-), fameux par le tomîbeau du diacre Pâris. La foule se pressait autour de ce tombeau. De jeunes filles V éprouvèrent des convulsions. Frnnrois Paris, fds d'un conseiller au parlement de Paris, avait abainlonne à son frère tout ce qui lui revenait de la succession paternelle. Il se retira dans une maison du faubourg St. -Marcel. Simple diacre, il ne reçut point, par humilité, la préirise ; la prière et les aom6nes œcnpèreht tous ses instans. Tous les pauTr es du quartier étaient Tohjet de ses soins. Il mourut le i*' mai 1727. Les jansénistes, dont il ayait partagé les opinions , étaient alors cruellement persécutés. Ils honorèrent Pftris comme un saint. Le petit cime«- tière de St.-Médard fut visité par tous ceux qui Tavaient con- nu. Son corps avait e'tc' dépose' au milieu de ce cimclicre ; sa tombe en pierre s'élevait d'environ un pied au-dessus du sol. L'afïluence fut bientôt considérable. Depuis 1 727 jusqu'en 1 73 1, on ne parlait que des miracles opérés sur le tombeau et par Tin- tercession do bienheureux Pftris. On se bornait à prier Je nou- Y«eau saint, à secoudier sur sa tombe, i recueillir avec une religieuse aridité la terre qui renvironnâit. Quelques jeunes fi lies s'étaient lait remarquer par les convulsions qu'elles éprou- y^aient ou feignaient d'éprouver.- Les convulsions devinrent con- tagieuses, et d(* jeunes garçons en furent atteints. On date le premier miracle de septembre 1727. Les je'suites comparèrent doctement ce miracle à. ceux de l'Ante-Cbrist et des magiciens de Pharaon. Aux miracles succe'dèrent les propbeties. Les con- vulsions devinrent plus fréquentes , et bi^tôt elles furent ac- compagnées du plus atroce appareil; Timaginatiou s'indigne de ces excès qu'elles ne peut concevoir. Les cdnvulsionnaires re- çurent bientôt une organisation , des oheft 9 dès réglemens 9 et se divisèrent en plusieurs i#ctes. Il^fallait attaquer ces fima- tiques par l'arme irrésistible du Hdicule. Le gouvernement, alors sous Tinilucnce absolue des jésuites, cmplojra la violence. Lnyitizeu by GoOglc 448 " MÉD Le dmettère S^Mëdard lut fertnë par ordonHuice du af jtfr- Tier 175». LeMte da diacre Pir^ fiit défendu ^ar r«rche- ▼éque de Paris. Plusieara coiivu1sioDnaires*fiireiit arittés -, cjueV ques cb( Is furent mis à la Bastille. M«Î8 le mal avait pris une telle intensité qu'il se forma plusieurs associations de QOnvuU •ionnaires dans dilTerens t'< iitions. Ellrs irritent le fa- natisma, et lui créent des prosélites nouveaux et plu« ardens. Les Mprisonnemcns n'avaient pas effrayé l^cauvuif ionnail^j ils arâient encore del rAwioui dans Paris en 1759. Une de^cei assend>Ues se tenaît k TEstrapade, çbeE Froissard de Préauv^dl, ancien monsqueUÎrc. Elle était présidée par Marie Cltapelle, dit Frère Jacob, Job. Il était le poète de la sectd^ et il ctïm- posait des cantiques. Froissard de Prt^auval fnt enferme à SU- Lazarc le i5 octobre 1758, et Marie Chapelle fut mis à la J5as- tille Tannée suivante. Les débats sur la bulle iim'gemtus ^ les bulles de confessions et les feuilles ccctUesiastiqucs firent on* blier ces convulsionnaireaet leur farouche fanatisine. ooir- rmMomtjMMt* . MÉDARD(église St.-), rue Mouffetard, la* arrond., Q.St.- Marcel. L'endroit où cette église est bâtie était anciennement un bourg qui portail le nn'ine nom, et qui était dans la ccnsive de St.'Pierre-et-St.'Paul, flcT[nùs l'abbaye Sle.-Genovièvc. Lafon- datiop de cette église remonte à une haute antiquité. Elle fut a^andie on i586. Le maître autel a été depuis plusieurs annéec reconstruit la roknaiDe , sur les dessins de M. Petit- Radel, ifoi dirigea la f:pnstruction de la nouvelle chapelle de la Vierge en. 1784. . • * Olivier Patru, célèbre avocat, et la savant Pierre Nicole, Fauteur des Essais rie morale^ furent enterres dans cetic é- glisc, qui est maintenant la troisième succursale gement de l'humanité , l'ont servie avec zèle et distinction. Ils doivent résider à Paris . Les associés ordinaires sont au nombre de quatre - vingts , I. 29 45o MÉD dont YLogt seulement résidant à Paris t ils tontprît panmUi BiédcdiiSf le» chimrgient, Im pharmacieiis, at les MTam d« ro janme» qoi te tant foil eoiuMltre d^ime mamire eTniegeme* •oit par leort ëerît» t f oit par leara soceis dam la prati^e on dans renseignement. Le nombre des associés étrangers est fixé à trente e ils sont choisis parmi les médecins , chirurgif ns , pharmaciens, et sa- Vans étrangers, les plus célèbres. Les associtfs de toutes les clas- ses appartiennent au corps de racadefmie , et ne sont attachés à ancnne section en particulier. Les adjoints sont choisis de pré- férence parmi les médecins, chirnrgîens , officiers de santé et pbarmncieBS qoi ont présenté ou envojé à Tacadémie. des ob« serrations on des mânoires , et qni ont montré le plus de aèle ponr contribuer à ses traTaux. Ceux qui résident k Paris pren- nent le titre ^adjoints résidons} ceux qui résident dans les départemens ou à l*étranp;er prennent le titre d'adjoints cor» respondans. Le nombre des adjoints peut égaler celui des titu- laires (le la section à laquelle ils sont attaches : ioi. nombre des correspondans est indéterminé, , Chacune des trois sections de l'académie élit ses meaibres honoraires, ses membres titulaires et ses adjoints. Les associés •ont élus par Tacadémie entière. Toutefois , l'élection des ho- nortires, titulaires et associés n*est difinitive que lorsqu'elle est approuvée par le roi; quant à l'âectioa des adjoints, elle doit être confirmée par l'académie entière. L'académie s'asscfmblc ou en corps ou par section. Les séan- ces générales se tiennent une fois tous les trois mois , et le» st^anccs des sections deux fois chaque mois. Las séances gêné» raies ont pour objet, d'une part, l'administration et les affaires générales de Tacadémie, et de Tantre , les matières de acience dont la discussion exige le concours de tontes les sections. Lies séances des sections sont consacrées snx objets* de sciemce et d'étnde donneur perpétuel , d'un président temporaire , d'un secré- taire et d'un trésorier. Le premier médecin en titre du roi est , de droit , pre'sident d'honneur perpe'tut l de l'académie. Le pré- sident temporaire , le secrétaire et le trésorier sont élus par l'académie entière , et nécessairement choisis parmi les mem- bres titulaires : ils peuvent être pris indifféremment dans Tune OU dans l'autre des trois sections. Le président ordinaire et le secrétaire sont en Ibnctions pendant une année , et le trésorier pendant cinq. Le bureau particulier de cbaque section est composé d'un président, d'un vice-président et d'un secrétaire , tons choisis parmi les titulaires de cette section. Lesprésidcns et secrétaires jie sont en fondions que pendant une année. L'académie a un conseil d'administration , composé du pré- aident d'iionncur perpétuel, du président tempprain.* et du trésorier de Tacadémic, des présidons et des secrétaires des trois sections mt du dojen de la HÎculté 4« médecine de Paris , lequel est toujours « de droit , membre de l'académie. Ce conseil est spécialenkent chargé d'administrer les affaires de l'acadéinie, et de répartir entre les trois sections les matières dont chacune elles doit s'occuper. 11 s'asseuiblo une fois par semaine. L'gcadémie royale de médecine tient ses séances rue de Poi- tiers , arrond., Q. du Faubourg-St.-Germain. jlf ^.D£CIN£ (ieculté de) de l'ccadémie de Pun's. La maison qa'occiip*^^ autrefois cette £wuité était située tue de la Bneb». 45a mùD rie. Elle ATaitMbâtk en i4^a ; oo j ëleve es t^oBon tliéitre qui Ait rebâti en 1 744- ^ facolttf de médecine quitta cette nai* son pour aller tVteblir deni le magnifique tftabliMement fondtf sous Louis XV et terminé sous Louis XVI. école di vioi- CINE ET DE CHIRURGIE. * La faculté de médecine, rétablie à la réorj^anisation du régi- me universitaire , fut supprimée en 1822 par une ordonnance du rei. Une autre ordonnance du roi, du 2 février i8a5 , l'a rétablie I mais avec une organisation nouvelle. La lacnlté de médecine se compose de vingt-trois professeurs chargés des direrses parties de l'enseignement. Trente-sis agré- gés , dont un tiers en stage et deux tiers en exercice , et un nombre indéterminé d'agrégés libres , y sont attacbés. Les a- grégés en exercice sont appelés à supplt-'er les professeurs en cas d'empêchement , à les assister pour les appels , et à faire partie des juris d'examen et de thèse , sans toutefois pouvoir s'y (rou- TCr en majorité : ils ont, dans l'instruction publique , le même rang que les soppiéans de droit. Le grade d'agrégé n'est conféré qn'à des doclenrs en médecine ou en chirurgie , âgés de vingt- cinq ans. La dorée du stage est de trois ans^ celle de l'exercice de six ans ; ceux qui l'ont terminé deviennent agrégés libres. Les seuls agrégés dans le ressort de la £icnlté de Paris peuvent être autorisés par le grand-maître k faire des conrs particuliers. Ceux d'entre eux (pii ont atteint Tagc exige sont, de droit , candidats pour les places de professeurs qui viennent à vaquer. Le dojren est chef de la faculté : il est chargé , sous l'autorité du recteur de l'académie , de diriger l'administration et la po«- licCf etd'assm'er l'exécution des réglemens; il ordonnance les dépenses conformément au bndjet annuel; il convoque et pré- side l'assemblée de la &calté , formée de tous les professeurs ti- tulaires. Celle-ci loi adjoint tout les ans deux de ses membres, à l'effet de le seconder dans ses fbnctions , de le remplacer en cas d'empêchement, et de lui donner leurs avis pour tout ce qui concerne l'administration. Un bibliothécaire , un conservateur des cabinets , un cher des travaux anatomiques ; des préparateurs et des aides de chimie et de pharmacie, des cbefr de clinique , un jardinier est ebef dnîardinbotanique, des prosecteorSy deà aides d'sMtfomie, eomt Digitized by Google MÉD 455 attccbët a la fiienltë , les trois premiers eounne fonctionnaires; les autres comme employas. Toutes les fois qu'il y a à pourvoir k une place de professeur, trois candidats sont prësent(fs par l'assemblée de la facullé , trois par le conseil académique, les uns et les autres pris dans les agrégés ; le grand - maltro fait la nomination parmi cee candidats. Le doyen cet nommé povr cinq ans « par le grand - maître » parmi leapkvfessenra de la fitcvlté. Ses fonctions sont révoca- bles. Les profiAsenrs et les agrégés ne penVent être révoqués de leurs fonctions que conformément aux règles établies pour les membres de l'Université. Les chaires delà faculté' sont divîs(fes ainsi qu'il suit: \^ Ana^ tomie , 2° physiologie , 5° chimie médicale , 4° physique me'- dicale y 5° histoire naturelle médicale, 6° pharmacologie ^ 7® fyglène , 8® pathologie médicale , io° opérations et appa- reils , 1 thérapeutique et matière médicale^ 12^ médecine légale, iS^ accauchemens , maladies des femmes en eùuche et des enfans nouveau-nés* Denx professeors sont attacbés à la cbaire de pathologie chirurgicale , deux à la chaire de pathologie médicale , et un seul à chacune des autres. Indépendamment des cours que nous venons d'indiquer, quatre professeurs sont charge's de la clinique médicale, et un de la clinique des accouchemens. Les cours doivent être faits complètement chaque année. Les é%udes des élèves sont attestées par des inscriptions prises une k une y tous les trois mois , ^Mndant la première quina aine de chaque trimestre* Nul ne peut être admis à prendre des ins-» criptions s'il ne produit, son acte de naissance; a* un certî- licat de bonne conduite et de bonnes mcBurs , délivré par' le maire de sa commune et confirmé par le préfet } 5^ le diplôme de bachelier-ès-lcttres et celui de bachelier-ès-sciences ; 4°*^^» s'il est mineur, le consentement de ses parens ou tuteurs à ce qu'il suive les cours de la faculté. MÉDECINE ( place de Fécole de), rues de l'École^de-Mé- decine et de l'Observance ,11* arrond., Q. de TÉcolie-de-Mé- d«cîne« Elle se nommait autrefois des CofdeliefSy parce qu'elle ùiyitizea by Google 454 MÉ6 <5tait près du couvent de ce nom. Lorsqu'on démolit ce couventi elle prit le nom qu'elle porte maintenant. M£D£CUf£ (société de). Cette société, qui prit daiM l'origi- ne le nom desociétépour Tcpizootie^ avait été c'taUiepar arrèl du «onteil 9 le avril 1 776* Dissoute « U rëv^utio») tine antre fut ëtablie k la faculté de mtfdeciiie. Celle-câ continua les tra- Taux de l'ancienne société et de Facad^e de chîrnrgie* Elle correspondit comme elles arec les médecins et diinirgîens de la France et de l'étranger sur tout ce qnï intéressait Tart de gue'rir. L'académie royale de médecine Ta remplacée dans seft diverses attributions. MÉDECINE ET CHIRURGIE ( école de), rue de l'École- de-Médecine^ n^ i4f > arrond., Q. de i'£colc~de-Médecine. Ce beau monument, de l'arcbitecture la plus élégante, la plna pnre et la pins noble, lut commenoé so«s le règne de Louis XY ^ et terminé sous celui de Louis XVI, sur les dessins de God- duuin 9 architecte du roi. Il occupe l'emplacement de l'anciu» collège de Bourgogne. La laçade est décorée d'un péristyle d'ordre ionique, à quatre rangs de colonnes , surmonté d'un «ftagc qui contient la bibliothèque et le cabanet d'anatomie. Un bas-rclicf de trenle-un pieds de longueur orne cette façade. La décoration de la cour est répétée aux extrémités de la façade ^ mais les arcades sont retranchées dans la largeur de la cunr^ pour en laisser voir le fond à travers quatre rangs de colonMs. Au fend de la cour est un péris^le de six colonnes corinthien- nes , couronné d'un fronton décoré de sculpture. Cet établisse- ment renferme la plus riche collection d'instrumeus de chirur- gie et d'anatomie. La bibliotk^ue est ourerte trois feis par sonainc. MÉDECINE -PRATIQUE ( société de }. Elle s'assemble, le premier vendredi de chaque mois, dans une des salles de la bibliothèque de l'Hôtel -de- Ville. £Ule se réunissait autrefois 4 rOratoire , rue St.-Uonoré. * MÉDICIS (colonne de). F'. coLoincs. MÉGISSERIE (quai de la ). U commence «a Pom-eu-Chaas^e «t à la place du Chàtelet , et finit au Pont-Neuf et à la place des Trois-Maries» arrond., 4' Q. du Louvre. 11 fel construit s«>ua Digitized by Google MES! 495 le règne de Charles V, en 1569, et reconstruit en iSao. On le continua alors jusque près du Louvre , et on lui donna le nom de ^ai de la Sonnerie , parce qu il était voisin du Grenier à mL Le marché à la volaille s'étant établi sur la partit de ce 4pei (pn ê^ébmà dcfrais le place du Qiitelei jeeqii'à l'ebrewreîr cette ]Mrtie prit le nom de Fatléê dê Misèn, eu U Poulmilhrief l'entre pertie prit le nem 4e le Méf^isêêrie, parce ^*elle dteh éccupée par des mégissîers. Ce deraier wvm est resté à tout le quai, qu'on appelle aussi quai de la Ferraille , à cause des marchands de vieille ferraille qui y étalent le long du parapet. V MÉNAGES (hospice des), rue delà Chaise, n° 28, lo* ar- read., Q. St.-Thomas-d'Âquin. C'était^ avant le révolution, IliApâtal des Petites " Muisoms^ maù waamé perce qu'il est eempeed de plntîeart petits blitimeBS tépuréê^ U est mainteiieiii evrerl en mdiyif merid»; l'iui doit aToir an moms soixante et dis ans» et l'antre setxante. Cet lioi|pioe oocnpe remplace- meniM*êntÀenneMaladmri&-^t,^Germain, détruite en |544« Les Petites-Maisons furent fondées en l'jîjy. MENDIANS. Ils obstruaient jadis les rues, les portes desé- gliscs et les promenades. Grâce aux soins d'une administration plus éclairéCf des secours sont assurés aux indigens infirmes , des trayaux aux indigens valides. On trouve encore cependant Wancoiqp de mendians « surtout le lundi , joor où ils vont de boutique en In^utiqae reoeroir le tribut périodique dee uMr- cbands qui attaebent à une bonne «euTre le beohenr de la s^ naine qni comence. MENDIANS ( les quatre ordre ). Citaient les Beminieaitts^ les Cordeliers, les Carmes et les Augustins. Ils commencèrent à se former et à s'établir sous le règne de Louis-le-Gros. « Mettez-vous en état , dit St. Paul ^ de n'avoir besoin de » personne, et travailles de vos propres mains ainsi que nous » renronsordonnd..- Nous n'avons mangé graUiitementle pain » de personne ; mois nous avons traTaiUé de- nos mains jour et » nuit 9 enrec peine jet ùtignet pour n'être k cbarge k aucun de » Yous.... Nous avons dddard que celni qui ne vent point tr»* » vaillery ne doit pas manger. » Les bons pères Dominicains , Augustins , Carmes et Corde^ 456 MEN lien me forent jamait de i'mvis de St. Paiil. Ui mangerait tran» qnillement le paio da penple, mbi t'embemiier autremenl det i^^ùms aux Thm9cu— vent servir qu'à augmenter le nombre dos célibataires en dimi- nution de la population et des forces de Tétai? Lorsqu'on com- mande les paysans de cinq ou six villages pour laire ou réparer un grand chemin ^ si soixante ou quatre-vingts religieux men- dians de la ville la plus proehe s'offraient peur cette corvée , quelle vénération ne s'attireraient-ils pas 7 II me semble qu e de pareilles œuvres seraient plni méritoires que de se promener nu-jambes dans la ville. » Ce qu'écrivait St.-Foix était le cri géne'ral. L'asSicmblée cons- tituante fit justice de tous ces fainéans sacres. St. François et St. Bonaventure recommandaient le travail^ leurs frères. « Je travaillais de mes mains, ditSt. Frensois da^i^ Digitized by Googl( MEN 457 • son testament j- je veux continuer de travailler, et je veux » lieniMi&eBt que tout ici frères s'appliquent à quelque travail m konnéte, et qiie eeuK qui ne savent pas travailler Tappren- » aettl. » Cet Mget «tîs mkt été bientôt oubliés, et les reli- gleiis mendians ne se bornèrent pat^ à violer le précepte dn tr«Tail qui leur ëtatt inspiré par Texenaple et les ordrea de leurs fondateurs ; ils mirent tout en usage pour if enrichir par d'abondantes aumônes. Corneille de la Pierre , dans ses com- mentaires sur rEcriturc-Sainlc , rapporte qu'an moine , vrai- ment zélo pour le bien de ses frères, soutenait et prècbait que le bon gibier avait dtécrëë pour les religieux, et que si les per- dreaux, les faisans, les ortolanspouvaient parler, ils s'écrieraient: Sêrfiieursée Dieu, soj-ons mangés par vous ^ afin le-Bely €n 1 5^5, Jourdain de llsle, gentilhomme de Périgord, qui avait épousé la nièce du pape Jean XXII » ayant tué d'une façon barbare deux huissiers qui étaient allés lui signifier un arrêt du parlement , fut pris et condamné à être pendu. Le lendemain de l'éxecution , le curé de St.-Merri e'crivit à Jean XXII : « Très-Saint-Pôro , dès que » Je sus que le mari de votre nièce allait «*lrc exo'cule', j'as- » scmblai notre chapitre, et je représentai qu'il convenait de 9 profiter de cette occasion pour tous marquer notre très- » respectueux attachement, et notre très - profonde vénéra- m tion. A peine votre neveu était*il (»endu , qu'avec grand 1»> » miaaire , nous alMmes le |>rlndre potence , et nous le » fîmes porter dans notre église , oà nous l'avons enterré ho- m norabtement tt gratis, Saint-Père, 'nous continuons de vous » demander très-humblement votre sainte et paternelle bené-» » diction. \ J. THOMAS, chevecier. » On doit faire moins d'attention à la simplicité ou au ridicule de cette lettre , ajoute St^Foix, qu'à la justice de ces temps-lè. La potection île sauvait point les- criminels; et les grands exemples , disaiti^n , sontjos plua néceseaiires. St.-Foix a rapporté ce fait d'une manière ineiacte* Jourdain, 46» liES seigneur de risle-cn-Gascogne, n'avait pastel d«as kobsiert, mais seulement battu un sergent qui exploitait dans ses terres avec les marques de raulorite royale j et Charles IV, en faisant trdner tar U claie et pendre Jourdain, pour avoir battu un tergent, ▼CB|;es plutôt ton autoiittf qu'il ne satisfit à la {«stice* MER&I (la Barre St.-). V. amiiu cLotrRB-sAtiwT-iaEMa. MESSAGBRS «la tUnifenité. L'DniveraUé, dam ta pre. mi^e institation , aTaît établi det mestagm ^ ae chargeaient d'allcT chercher dans les provinces , et de condvire à Parie let jeunes gens qui voulaient venir y Andierj il 8*était établi de cette manière une correspondance assez vé^éc entre les éco- liers et leurs familles. Le public prit confiance dans ces nnessa- gera, et leur accorda la même confiance que les dcoUers et le reeferar. Alora l'Univeraité exploita cetu entreprise à son pro- pre compte y et en retira des bénéfice! considérables. £Ue en conserva le privilé^ esclasif jnt^'en 1576, que Henri 111 éublit des messagers royam dans les villes et les lieux e& il 7 avait des sièges ressortissatts des court det aidet et de parle- ment, en leur accordant les mêmes privilèges dont jouissaient les messagers de l'Université, c'est - à - dire, rcxeinplion de péage dû au roi et aux seigneurs sur les ficfs desquels iis pas- taient^ Vexemptiou de tuielle, de curatelle, etc. L'Univer- tité ae plaignit de cette institution nouvelle ^ et obtint que le» mettagert rojanz ne pourraient porter que let tact et pa^ert deîattice.£B i6Sa, LouiaXlll permit, par une déclaration, que let eourriert du roi portawent les lettret det particuliers avec les dépêches du gouvemeifcent, mais teulement deux fois par semaine , le mardi et le vendredi. Enfin Louis XI V , en af- fermant les postes et messageries royales, avec défense à tous let messagers du royaume déporter aucune lettre, fit tomber les metsageries de l'Université, et lui enleva la plus forte bran- che de tet revenus. Let remontrances de l'Université, qui te trouvait, par la suppression de ce privilège, hors d*état de toulenir riattruction gratuita, ne furent écout^et qu'en 1719 par le régent qui fit accorder k TUnivertité le vingt-huitiène elFeciif du bail gênerai des postes et metsageries tant royale* que de rUnivcrsile. Les messagers de l'Université' furent donc conservés ^ mais ces offices perdirent leurs privilèges en 1 77B. kju,^ jd by Googl 1 MES 46S On dittiiifpiatt deux lofiet de mettagers -, les gnmds, appelés arthi-numii ^ elles petits, nuntii volantes. Les grands seuls jouissaient des privilèges et iinmunit(fs de TUnivcrsité. Tous fermaient une confrérie sous le nom de St.-Charlcmagne. Ils éUienl appelés aux processions du recteur qui conférait ces diargc»? qui coûtaient à peu près 600 lirrei. M£âSAG£RLES ROYALES (les), nie Notre-Dame-det. Yictoirei, la» et me Montmartre ^ 5* arr., Q. du Mail. Cette entreprise e^loite tontes les grandes rontee de France ; elle eiécnte et garantit le transport de Targent , des effets et des marcbandises , et se charge du monrement des effets de commerce sur Paris et les départemens. — * MESSE ROUGE. De tout temps le parlement consacra sa rentrée par une messe céle'brée le 12 novembre, et appelée messe rouge parce que le parlement jr assistait en robes ronges. Citait la cownumanté des procureurs qui en faisait la dé- pense. Cette messe se cél^re actuellement dans la grande salle des Pas-Perdus. MESMES (hAtel de), me Ste-Aroie, n* $7. U a été cons- truit par Pierre Lescot. Son architecture est noble et sévère. Law y avait établi la compagnie du Mississipi. II est occupe maintenant par les bureaux de la mairie du 7" arroud. ^ et par un fabricant de cire à cacheter. M£ST1£RS (livre des). Ce recueil, qui contient les régie- mens de police des associations ou confréries des métiers, fiit laît par le prévôt de Paris , Etienne de Boil jeau , sous le r^e de St.-Lc»ms. Ce livre ^ déposé jadis à la chambre des comptes, est maînienant ans archives du royaume , ancien hôtel Sour bise 9 rue du Chaume. > MESTRE-DE-CAMP. C'était le titre que l'on donnait au colonel de cavalerie, sans doute pour le distinguer davantage du colonel-général qui était à la tête de la cavalerie. M£SXR&-D£-CAMP-G£NÉAAL. C'était la seconde charge de la cavalerie. £n Tabsence du colonel-général , il avait la mtee autorité et la même inspection que lui. Il y avait encore le mestre^e^ampt^éral des dragons; il avait le mène rang ^ne le neitr»4e«ainp-général de la cavalerie. Ces grades^ sup« 464 BOC primës à la révolution , n'ont point été rétablis. On en a par- tage les fonclious entre les généraux-inspecteurs. MÉTROPOLITAINE (église), r. notre-dame. MICHEL (chapelle St.-). Jusqu'en 17B2, cette çhapelle exista dans la cour du Palais, vis-à-vis de la Ste. -Chapelle, rue de la Barilierie^ n^ao. il paraît qu'elle était d'une haute antiquité; car, dès le la* siècle, elle est a|^elé Eectesia Sancti'Michaelis dû Plated^ égliêt de St.*Michel de la Place. Philippe-Auguste y fét baptisé en 1 165. Ce prince y fonda dans la suite une confrérie de pèlerins qui auraient Tait un voj^age au ïiiont St. -Michel. * MICHEL (collège St.-) ou de Chanac. Il était situé rue de Bièvre, 12' arrond., Q. St. -Jacques. Guillaume de Chanac, évéqiae de Paris, TaYait fondé, en 140a, en rhom&enr de St.- Michel. Ce collée s'appelait également de Chanac, de Pons* padour et de St^^MicheU Le nom de Pompadour lui avait été donné soit parce que Guillanme de Chanac était de ta maison de Pompadour , soit parce que cette dernière maison hérita par alliance des birns de la maison de (>lianac. C'est dans le colk^-c do St. -Michel que le fameux Dubois , cardinal, archevêque de Cambrai , premier ministre sous la ré- gence, vint de Brive la-Gaillarde pour continuer ses études. MICHEL (les FUles-de-St.-) > rue des Postes, n^ 58^ ta* arr», Q. de l'Observatoire. Ces religieuses , établies en cet endroit , le -5 avril 1724, par le cardinal de NoailleSi et supprimées en 1790 , se nommaient aussi les religieuses de Notrc-Dame de- Charité. Elles sVtaient vouées à l'instruction des jeunes per- sonnes, et des filles pénitentes logées dans des bâtiincns séparés de ceux des religieuses. Cette institution 6*cst formée de nou* veau; elle est maintenant rue St.-Jacques, n° 193. Les pères de la Foi ont placé dans la maison de la rue des Postas nn de lenrs principaux monastères. Ces nouveaux moines , introduits en France depuis quelques années , sont, ditK»n , les anciens jésuites , dont le nom seul est changé. MICHEL (pont St.-), sur le petit bras de la Seine. Il coininu- nîqne du quai des Orfèvres et de la rue du Marché-Neuf aux quais Bignon et des Augustins, 1 1« arr., Q. du Palais>de-Justice. On ne commenta à construire un pont en cet endroitqu'en 1 376; iju,^ jd by Googl MIN 465 Il fbft terminé ea 1S97. R^nrert^ m 1407 ptr «ne iirtméaiioa, <»n Ib rtbAtU ea pierre , et on l'eppeU le PeHt-Pônt , le Petit- Pont^Neiif, le Pont-Neuf^ et enfin St^Michel^ ^n nom d'une chapelle située près du Palais . Les glacet emportèrent ce pont en i547 J on le reconstruisit, mais» seulement en bois , et il ne put résister à une nouvelle inondation arrive'c en liGiG; c'càt alors qu'on le rebâtit en pierre , tel qu'on le voit aujour- d'hui. On permit à'y élever trente-deux maisons ) mais les propriétaires durent payer les frais de la construction du pont. Ces maisons ont été démolies de nos jours. Le pont St.«MicheL est large, bien construit, mais peu él^ant ; et, nulgré les ré- parations qu*on a faites aux rampes , elles sont encore beau- coup trop rapides. MÏCHEL (place du Pont-St.-). Elle est située entre le pont St.-Michel, le quai des Augustins, les rues St.-André-des-Arts et de la Iluchctte, 1 1® arrond. , Q. de l'Ecole-dc-Medecine. MK^IIKL (place St.-), entre la rue de La Harpe et celle des Francs-Bourgeois, »!• arrond., quartiers de la Sorboni|^et de i'Ecole-de-Mëdecine. En 1594, elle prit le nom de la porte dont elle était voisine. {F. porte d'bnfbr.) U y avait autrefois sur cette place une boucherie , un marché aux légumes, au pain, des fiacres , des chaises k porteur et des brouettes. Les fiacres seuls j sont restés. MICHEL (porte St.-). F. PORTK i>*Eifi^ra. MICHEL (marché St.-), rue d'Enfer , près le jardin du Luxembourg, 1 1® arr., quartiers du Luxembourg et de laSor- bonnc. On y vend tous les jours des fourrages. MIGNON (collège), rue Mignon, n° a, ii* arrond., Q. de l'Ecole- de-Médecine. Ce collège, qui portait ausii le nom de GrandmoDt, avait été fondé en i345, par Jean Mignon, archidiacre de ftlois en l'élise de Chartres, et maître des comptes à Paris , pour douze boursiers de sa famille. En t5649 Henri IH l'avait donné à l'abbé de Grandmont, en échange du prieuré que les religieux de Grandmont possédaient à Vincon- nes , et qu'ils cédèrent aux Minimes. Le collège Mignon, rebâti en 174? et 1748, devint, quelques années après ^ une maison particulière. Il sert maintenant de dépôt au trésor royal. MIGI^ON (i'h6pital Jean-). Cet hôpital, c[ui n'existcplMi avait t. 3o ûiyitizea by ^OOglc 466 MIN Hé ionâé ^ar Jean Mignon, pour vingt<-cînq lonmet maladet • D élÊÎt ntai nie det Poitevins, ii*«rron4. « Q. de r£cole-de- M^ecine. MlN£KALC)GI&J)OCIMATIQL£ (école de). hotez. dk LA MONNAIB. MINES (conseil et école des). Établi dans l'origine me deTU- nîrershé, n«6f,ilfat trans&rtf depuis roe d'Enfer, 54. Le car€inal de Flenrj arait projeU cet utile établissement. Il fui mis à exécution par un arrêt dtt conseil dn 19 mars 1783. Le conseil transmet au ministre tout ce qui concerne les mines, usines , salines et carrières. Il a sous sa direction des ingé- nieurs et des écoles pratiques. La collection de minéralogie , qui occupe nne partie des salles de Técole, est très-^urieuse; le -public j est admis les lundis et jeudis. MINES (Musée rojal des), hôtel des Monnaies, io« arrond., •Q. de la Monnaie. Ce inusëc se compose du cabinet que M. B. G. Sage a mis soixaitle ans à former pour servir à rinstruction des él«res de l'École royale des Mine). Des armoires placées à Testerienr de ran^hitkéàtre renferment tout ce qui est connu en miné^ ralogie. La galerie octogone qui couronne Tampliicliéâtre con- tient de grands échantillons de différens genres de minéraux. Une des galeries latérales est occupée par des échantillons de minéraux de France , ranges par département. La nouvelle rie transversale contient les modèles de fourneaux et des machines employées àTcxploitaliondes mines, et une collection de pétrifications très-rares. Dans la troisième galerie sont les min^anx de France, dont les essais et les produits sont classés dans un cabinet particulier. Le salon du musée des mines a été décoré d'après les des- sins de M. Antoine, architecte; les sculptures sont de M. Cois, jes peintures de M. Renou, les camayeux de M. Fortî. La durée des cours de minéralogie est de cinq mois , à da- ter de norembre; ils sont ourerts les lundis, mercredis et ven- dredis à midi. Le public e|t admis au Musée tous les jours, de- puis dix heures du matin jusqu'à deux, excepté les dimanches et autres jours fôriéi. kju,^ jd by Googl MIN 4G7 MIISKRALOGIE (cabinet de), rue d'Enfer, liAtel Vcn- dftrae, 34» 12» arrond.^Q, de l'Observatoire. Il se compose, 1* des productions minérales de la France, classées par dépar- lement) o,^ des principales substances minérales exotiques. 11 est ouvert aa public les lundis et jeudis , depuis onze heurcss jusqu'à trois, et tout les jourt aux étrangers et aux personnes qui veulent étudier. MINIMES (les), me de la Chaussée-des-Minimes , n^ 6, 8" arrond., Q. du Marais. En 1 456, François MarloUllo, connu depuis sous le nom de St.-François-de-Paulc, institua dans la Calabre l'ordre des Minimes, «eus le nom d'Ermites de St.-François-d'Assise. En 1482, Louis XI, agité par les ter- reurs de la mort, et espérant obtenir saguérison par les prières de Martotiilo , le fit venir en France avec quelques-uns de set religieux. Charles VIII protégea aussi les Minimes, et leur fit b&tir un couvent où Martotillo mourut le a avril 1507. Il fut canonisé par Léon X, le i** mal iSig. En i4B5, Anne de Bre- tagne donna aux disciples de François -de - Paule, lesquels avaient pris par humilité le nom de Minimes^ c'est-à«-dire, les plus petits des hommes , son liôlcl de Nigcon (/^. Tart. suivant). Henri III fonda pour eux un autre monastère dans le bois de Vincennes, le 27 octobre i585, pour remplacer les religieux de Grandmont, que ce prince avait établis au collège Mignon, Tannée précédente, et auxquels il avait substitué des hiérontmi- tes, etensuite des cordeliers. Les Minimes qui déjà occupaient un monastère i Chaillot, et un autre à Yincennes, achetèrent en 161 i une partie des jardins de l'ancien palais des Toumelles ; la succession d'un chanoine de Téglise de Paris , qui était entré dans leur ordre , les avait mis en état défaire cette acquisition. Marie de Médicis leur rendit l'argent qu'ils avaient dépensé, et, par ses libéralite's, les mit en état de faire bâtir leur nou- veau couvent. L'église, achevée en i65o, fut démolie en 1798 pour la prolongation de la rue de la Chaussée-des-Minimes. Ces religieux avaient été supprimés a l'époque de la révolution. Licur couvent est maintenant une caserne de gendarmerie, MINIMES de Nigeon^ dé Chaittot^ appelés vulgairement les BonS'Honïïmes, Ot couvent, qui fut compris dans Paris lors de la dernière enceinte fermée sons Louis XVI, avait été Uiyitizeu by GoOglc 468 fondé par Anne de Bretagne , qui donna ans |f inimes ime maison de plaisance nommëe ri^àtel de Bretagne , dit Nigeon. Ce convent a été supprimé en 1790. Une partie a été dânotie et convertie en on chemin qui rend moins rude la pente de la côte dite des Bons-Hommes. MIRABEAU (hôtel), ruo de Seine , faubourg St. -Germain, n° 6, lo* arrond., Q. de la Monnaie. Il doit son nom au mar- quis de Mirabeau, Tun des chefs des économistes, et père du fameux orateur de l'assemblée constituante. La reine Margue- rite, première femme de Henri IV, mourut, en 161 5, dans un palais situé sur remplacement de cet h6tel. UliMel Mirabeau est maintenant occupé par un libraire. MIRACLES (cour dos), située entre l'impasse de l'Etoile et les rucsDamietle et des Forges, 5« arrond., Q. Bonne-Nouvelle. On trouvait anciennement des cours de miracles dans presque tous les quartiers de Paris. C'était là que se rassemblaient le soir les vagabonds , qui , après avoir arracbé des secours à la commisération publique par Tappareil de leurs feintes bles- sures, venaient s'y réjouir aux dépens des dupes qu'ils avaient faites. MIRAMIONNES. F. FlLl.ES-DE-STE.-GE.NEVlive. MIROIRS. L'Italie a été lopg-temps en possession de noua les fournir. Qn n*a commencé à en fabriquer en France que sous le règne de Henri IH ; l'usage en était devenu très-com- mun. Les dames, sous le règne de Louis XIV, en portaient presque toujours à la main. Sous le règne de Loub XV^ elles les avaient dans leurs poches, a côté de la boite a mouches, l )e nos jours cet usage ne s'est coiiscrvé que parmi quelques tile- gans, fats sans physionomie, qui appartiennent à tous les lieux et à tous les temps, et dont les moeurs et le caractère n'ont rien d^ particulier k l'époque 01^ npus yivons. JVflROITIERSi* Ce sont ceqx qui mettent les glaces «a t^nl pour en faire des miroirs. Ils formaient autrefois une commua au té dont les statuts étaient de i58i.Leur apprentissage ëtnit cinq ans^ le brevet coûtait 5o liv., la maîtrise 600, avec cJUef d'(jL'uvrc; leur patron était St. Jcan-Porle-L^^i^e çt ^t. Clair luur burçi^H était placé impasse Ste .-Marine. Uiyitizea by ^OOglc MON 4&, MISSIONS ÉTRANGKRES ' séminaire des ) , rue du Bac « n° 120, lo" arrond., Q. de St.-Thomas-d'Aquin. MISSIOJN (séminaire de la), des Bons-Enfans ou de St.- Firmin^ rue Sl.«Victor, n°* G6 et G8, 12* arrond., Q. du Jardhi-des-Plaiites ou Jardin-du-Roi. Ce sémiDUTe fat fondé en i6a4* C'était laîs* Les procureurs au parlement poslulaîent à cette juridie* lion. Ces tribunaux d'exception ont été supprimés en 1790, et leurs attributions ont été tlcVolues aux tribunaux ordinaires. MONNAIE (quai de la), y, quai cokti. MONSIEUR (bibliothèque de). JT. ssivAL, au mot bibliothèques. MONUMENS FRANÇAIS (i|uisée des), rue des Petits-A^ guttino, £iUbourg St.-Genttain, u« 16, 4* arroud», Q. de Ui Monnaie, dans rancien.couvent des Petits^vgustins. Les tom^' beaux. Ut statues et autres objote qui intéressaient lliwtoire des arts, avaient été recueillis arec soin, et classés dans le plus grand ordre dans lesbâtimens de ce monastère. Chaque siè- cle occupait une salle spéciale, et dont la forme rappelait 1q goût du temps. Les tombeaux de quelques grands hommes, * lui d'Ueloïsc et d^Abeilard, étaient placés dansic jardin. Ce musée a été supprimé depuis 181 5; les tombeaux, les ploo rsuiarquablee ont été placés dana des égliaes ou an cimetière du Père-Lacbaite* L*école rojale de» Beaux- Arts a été établie d«ia le mèmû local en i8ao. La descnption raisonnée des mo- ïMMUOusque renfermait ce précieux musée, formant un volume ''**^» rédigépar M.Alexandre Lenoir, qui en avait été direc- teur depuis la fondation, sera consulte avec succès par lei^, MON 47S savans et les curieux. De puissantes consitlc^ralions ont tlù provoquer la suppression d'un éuUiisemeDt si utile. II n'en- tre poÎBt éèMê notre plan d'en esaminor lo« motif* et ïts té" fultati. UCmïEm{ÛÈéèiknà9}.MmuUurt avjowdlraiLovifXyUi, •Tait accordé k une compagnie le prÎTÏlége dTtftabUr H Paris m théâtre tons 8oa nom et Mm sa protection. Ce breret loi con- firm(5 par un arrêt dv conseil d'état. Molière avait obtenu tm semblable privilège, et son théâtre avait été ouvert aussi soos le nom de Monsieur. Le reptrloirc du tliLiUre moderne, dont nous rendons compte, se composait d'opcras italiens, et d'opéras français, parodiés sur la miisi({ae italienne.. Ce théâtre fut onyert aax Tuileries, le a6 ianvier 1789; il y resta jusqa*an 5 novembre 1790, et fat transféré, en 1791, dans la MNiveOe salle Fojideaii, dont il prit le nom. V. oféiiA-coiiiQvi. . MONT-LOUIS. F'* cnumtaa nvrèat^LACBAni. MOIfTAIGU (collège de), me des Sept^Toies, n» 26, ra« arrond., Q. St. -Jacques. Il avait été fondé en i5i4 pnr Gilles Aicclin , archcvL([uc de Rouen, dr la maison de Montaigu. Il fut agrandi en i588 par le cardinal Pierre de Montaigu, évéque de Laon, neveu de rarchevèque. Suivant des statuts établis vers la. fin du i5' siècle, pàr Jean Standoncbt, alors principal de ce collège, les bonrsiers (le- vaient faire ton)oinrs maigre, et même jeûner . pendant loot le cours de leurs éinsfes, k l'eseeption d'un petit moroean de pain qu'on leur donnait à déjeùner } ils ne goûtaient pas , et nef' faisaient le soir qu'une légère collation, avec une pomme ou un petit morceau* de fromage. On ne pouvait mieux mettre en pratique le pre'cepte qu'il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger. Le sc'vèrc Jean Slandoncht avait pronnil- gué par austérité de moeurs ^ des statuts que ses succcssenrs s'empressèrent de suivre par avarice. Les écoliers de Montai* gwsuivireiit eet agréable régime jusqp'en 1744* Ënfin le parle*- ment qui ne voyait pas de motif bien péremptoire pour que les dcoUers observassent un jeûne SI ngourevX) tandis que probe- Uemeni le ipriaeipal et les prolessenrs dînaient et soupaient 474 MON amplement; le pmrlemeot, dû riétés, do pièces des divers théâtres des boulevards. Ces théâtres de la banlieue ne peuvent être conside'rcfs que comme des théâtres d'essai; peu d'acteurs y sont spccialeizxes&v Digitized by Google MON 47S attaches. Le plus grand nombre d'entre emtotit des amateort, des cU vcï. qui veulent s'exercer, et quelcjucs comédiens mo- mentant^mrnt sans emploi. MOMT-DE^'IÉÏÉ. Fondé en faveur de l'hôpital général , par lettres-patentes dug déccmbrr 1777, il Tut établi dans des mai- sons qui appartenaient k cet hôpital. La loi du 16 vendémiaire an 5 avait oon^ré am liospices de Paris la propriété dn Mont- de-Piété. Le 8 rentAse de la même année ^ la commission admi- nistrative dc5 hospices arrêta aînsîson organisation déBnive: !• que le Mont-de-Piétc serait administré parla commission des hospices ; qu'elle s*adjoindrait cinq administrateurs faisant cliaciiif cent mille francs de fonds, représentant dix actions; 50 qu'il devait créer mille actions de 10,000 francs chacune, ou cinq mille de 20,000 fin.) 4** que les actions produiraient cinq pour cent d'intérêt, et que les actionnaires jouiraient en outre de la moitié des bénéfices j 5® qoeTautre moitié appartiendrait aux hospices. Ces clauses , appronvées le 3 prairial an 5 par le Directoire exécutif, furent converties en acte de société le a messidor an 5. U fut alloué à tous les administrateurs un droit de présence de i5 fr. par jour. €ette rétribution avait formé le traitement des administrateurs jusqu'au i**" fructidor an la. Par délibération du 12 prairial an 7, il fut décidé que les ar- rérages de la dette du Mont-de-Fiété seraient payés sur les produits du Mont-de-Piettî avant aucun partage de bénéfice. L'administration des hospices avait fait déposer depuis , à la caisse du Mont-de-Piété , presque tous ses revenus , sous la condition d'un intérêt. Un décret impérial, du 8 thermidor an i5, a ordonné la clôture des maisons de prêt à Paris, et réorganisé l'établissement sur de nouvelles bases. Ce nou- veau règlement porte : i® que les actions du Mont-dc-Piété seront remboursées sans délai; a* que le Mont-de-Piété sera administré sons l'autorité du ministre de l'intérieur, et celle du préfet du département de la Seine, par le conseil d'admi- nistration établi par le décret du 25 messidor an 12 , et confor- mément au règlement annexé au décret p° que les délibérations du conseil seront soumises au ministre de l'intérieur par. le préfet du département. • Telle est l'organisation du Montde-Piété* Les vastes magasins 476 MON de cet* mile étaUiMemeiit reçolrent eluqtte année f)m d*im million de iMtttisseiiiewt tpà ebiorWttl «no eomiKie de plos àt dîx-hnit millionr de prêt, tellement diriftéi, que lies treis* qoert» nie •'élStèot peiart par anide Atf - delà de troit à doei e francs. Le nombre dcs'cngagcmcns est d'environ trois mille par jour. Les registres de l'administration prouveut que les dégagemens sont plus nombreux la veille des fêtes. Les objeu engagés ne sont mis en Vente cpe pins de treîae moif; après le dépôt. Les bureanx de Vadministratlon générale et les grands ma- gasins sont étAHs me dev Blancs-Manteam, n* tff, et Kte dn Paradif , if* 7 , 7* arromd.', Q. àm Monfi^e-PSéCé'. Une snecnrsale «été établie me des PetHs-AngnstinSf fiiu* ' bourg St.-Gemi*in , 20. MONT-DlvPIÉTK (passage du). K passages. MONTMARTRE. rue Montmartre. MONTMARTRE (abattoir). Il est situe entre les rues Ro- cbcchouart, de la Tonr-d'Auvcrgne , des Martyrs, et les murs de Paris y a* arrood.« Q. du Faubourg-Montmartre. Il a dtd construit sor les des^ns de M. Poidevin, ardiitecte. Il con-> tient qnatre bergeries et quttre bonireries. MONTMARTRE (bwrière). K BAnaiiais. BIDKTMA&TRE (bottlererd). On le traça en tS56; on cem- Dfênça à le planter en iGË^, il ftit aclieré en 1705, avec les autres boulevards du nord. Il commence rues Montmartre et du Faubourg-Montmartre, et finit rues Ricliclicn et Graii^o- Batelière, 2" arrond. Les numéros pairs dépendent du Q. de la Chanssée-d'Antin , les numéros iiàpaii^ du Q. Fcydean. . MONTMARTRE (chemin de ronde de hi barrière). Il va de la barrière MoAtmartre à la barrière BlancHe, 2* arrond., Q. de laCbanssée^'Antîn. MONTMARTRE (cimetière) on CAarnp^idU''Repos<, an nord de Paris, entre les barrières de Clicby cl de Rorbcchouar l . Ce cimetière est le premier qui ait clé ouvt i t depuis la suppres- sion des cimetières intériciu's. Il orrnpe remplaccineiil fï'niio ancienne carrière de plâtre. La grande fosse conunune est a\i fond de la vallée, à ganche. Trois collines s'élèvent dans son Uiyilizea by ^OOgl ' anceinte; la plu» coiMid^able est à droiU entrM; c'est une coatinoationdeUgraDde colline de Monturtre; la seconde est à gauche, c'estla moins étendue ; elle ne sert tju'à supporter le mur de clôture. La troisième est au fond de la valler, et fait face à la porte d'entrée. On remarque dans ce cimetière les tombeaux de St. -Lambert, auteur du poème des Saisons et du Catéchisme Universel; de hegouvé^ aimable auteur du Mérite des Femmes f de Dasincourt, acteur de la Gomédie- Françaiseï et directeur det spectacles de la cour, sous Fempe- renr Napoléon, etc. MONTMARTRE (fonuine de la rue), entre les n** iG6 ot i68^ 5* arr«, Q. Montmartre* £lle*est adossée à une maison de la rue Montmartre. Elle 'fut construite en 1717, et consiste en un avant»corps, surmonte d'un fronton triangulaire, et dont les pieds droits sont orm's de congélations. Le milieu se divise en trois tables d'inégale dimension ; au bas est un robinet. Cette fontaine est alimentée par les pompes I^otre-Dame et de ChaïUot. MONTMARTRE (porte). Lorsque Philippe • Auguste fit construire son mur d'enceinte, on plaça de ce c6té de la ville, entre la rue du Jour et la rue Plâtrîère ou J. Rousseau, une porte qu'on nomma d'abord également porte Montmartre et St.-£nstache , parce qu'elle était voisine de IVglise de ce nom ; en l58o cette porte lut démolie et reconstruite à la hauteur de la rue Neuve -St. -Eustache et de la rue des Fosses-Montmar- tre (qui doit son nom aux fosses d'enceinte en face desquels elle était située). En i655, cette seconde porte fut abattue; et, quelques années après , on en plaça une autre entre la fontaine et la rue des JeÀneurs. Cette dernière porte, démolie en 1700, ne fut pas reconstruite. MONTRES-HORLOGES. On les nommait amsi dans l'ori. gbe. L'nsa§^ s'en introduisit sous le règne de Henri IV. Elles étaient très-volumineuses | on les portait sur la poi tripe , son. tenues par un cordon. Leur forme changea sous Louis XIV. MONTREUIL (barrière de ), /^barrières. MONTREUIL ( chemin de ronde de la barrière de ) ^ il va de la barrière de Montreuil à celle de Fontorij^ic , Q« arrond.| Qw du Faubourg-St.-Antoine. r 476 MOT MORE (la cour du). En 1606 on appelait ainsi la me d n More on da Maun^ sttnëe entre la nieBeaubonrg et la nie St.-Mar- tin, 7* arrond., Q. Ste.-Avoye. F. tn maorc. MORGUE (la), rue dn Marcbtf-Neof, «• at ,prè» le pont Si.-Michel , c)" arrond., Q. de la Citë. On nomme ainsi l'endroit où Ton expose les corps inconnus , afin qu'on puisse les recon- naître et les reclamer. La Morf^n*^ était autrefois située dans l'enceinte duGrand-Châtelct. La nouvelle Morgue, tju' on nom- me aussi Basse^Geéle^ fut construite en 1804. MORLAND ( place ) , entre les qoais Moriand et des Cèles* tins , 9* arrond., de l'Arsenal. Aocnn monument, aucune inscripUon ne rappelle Vhonora- ble ëtymolofpe du nom de (>5, s'en fit capi- taine^ ainsi qu'il l'clait dcjade la premicre, en iG()5, et IVgala en tout à la première , avec cette seule différence que la pre- mière avait la préséance sur la seconde, et que les oiiiciers de la première commandaicntlesofficiersdelascconde à grade «gai. Il iat aussi ordonné alors que la première aurait des chevaux blancs ou gris> et la seconde des chevaux noirs; de là leurs noms diffé- rens. Chaque compagnie était composée de deux cents hommes. En temps de guerre on recevait des surnuméraires qui avaient la paye tant qu'ils faisaient le service; mais, la guerre finie, ils ne l'avaient plus , cl attendaient leur rang pour entrer en paye. Les mousquetaires, dans leur organisation primitive, de- vaient servir à pied et à cheval. A l'a r mec les deux compagnies campaient dans le quartier du roi , et près de son logis. L'uni- forme des deux compagnies était écarlate , bordé d'or pour la première , d'argent pour la seconde. Lors de la seconde rentrée de Louis XVIII en France, on ré- tablit un moment les mousquetaires ; mais on fut bientôt obligé de les supprimer. On vit ^*ils n'étaient , comme avant la révo- lution y qu'un objet de dépense sans aucune utilité. MOUSQUETAIKES-GRIS (hôtel des). A', marché boulaim- VILLlERS. M0USQUETA1B.es -JNOIKS (hôtel des). F. hospice dis QUINZE-VIWGTS. MOUFF£TARD (barrière de). BAaaiÀacs. MURS D'ENCEINTE. Il parait certain que Paris, alors 48o MUR renferrad dans l'ilc de la Seine ou de la Citë, eut unecncei murc'e et fortifiée. Mais les historiens ne sont pas d'accord rjpoquc de la construction de ce premier mur d'enceinte, ne le sont pas davantage sur le second. On présume Louis VI ou le Gros, oblige' de se défendre contre ses gra vassaux et contre les ennemis extérieurs , fit clore d'un • fortifié les faubourgs du Nord et du Midi. Ce n'est en là qu'une présomption très-controversée j mais on est fixé l'étendue et la formation de la troisième enceinte, à laqi on a donné avec raison le nom d' enceinte de Philippe ~ 0uste, Ce fut en 1 190 qu'il ordonna aux Parisiens de ferm ville par une forte muraille garnie de tourelles et déportes mur d'enceinte de la partie septentrionale, commencé en i se dirigeait de la rive droite de la Seine près le pont des j où se trouvait une tour qui a très-long-tcmps porté le noi tour qui faille coin, traversait l'emplacement du Louvre, e vait la direction de l'Oratoire St. -Honoré. En face du p de cette église était une porte appelée porte St. -Honoré. Le décrivant toujours une ligne courbe , s'étendait entre les de Grenelle et d'Orléans jusqu'au carrefour que forme mi nant la jonction des rues do Grenelle, Sartines, J.-J.-Rous Coquillière j là s'ouvrait la porte appelée successivemen liaigue ou Bohême, Au-Coquillier ou Coquillière. De cette •< le mur se prolongeait entre les rues J.-J. -Rousseau et du Charles V fit bâtir dans la suite, entre le mur d'enceinte i Eustachc , une maison avec écurie et jardin , qu'on nom jour du roi ; c'est sur cet emplacement qu'a été percée du Jour. Parvenu à la rue Montmartre, le mur était coupé par la Montmartre ou porte St.-EustacUe. Cette porte était situe'e droit où se trouvent les maisons n°' 1 5 et 52. Xc mur con derrière le côté septentrional de la rue Mauconseil , tra la rue Française, autrefois rue de Bourgogne. A l'anp; forme cette rue sV-levait la porte St. -Denis ou porte au P Un impasse en face de la rue Mauconseil, entre les 1 et 218, en a conservé le nom. Le mur allait aboutir à méridional de la rue Grenier-Sl. -Lazare , et arrivait à St.-Marlin, où se trouvait une poterne appelée porte de ^ Huidclon. Le mur traversait l'emplacement des mes IV Digitized by Google MUR 481 le-Comie, Geoffiroj-Langevin , etreDait aboutir à la rae Ste.- Avoye, et de là dans la rue du Chaume, à ranglt* de la rue de Paradis. LA s'ouvrait la porte de Braque, Porte-Neuve, ou Poterne-Neuve. De là , suivant la direction de la rue de Par^- dis^ il passait devant l'^^glisc et le couvent des Blancs-Manteaux, et Tenait aboutir à la rue Y icille-du-Temple , entre les ruet des Pranct-Bonrgeoit et de» Rotiera. On appelait Porte ou Poterne- Barbette Fîme qai te trouvait tnr ce point. De là le nmr de clteure tracrertait les emplacement sëpa- *ai€nt la me Vieille-du-Temple et la me Gnlture-Ste^^^be- •ine , aboutissait k TéglUe Ste.-Catkerine*dii-vaUdes-Ecolier8, ujourd'hui marché Ste. -Catherine , et se prolongeait jusqu'à i porte Baudet ou Baudoyer. Puis, s'avançant jusqu'à l'endroit À a été bâtie depuis l'église St.-Louis-et-St.-Paul, il traversait mclos du couvent de l'Ave-BIaria, la rue des Barrés ou Ton 'ait b&ti depuis la fausse poterne ^St. -Paul , et se terminait à rive droite de la Seine. Ce point était défendu par une tour- tUoi etl'on j éleva dans la mite la porte Barbette^ur4*Yaue. M travaux du mur de l'enceinte m^dionale commencèrent . iao8. Ce ijoat se prolongeait entre des vignes , et les clos de ron, des Arènes, jusqu'à la porte Bordelle ou de St.-Marcel, îtourait ensuite le clos de Ste. -Geneviève, des Jacobins, la rte d'Enfer ou de St.-Michel , jusqu'au château de Haute- .ille et le clos Bruneau , la porte St. -Germain , la porte de sajr 9 situé entre la rue St.* André- des-Arts et la rue Con- soarpc, et longçant l'enceinte extérieure de TAbbaje-St.- •rmaïn^sJ^rés et le Petil-Pré-anx-Clercs, se terminait à la T de Neslé « au point où a été construit depuis le ^pai de la Jii|uie , entre la rue Guén^nd et le palais de l'Institut. 3ette troisième enceinte comprenait à ses estrémit^'des vi- ables, des terres en culture; des tours rondes s'élevaient de tance en distance. Les plus considérables étaient aux extré- -e's, sur les deux rives de la Seine. L'enceinte, déjà très- andie lors de Tavénement de François 1*' au trône , prit ':ore plus d'accroissement sous les règnes suivans. l«'enceinte que nous voyons aujourd'bui fut ordonnée dans itérAt dm fermters-généranx, qui, sons le prétexte vrai ii^ipoié d'empécbueif la contrebande , obtinrent du ministre 5t I 482 MUN Galonné Vautorisation de faire construire une vaste mu- raille. Les travaux commencèrent, au mois de mai 1 784, du côté de rhôpital de la Satpétrière. La partie méridionale fut terminée en 1 786. La nouvelle muraille se prolongea au-dcli des villages de Chaillot , du Roule , de Monceaux, de Clichj. Mais la résistance des habitans obligea les entrepreneurs à s'é- carter de la ligne qui leur avait été tracée, et à faire un angle rentrant entre les barrières de Clichj et de Rocliecliouarl. Un simple citoyen, le fils du peintre Restout, voulut s'op- posex à la continuation des travaux du côté de Picpus , tra- vaux dont Texécûtion usurpait ses propriétés; il ne fut point écouté. Les portes des barrières ont été construites avec pluj de magnificence que de goût par Tarchitccte Ledoux. Les pro- pylées sont au nombre de cinquante-quatre. Les frais énorme! de ces fastueuses constructions effrayèrent le successeur àe Calonne. Le 8 novembre 1787 , ce ministre-prélat (de Brienoe, archevêque d^? Toulouse), visita la muraille. Dans un premier transport de colère, il résolut de la faire démolir, et d'en ven- dre les matériaux ; mais il se borna à provoquer Tarrêt du con- seil du 25 du même mois , qui suspendit les travaux. En 1791 5 les portes d'entrée furent supprimées ^ plusieur barrières avaient été incendiées en 1789. Le Directoire , sou prétexte d'assurer la portion des nouveaux droits' d'entrée , li réparer les barrières. Les murailles ont été achevées sous 1 gouvernement de Bonaparte. Le nombre des barrières construites aux propylées était à soixante; mais plusieurs ont été murées. On n'en compte qu cinquante-six ouvertes. L'étendue de l'enceinte actuelle de Paris , en y comprcnai les faubourgs, est d'environ huit lieues. Nous avons indiqué l'architecture de chaque barrière à le> nom. MUNICIPALITÉ ffePam.Elle succéda à ras5emJ>lée desélc leurs. En 1 789, cette assemblée avait remplacé le prévôt des ma chands et les échevins. Le procureur-général de la municipal! de Paris eut une grande influence sur plusieurs événemens de révolution. Lorsque Paris fut divisé en douze arrondissemcn chacun fut d'abord administré par une municipalité spécial Digitized by Google MUS ^ 48$ à k^pclle on soUtiltta cBiaile un aevl nudr» et lei ad^oînti • MUSÉE (le), n ettplfteë dent k grande galerie m^ridiontle du Louvre. Pendant vingt ans la victoire avait enrichi ce tem» pic des arts des plus rares chefs-d'œuvre de la peinture, et des niorcc.inx les plus précieux de la sculpture antique. Des revers ijQOUiSfCn ouvrant aux enneniis delà France les portes de sa capitale, notks rarireQt une partie ces glorieux trophées ; Maiiy malgré let pertes qu^elle a estnjéetf la grande galerie du Mns^ renferme encore k plue nombreoie et k pku belk eoU léction de taUeanx que l'on connaÎMe. On j compte encore plus de quatone cents tableaux des écoles française^ flamandot allemande,, kellandàise et ttalîenne, entre nn nombre consi- dérable de dessins des grands maîtres, qui sont placés dans la galerie d'Apollon. On monte aux galeries du Muse'e par un magnifique esca- lier construit sur les dessins de M. Fontaine. Il est composé de quatre rampes^ deux conduisent k la galerie d'ApoÛon, et let antres 4 k grande salle d'exposition» vulgairement appelée le laibiu La grande galerie semble être dlTÎsée en neuf parties^ par des arcs que soutiennent des colonnes et des piliers corin- tbkn^ y dont las chapiteaux et les embases sont de bronae doré. Des glaces, des candélabres, des autels, des rases antiques, sont placés dans les entre-pilastres j douze bustes des peintres an- ciens les plus célèbres ornent aussi cette galerie, dont l'aspect étonne et enchante à la fois. C'est dans cette grande galerie que le i " avril 1810, Tempereur Napoléon célébra son mariage arec rarcbiducbesse Marifr^Louise. Les vingt-deux salles du rei -de^-Cbaussée, sont occupées par le musée des antiques. On j compte pins de neuf cents mor* ceaux antiques de différées genres. Ces salles ont reçu divers noms ^ on les distingue ainsi qu'il suit : le Vestibule^ V arcade de Ventrée de la salle des Em- pereurs , — des Empereurs romains, — des Saisons y — de la Paix, — des Romains, — des Centaures ; arcade de Ven- trée de la salle de Diane, — de Diane^^du Tibre j — Var- eade de Ventrée de la salle du Gladiateur^ — du Gladiateurs^ -•^ de PaUas^*^ âe M9lpomène,^d^Itis m des tmnumemt } 484 MUS égyptiens , — de Psyché; — Varcade qui conduit h h. sdh d'Haruspice, — d'Haruspice, — Hercule et Télèphe^—àe Médée ; — le corridor ou salle de Pan^ — des Cariatides^ (anciennement la salle des Suisses^ c'est là que forent exposés Henri IV, aMÉuinë en 1610, et le duc de Berii^ asitumé tu 1820. ) MUSÉUM d'histoin atUureUe. C'est ainsi qa'mi décret Ai ' 10 juin 1798 nomaa le jardin royal dei Plmtès, formé en 1055 et faccessîvenMiit «grandi jntqii*à nos jours. Ce magni^ fii^e établissement, le pins bean de ce genre, sans contredit, qni'soit en Europe, est situë entre la rue du Jardin-du-Roi^ la Seine, et les rues de Seine et Buffbn, la* arrond., Q. du Jar- din»du-Koi. Il se compose d'un jardin de botanique avec des serres chaudes et des serres tempërées ) de plusieurs galeries où Ton tronye la plus riche collection des trois règnes 4e la na- J^^|l||f I d'une mdnsigerie; d'une bibiiothè^e d'histoire naturelle, d'iâ' âmpliithtfàtre pour les cours. Le cabinet d^liîstoire nata- relle est ouvert an public les mardis et yendredis» et la ména- . gerie les mardis, vendredis et dimanches. L'illustre BuiFon e» fut le réritable ^dateur, et le premier directeur sous le nom d'intendant du Jardin-du-Koi. * MUSÉUM (place du) ; elle commence rue du Carrousel, et finit rue Fromenteau, 4* arrond., Q. du Louvre. Cette place, sur laqueUele Musée a son entrée, porta, depuis 1806 jusqu'en flSi4, le nom d'Austerlitz, en mémoire de l'immortelle bataille de ce nom'gagnëe par Napoléosisur lies ca^reart de ILussi< et d'Autriche, le 1 1 frimaire an XIV (n décembre i8o5)« MUSÉUM (({uai du). V» quai ihi bourai* PIM nu nmota TOLum* > Digitized by Google u 3 e G 3 « ^ Si 3 eu «Y y '« u > et .1^ S? S ? O Ù3 •M S ui ai u as ^ S • 5 S> U 9 s ;^ QQQ e. '4 r Q W ai V. M v i/< H G. S. a «1 I ec O y. ^ 5 O c; o w a «ri 3^ 4-> •j *i a> y 1 w Ci c t- ^ eu çi'^ a; c3 5 â AÏ v.H 3 - e 2 5 iS 5'i - - £ ^ tC»^ Ifl S ^ ^i) o 3 a; cj ^ o — ' L» «n 5 Cj a « *S S, C p3 .z; u tn i) îj _ri ST d « 6 -a. :^ c ^